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 « phil – élie & minnie »

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MessageSujet: « phil – élie & minnie »   Lun 22 Avr - 0:29



« Do what you want 'cause a pirate is free. YOU ARE A PITARE ! » je chante, le poing en l'air parce qu'aujourd'hui, je me sens l'âme une pirate. Je pars en guerre contre le malheur, le système, ou n'importe quoi d''autre tant que la cause est noble, belle ou assez idiote pour me plaire. « You are a pirate » je scande encore, tandis que je saute à pieds joints dans les flaques laissées par l'averse d'hier soir.

Que font les pirates de leurs vies, si ce n'est être libre ? « Do what you want 'cause a pirate is free. » Ils dansent sur le pont de leur navire, ivre de leurs richesses pillées qu'il amasse comme j'amasse mes bricoles sans valeurs qui compte autant pour mon cœur que tout leurs trésors.
Ils se fichent de la loi aussi, de la bienséances et de leurs usages. Ils ont du sang de Spade, au demeurant. « You are a pirate ! » et pour aujourd'hui, j'ai décidé que je l'étais. J'ai envie de quelque chose de grand, comme escalader un mur menant vers ailleurs, accoster un îlot déserté qu'un rien suffirait à changer en Eden, pour mieux y conduire toutes les petites âmes perdus rencontrées sur mon chemin.

Je me dis que je devrais chanter ma chanson à quelqu'un « Do what you want 'cause a pirate is free ! » mais je ne vois pas grand monde ici, si ce n'est ces deux personnes, là bas. Les chanceux ! « You are a pirate ! » je commence à chanter, en allant vers eux mais « Élie ! » je crie pour signer ma présence, courant vers elle. Parce que c'est elle, juste là, tristement accompagnée d'un grand singe en costard. « Ah, tu tombes bien ! » Crixus n'est pas là et à la place, elle a de collée aux basques une espèce d'armoire à glace. « Salut Phil. » Je lui lance alors qu'il ne bronche pas. Il n'a pas l'air bien marrant, le Phil. « Il a une tête de Phil, celui-ci. » je dis à Élie, parce que c'est vrai. Il a tellement un tête de Phil qu'il devrait songer à changer de nom, s'il s'appelle Gustave ou Lenny. Quoi que Gus lui irait assez bien même si honnêtement, je me fiche un peu de son nom.

Si je demande gentiment, il me laisserait lui emprunter Élie pour la journée ? J'ai des choses de pirates à faire. Où est-ce que je pourrais trouver un mur à franchir, sans échelle ? J'ai besoin d'Élie, Phil, il va falloir que je te la pique. « Je cherche un mur à escalader, tu as une idée ? » Quelque chose de grand avec des secrets cachés, de l'autre côté. « De façon purement illégal, bien sûr. » Cela va s'en dire. Un pirate ne s'embête pas de légalité, n'est-ce pas ?

Et puis je me penche vers elle, cachant mes lèvres de ma main pour lui souffler : « On sèmera Phil avant, si tu veux. » Et si on l'attachait au mât d'un bateau ? Qu'on le faisait sauter d'une planche vers une mer infectée de requins aussi doux que des agneaux ? Il y a des bateaux ici? Pourquoi on a pas de bateaux ? Il va falloir causer au maire de la ville de tout ça, ce n'est pas sérieux. « Oh ! On pourrait rentrer par effraction chez toi. » Ce serait tellement plus amusant que de simplement passer par la grande porte. On déclencherait les alarmes mettront un bazar sans nom dans le manoir. On dérangerait le maire dont on brûlerait les papiers, en scandant une chanson pirate, appelant à la révolution. « J'ai deux-trois trucs à dire à monsieur le Maire comme par exemple : Pourquoi on a pas de bateaux dans cette ville ? »
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MessageSujet: Re: « phil – élie & minnie »   Lun 22 Avr - 2:38



Il est facile à faire rougir celui-là. « Si j’avais un amant, mon gars… » je plante mes yeux dans les siens qui sont là-haut. Si haut qu’il ne doit voir de moi que mes cheveux, mon front et mes billes noires qui le regardent devenir écarlate. « Si j’avais un amant, il aurait un chiffre pour prénom. » J’ai les mains sur les hanches, mais vue d’au-dessus, je dois juste ressembler à une amphore. En plus je crois qu’il est gay celui-ci, alors j’ai pas peur de l’exciter. « Et à chaque culbute je lui ferais compter le nombre de fois où ma peau claque contre sa peau. » Il a avancé. D’habitude, ils m’attendent. Mais là, il ne savait plus comment me fuir. « Pourquoi tu me racontes ça ? » Il est plus vieux que moi, et je le fais rougir. « Parce que si tu tiens tant à m’accompagner faire du shopping, tu vas devenir ma meilleure copine. » Je crois qu’il a sourit. Mais qu’il a regretté et re-sourit derrière. « Il prendrait mes cheveux comme on prend une corde avant de la tirer. » j’ai choisi mes mots pour déchainer sa pigmentation du nez. « Et je serais surprise par la douceur de ses caresses sur mon cou, pendant qu’il triture mon-. » « Je crois que ça ira. » Ah bon. Il l’a dit comme si ça lui avait couté de l’argent, en fermant les yeux, en poussant de ses mains. Dans le genre Vas-y croupier, empare-toi de mon butin ! « Bon. » Très bien. « Très bien. » Mais j'en ai pas fini avec toi.

« Élie ! » C’est moi. C’est Minnie ! Reine de Pique et des cœurs à la fois. Elle court alors j’ai envie de courir aussi mais c’est assez hypnotisant de la regarder faire. « Ah, tu tombes bien ! » Oui ? J’essaie toujours de me débrouiller pour me rattraper. Mais enfin merci, je suis touchée. « Salut Phil. » qu’elle dit à mon acolyte. Polie, comme toujours. Cela dit, je crois pas que ce soit son prénom. Enfin il pourrait le dire, non ? Non. « Il a une tête de Phil, celui-ci. » Je le regarde, voyant surtout son menton et ses trous de nez. C’est vrai. Je demanderai à mon père de changer son nom, de rendre le truc officiel. En échange je ferai un truc qui le rendra fier. J’achèterai le baptême de Phil contre un peu de temps avec mon paternel, et lui laisserai me faire sa propagande du devoir.

« Je cherche un mur à escalader, tu as une idée ? » Faut voir. « De façon purement illégal, bien sûr. » Bien sûr. Dans quel genre d’emmerde est-ce qu’elle essaie de fourrer sa gueule d’ange ? Escalader des murs. J’arrive à les descendre quand je suis motivée. Mais les remonter, c’est une autre histoire. On pourrait construire un truc, mettre une pancarte qui interdit son ascension. Et elle pourra braver toutes les lois des hommes, des animaux et des gardes du corps, si ça lui chante. Sans aucun risque, et je n’aurais pas à aller voir Theo pour lui expliquer que si elle s’est faite prendre, c’est de ma faute.
Elle se penche, l’air de me dire un secret. « On sèmera Phil avant, si tu veux. » Je souris, séduite par l’irrésistible. Un peu, que je veux. Dans ses yeux, passe une idée. « Oh ! On pourrait rentrer par effraction chez toi. » J’ai envie de la prendre dans mes bras. C’est brillant, c’est très bien. On n’aura pas à se soucier de savoir dans quel état on laissera le parpaing. On regardera les dos de Tic et Tac qui gardent l’entrée. « J'ai deux-trois trucs à dire à monsieur le Maire comme par exemple : Pourquoi on a pas de bateaux dans cette ville ? » Ah bon on n’a pas de bateaux, dans cette ville ?

« Avant que j’oublie : A partir de maintenant, tu t’appelles Phil. » il a levé les épaules et les yeux en même temps, c’était presque convaincant. « Il est trop grand. » que je dis à Minnie, qui porte bien son prénom. « Hein que t’es trop grand ? » bon, pas très obéissant, mais au moins il évite mon regard. Peut-être qu’il compte le nombre de fois où les reins de mon amant ont frappés ma peau. Allez, un indice mon Phil : c’est entre six et huit.

« Pourquoi faire ? » que je dis en pensant à Baby. « Pourquoi faire, un bateau ? » Par contre pour l’effraction qu’on se le dise, c’est okay. J’adore l’idée. Je sais exactement quel mur escalader. Celui dans lequel une fenêtre donne sur un bureau très particulier. Le sien. Je me suis toujours demandé ce qui s’y trouvait. C’est con, non, que j’y sois jamais entrée ? Mais j’y ferais quoi, de toute façon, à part le regarder comme une étoile. Y a Phil. Minnie. « Pour mettre les voiles ? »

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MessageSujet: Re: « phil – élie & minnie »   Lun 22 Avr - 17:59



Et durant notre escapade illégale, on ira sauter dans les parterres pour faire la place aux mauvaises herbes, celles qui poussent sans s'embarrasser d'autorisation, qui s'installent sans demander pardon, ou permission. « Avant que j’oublie : A partir de maintenant, tu t’appelles Phil. » Voilà, c'est officiel, à présent. Et maintenant ?

« Il est trop grand. » C'est vrai, ça. Pourquoi il est si grand ? Il n'atteindra jamais les étoiles, pas la peine de pousser. Ce serait con, il pourrait alors mettre un bazar sans nom dans le ciel, en fait n'importe quoi. On peut déconner avec les lois des hommes, vouloir être un pirate. Mais avec la nature, personne n'y arrivera jamais. Faut pas pousser. « Hein que t’es trop grand ? » Bien sûr qu'il l'est. Est-ce qu'il se cogne dans l'encadrement des portes ? Comment il fait, pour trouver des pantalons capables de cacher ses chevilles ? Je devrais parler à sa nuque, ce sera moins fatiguant.

Ca me fait penser que ma montre n'est pas à l'heure. « Pourquoi faire ? » Elle a raison. Pourquoi faire, l'heure ? « Pourquoi faire, un bateau ? » Quelle question ! Pour la piraterie, voyons. « Pour mettre les voiles ? » Et s'enfuir ? Jamais ! Une Spade ne fuit jamais, peu importe la bête qui lui court après. Sauf Papa qui lui s'est barré,mais cet homme n'a de Spade que son nom, qu'il ne mérite d'ailleurs pas.

Il s'est surement barré en Irlande, pour manger des trèfles en espérant insuffler un brin de chance. A moins qu'il n'ait ouvert un bordel quelque part en Nouvelle Zélande. Oh ! C'est devenu un pêcheur de saumons en Norvège. Dans une bicoque minable, s'entend. Rien d'un pirate, il manque beaucoup trop de tripes et de piquants pour ça. Les pirates ne s'enfuient pas.

« Mieux encore. » Pour s'improviser pirates, enfin, quelle question ! Pour voguer des années durant sur des mers de tourments, leur dire d'aller au diable et répandre des sourires sur notre sillage. Pour aller piller les malheurs et les douleurs des autres pour aller les larguer en haute mer, et les voir dériver jusqu'à ne plus savoir comment rentrer, avant de les remplacer par de la poussière d'étoiles. Pour aller piquer les fantômes et les ranger au fond d'un balluchon de petites choses fatiguées, leur rendre leur sourire puis leur liberté.

Attention, j'annonce. « Roulement de tambour, Phil. » mais Phil ne bouge pas d'un pouce. Saligaud. Pour la peine, il sera le premier que j'attacherai au mât de mon bateau. « Pour attacher des gens au mât, par exemple. » je jette un œil à Phil, craque un sourire. Oui, toi, par exemple. Toi d'abord, les autres ensuite. Tout les singes d' Élie. Et puis son maire, peut-être. Les règlements, les idiots et méchants. « Pour... pour danser sur le pont du navire, sortir nos voiles couvertes de piques et crier « A l'abordage » quand on accostera ailleurs, ici, nul part. » Et plein d'autres choses encore. Un bateau, se serait la liberté et en lettres majuscules, avec ça. Un vieux bateau tout cabossé, souffrant d'avoir vécu trop fort, trop grand, pendant trop longtemps. Un rafiot avec sa propre âme ayant déjà éprouvé les années par centaines et rongé par l'âge. Un truc un peu crasseux, un peu noir, qui pue le vieux vin et la vie. « Pour la piraterie, Élie. »

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MessageSujet: Re: « phil – élie & minnie »   Mar 23 Avr - 17:56


Là, juste là, avec une fureur passagère dans les yeux, elle ressemble terriblement à son frère. Ce n’est pas physique, c’est organique. C’est dans sa peau, ça coule dans ses veines. Ça s’improvise pas, d’être une Spade. « Mieux encore. », qu’elle nous sort à Phil et moi. Je n’empêche pas le sourire qui me tire les lèvres, amusée et fascinée par la fougue qui la transcende. C’est à se demander d’où elle sort toute son énergie. A son âge, je passais mes journées à dormir, fourrée entre les pattes d’un tigre du Bengale. C’est beau la jeunesse. « Roulement de tambour, Phil. » alors alors, pourquoi faire, un bateau ? Phil aurait pu faire un effort, mais il ne tapote pas sur ses cuisses pour contribuer à l’ambiance. Quel con, on a bien fait de l’amputer de son prénom. « Pour attacher des gens au mât, par exemple. »

Je ris devant son sourire piquant, pendant que son regard malicieux menace doucement l’homme qui me cache dans son ombre. Phil le parasol. Parasol le Phil. C’est mon Philasol. Mon Paraphil. Faudrait s’y mettre à plusieurs pour l’attacher à un mât celui-ci. Mais tête en bas, hein ? Sinon, ce sera sans moi. « Pour... pour danser sur le pont du navire, sortir nos voiles couvertes de piques et crier « A l'abordage » quand on accostera ailleurs, ici, nul part. » Ça me plait ! Ça me plait tellement que j’ai déjà la chorégraphie en tête. On kidnappera Theo en lui disant qu’on va faire du rodéo. Et comme il voudra pas aller faire du rodéo, on lui dira qu’en fait on l’emmène voguer sur les eaux. S’il oppose de la résistance, on lui dira de nous faire confiance. Et il nous fera confiance, à toutes les deux. Je l’aime déjà ce bateau. Je veux y faire ma vie.

« Pour la piraterie, Élie. » elle finit par dire, avec un sérieux qui m’emballe. Est-ce que ça veut dire qu’on doit se crever un œil ? Ou se couper une jambe ? Au mieux, je veux bien empester le rhum. « Bouche-toi les oreilles, Phily. » que je dis à son menton. Mais il ne bronche pas et j’aimerais bien qu’il recule. Alors je tends mon bras vers lui, et c’est fait. Niark niark, il n’a pas le droit de me toucher. « Y a une couille dans le potage, ma Mignonnerie. » je la préviens en prenant son coude entre mes doigts. Je la fais doucement marcher à côté de moi, sur le trottoir plein de gens que je serai heureuse de plus croiser quand on sera perdus sur les océans. Un regard sur le côté m’assure que Phil nous suit doucement. Faudra faire vite. Je regarde ma Minnie, qui a compris. « Un. » que je chuchote. « Deux… », un coup d’œil à droite vers le restaurant en terrasse. « Trois ! » Je cours, elle court, Phil court ! Alors j’attrape une assiette à la volée, sur la table d’un couple dégueulasse qui était en train de se pavaner au soleil. « Phil, attrape ! » mais il n’a pas attrapé.

J’espère que je ne lui ai rien cassé, il a mis les deux mains sur son visage. Bon. Tant pis. « La couille, ma Minnie. » je reprends, pendant qu’on se tire à grandes enjambées, « c’est qu’avec un pied en moins, on dansera moins bien ! » Je n’arrive pas à regretter de porter des talons. Je sais que j’irais plus vite sans. Mais bon. Je fais ce dont j’ai envie. Cause a pirate is free. J’ai accroché son bras de la main, pour être sûre de pas me vautrer minablement sur le pavé. Mais enfin, elle aurait surement pu me réparer. En tout cas, je sais pas où on va, mais on y va. « Oh ! » encore une chose. « Il aura quel nom, ce rafiot ? »

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MessageSujet: Re: « phil – élie & minnie »   Mar 23 Avr - 22:07


La piraterie, c'est un sujet sérieux. Ca en à l'air en tout cas, j'espèr que le sérieux de la situation s'est ressenti dans ma voix. La piraterie, c'est d'ailleurs si sérieux que les pirates eux-mêmes ont l'air d'un sérieux mortel, tout le temps. Ou souvent, en tout cas. Bon, rarement. Très bien, la piraterie, c'est la mort du sérieux. Mais où serait l'intérêt, dans le cas contraire ? « Bouche-toi les oreilles, Phily. » Mais Phil ne fait rien, encore une fois. Pas très accommodant, le Phil. Il faudrait songer à changer son prénom une nouvelle fois pour quelque chose d'un peu plus chiant. Quoi que. Non. Phil, c'est parfait. Parfaitement chiant.

On se met en marche et je me demande si on va déjà au manoir avec Phil qui nous colle aux basques mais : « Y a une couille dans le potage, ma Mignonnerie. » elle peut se cacher dans le pâté, aussi. C'est selon les régions. Es-ce qu'Élie le sait ? Surement que non. Et si je lui disais ? Non. On a plus important à faire, maintenant. On a une couille dans le potage. Ou dans le pâté, c'est selon. Une couille immense encombrée de kilomètres de bras et de jambes. Il serait capable de poser un doigt sur nous, depuis l'autre bout de la rue ? Sur moi, peut-être mais sur Élie, surement pas. C'est dans son contrat.

Il n'empêche, on a une couille dans le potage. On va le laisser à sa soupe et se barrer, pas vrai ? Vrai, je le vois, je le sais. Je souris. « Un. » qu'il la garde, sa soupe. « Deux… » et sa couille aussi, tant qu'on y est. Les deux même,c'est jour de bonté. « Trois ! » Partez ! On court aussi vite que nos petites jambes le peuvent. Le problème est le suivant : il a des jambes de géant, Phil, on arrivera jamais à le semer. « Phil, attrape ! » Bonne idée ! Élie jette quelque chose, je ne sais pas quoi mais je sais qu'il a dû s'arrêter, là, quelque part.

Personne ne peut lutter contre Élie. Enfin Phil, c'est pas sérieux. Il n'y a qu'elle pour savoir courir sur des échasses tout en terrassant un géant. « La couille, ma Minnie, c’est qu’avec un pied en moins, on dansera moins bien ! » Oh. Je n'avais pas pensé à ça. Qu'allons-nous faire ? En s'entrainant, peut-être ? J'hésite à essayer de détaller à cloche-pied mais Élie tient mon bras, je ne voudrais pas qu'elle tombe à cause de moi. « Oh ! » Oui ? « Il aura quel nom, ce rafiot ? » Ah, ça. Et bien, c'est évident, pourtant. Tellement évident que ça m'échappe encore, mais c'est évident. Quand on le verra notre trois-mâts, on le saura. Pour l'heure, je sais juste que son nom, ce sera « Quelque chose de de grand. » D'immense, qui inspire pleins de sentiments dans le creux du ventre. Quelque chose de si grand que même Phil ne fera pas le fier, à coté de ça. Rien que le nom de notre bateau lui donnera l'air d'un nain, tu verras. « De piquant. » aussi, bien évidement. Rien ne saurait avoir de la valeur sans piquant. Mais ce sera aussi quelque chose « De vivant. » parce qu'il en sera synonyme. Il nous faudrait quelque chose à la hauteur d'un As. Et même si rien ne saurait égaler le mien, on pourrait toujours essayer de broder un truc autour de ça. « On le saura quand on le verra. » C'est certain. Tu veux bien me croire ?

J'arrête de courir, riant un peu. Je regarde mes jambes, celles d'Élie. Les miennes à nouveau. « Je n'avais pas pensé qu'il faudrait se couper une jambe, par contre. » Ça m'embête, cette histoire. On sera obligées, tu crois ? La piraterie pourtant, c'est dans le sang, pas dans le bois. Inutile d'aller se greffer un bâton au moignon. Do what you wan 'cause a pirate is free. Je me mets sur une jambe, essaye d'avancer. Peine perdue, je tangue avant même d'avoir fait plus d'un pas. D'un saut, plutôt. Je me sens comme sur un bateau, alors que la mer se déchaine. Je vais me casser la figure, c'est une intuition. « Hors de question de perdre une jambe. » Je repose mes deux pieds au sol. Il nous faut une solution, autre que la seconde qu'elle ait cité, impliquant de perdre un œil. « On s'achètera des perroquets, plutôt. Ce sera moins douloureux que de devoir se crever les yeux. » Ou des petits singes mignons comme tout, au choix.

Mais ne trainons plus, on a quelqu'un qui nous court après. Et vu comme il est grand, autant prendre de l'avance. « A tribord, moussaillon. » mais je ne sais pas où est mon tribord de mon bâbord. J'agite le doigt entre la route à droite, celle à gauche. Ad-stram... « Droite ! » mais sans courir, cette fois. On y va au pas. On fera simplement tribord trois fois, pour retomber à notre point de départ. C'est le dernier endroit où Phil ira nous chercher. Mais j'y pense : « Tu crois que Crixus a le mal de mer ? »
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MessageSujet: Re: « phil – élie & minnie »   Mar 30 Avr - 1:32


Il doit déjà être en train de prévenir quelqu’un. Il doit beugler dans son téléphone, dire que je l’ai pris par surprise. Peut-être même qu’il a du lâcher une insulte ou deux pour les regretter la seconde d’après en se souvenant qu’il n’est pas méchant. Il doit parler avec une main sur le nez que j’ai heurté de mon assiette pleine. J’espère qu’il a pu manger une boulette ou un truc, en plein air. Ce serait si parfait, on pourrait former un numéro de cirque, un duo infernal. Phil et Élie, en tournée dans toute la ville. Je ne suis allée au cirque qu’une fois, avec Bruce et Winnie. L’embêtant, c’est que j’avais six ans et qu’ils avaient assis Winnie devant moi, « parce qu’on sait jamais ». J’avais tellement pleuré qu’ils ont fini par les renvoyer, lui et ses cheveux à la con. Bien fait.

Mais c’est vrai que si on avait un bateau, on pourrait les fuir une fois pour toutes. Faire un gros tri et vivre nos vies. Même s’il n’a toujours pas de nom. Qu’est-ce que ce sera, Minnie ? « Quelque chose de grand. De piquant. De vivant. » Très bien, ça me va. On trouvera un jour où on n’y pensera plus. Ça nous sautera aux yeux quand on ne s’y attendra pas. « On le saura quand on le verra. » Voilà, tout à fait. On laissera Theo choisir, parce qu’il est superbe dans l’intelligence de ses vagabondages nonchalants. Il nous trouvera ce qu’il faut et ce sera si parfait qu’on aura l’impression qu’il s’est toujours appelé ainsi. Je suis essoufflée. T’es essoufflée ? Parce que moi, oui.

Elle arrête de courir. Super, je l’imite. Les mains sur mes cuisses nues, je me félicite d’avoir choisi ce short ce matin. Il est très bien. Oui, très bien. Les yeux de Minnie font cette chose hyperactive propre à son nom, incapable de rester en place très longtemps. « Je n'avais pas pensé qu'il faudrait se couper une jambe, par contre. » Je souris avant de craquer un rire devant sa mine déconfite. Très sérieuse, elle envisage l’amputation et ma jambe l’entend, me secouant d’un picotement léger, mais possédé. Calmons-nous donc, personne ne va perdre de membre aujourd’hui. Toute remise de notre course pas très poursuite, je la regarde mettre une théorie à l’épreuve pour finalement trancher « Hors de question de perdre une jambe. » Je secoue la tête, touchée par son flegme déboussolé, privé de nord, pointant là où son rire a à cœur de se poser. « On s'achètera des perroquets, plutôt. Ce sera moins douloureux que de devoir se crever les yeux. » J’en connais un qui arracherait les siens pour elle. Qui se mutilerait sans broncher et trouverait la force d’aller la consoler ensuite, aveugle mais jamais amputé d’elle.

Je jette un regard par-dessus mon épaule, tandis que l’on repart. « A tribord, moussaillon. » et personne n’a l’air de nous suivre. Je bifurque à droite alors qu’elle hésite encore et lui montre la direction d’une main évasive. De toute façon, elle avait compris. « Droite ! » qu’elle dit, décidée comme jamais. Ne lui manque qu’un tricorne et son perroquet qui pique. Je me demande ce que dirait Theo si je lui en offrais un à son anniversaire prochain. Il pourrait rester à la maison, et parler toute la journée, accabler leur mère de quelques « Salope ! Salope ! » innocents, tout animaliers.

« Tu crois que Crixus a le mal de mer ? » « Non ça m’étonnerait, il est arrivé chez nous en bateau. Mais c’était il y a longtemps, c’est vrai. » Six ans, bientôt. Je l’aime tant ! Parler de lui me gonfle le cœur d’une majesté sidérante. D’un seul mot, il me manque. Ses longues pattes, plus grosses que mon abdomen me protègent plus efficacement que n’importe lequel des niaisous me collant les basques. J’aimerais qu’il soit là, toujours, qu’il passe avec moi chaque heure de chaque jour. Il se ferait roi de la ville, les séduisant de sa belle gueule de tigre, terrifiant les badauds, rugissant sur les petites filles. « Oh, il adore la piscine ! » il se vautre toujours sur les matelas qui tout lentement coulent, jusqu’à l’immerger. Et il sort geignant, s’ébrouant jusqu’à mériter un tapis flottant bien à lui. « Il peut être du voyage sans danger. » enfin, pas pour mes Spade et moi, quoi qu’il en soit.

« Hé, j’y pense ! » petite dédicace à Lenny. « Et cette histoire d’effraction ? » elle me plaisait tant ! Je nous imagine casser les pots que mon père paiera, teinter son morne quotidien d’une chiantise si bien faite qu’il ne nous soupçonnera même pas. J’ai tellement d’idées, de choses que j’ai encore jamais essayé. Une paire de mains en plus révolutionne mes envies auprès du manoir et toutes les failles que ne peut connaitre qu’une enfant y ayant grandi. « Ça me plait tant. » je lui concède d’un sourire conquis. Je me sens avoir cet air rêveur, que mon père connait par cœur. Le pré-connerie. « On commence par quoi, par où, par qui ? »



Dernière édition par Hurricane Lili le Mer 8 Mai - 22:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « phil – élie & minnie »   Mar 30 Avr - 20:35



« Non ça m’étonnerait, il est arrivé chez nous en bateau. Mais c’était il y a longtemps, c’est vrai. » Par mesure de sécurité, nous irons quand même acheter quelques cachets contre le mal de mer, avant d'en cacher un quelque part, en sécurité, dans un endroit où on sera capable de l'oublier un peu. Et quand on viendra à être en rupture de stock, on demandera à Theo de le décupler à l’infini. « Oh, il adore la piscine ! » Parfait ! Il pourra m'apprendre à nager, au cas où je tombe un jour par dessus bord. Ca ne doit pas être sorcier, d'apprendre à nager. Il suffit de secouer ses bras et ses jambes jusqu'à finir par avancer. « Il peut être du voyage sans danger. » Il sera là pour me sauver, si jamais je risquais de me noyer.

« Hé, j’y pense ! » Quoi ? « Et cette histoire d’effraction ? » Ah, ça ! J'y pense aussi. C'est la pierre angulaire de notre plan pour conquérir la liberté. Il nous faut un bateau et pour ça, il nous faut un maire. Donc, une effraction. « Ça me plaît tant. » Tant mieux, je me dis, j'ai besoin d'Élie pour y arriver. Personne ne connaît son manoir aussi bien qu'elle, après tout. « On commence par quoi, par où, par qui ? » On commence par le début, Capitaine. Élie sera le capitaine de notre navire. Pas Theo, tant la liberté lui colle à la peau. Les ordres, il n'est pas fait pour les donner, encore moins pour les recevoir. Il est né pour les emmerder, les balayer. Élie sera notre capitaine et pour bien faire, elle aura un chapeau de pirate, les cheveux au vent et donnera pour seul ordre de n'en suivre aucun.

Le commencement, donc. Sans bateau, pas de capitaine. « On commence par s'assurer d'avoir semer Phil pour de bon. En faisant tribord trois fois, on retombera sur notre point de départ : le dernier endroit où il nous cherchera. » L'idée me plaît et « Tribord ! » je dis à nouveau, l’entraînant avec moi.
Le commencement. Et après ? « Ensuite, nous faut un plan. D'abord, un moyen camoufler notre identité. Il nous faudrait des masques, pour éviter de finir en prison en apparaissant sur les caméras de sécurité. » Ou de la peinture, pour recouvrir nos visages de symboles de guerre. Ou des cagoules, qu'on accompagnera de lunettes de soleil. Ou de plongée, pour nous rapprocher un peu de la mer. De la piraterie. « Surtout moi. » Parce qu'Élie, elle, n'ira sûrement pas en prison, son père n'oserait pas. Ça ferait tâche sur son CV. Peut-être qu'il fera enfermer Phil à la place, pour ne pas avoir pu l'empêcher de faire n'importe quoi et d'avoir saccagé le jardin. On se tiendra compagnie, comme ça. On se racontera des histoires en se tressant les cheveux et je lui parlerai de beaucoup il sera beau, mon bateau. Et puis on s'échappera pour aller prendre la mer. Et lui, finira attaché au mât, parce que je l'ai promis. « Mais enfin, j'ai des revendications, je ne reculerai devant rien pour les faire entendre. Je veux mon bateau. » Et mes revendications lui apporteront autant qu'à moi, c'est certain. Il n'y a aucun cachet à se savoir maire d'une ville sans bateau.

Mais d'abord, il faut réussir à pénétrer dans la demeure de Monsieur le maire, et incognito. « Il faudrait trouver le bon mur à escalader, ça, c'est important. » Qu'est-ce que ferait Theo ? Theo saurait comment y rentrer sans se faire attraper, j'en suis certaine. Il l'a déjà fait si souvent qu'il doit connaître les entrées comme sa poche. S'il était là, on l'aurait déjà, notre navire. Il m'aurait interdit de le suivre mais nous ne aurait déjà piqué un, de rafiot. Mais j'y arriverai par moi-même. Élie et moi, on peut le faire et je le rendrai fier. Mon Theo. Mon As, mon ancre, mon héros. Rien ne saurait être plus beau que la vie, selon lui. A l'abordage !

« Et il nous aurait aussi fallu quelqu'un pour faire distraction pendant qu'on part à l'assaut de ton manoir. Mais bon, on fera sans. » A cœur pirate, rien d'impossible. Mais, j'y pense, Crixus devrait pouvoir nos aider. Comment on peut faire, pour le prévenir ? Il faudrait qu'il essaye de bouffer les mollets de tes bonshommes en noir, pour bien faire.  Ou qu'il les croque pour de vrai, mais gentiment, presque tendrement. Qu'il leur laisse des marques contre les mollets sans les faire saigner, les abime un peu sans les faire souffrir. Crixus est un chaton, de toute façon. Il ronronne fort mais ploie sous une montagne de douceur. C'est une grosse peluche. « Ils crieront peut-être d'ailleurs, et tant mieux. Ils feront un tel bazar qu'on pourra gueuler un truc de pirate du haut du mur. » Crier pour la piraterie, au sommet du monde.

J'aime tant l'idée que je m'y vois déjà. Ne reste qu'un léger détail à régler, une broutille : Il nous faut un mur et pas n'importe lequel. Il nous faut le mur. « Alors, quel mur sera l'heureux élu, Capitaine? »

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MessageSujet: Re: « phil – élie & minnie »   Mer 8 Mai - 23:21


Une petite euphorie s’est emparée de moi, surement depuis la seconde où j’ai aperçu Minnie. Et elle ne désemplit pas mon organisme à qui elle pompe tant d’énergie que d’enthousiasme. Il faut que je fasse gaffe. Je n’ai plus dix-huit ans et les conneries que je peux faire sont de moins en moins mignonnes avec l’âge. Paraitrait que je suis une adulte responsable. Le danger, c’est que j’en ai pas l’impression quand je suis avec elle. On s’en fout, de nos âges, ce ne sont que des chiffres sur des cartes. On s’en fout de nos responsabilités, c’est à nous de les enterrer et pas le contraire. A attarder un peu trop mes yeux sur sa dégaine, je sais que je pourrais la suivre au bout de la terre. Elle a ce don de pouvoir me faire prendre part à n’importe quoi, parce qu’elle y met constamment du cœur et que tout prend une tournure contagieuse, séduisante. Si le bateau était devant nous, nul doute que je serai déjà sur le pont à gueuler sur quelques moussaillons défroqués.

« On commence par s'assurer d'avoir semer Phil pour de bon. En faisant tribord trois fois, on retombera sur notre point de départ : le dernier endroit où il nous cherchera. » J’acquiesce. Très bien. Il a surement du cogner deux trois badauds en courant et il est probable qu’il soit assis quelque part en train de se faire rafistoler la tronche par un beau pompier. Si c’est le cas, il aura oublié jusqu’à son prénom. Comme nous, ça nous fera un point commun. « Tribord ! » D’accord. Je connais cette rue. Seven ne vit pas très loin. Un harpon me serre le ventre, m’attirant dans sa direction. J’ai vraiment très envie de ses cheveux blonds sur mon corps. Mais non, chut, tribord.

« Ensuite, nous faut un plan. D'abord, un moyen de camoufler notre identité. Il nous faudrait des masques, pour éviter de finir en prison en apparaissant sur les caméras de sécurité. » Han ! Il n’oserait pas. Non, pas moi quand même, si ? Il envoie de ses gros bras en cabane de temps en temps, paraitrait qu’ils y tirent des informations et qu’à d’autres, ça leur fait du bien. Mais moi, non. De toute façon je suis presque sûre que j’y survivrais pas. Ya trop de gens en prison, les gens je n’aime pas ça. « Surtout moi. » Ah, mais non, toi non plus. Je le jure sur Crixus. Moi vivante, aucun Spade n’ira au gnouf. « Mais non. » que je lui dis sans qu’elle m’écoute. Ça fait un bail que j’y pense, un moment que ça me fait peur. J’ai tout prévu pour éviter la taule à Theo et je jure sur tout ce que j’ai de sacré que je le protégerai au péril de ma peau. Je paierai ses dettes de mon sang, tout ce qu’il faudra. Je dirai « Papa » pour qu’il m’écoute. « Papa, tire tes ficelles. » et la vie restera belle.

Et toi non plus ma Minnie, te fais pas de soucis. « Mais enfin, j'ai des revendications, je ne reculerai devant rien pour les faire entendre. Je veux mon bateau. » D’accord, très bien. Je le veux aussi maintenant, de toute façon. Et un petit quelque chose me dit qu’on l’aura, suffira de pas donner les véritables raisons de son élaboration. « Il faudrait trouver le bon mur à escalader, ça, c'est important. » A propos de ça, je viens de réaliser que c’était très con. Si tu te casses le cou, ton frère me tue ou pire…. il ne me parle plus. Et j’arrive déjà pas trop à accepter le fait que je mourrai un jour alors si on m’annonce que la vie avant ça se fera sans lui, je ne le supporte pas. « Et il nous aurait aussi fallu quelqu'un pour faire distraction pendant qu'on part à l'assaut de ton manoir. Mais bon, on fera sans. »

Je souris à nos ombres, attendrie par le sérieux qui la laisse rêver debout. Y a tant de vie dans ces jeux-la qu’ils prennent le pas sur beaucoup de mes intentions quotidiennes. « Ils crieront peut-être d'ailleurs, et tant mieux. Ils feront un tel bazar qu'on pourra gueuler un truc de pirate du haut du mur. » Je ne sais pas, ils sont organisés ces gaillards, les intrusions leur font pas peur, ils y voient une excuse miracle de faire une chasse à l’homme. Ce sont des cons, la pire espèce d’animaux qui soient, justement parce qu’ils n’en sont pas. Et j’en jetterai un de ce toit-là avant qu’il pose la main sur Minnie Spade et tous ses délires à hauteur du ciel.

Ce qu’elle est belle. Je me demande si elle a autant de tâches de rousseur que son frère. A vue d’œil, je dirais que non, mais il faudrait les compter pour être sûr. J’le ferai, à l’occasion. « Alors, quel mur sera l'heureux élu, Capitaine? » Oh ! Je suis Capitaine ? Je ne m’y attendais pas et ça me fait plus plaisir que de raison. Oh non ça y est je veux un chapeau, des plumes, une tenue superbe que je quitterai pas avant qu’elle empeste le rhum et qu’on y détecte une maladie inconnue des hommes. Je regarde le second Spade « Je suis Capitaine ! » y a encore de la surprise dans ma voix, alors que je m’y suis faite, que ça y est, Captain Fisher me possède.

J’ai envie de danser. Et si on dansait ? Han viens, on va chercher Seven, vous auriez des conversations monstrueusement divertissantes. Je te parlerai de lui bientôt. Un jour. Avant l’année prochaine. J’ai envie de la prendre dans mes bras, d’accrocher son petit cou de marin d’eau douce. « D’ailleurs, ton cou ! » arrêtons-nous un instant sur ton cou. « Ma Minnie chérie, pas question de grimper à un mur du manoir, même ton frère me fait peur quand il escalade une façade. » J’ai pas envie de lui faire de la peine. J’ai l’impression d’endosser le manteau de sa mère et de dire avec douceur les choses qui fâchent, mais qui la protègent. Ouais, deux choses que n’a jamais faites sa mère, en somme. « Mais pourquoi rentrer par effraction dans ma propre maison ? » Ça ne me choque que maintenant. C’est vrai que chez lui, c’est chez moi. « N’importe quand, je peux avoir une audience avec le Roi. » Même si je lui préfère de loin sa Main.

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MessageSujet: Re: « phil – élie & minnie »   Jeu 9 Mai - 20:04


Il nous faut un mur, le plus parfait. Quoi que n'importe lequel m'ira, du moment qu'on peut l'escalader sans trop d'encombre. N'importe lequel, tant qu'il n'est pas blanc. Blanc cassé, à la limite, je pourrais supporter. Mais pas blanc, jamais blanc. Je n'aime pas les murs blancs, tant ils sont vierges de toute vie, de toute identité. Ou un blanc salie, jauni par la vie. Un blanc de ce genre m'ira aussi.
Un mur de briques serait l'idéal. Les murs de briques sont tous un peu mal foutu, avec des irrégularités de partout. Certaines briques sont parfois fendues, d'autres recouvertes de mousses. Ces murs-là sont les plus beaux. Ils sont parfaits, surtout lorsqu'il s'agit de les escalader. Il y a des murs comme ceux-là, chez Élie ? Mince, je n'ai jamais pris le temps de me regarder? C'est idiot.

Mais le problème le plus important n'est pas le mur, mais bel et bien le bateau. Car, pour avoir un bateau, encore nous faudrait-il un endroit où l'ancrer. Un port ou une plage de galets sombres longeant la mer, par exemple. Il faudra que ce soit des galets, c'est important. Le sable est trop lisse, trop fin, trop calme. Il faut des galets, donc, et une mer déchainée, qui s'agite, s'agite, s'agite encore. Monsieur le maire pourrait-il aussi nous amener la mer ? Creuser une tranchée de l'océan jusqu'ici, c'est possible ? « Je suis Capitaine ! » Bien sûr, qu'elle l'est ! Qui d'autre pourrait mériter le titre de capitaine, sinon elle ? Elle sera notre capitaine, et Crixus son fidèle second, idéal partenaire de crimes. Ce sera beau, ce sera parfait.

Il faudra que je lui demande la permission de porter un chapeau, moi aussi. Je crois que seul le capitaine à le droit d'en porter un. Un petit, suffira, elle en aura un grand couvert de plumes et ainsi, le mien ne lui fera pas d'ombres. Elle sera le capitaine, son chapeau immense le prouvera. Le mien lui, ne sera qu'une petite chose usée, vieillie, et j'y attacherai des babioles, pleins de choses cassés. Il sera beau, mon chapeau. « D’ailleurs, ton cou ! » Oui, mon cou ? Il supportera le poids sans problème, ce ne sera pas lourd. C'est rarement lourd, un chapeau, même si on y accroche des grigris. « Ma Minnie chérie, pas question de grimper à un mur du manoir, même ton frère me fait peur quand il escalade une façade. » Quoi ? Pourquoi ? Je m'arrête, la regarde sans les yeux. J'ai envie de pleurer, soudain. Pourquoi on ne pourrait pas ? Theo le fait, lui. Il y arrive toujours et je n'ai jamais peur pour lui, parce qu'il peut tout accomplir. C'est un Spade, et j'en suis une aussi. C'est écrit, tatoué sur mon cœur. Je suis une Spade et rien ne peut arrêter un Spade. Pas même un mur.

Je pince mes lèvres, baisse les yeux. Et notre bateau ? Et la piraterie ? Pourquoi elle ne veut plus, pourquoi elle m'interdit ? C'est mon captivante, si elle me dit que je ne peux pas, je ne pourrais pas le faire. « Mais pourquoi rentrer par effraction dans ma propre maison ? » Pour la piraterie, voyons ! Les pirates ne sonnent jamais à la porte d'entrée, lorsqu'ils veulent pénétrer quelque part. Ils préfèrent agir en toute illégalité. Si on veut un bateau de pirates, il nous faut le mériter, agir comme tel. Ce genre de chose doit se conquérir par la force. Il faut être un pirate, pour mériter le rafiot qui nous fera le devenir vraiment. « N’importe quand, je peux avoir une audience avec le Roi. »

Je n'aime pas être triste. Vraiment pas. Ce n'est pas sain, pas naturel, la tristesse. Secouant la tête, je touche mon cou, dont elle me parlait tout à l'heure. Ce n'est pas le poids de mon chapeau, qui l'inquiétait, pas vrai ? « Mais... et mon mur ? » je lui murmure, ne comprenant pas. Et puis, mon cou, je me dis. Mais je ne le briserai pas en grimpant, il y a peu de chances. Il y en a une, malgré tout. Je pourrais, peut-être, le briser. Juste peut-être. Mais peut-être, c'est déjà trop. Si je le brise, je serai morte. J'abandonnerai mon Theo. Je ne serai plus là, je le laisserai derrière moi. Comme Papa. Comme Maman. Je ne veux pas être comme eux, je ne veux pas être comme ça. « Mon cou. » Je hoche la tête, comprends pourquoi il ne vaut mieux pas, après tout. Mon capitaine a raison.

« L'important, ce n'est pas tant l'audience, mais la façon dont on l'obtient. Il faut que ce soit, grandiose, audacieux, mémorable. » Et si on escalade pas de mur, comment faire, pour revendiquer la piraterie qui coule dans notre sang ? Dis Élie, on faut comment ? « Il faut que ce soit illégal, pour le mériter, notre bateau. » Il nous faut un autre plan. « Bon. » Quelque chose d'illégal quand même, mais pas trop dangereux pour qu'on y laisse nos cous, nos vies. Il ne faut pas abandonner Theo. Jamais. « Et si on passait par le parc... » On prétendra alors être des pirates, déguisées en nous-même pour tromper la vigilance des gardes. Faux. Nous sommes des pirates. « Et qu'on passait par une fenêtre, pour rentrer dans le manoir. » Il nous faudra peut-être casser un carreau, pour rentrer. Une grosse pierre devrait suffire. Est-ce qu'Élie m'en voudra, d'abimer sa maison ? Je pourrais toujours réparer la vitre quand on sera rentrées, s'il n'y a que ça. Je sais faire, réparer les choses brisées. Même si je préfère ne pas le f aire, parfois.

Ca pourrait marcher, pas vrai ? On ressemblera à des pirates. On passera par une fenêtre du rez-de-chaussé, pour ne rien se casser. « On rentrera par effraction quand même, en chantant une chanson pirate. » Et on ira jusqu'au bureau de Monsieur le Maire où on rentrera sans même frapper, sans même dire s'il vous plait. On ne chantera plus, à ce moment-là, mais on demandera – non – on exigera un bateau. On tapera du poing contre son bureau, même si on doit se faire mal aux mains, pour ça. C'est ce que font les gens, quand ils exigent. Un pirate aurait surement volé le bateau que l'on exige. Sauf qu'il n'y a pas de bateau, dans cette ville. « Ce serait assez illégal pour mériter le titre de pirate, tu crois ? »

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MessageSujet: Re: « phil – élie & minnie »   Mar 14 Mai - 11:34


Oh non, je le savais. Je savais que ça allait la rendre triste. Mais je l’ai dit quand même et je m’en veux, je m’en veux. Je sais très bien ce que ferait mon père. Mais je ne suis pas lui et si Minnie pleure, je pleure aussi. Sans y penser, juste comme ça, je sais que si elle craque, je la suis. Si elle tombe, je me jette dans le vide. Sachant que, de toute façon, Theo nous rattrapera. Et puis on ne le laisserait jamais seul longtemps. Non, j’ai une bouffée de froideur, si ça existe, rien qu’à imaginer ma vie sans lui. Ça me grippe le ventre, ça me mord le sang. Plutôt crever. Plutôt me noyer dans ma piscine pendant que Perry s’évanouit.

Elle s’est arrêtée de marcher et mon monde avec. Je me baisse, cherchant ses yeux sous son visage incliné bien bas. « Mais... et mon mur ? » elle nous murmure et j’en souris sans qu’elle ne le voit, une envie irrésistible de la loger sous mon bras. C’est fou d’être si adorable. Elle doit avoir un permis, une dérogation. Parce qu’il n’y a qu’elle pour me faire fondre peu importe ce qu’elle fait, ce qu’elle dit ou a l’air de penser. Je me sens dire « Ooh ! » et ça se veut aussi ému qu’encourageant. Je sais qu’elle réfléchit alors je la laisse faire, en profitant pour lorgner sur les alentours. Quelques représentant de la gente masculine se bourrent du coude en nous pointant du menton. Et mon doigt, vous le trouvez comment, bande de cons ? J’ai servi l’œil du tigre. Ça marche à tous les coups. Ma Minnie s’anime et tranche un « Mon cou. » éloquent qui me soulage. J’inspire profondément, glissant ma main sous son coude. Allez viens la vie, reprenons là où nous en étions.

« L'important, ce n'est pas tant l'audience, mais la façon dont on l'obtient. Il faut que ce soit, grandiose, audacieux, mémorable. » annonce-t-elle en effaçant la tristesse passagère. Son frère papillonne dans sa propre tête et il impossible d’obtenir son attention très longtemps. Il joue au ping pong, ses yeux fuyant puis venant vers la vie, deux oiseaux rares qu’on n’a que peu de chance de regarder en face. A moins de savoir faire. Mais elle, c’est son cœur heureux qui s’amuse à batifoler de sentiment en sentiment. Comme une petite fée, elle n’a de place que pour une humeur à la fois et, toutes sincères, elles la colorent toute entière.

Attendrie, je la regarde être Minnie, surveillant la rue du coin de l’œil. « Il faut que ce soit illégal, pour le mériter, notre bateau. » Chaque fois qu’elle prononce ce mot, bateau, je me surprends à le vouloir un peu plus fort. Je m’attache à sa proue, à l’élégance de ses longues voiles, à la gravure de son nom que mon esprit ne devine pas encore. Elle pourrait me faire rêver de n’importe quoi, loquant ses délires sur mes désirs qui pensent les avoir inventés alors qu’il n’en est rien. J’irai capturer un mouton et une palourde tous deux vivants dans la même journée si elle m’avait convaincue qu’il en naitrait une union heureuse. « Et si on passait par le parc... Et qu'on passait par une fenêtre, pour rentrer dans le manoir. » Aaah, maintenant on parle !

« Mmh.. ? » que je dis. Dis-m’en plus. « On rentrera par effraction quand même, en chantant une chanson pirate. » en l’entendant, mes doigts font ce truc. Ils pianotent dans l’air à hauteur de mon menton, appelons ça un tic. Ça me prend dès que je réfléchis, que j’imagine, que je pense à en faire sévir les turbines. Le tout me parait d’un probable assez exquis. Je nous vois, clair comme le jour, lancer un truc lourd à travers une de ces vieilles fenêtres dont l’improbable propreté m’emmerde. « Ce serait assez illégal pour mériter le titre de pirate, tu crois ? » « Ça dépend. » lui dit mon sourire en coin. « Pour un titre de pirate oui, mais c’est si tu veux être un marin d’eau douce. Un truc d’aquarium. » beurk, lui fait ma tête. Non, hein ? Qui en rêverait ? Pas nous, certainement pas Spades & Fisher associés.

Casser une vitre c’est très bien, pour un début. « Il y a deux choses que tout pirate en herbe – » ou en écume, mais passons « se doit d’avoir : un look. Et plus de rhum qu’il ne peut en boire. » Aucune mission n’est acceptable sans ça. Aucun abordage au monde ne peut être validé si on n’y met pas de sa personne. « Et je propose qu’on s’occupe du look en premier. Le reste suivra. » On est entourées de boutiques, on n’a qu’à faire correctement notre choix. J’ai de l’argent, ce qui est magnifique, parce que d’habitude je le laisse à mes gorilles. Mais là, non. J’ai une carte de crédit dans la poche de mon short. Mon très beau short blanc. Et si elle était tombée quand je courais ? Non c’est bon, elle est en place. « Très bien. » je nous arrête. « Surveillez l’horizon, Second Spade, je vais nous dénicher la boutique parfaite. »

Je ne veux pas un truc de bourge qui pue le fric. Je veux une friperie. Quelque chose dans lequel on chine, on cherche, on déniche. Pouvoir créer de mes mains une attitude qui m’ira, pas me contenter de copier ce que porte un mannequin de plastique. « Morbleu ! » oui, je l’ai dit et le plus beau, c’est que c’est venu tout seul. La prochaine fois ce sera fichtre. Je rêve de pouvoir traiter quelqu’un de couille molle. Mais pas dans la vie d’Élie. Capitaine Fisher, elle, pourra s’en donner à cœur joie. Mais sacrebleu, que je disais. « Tu vois ce que je vois ? » presque en face de nous. Je regarde le ciel, parce que je connais l’heure. Et comme je connais l’heure, je peux ne pas dire de connerie. « Sud-Est, l’enseigne avec la tête de mort. » c’est un signe ou c’est pas un signe ? C’est exactement ce que j’espérais. Un endroit où les vêtements ont vécu. Où on trouvera de tout. Qu’est-ce qu’elle en dit ma sirène sur le pont, « Cap droit devant ? »
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MessageSujet: Re: « phil – élie & minnie »   Mar 14 Mai - 20:58


Quand j'y pense, ça me choque encore. On a pas de bateau, dans cette ville. Quelle genre de ville saurait se passer d'un bateau ? On en a aucun, pas même un faux. Un attraction en forme de bateau ? Négatif. Un jeu en forme de bateau dans le parc pour les enfants ? Non plus, il n'y a que les habituels balançoires, toboggans et autres. Rien d'amusant. Un restaurant spécialisé dans les maquereaux, taillé dans le bois pour prendre la forme d'un bateau ? Non, même pas ça.
C'est de la discrimination, tout droit dirigé vers les pirates. Vers les pêcheurs aussi, maintenant que j'y pense. On a des vilains, des héros, mais pas de bateaux. Le Maire d'Élie doit avoir le mal de mer.

Ça ne suffira pas à nous arrêter, bien sûr. On sera pirates et on fera ça si bien que les gens d'ici seront fiers de dire que les plus grands pirates de l'univers viennent de Savior Hill. « Ça dépend. » Ça dépend ? Ça dépend de quoi ? Ça ne dépend de rien du tout, ce n'est qu'une question de temps. On fera trembler tout les autres brigands des océans. « Pour un titre de pirate oui, mais c’est si tu veux être un marin d’eau douce. Un truc d’aquarium. » Certainement pas ! Je veux un bateau, un chapeau et un équipage entier sur le pont, à chanter des chansons. Je ne veux pas de poissons dans un bocal. Ils sont ennuyeux, ils se contentent de tourner en rond. Certains sont parfois jolis mais vraiment, qui voudrait être moussaillon à bord d'un navire minuscule, échoué au fond d'un bocal ?

C'est parce qu'on a pas de mur à escalader, qu'on se retrouve coincées avec un bateau d'enfant dans un aquarium ? Et si je trouve un petit mur ? Rien de très haut, je promets. Un petit muret, à peine plus haut que moi. Minuscule, donc. « Il y a deux choses que tout pirate en herbe se doit d’avoir : un look. Et plus de rhum qu’il ne peut en boire. » J'aime pas le rhum, c'est embêtant. Je mettrai du jus de pomme dans ma bouteille, ça a presque la même couleur. Je renverserai un peu de rhum sur mon chapeau, pour qu'il sente l'alcool et qu'on se dise à l'odeur que je suis un pirate, un vrai, qui boit du rhum. Et je me sifflerai mon jus de pomme discrètement, tandis qu'on y verra que du feu.

Pour le look, par contre, c'est une autre histoire. Les vêtements des pirates sentent le vécu. Dans les magasins, tout sent le propre, le savon et le parfum bon marché qu'on vaporise partout comme un élixir destiné à nous faire acheter. Un pirate en aurait la nausée. « Et je propose qu’on s’occupe du look en premier. Le reste suivra. » Parfait ! « Très bien. » Pourquoi on s'est arrêté ? « Surveillez l’horizon, Second Spade, je vais nous dénicher la boutique parfaite. » A vos ordres, mon capitaine. Si j'avais une longue vue, je monterai à un poteau, comme si j'étais sur le mat de notre bateau. Mais « mon cou » je me dis. Il ne faut pas faire n'importe quoi, Theo compte sur moi. Je ne peux pas l'abandonner là. « Morbleu ! » Oui ? Quoi ? « Tu vois ce que je vois ? » Pourquoi je ne vois pas ? « Sud-Est, l’enseigne avec la tête de mort. » Vu ! Un magasin de pirate, tout comme je l'espérais. Élie est parfaite, je savais qu'elle ferait un bon capitaine. Elle est toujours parfaite. Si elle était Maire, on aurait déjà des bateaux à la pelle. Et la mer qui va avec. « Cap droit devant ? » elle me demande, alors je chantonne « Do what you want 'cause a pirate is free ! » avant de pointer du poing notre direction. « A l'abordage, mon capitaine ! »

Je commence déjà ma liste mentale, songeant à ce que mon allure sera, quand je serai pirate. « Je veux un chapeau noir, avec un As, un grand, dessiné dessus. » De pique, évidement. C'est tellement évident, d'ailleurs, que je ne vois pas l’intérêt de le préciser. « Je pourrais y accrocher plein de babioles, de petites choses brisées. Des perles, aussi, il en faudra. » Il me semble que c'est essentiel, d'avoir des perles. Et je pourrais piquer quelques poils à Crixus, pour les glisser sur mon chapeau, également. Élie me donnerait une mèche de ses cheveux. Une toute petite, vraiment toute petite. « Oh ! Et une carte à jouer. » Un faux œil sans paupière, qui ne clignera jamais. Un trèfle à quatre feuilles, pour que la chance nous accompagne en mer et des plumes de perroquet.

C'est beau, tellement beau que je le vois déjà sur ma tête. Seulement, on a un problème. Ca va faire beaucoup de choses à voler, tout cas. « Si Theo était là, il aurait juste pu dupliquer tout ce qu'on aurait voulu prendre. » J'ose pas rentrer. On devrait revenir avec lui, plutôt. Ce sera plus simple. Mes poches ne sont pas assez grandes pour y loger une tenu complète de pirate. Alors pour en y rentrer deux, ce n'est même pas la peine d'essayer. « Et si on était déjà des pirates, on aurait les poches pleines de pièces d'or. » C'est un cercle vicieux. Capitaine Élie dit qu'il faut un look de pirate pour en être vraiment un. Sauf que sans les pièces d'or des pirates, on ne peut pas se payer la tenu qui nous fera devenir de véritables pirates. C'est un casse-tête. « On va vraiment devoir voler un magasin de pirates ? »

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