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 |- Entre jour et nuit - | - The Orphan

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MessageSujet: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Jeu 26 Fév - 1:40



C'est ici, et au pied d'un écran géant, que je profite de la place lorsqu'elle est déserte. Aujourd'hui, j'ai devancé le soleil parce qu'il me devait un service, et, étant levé avant lui, je dispose d'une immense ville endormie à explorer. Et cet endroit compte parmi mes favoris. Ici pendant l'aurore on peut encore sentir l'agitation qui régnait la nuit passée, jusqu'à entendre le sol gronder sous la puissance d'un son décuplé à travers je ne sais trop quel outil magique. J'ai l'impression de constater les dégâts de la fête du siècle, sans n'avoir pu y participer. J'aime ce sentiment d'exclusion volontaire parce que rester éloigné est un choix, et ceci est une de mes rares libertés.

D'ici quelques heures, la gigantesque place ronde sera remise à neuf grâce aux travaux acharnée d'hommes et de femmes qui travaillent dans l'ombre de ceux qui récolteront les lauriers. Une grosse émission a été diffusé hier soir sur ce même écran qui me domine à présent de toute sa taille, enfoncé dans la noirceur d'un lever de soleil qui ne presse aucun de ses rayons pour l'instant.

Tout est calme, même les oiseaux se taisent cette fois. On est loin de mon paradis à moi, mais la grandeur de l'endroit épouse facilement les courbes d'un idéal supposé dans mon esprit, mais pas le mien. Pas encore, du moins. Parce que je crois que c'est exactement ce que j'étais venu chercher en vain, comme tous ces autre matins: un indice pour me mener à mon utopie.

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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Jeu 26 Fév - 20:30

    Et puis elle marche encore et toujours.
    Et non, elle, elle ne vole pas. La jolie Kaylie. Tout ce qu'elle sait faire c'est marcher.
    C'est con, hein ? Que les regards soient tournés vers moi. Ça me rendrais presque folle.
    Ils trépignent tous d'impatience, pour savoir ce qu'elle saura faire la petite poupée.
    Et si je ne faisais rien. Ils seraient surement déçus, vous croyez ?

    J'ai trouvais ce qu'il faut. Un vélo. Ouais, c'est ça la solution.
    Il me faut un vélo. Et dire que je lui ai fais m'acheter un nounours à l'autre.
    Je regarde la peluche que je tiens en main. Bon d'accord, j'ai quatorze ans... Et alors ?
    Les peluches elles sont toujours d'actualité à quatorze ans.

    Alors je marche d'un pas décidé, tenant ma peluche de nounours par le bras.
    En réalité, je ne sais pas qu'est ce que je cherche. Une émission de télé peut être ?
    Qui sont les héros du jour ? Dark Angel sur écran géant !
    Je presse le pas, peut être qu'il y sera déjà. Et mais attends Kaylie, problème, c'est qu'elle heure, au fait ?

    Bon d'accord c'est trop tôt. Personne ne passe sur leur jolie écran géant.
    Vous avez remarqué, vous aussi, que j'en trouve beaucoup des choses jolies ?
    Extasions nous devant la beauté de notre terre, pendant qu'ils exterminent les méchants.
    Jusqu'au jour où je rejoindrai leur rangs, avec ou sans pouvoir.

    Moi qui pensais être seule. J'avance toujours et regarde le garçon blond dont je ne vois que le dos.
    J'arrive à sa hauteur, et me poste à sa droite. Plus petite que lui. Comme de tout le monde d'ailleurs.
    Je soupire, peut être pour signaler ma présence. Je serre fort la main de mon nounours.
    Je relève la tête vers le jeune homme, et esquisse un sourire enfantin.

    Je peux attendre avec toi ?

    Mon sourire s'élargit. On attends ensemble hein ?
    Par ce que tu vois, l'écran là, il va finir par s'allumer, à un moment où a un autre.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Jeu 26 Fév - 23:45



Le noir me fait du bien, je le connais moins qu'un soleil rassérénant ou cet autre climat azuré que j'ai eu le loisir de contempler encore et encore dans tant de galaxies différentes mais si proches. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, rares sont les mondes où règnent une absolue paix, la fin de toutes maladies ou autres miracles inhumains... votre fort intérieur gravite la plupart du temps autour d'une seule et unique personne : vous-même. Parce que vous souhaitez un monde où vous ne souffrirez plus jamais, où vous pouvez répandre la joie tout en bénéficiant aussi de votre bonheur propre, même si vous le répandez autour de vous. En somme, je connais ceux que j'ai touché mieux que ceux qui les ont crée sans penser les détails, mieux que vous, mieux que n'importe quel dieu.

Et, j'ignore si je déraille ou pas, si je pense à travers la fatigue ou le froid mais il me semble qu'hier, un lien ténu, mais plus tactile, s'est tissé entre ma mère et moi pendant le voyage au pays de ses rêves. Oui, je crois. Je crois que j'y suis parvenu finalement, à lâcher sa main sans briser le moindre détail de son palais. Disons que ce sera ça le but de ma vie, pouvoir donner un peu d'espace à ceux qui rêvent en ne les touchant plus en permanence. Vive l'ambition.

Un frisson précède une belle intrusion dans mon semblant de tranquillité. Je ne suis plus seul. L'ai-je seulement déjà été ?


    Je peux attendre avec toi ?


Moins grande que moi, le nouveau centre de gravité de mes pensées a un visage époustouflant. Jeune sans avoir conservé la naïveté transparente des enfants, elle est belle. Vraiment belle. Qui croit-elle berner avec son sourire de fillette ? Je vois à ses yeux la rage qui fait d'elle une jeune fille avec un certain vécu, ses yeux profonds ne dupent pas quiconque aura l'honneur de les regarder sans faille. Elle en a vu des choses, cette gamine. Pas aussi horriblement magnifiques que les miennes, j'espère pour elle.


    - Bien sûr. Tu attends quoi, toi ?


Je lui sers le sourire que j'aurais aimé recevoir en premier lieu, il dit Bienvenue tout en restant sérieux. Pas la peine de faire semblant avec moi, parce qu'en un faux pas, je saurai qui tu es. Ça te surprendra peut-être au début, comme ce fut le cas pour nombres d'entre eux, ceux qui ne se connaissaient pas, tu te diras "Alors c'est ça ce que j'espère, moi ?". Mais ne t'inquiètes pas, il te suffira de regarder à côté, tu y trouveras un blondinet au cœur arrêté, il te tiendra la main.

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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Sam 28 Fév - 2:04

    Je lui souris toujours. Par ce qu'il est un des seuls à me donner l'impression de s'en foutre, de mon pouvoir inexistant.
    Il se tient là, devant l'écran, en plein milieu de cette place publique folle.
    Peut être que c'est moi qui suis folle, et qu'en fait c'est un espion.
    Venu d'ailleurs, pour traquer l'orpheline sans pouvoir, jusqu'au moment où elle en aura un... Ou pas.

    Bien sûr. Tu attends quoi, toi ?

    Moi, j'attends la pluie et le beau. J'attends la neige, et les tornades.
    J'attends Dark Angel, et ses yeux bleus perçant.
    J'attends qu'on me dise que je suis aussi douée que n'importe qui.
    J'attends un pouvoir, et j'attends un réveil dans une autre vie.
    J'attends que ton sourire s'efface, par ce qu'il est trop prévenant.

    Pourquoi les gens sourient toujours, aux enfants ?
    Moi, d'accord, je souris. Par ce que je me joue d'eux parfois.
    Autant en profiter, de ma gueule d'ange, peut être qu'un jour je ne l'aurai plus.
    Mais lui là, qu'est ce qu'il attend de moi, l'espion ?

    Ah non, je me trompe. La question n'est pas "Qu'est ce que j'attends de toi ?"
    La question est "Qu'est ce que tu attends toi ?"
    Je soupire, longuement, fortement. Oui, oui je suis toujours là.
    Je précise encore une fois ma présence, au cas où il m'aurait oublié.

    Non, on oublie pas The Orphan, elle est trop mimi la gamine, pour qu'on puisse l'oublier.
    J'arrête de sourire, par ce que le sourire n'est plus d'actualité.
    Je tords ma bouche, pour jouer un peu plus sur la théâtralité de la chose.
    Pas la peine de mentir, Kaylie, il semble le savoir lui. Que tu n'es pas cette gamine que tous voient.

    J'attends que tout prenne vie, tu vois ?

    Je ne me rends pas compte que mes bras se lèvent en l'air, et mon nounours avec.
    Je le regarde et esquisse un sourire. Il est jolie, mon petit.
    Je reporte mon attention sur le garçon blond.

    Pas pour participer à la vie...
    Non, juste pour pouvoir m'assoir loin du monde, et l'observer.


    Tu vois par ce que moi. Les gens ils ne m'intéressent pas vraiment.
    J'attends juste que l'écran s'allume, et que tous s'animent.
    C'est ça le plus drôle dans leur vie de super-quelque chose.
    C'est qu'il leur suffit d'un écran pour exister. Ils se croient supérieur, par ce qu'ils sont doués.
    Je souris à mon compagnon. Regarde moi bien, tout jolie, je suis en guerre contre un monde pétrifié.
    Malgré mon short, mes bretelles noires, mon t-shirt noir, mon collier soleil, et mon nounours lapin,
    Il ne faut pas se fier aux apparences. Je ne suis pas une enfant.
    Tu le vois toi, n'est ce pas ? Contrairement à eux ? Tu le vois ?
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Lun 2 Mar - 18:05



Si elle me retourne la question, je serai perdu sans n'avoir même l'excuse d'être pris au dépourvu puisque j'appréhende le moment. Je ne me penche pas sur ce gouffre sans fin pour l'unique raison qu'il n'a même pas d'entrée. Dieu que ce paradoxe est stupide. Le môme qui détient les rêves des autres au creux de ses mains n'en a pas un seul pour lui. Quel aveugle, ce voyant.


    J'attends que tout prenne vie, tu vois ?


Non. J'espère que non, je ne vois pas justement. Si tu me parles de tes idéaux et de la vie telle qu'elle devrait être lorsqu'elle s'animera devant toi... alors je vois. Mais j'aurais les yeux fermés et les poings liés, donc j'aimerais autant ne pas avoir la moindre idée. Explique-moi pour voir. Je n'ai pas de rêves, alors autant exploiter tous les territoires possibles. Je reconnaitrai le sol de mon paradis une fois que je l'aurais foulé, peut-être. Je ne serai pas le premier à ne pas savoir ce dont j'ai envie avant qu'on ne me le mette sous le nez, je suis idéalement placé pour le savoir. Ne pas avoir d'utopie semble être une condition moyenne, vu d'ici.


    Pas pour participer à la vie...
    Non, juste pour pouvoir m'assoir loin du monde, et l'observer.


Je ne peux m'empêcher de trouver un immense deuxième sens au moindre des propos de mon nouveau centre d'intérêt.
Participer à la vie, c'est être encré dans la réalité, contribuer à sauver ou détruire, caresser ou frapper, parler à un inconnu ou l'ignorer... tant de choix contraires ou jumeaux que l'on prend malgré nous. De toute évidence, mon interlocutrice ne se berce pas d'illusions, et je trouve dans ses mots une raison supplémentaire de ne pas les lui offrir, ces faux-semblants.
Observer le monde de loin, c'est refuser une fois de plus de s'intégrer dans tout ce qui l'entoure. Quel meilleur moyen que le seul que je connais pour fuir le monde qui n'est pas de ma création ? Non, celui-là je ne l'ai pas signé... enfin, pas à ma connaissance. Il ne me semble pas être enfermé dans le rêve d'un autre, puisque je serai prisonnier de mes propres pensées, dans mon corps à moi... qui voudrait de moi en tant que personnage principal de son paradis ? Ce monde n'est pas le mien.


    - Tu participes pas à la vie, ici avec moi ?


Je te jure, malgré les apparences, j'existe vraiment. Je suis bel et bien un être vivant à qui tu parles et viens d'offrir quelques minutes de ta vie, quitte à les oublier aussi vite qu'elles sont arrivées. Là, tu avances peut-être malgré toi dans tes réflexions, tu vis et consumes un bout de ton adolescence, tu participes à ma vie, aussi transparente puisse-t-elle paraitre. Je suis bien là. Je te jure.

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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Mar 3 Mar - 16:37

    L'ombre de sois même. Voila ce qui le définirait.
    Il est personne. Et bizarrement, il le sait.
    Je le sais, qu'il le sait. Et c'est ça le plus écœurant.
    C'est que je le sache que lui, sa vie et son sourire, ils ne prennent vie que pour faire acte de présence.
    Alors que de toute évidence il n'est pas là. J'aime pas les menteurs, remballe tout.
    Tout ce qui fait que tu es le faux-toi. Moi, si je parle, c'est avec toi.

    Sors moi autre chose que ce que tu sors aux autres.
    D'ailleurs, tu leur donnes quoi aux autres ?
    Moi, on m'en donne pleins des choses. Un nounours, un couteau...
    Ils sont gentils tous, avec la gosse sans parents. Mon dieu.

    Tu participes pas à la vie, ici avec moi ?

    Je souris, contente. Bah voila, j'avais attendu pour quelque chose.
    Finalement, ce n'était pas le monde qui devait prendre vie.
    Juste le petit blondinet qui se tient à mes côtés.
    Et mine de rien, il prends vie le tout beau.

    J'aimerai presque sautiller sur moi même, juste pour lui montrer que j'ai compris.
    Que la jolie Kaylie, ce n'est pas juste une poupée enfant.
    Mais, non, non, non. Je ne saute pas. Même si l'envie me brule le ventre.
    Oui, c'est ça en fait j'ai mal au ventre. Je vais m'en sortir comment moi ?

    Ouais.

    Mon ventre brule, bon dites j'ai mangé quoi là pour avoir tant mal ?
    J'écarquille les yeux. Ma solution est là. Je n'ai pas mangé.
    Un oublie, je crois, ou alors un manque de temps. Peu importe, le résultat est le même.

    Et toi, tu m'as pas dis, tu attends quoi ?

    Me voir crever d'un mal de ventre surement.
    Ouvre grand tes yeux, le spectacle va bientôt commencer.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Dim 22 Mar - 18:06


J'aimerais bien entendre que je participe à la vie d'un autre, sans impliquer mes pouvoirs pour une fois, j'adorerais qu'on me fasse le cadeau que je ne mérite pas forcément mais dont j'ai envie au-delà du raisonnable. Alors, s'il lui plait, j'aimerais que la fille qui se tient à mes côtés me disent les mots que j'attends depuis ma naissance, surement. J'aimerais qu'elle confesse écrire une part de sa vie avec moi, même si je ne participe pas directement à l'élévation de son être, j'aimerais beaucoup qu'elle réponde à ma question en me disant que, finalement, elle participe à la vie avec moi, que ce moment n'est pas caché entre deux gigantesques parenthèses qui nous isoleraient du monde et j'aimerais par dessus tout arrêter de formuler ce genre de souhaits stupides.

Parce que la vérité c'est que j'ai peur, peur à en mourir de n'être plus rien. De me confronter au néant pour finalement réaliser, alors qu'il sera trop tard, que ce pouvoir était ma vie, que les battements de mon cœur malade étaient calqués sur sa vigueur pour une raison, qu'il était tout ce qui me caractérisait et faisait de moi un être vivant.


    Ouais.


Alors, c'est oui ? Mais oui à quoi, dites-moi ? Cette enfant est-elle la messagère divine d'un dieu pour l'un de ses pantins ? Non, je ne crois pas. Je ne crois en rien sinon en la possibilité de vivre à travers vous, pour vous. Alors oui, je ne suis que mon pouvoir et je devrais remercier les éléments, la nature et toutes les divinités enregistrées de m'avoir confié un talent comme celui-ci, pour finalement m'apercevoir que mon pouvoir est moi, alors que je ne suis personne, comme le veut ce surnom bien tombé. Et ouais, le monde nous enferme dans une si belle parenthèse qu'elle gobe même mes mots et me fait retarder la vie d'une fille qui n'aura décidément pas demandé à tomber sur moi.


    Et toi, tu m'as pas dis, tu attends quoi ?


Je le savais, alors je ne prendrais pas la peine de pleurer sur une douleur attendue, évitant de me plaindre pour changer. Je m'égare dans le gouffre qui entoure cette question à laquelle aucune réponse n'existe. Ce mystère m'effraie car il me réduit à une condition de sous homme que j'ai du mal à assumer. Je n'espère rien, je n'attends rien, je suis le mouvement en touchant des peaux aux rêves délicieusement brulants.

Qu'attendent les garçons de mon âge ? Je suis un intrus dans ma propre génération, je suis plus vieux que la plupart en ayant grandit dans des mondes imaginaires, et je suis plus jeune que mes pairs dans celui-ci parce que je le connais si peu qu'il m'impressionne. Définitivement trop grand pour moi, le monde et ses quelques six milliards de rêveurs malgré eux sont une menace constante pour ma petite personne. Le monde lui, rêve-t-il ?


    - J'attends que les gens arrivent. Pour finalement partir en courant.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Mar 24 Mar - 13:05

    J'attends que les gens arrivent.

    Oh tu attends ça. Moi aussi, finalement. Nos esprit se rencontrent, tu crois ?
    Mon mal de ventre persiste, j'essaie de ne pas y penser, pour pouvoir penser.
    D'ailleurs penser, c'est plutôt dur là, maintenant.
    Il attends le monde, comme moi. Mais pour des raisons différentes, je le ressens.
    Je ne sais ni comment, ni pourquoi, mais je sais qu'il n'attends pas le monde pour les mêmes chose que moi.
    J'aime l'observer moi, leur monde si bien pensé. Si bien rangé. Celui qu'un jour je sauverais.
    Lui, non... Il aime autre chose. Un je ne sais quoi qui m'échappe.

    Pour finalement partir en courant.

    Niééé. Courir ? Pourquoi ? Bizarrement, elle me botte bien ton idée, petit blond.
    Petit blond, plus grand que moi, mais ça n'a aucune importance.
    Je verrais Dark Angel plus tard alors, ou bien un autre jour.
    Je le verrais un autre jour, mon héros; par ce que j'ai envie de courir maintenant.
    Il faut juste qu'il accepte. Par ce que je ne veux pas l'embêter non plus.
    Quoi que... Cette idée est aussi plaisante. Mais son regard là, ses airs perdu.
    Pourquoi tourmenter un esprit qui l'est déjà. Et puis, le monde se doit d'être beau.
    Et je suis sure que lui, il y contribue a cette perfection.

    J'esquisse un sourire. Plus mature que tout mes autres sourires.
    Je ne change pas pourtant, je suis toujours cette Kaylie sans parents.
    Mais lui là, il me fait devenir sérieuse. Me rendre à l'évidence serait plus simple.
    Je n'ai plus huit ans. Il est temps de grandir Kaylie, tu as quatorze ans maintenant.
    Je m'aimais mieux quand je riais de mes propres blagues. Grandir sera pour plus tard.
    Sans parents, de toute façon, je ne pouvais pas grandir. Certains choisissent de jouer les adultes de suite.
    Moi j'ai choisis de jouer l'enfant, pour l'instant.

    Je pourrais courir avec toi ?

    On ne leur refuse rien, aux enfants.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Jeu 27 Aoû - 16:00

Courir d'un pas mal assuré, suffisamment chancelant pour prendre le risque de renverser une vie entière et celle de ses bien-aimés. Courir pour ce qu'il reste de vos vies, de votre intimité... fuir la mort telle que je la connais. Je cours pour vous échapper sans que vous ayez conscience de laisser votre paradis vous semer. Égoïste jusqu'au fond de mon cœur, je n'ai aujourd'hui aucune force pour lutter contre une torture bien menée. J'ai envie et besoin d'entendre les battements de mon cœur résonner dans mon crâne fatigué par une petite course dont l'épique renommée ne sera connue que de moi. Et souffrir d'avoir exciter l'organe malade d'un être apeuré.


    Je pourrais courir avec toi ?


Dire que je ne m'y attendais pas serait aussi faible que moi. Ce monde imparfait de tous surprend la serrure, les clés et tout le mécanisme que je suis, dans une ritournelle infinie. Qui m'apprendra, à l'école de génies, à ne pas vous blesser en vous servant un met donc la saveur vous choque au point de vous paralyser en symbiose avec mon cœur figé ? Faites-moi mal, tant que vous le souhaitez, mais que la pitié vous emporte. Ne courez pas avec moi, courez contre moi, dans une direction si opposée qu'elle deviendra un lieu de sureté. S'éloigner reste le seul remède contre la maladie que je suis.

Alors je réponds quoi ? " Oui. Si tu en as envie, tu le peux. Si tes jambes le veulent, tu pourras. Mais s'il te plait, ne me touche pas..." ? Bénies soient tes jambes, ta langue et ta tête bien faite. Use des atouts que la vie a accroché à ton nom mais n'en fais pas des armes, comme ils se plaisent si souvent à le dire. Je n'ai de combats que le sort défini que je subis. Il ne faut pas dire ces choses-là. Au moins, moi, je sais ce qui me tuera.


    - C'était une façon de parler. Je ne vais pas courir avec mes jambes, mais dans ma tête, tu vois ?


Partir loin d'ici, dans une utopie en carton que je ne touche pas. Seulement visionner un refuge qui deviendra l'asile de mes peines les plus profondes. Sensible à la torpeur d'un monde hostile aux faibles, je lutte en vain pour maintenir un semblant de paix dans l'esprit d'un chaos ambiant donc la force pèse sur les autres, et moi. Y a-t-il un remède contre le monde ?
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Mer 18 Nov - 11:52

    J'attends, oui, je fais preuve d'une patience que je ne me connaissais pas, juste pour qu'il me donne ce que je désire.
    Un oui, tonitruant qu'on entendra encore pendant des milliers d'années.
    Juste un oui, allez mon joli, donne moi ce que je veux, puisque je ne peux avoir que ça, pour l'instant.
    J'en veux des tas, de choses, inaccessibles. Alors essaie de me faire plaisir.
    Que j'en oublie un instant que mon mal de ventre ne reflète que mon mal être enfantin.
    Je veux des parents, des vrais. Un vrai père, tu sais ?
    Alors qu'il me donne un oui, le tout petit, et je promets de tenter de jouer les adultes, plus tard.
    J'en fais le serment. Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer. C'est adulte, ça n'est ce pas ? Tsss, n'importe quoi.
    Elle est dingue la gamine, applaudissez de la voir se créer un monde qui finira par s'écrouler.

    - C'était une façon de parler. Je ne vais pas courir avec mes jambes, mais dans ma tête, tu vois ?

    Ah, cette façon là de parler donc ... J'ai le droit de ne, justement, Pas comprendre ?
    Parce que non, je ne vois pas ça. Je vois ça. Je vois ça, juste ça, ça il le voit, vous pensez ? Je ne sais pas.
    J'incline le visage, afin de pouvoir mieux regarder le sien. Mon compagnon du jour doit être aussi fou que la gamine dont je parlais tout à l'heure, hein ?

    Comment on ne court pas avec ses jambes ? Il a des jambes dans sa tête, chanceux n'est ce pas ?
    Bon d'accord, je me stoppe, juste un instant. Je ferme les yeux, pour ne plus voir les siens.
    Je me stoppe, de jouer les gamines. Parce que j'en suis une fausse.
    Une pale copie d'une enfant de cinq ans. Alors que j'en ai quatorze. Ça suffit Kaylie, grandit.
    Je soupire, et me contente de repenser à tous ce qu'il avait dit. Ce qu'il fuit, ce n'est pas la place, ce n'est pas le monde, c'est sa vie.
    Et c'est triste, trop triste, de fuir sa propre vie. Il devrait, je ne sais pas, la vivre, tout simplement.
    Mon mal de ventre s'efface, et je lui en veut presque de me laisser tomber. Je ne veux pas être une adulte, même pour aider un joli cœur.
    Qu'on me laisse être une enfant, encore un peu, juste un peu ... J'ouvre à nouveaux mes paupières, et hausse les épaules.
    J'ai mal, putain ... Et ce sentiment là, je ne le connais pas assez ... J'suis pas habituée.

    - Tu savais que Kaylie, ça ne s'écrit pas Caylie, mais Kaylie ?

    Je lui demande en esquissant un petit sourire. A l'oreille, la différence ne s'entend pas.
    Je le sais, et c'était fait exprès. J'incline à nouveau le visage, et hausse les sourcils.

    - Ta phrase a autant de sens que la mienne, tu vois ?

    Laissez moi être une enfant, pour longtemps encore, finalement. Très longtemps. Grandir ... Ça brise trop les personne pour moi. Je ne suis pas prête à vivre ce que les grandes personnes osent s'infliger. Pauvre d'eux.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Ven 20 Nov - 16:00



Puis-je me guérir du seul monde que je ne maitrise pas d'un battement ardent ? Comment fuir l'inévitable d'un univers trop grand pour mes espèces et moi si je me fais seul prisonnier de mes sinueuses pensées, accablé de tout le chagrin que me renvoie une vérité si profonde qu'elle creuse mon cœur ? Je serai votre mort, causerai l'ébranlement d'un monde qui, à cause du néant que je suis, s'affaissera en son centre, emportant avec lui l'immensité de tous vos paradis.

Alors, en attendant de trouver un lieu de sûreté quelque part sur ce champ miné, je me réfugie dans un coin bien abrité des sourires des gens heureux, me soigne par le malheur des autres dans cet esprit si embué par le chagrin d'un enfant qu'il ne dort jamais, cherchant encore et encore multiples raisons à des causes qui ne sont pas de son ressort. Je souhaite, considérant que cela m'est encore possible, anéantir la maladie, en premier. Univers, laisse-moi t'aider.

    - Tu savais que Kaylie, ça ne s'écrit pas Caylie, mais Kaylie ?

Mes pensées meurent si facilement, ces temps-ci... Je ne comprends pas, courbe toute ma vie vers les mots d'une enfant si jolie qu'elle n'en finit pas de m'impressionner. J'imagine, tout doucement pour ne pas avoir à en souffrir sous la braise, qu'elle écrit au dessus de nos têtes la différence entre ses semblables orthographes. Alors je regarde son dessin fictif, le contemple comme j'aurais admiré son monde entier et profite pour une fois de sentir mon cœur qui bat.

J'aimerais pouvoir répondre à son portrait que je ne saisis pas la grandeur des petits mots qu'elle veut bien me laisser entendre. Qui sait combien de ses paroles je n'entendrai jamais ? Je fais le deuil de toutes les pensées que je ne connaitrai pas et me contente de l'énigme qu'elle me soumet dans sa générosité.

Comment lui expliquer dans une simple réplique que ma condition à moi ne s'approche pas de la double nature de son propos ? Elle en a de la chance, même si elle ne le sait pas, de pouvoir écrire son prénom deux fois, de jouer avec les lettres qui transformeront sa nature en une autre toute aussi belle. Il est des choses que l'on comprend même en étant enfant. Moi j'ai toujours su que mon nom, c'est dans toutes les langues le néant.

    - Ta phrase a autant de sens que la mienne, tu vois ?

Ce que je devine, à défaut de le voir, justement, c'est qu'on me dépense ici une grande leçon. Je sais désormais que je suis condamné à laisser l'histoire se répéter. Je suis et resterai le spectre dérangé que personne ne comprend, celui à la personnalité si effacée qu'on arrive même plus à entendre ses mots pour en deviner le sens. Un pouvoir torturé sensible au malheur de tout être doué de pensée.

    - Oui, désolé, je souris en confessant mon tord.

Je sens mes yeux vagabonder entre les siens, m'étonne encore de trouver pareille beauté au cœur d'un univers si laid. Innocente jusqu'au bout de ses lèvres, elle a sur son visage toute la fascination du mortel envers un dieu qu'il vénérerait mieux que moi. Et je sais à la voir que mon pouvoir irait beaucoup mieux à ses doigts.

J'enfonce mes poings contre mes bras nus qui viennent les protéger. Trop peu habillé au cœur de ma pus grande menace, je suis conscient d'attirer le danger sur moi aussi efficacement qu'un aimant. Mais mon apparente bêtise se trouve être un paradoxe qui englobe tout aussi bien ma courte vie sur cette terre. J'exhibe ma peau pour que vous puissiez la toucher et vous perdre à son contact entretenu, je respecte l'équilibre d'un monde qui finalement ignore tout de la justice que j'essaie de défendre. Parce que jamais caché sous un tissu qui anéantirait votre utopie, je permets à tous ceux que le destin aura choisit de mettre sur ma voie, de contempler la quintessence de ce qu'aurait pu être votre vie.
Et je me protège, moi, de la chaleur étouffante qui court sur ma peau et fait bouillir tout le sang qui s'insurge de ne plus pouvoir circuler lorsqu'un voyage nous emmène au-delà de votre conscience et de mon cœur qui bat. J'appréhende le feu qui ravage mon âme, mon cœur et mon corps quand je laisse la fournaise m'aveugler à travers vos souhaits. Ce matin j'ai froid de ne pas faire rêver.

    - C'est ton prénom, Kaylie ? ou Caylie... reprend mon sourire.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Ven 20 Nov - 21:45

[L'impression d'être à l'ouest. Si tu n'aimes pas, je changerais du début jusqu'a la fin.]

    - Oui, désolé.

    Non, je n'en veux pas de ses excuses. Je veux des explications.
    Qu'il m'aide à être quelqu'un, plutôt de s'excuser que je n'en sois pas une de personne.
    Je n'aime plus ses mots, et son regard. Mon ventre ne me fait plus mal. C'est plus haut, mon mal être.
    Là à cet endroit que je ne saurais définir. J'ai mal, et je n'aime pas ça.
    Je suis en age de faire des caprices encore. Qu'il ne s'excuse pas, comme le ferait n'importe quelle personne.
    Les grands ils sont toujours désolés, avec moi. Et pourtant, moi, je n'en veux pas de leur "pardon" lancé dans le vent pour avoir le mien.
    Je veux qu'il voit, ce que moi je vois. Rien. Je n'ai pas compris sa phrase, je quémande des explications. Devenir quelqu'un.
    Allez, mon beau, c'est maintenant, avant que cette étrange douleur qui s'insinue en moi ne me tue littéralement.

    Je le regarde agir, se tordre et se détordre. J'ai peur, il va partir en courant réellement cette fois ? Me laisser seul avec cette douleur que je ne connais pas.
    Il ne devrait pas m'atteindre comme ça. Qui il est, ce monsieur là, pour pouvoir me faire ça.
    Un tel impact ne devrait pas exister. Je déteste les sentiments des grands. Laisse moi rester une gamine. Puisque c'est tout ce que je désire.
    Laisse moi ne pas avoir de pouvoir, et n'avoir qu'un visage poupin. Laisse moi ... Etre Kaylie, tu vois ?
    L'orpheline dont ils espèrent tant. Celle qui ce joue d'eux, de telle façon qu'ils ne s'en rendent même pas compte. Parce que la vérité est là. Je ne suis bonne à rien.

    - C'est ton prénom, Kaylie ? ou Caylie...

    La douleur que je ressens s'accentue, et je la hais, pour peu elle me ferait pleurer. D'où elle vient celle là ? Pourquoi lui arrive à me faire me sentir comme ça.
    Je veux être la prétention affirmée. Et pouvoir dérouter le monde en un regard.
    L'ai-je seulement un peu perturbé ? Autant d'impact sur lui que celui qu'il a sur moi ?
    Jamais je ne le saurais. C'est sur ... Un garçon comme lui, ça ne dit pas ces choses là, ça les vit. Et c'est surement ce que je lui envie, son propre paradis.
    Celui où il doit se complaire. Dans un monde bourré d'ambiguité, que moi je ne comprendrais jamais.
    Comme cette phrase qu'il avait lancé dans le vent, je plane dans l'air.
    J'ai peur, je ne veux plus ressentir ce qu'il me fait. Alors comme pour me convaincre moi, et lui demander pardon à ma façon. De ne pas l'avoir compris, je me décide à lui dire, lui murmurer avec une voix tremblante que je ne me connaissais pas ;

    - Je ne suis qu'une enfant.

    Aussi bête que vrai. C'est ce que je ressens là, à côté de lui. Je me sens comme la pire des gamines.
    Et puis ... Ma douleur, elle se trouve là, en plein milieu de ma poitrine. Nostalgique de mon mal de ventre signifiant mon manque. Je plaque mes bras contre mon corps, serre le plus fort possible. Reviens ici serpent qui s'insinue dans ma poitrine. Reprend ta place initiale, celle de manque, ne me laisse pas être triste. Laisse le tranquille, mon cœur.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Ven 21 Mai - 15:18

Mon cœur renonce à ses habitudes dans un tremblement tandis que je me surprends à manquer de cette même chaleur qui m'abime tant dans vos paradis blancs. Je m'invente des nouvelles coutumes tout en sachant que je ne suis pas doué pour faire semblant, moi qui suis le magicien d'une vérité qui dépasse même leurs détenteurs. J'accouche vos songes de leurs plus belles intrigues quitte à vous choquer pour la vie. Et c'est exactement ce qu'il arrive à vos cœurs à vous, après.
Je demeure à jamais une part de vous parce que j'aurais eu cette indécence de détecter malgré moi tous vos sentiments les plus violents, jumelés à ces espoirs secrets qui dépassent jusqu'à l'humanité. Comment continuer à vivre lorsque vos envies demeurent un continuel présent ? Goûter au salut a ces allures de malédiction que vous associez à mon prénom ; comme je vous comprends.

J'ignore toujours celui de cette belle adolescente à la candeur transparente. Nul besoin de la toucher pour comprendre que son cœur est pur. Ses yeux seuls suffisent à écrire leurs envies sur les nuages d'un paradis qui lui promettrait que sa vie saurait être belle, douce et ô combien heureuse. Vos idées sont-elles seulement accessibles à vos mains ? Pourquoi faut-il que vos utopies planent aussi loin de vos corps ? Vous êtes l'auteur de vos pires cauchemars ; et moi l'affreux metteur en scène qui épouvantera votre éternité.

Son visage épouse mes pensées et c'est toute la douleur d'une mure incompréhension qui s'empare de moi, maintenant. Et si elle était elle aussi douée de cette capacité à déchiffrer les méandres de mon esprit ?

    - Je ne suis qu'une enfant.


Et moi, même si je ne suis personne, je perçois le mensonge derrière cette affirmation qui n'en est pas vraiment une. Je devine comme je fais souffrir qu'elle est infiniment plus qu'un âge, plus qu'un sexe, plus qu'un temps, plus qu'un prénom. Kaylie est universelle, pas vrai ? L'innocence comprise dans chaque poitrine autour du monde, l'enfant de nos esprits échauffés qui réclament de jouer encore un peu avant d'entamer une vie qui ne convient pas même aux adolescents. Et c'est moi, maintenant, qui joue aux chasseurs de pensées... Nobody, tu ne sais pas qui elle est.

Il n'y a personne alentour, le jour est encore naissant et tandis que la lune meurt lentement, j'écume mes alertes à l'infinie douleur. Je ressers l'étreinte de mes bras croisés jusqu'à sentir mon cœur battre contre mon poing. J'ai presque la sensation de l'avoir au-dessus de la main. Je refuse de compter ses battements pour l'instant, mais je sens qu'une partie de moi reste accrochée à ce compte régulier, régulier, régulier.
Il semble alors que je sois loin des rêves de ceux qui alimentent mes peines, échos savants des leurs qu'ils n'ont pas mérités ; enfermé dans la réalité, je médite sur son sort, ses prouesses et tout ce qui fait d'elle cette étrange inconnue qui ne voit pas l'étendu de ses ennemis.

Et ils sont nombreux les rêves qui écorchent la dure imperfection de cette vie soutenue par un monde qui se meurt tout doucement, sans trop faire de bruit. Quand les frontières d'un paradis se lèvent contre nous, la réalité meurt dans une supplique si calmement qu'elle parvient à nous faire penser qu'elle ne regrette pas de ne plus faire partie de vous. Et si elle aussi, voulait rêver ? Si c'était toute la vie et ses déclinaisons que l'on embarquait dans un voyage si grand qu'il pourrait bien les contenir, regretterait-elle de ne pas offrir l'impossible à vos yeux régalés, l'espace d'un instant qui la comble ? Peut-être n'a-t-elle pas de nom pour les mêmes raisons que moi, finalement.

Ce sont tous les mots qui tapissent vos murs incandescents que j'aperçois maintenant. Je devine aimer, réussir, durer et même appartenir ; mais il en est un qui m'échappe toujours. Le rêve, rêver, les rêves, et toutes leurs idées. Sont-ils tous les mêmes, comment s'appellent-ils ? Ils m'ont toujours si bien évité...
Je devine pourtant un de leur côté. S'ils avaient un visage, je jure qui ressemblerait de près à celui qui se trouve avec moi, maintenant.

    - Raconte-moi un rêve, Kaylie. S'il te plait. N'importe lequel, un petit. Dis-moi à quoi ça ressemble... rêver.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Jeu 18 Nov - 20:58

    Je ne sais plus où j'ai mal, et je m'en veux de n'être rien de plus qu'un bébé que quelqu'un un jour à esseulé.
    Pourquoi le monde ne peut il pas trembler sous mes pieds ?
    Pourquoi c'est moi qui tremble d'avoir peur de pleurer, lâcher, tout laisser tomber ?
    Je ne suis pas celle qui pourrait les inspirer, et puis il faut se rendre à une évidence telle qu'elle en est brûlante, je n'ai que quatorze ans.
    Je n'ai que quatorze ans, et je ne sais rien faire, rien, moi ce que je sais c'est être assez maligne pour manipuler un con d'élève à m'acheter un nounours qui maintenant me semble moche et tout aussi con que l'élève.
    J'ai mal là, tu le vois toi, que j'ai mal, n'est ce pas ?
    S'il pouvait me rassurer, me montrer, qu'à mon âge, je ne suis pas déjà à jeter.
    Prends moi dans tes bras, juste comme ça.

    - Raconte-moi un rêve, Kaylie. S'il te plait. N'importe lequel, un petit. Dis-moi à quoi ça ressemble... rêver.

    Je soupire, respire, essaie de ne pas réfléchir, sauf que c'est plus fort que moi.
    J'incline le visage, mes yeux croisent celui de ma peluche idiote, comment je fais pour te raconter ce que tu attends de moi.

    Je pince mes lèvres, use de toutes mes mimiques pour lui faire comprendre que je ne sais pas.
    Je ne sais pas, c'est tout, ne me demandez pas quoi.
    Et puis je m'en veux de ça, parce que de toute évidence par où je devrai commencer ?
    Un rêve, oui, d'accord, mais lequel ? Le-quoi ?

    - Quand tu parles de rêve, toi, tu penses à ceux qui nous assaillent la nuit ? Ou ceux qui sont au-delà de ça ? Ceux qu'on espère en silence ?
    Et lorsqu'elle dit ça, elle prend au moins dix ans, pauvre d'elle, d'être comme ça.

    Mes quatorze ans sont loin je le sais, et j'ai une boule dans la gorge, mon ventre noué. Ou le contraire, comme vous préférez, je n'ai plus envie de jouer.
    Même la vie qui va bientôt arriver ne m'intéresse plus que le monde aille se faire en*ler, parce que j'ai envie de pleurer.
    Ma guerre devrait commencer, je devrais me battre contre tout ceux qui l'empêche de rêver, car je sais que ça ne peuvent que être des mauvais.
    Je m'en veux, de déjà l'aimer, alors qu'il m'a juste demandé de lui raconter.
    Je respire, une nouvelle fois, c'est bon, arrêtez de rigoler vous là.

    - Parce que le dernier rêve que j'ai fais, je voyais une forêt brûler, alors, ça tu vois, ça ne donne pas envie de rêver.

    Et pourtant, je te jure qu'avant de brûler,elle était magnifique cette forêt.
    Je me sens montrer du doigt, de me comporter comme ça. Non, lorsque je dors, je ne rêve pas de pouvoir, vous voyez, ça vous ne pourrez jamais le contrôler, à défaut d'avoir le droit de me surveiller.
    Je vous hais.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Mer 9 Mar - 2:33


Et si ta phrase ne commence pas par "Rêver, ça te dévore les entrailles" alors je suis mal barré. Autant dire que je suis pas doué pour prêcher ce que je ressens, je suis ignorant de la marchandise que j'offre, bouffé par mes intentions. Foutu, tu vois ? Raide dingue de n'être que moi quand ça ne suffit pas.
J'ignore ce que je redoute le plus à ce stade des enjeux. Qu'elle me dise qu'un rêve, un vrai, ça déchire les poumons en enfermant ton cœur dans une toute petite boite privée de tout ce qui lui est essentiel ou que sa jolie tête accouche d'une utopie bien pleine qui achèvera de percer mes chimères devenues plus naïves que moi. Avoir la foi, Nobody, c'est pas pour toi.

Et je vois bien pourtant, que ma petite cause est morte dans mon ventre, toute étendue sur mes lèvres qui continuent à danser en se disant peut-être, que, tu sais, jamais, comment, rêver. Mais de tous mes étonnements je ne garde que cette pensée de "rêve" qui me hante aussi bien que je vous le montre. Et si je suis capable d'être torturé par une idée, ça devrait compter non ? Elle me quitte plus, elle habite en moi, je crois qu'elle a choisi de se loger quelque part contre ma poitrine qui n'y comprend rien et l'accueille tout de même, faute de pouvoir se défendre. J'ai mal partout Kaylie, j'ai mal au sang. J'ai mal, vraiment.

Si je m'offrais une personnalité pour changer, je remarquerais peut-être que tout ton corps répond d'abord à ma requête. Avant tes lèvres, avant ta tête. Que tu me dis non, pleins de fois, jusqu'à en avoir pleins le ventre de moi. T'en peux plus de mes conneries, je le sens comme tu évites de me le dire. T'en sais rien, tu t'en fous. Tu t'écris que des rêves t'en as à revendre, qu'est-ce que ça peut bien me foutre à la fin ?
Mais je m'en veux en plus tu sais, il y a toute une vie que tu aurais du me laisser. Abandonner. Juste, tout quitter. Et si ça marchait ?

    - Quand tu parles de rêve, toi, tu penses à ceux qui nous assaillent la nuit ? Ou ceux qui sont au-delà de ça ? Ceux qu'on espère en silence ?


Je parle de toute forme d'espoir, ajoutée à une capacité inédite, propice à l'évasion et à l'émerveillement, le tout condensé dans la même petit boite qui enferme mon cœur mais qui serait placée à la fois dans le tien, ainsi que ta tête. Et un tas d'autres choses compliquées qui me font m'imaginer combien les rêves sont douloureux. Parce que ça m'aide à me dire que je ne passe pas à côté de la plus grande prouesse jamais acquise par l'Homme depuis qu'il marche.
Et je te répondrais bien, mais il semble que ta bouche veuille bien me bénir une nouvelle fois.

    - Parce que le dernier rêve que j'ai fais, je voyais une forêt brûler, alors, ça tu vois, ça ne donne pas envie de rêver.


Je souris en rompant mon cœur en deux. Je le sens, toujours là sous ma main alors qu'il tape, qu'il tape, qu'il tape-tape. Et il pleure un ruisseau de douleur qui se répand dans mes veine électrisées par le mal d'être et de ne devenir jamais. Kaylie si tu savais ce que je donnerais, contre ta forêt.
J'ai qu'une seule façon de voir moi. Les choses comme elles sont, pas telles qu'elles pourraient être, éventuellement. Le concret, c'est ma seule façon de voler et j'aimerais tant m'accrocher à tes ailes pour qu'elles m'apprennent à retomber sur mes jambes, à apprivoiser mes peines et à ne plus perdre un peu de ma vie, chaque fois que j'embellis la votre.

    - Bientôt huit heures, Kaylie, je souffle de ma voix chaude malgré le temps, ignorant la douleur que m'inflige son feu et toutes ses possibilités. Tu veux que je t'accompagne quelque part, à l'école ou... tu as un endroit où aller ?


Mon sourire triste s'entiche de la mélancolie qui le brule en le quittant, elle aussi. C'est fou, c'est dur, c'est tellement vous... toutes ces blessures.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Jeu 10 Mar - 18:29

    J'ai horreur de ça, me déteste de penser à eux, à lui, à moi. Bon sang mais pourquoi ?
    Je rêve, oui, là, je crois, je rêve de quelque chose de mieux, de beau.
    Un monde où ils verraient que The Orphan n'est pas à jeter.
    Ne suis pas qu'une simple poupée. Tu vois ? J'aimerai pouvoir le pleurer, le crier de toute ma candeur. De mon petit cœur.
    Putain, j'ai peur. Je soupire, expire, respire. Ne veut pas, n'attends pas. La vie, tout ça, je n'en veux plus, je crois.

    J'ai l'impression que tout ça ne sert à rien, que je pleure pour pas grand chose, une vie que personne ne réussit.
    Un pouvoir qui n'existe pas, à la différence de moi. Pourquoi ne pourrais-je pas avoir quelque chose de spécial, moi ?
    Un truc immensurable, une chose effrayante et belle à la fois. Un don digne de moi.
    Pourquoi ?

    - Bientôt huit heures, Kaylie. Ah oui, déjà ? La vie, tu crois ? Tu veux que je t'accompagne quelque part, à l'école ou... tu as un endroit où aller ?

    Je relève les yeux devant moi, attends que la vie soit là. J'en ai peur, maintenant, je ne veux pas.
    J'essaie de trouver le regard de mon ami, s'il l'est. Et puis, on ne peut que être amie avec Kaylie.
    J'ai mal au ventre, pour je ne sais quoi, j'ai mal au ventre tu vois. Je me dis que j'aimerai son prénom, pour ne plus me sentir con.

    J'aimerai aussi lui dire, que je fais partie de ce groupe là, celui qui n'ont rien mais qui sont quand même ici. Au lieu d'être ailleurs.
    Ailleurs, oui, où l'on ne me regardera pas, l'on attendra pas après moi.
    Ils disent qu'un jour, ça va arriver, que tout ça, en moi, ça va se réveiller.
    Et moi, bizarrement, je n'y crois pas vraiment, à tout ça.

    - Je suis à Sky High, moi. Là où l'on m'attend. Là où je deviendrai un jour quelqu'un, en silence ...

    Parce qu'on ne me voit pas vraiment. Il me semble. On m'at-tend. Voilà. Voyez ?

    - Mais je n'ai pas vraiment envie d'y aller. Parce que ... Parce que tout ça, quoi. Allez je t'explique, parce que je t'aime bien, moi. Je n'ai pas de pouvoir, tu sais.

    Ne suis douée que pour jouer, montrer le faux du vrai.
    Prouver que je sais me servir d'un couteau, mieux que jamais.
    Je suis celle qui est sans être.
    Une orpheline trop perturbée, révoltée contre un monde qui ne demande qu'à l'apprécier.
    Admirer la chose qu'un jour elle déclenchera, comme ça.

    Et qu'est ce que ça peut en emmerder du monde, je crois.
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Ven 8 Avr - 20:21



Tu as le droit de me dire non, mes idées en sont sûres. Me repousser moi ça veut pas dire renier le parfait et tout ce qu'il pourrait vous apporter, je ne suis qu'un messager. Embrasse mon don et laisse-moi juste là, derrière tes rêves qui brulent, avec lesquels mes envies ne rivalisent même plus. La seule forme de rêve dont je dispose ne s'écrit pas de la même manière que les vôtres, et cette langue nouvelle me saigne. J'écris vos noms depuis mes sentiments qui, toujours plus nombreux, n'en finiront jamais de vous rendre heureux. Un peu de mon coeur, contre votre bonheur.
Ça parait tellement juste comme marché, et ça le restera surement toujours mais les apôtres d'ailleurs sont mis en demeure et se demandent, le temps d'une acrobatie qui les fera se pencher sur mon berceau, quelle est cette folie, quel gout à ce mot... Celui de mes tripes qui dansent comme un vautour malade de ne plus savoir chasser et stagnent dans un ciel, hors de portée. Le gout de la folie, celui de la vie, les idées d'avant et les morts tant pis. Mon rêve s'écrit d'une langue à l'odeur éternelle parce que déjà emportée par les hivers et leurs étés. J'ai déjà vécu, il y a bien des années sans vous, dans des songes qui ne sont pas les vôtres. J'ai été le gout des autres.

Alors dis-moi que les utopies dérangées de mes langues oubliées ne t'intéressent pas ma jolie, et j'irais ailleurs sombrer. M'écroulerai sur un roc qui me supportera, faute d'avoir le choix et chercherai encore un moyen de devenir moi. Un jour qui sait, loin de tout, en dehors de toi.

    - Je suis à Sky High, moi.


Mon cœur jusqu'alors plutôt calme bondit et s'alarme de ne pas avoir su, quand j'aurais du avoir vu. Comment ai-je pu manquer un aplomb comme le sien ? Je m'en veux si fort qu'un frisson lèche mes veines punies d'être si étroites d'esprit. Et si la vie commençait par Kaylie ?

    - Mais je n'ai pas vraiment envie d'y aller. Je n'ai pas de pouvoir, tu sais.


Bien sûr que tu en as un. De naissance, tu as acquis le droit d'être spéciale et de n'être que toi, un petit être précieux, monté d'un cœur d'or et de cette tête sublime, remplie d'idées qui émerveilleront tout le monde, pour des années. C'est ce qu'ils ne comprennent pas là-bas, ils n'entendent pas que tout le monde est spécial depuis la seconde où il l'aura décidé. Tu es ta propre reine, n'écoute rien à leurs chansons Kaylie, elles boitent encore. Ton emprise sur les gens est incroyable et si ça ne suffit pas, ne te blâme surtout pas. Tu n'as pas besoin d'avoir un don, tu en es un.

    - J'y suis aussi, dans cette école-là. Et s'ils t'ont cataloguée, alors je suis dans le même groupe que toi.


Et je te sers le tout dans un sourire sincère de pouvoir être là, juste auprès de toi et comprendre l'hésitation au fond de tes yeux qui pour aujourd'hui ne seront plus seuls. Je les rendrais heureux si tu me le demandais, les époustouflerais en te rendant tout ce que ton âme a perdu ou désire avoir. Je serai l'hymne d'un Noël qui te semble presque lointain tant ton étrange maturité nous gâte, me ferais le pantin de tes idées parfaites d'être plusieurs, tout le temps. Tu as ce don qui veut qu'on n'est jamais seuls tant qu'on pense pour deux.

    - Kaylie ton pouvoir, c'est toi. Et tu n'as pas à y aller seule.


D'un signe de tête, je l'invite à m'imiter quand j'avance vraiment pour la première fois de la matinée et amorce d'aborder la vie tant qu'elle vient. Le bus ne devrait pas être très loin.



Dernière édition par Mr Nobody le Sam 3 Mar - 15:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: |- Entre jour et nuit - | - The Orphan   Ven 8 Avr - 22:12

    Ma phrase prononcée, je me rends compte qu'elle brûle la langue.
    Qu'elle est beaucoup moins drôle qu'au départ.
    Je ne suis pas faite pour être la-bas, je me demande tous les jours ce qu'ils attendent de moi.
    J'ai envie qu'il dise que ce n'est pas grave.
    Qu'un mon pouvoir viendra un jour, peut être, qui sait.
    Qu'il pense que j'ai ce qu'il faut pour rester dans ce monde haut perché.
    Et pour le convaincre je lui montrerai même ce que je fais avec un couteau.

    - J'y suis aussi, dans cette école-là.
    Et s'ils t'ont cataloguée, alors je suis dans le même groupe que toi.


    Oh ... Assitant, c'est ça ?
    Pourtant, il semble si grand, si beau, si doué. Peut être un peu esseulé.
    Mais je crois que les élèves de la-bas le sont tous à leur manière.
    Je n'y crois pas, me dis qu'il doit se moquer de moi.
    Je ne suis pas si folle, si naive, si orpheline et perdue ...
    Je saurai être grande et comprendre. Il peut me le dire, qu'il est des futurs héros.
    Je ne le prendrai pas mal, même pas un peu.
    J'accepterai, et me dirai qu'ils ont eu raison.

    - Kaylie ton pouvoir, c'est toi. Et tu n'as pas à y aller seule.

    J'incline mon visage d'enfant, regarde mon nournous.
    Et me demande où serait mon pouvoir, dans tout ça.
    J'ai envie de pleurer, retrouve mon mal de ventre perdu. Je n'ai pas envie d'y aller.
    Je vis mieux lorsque je suis éloignée de cette école.
    Lorsqu'on ne me rappelle pas que je ne sais rien faire encore.

    Que la seule chose où je suis douée, reste un lunatisme parfait.
    Ajouer les enfants qui ne comprennent pas, à faire semblant.
    Aujourd'hui, je trouve cela épuisant.
    J'attendais la vie, pour ne pas tenter de comprendre la mienne.
    Je perds l'esprit, et me semble trop sérieuse, face à lui.
    Revenons aux phrases sans sens du départ de notre rencontre.
    Kaylie, ça ne s'écrit pas Caylie, mais Kaylie ...

    De mémoire de moi, je crois que c'était cela.
    Je soupire, et commence à marcher ou recommence, je ne sais pas.
    La mémoire de moi, elle ne fonctionne qu'une fois.
    On y fonce vers notre destin. On y courrait presque, s'ils le demandaient.
    J'ai mal au ventre d'y penser ...

    - Oui, allons y. je soupire comme une plainte.
    Tu sais faire quoi, toi ? je demande avec un sourire de poupée.

    Parce que je sais qu'il doit savoir faire quelque chose de grand.
    Mais je ne vais pas me répéter, je hais faire ça.
    Autant que les gens qui attendent quelque chose de moi.

    J'aimerai pouvoir rester bloquée dans cette année, celle de mes quatorze ans.
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