AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partagez | 
 

 NOBODY & DIRTY ME ❖ dream a bloody dream for me

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité


MessageSujet: NOBODY & DIRTY ME ❖ dream a bloody dream for me   Ven 29 Avr - 20:59

Je mordille le bout d’une plume à l’encre rouge. Rouge, c’est la couleur d’un visage étouffé des mains d’un amant. Rouge, c’est la couleur d’une virginité arrachée à même une jeune fille.Rouge, c’est la couleur des organes éparpillés sur les mains d’un tueur. Mes perverses lèvres on la tentation de mordre ma plume jusqu’à en avoir de l’encre qui me coule jusqu’au menton, hémorragie métaphorique des âmes que j’ai dévorées de mes mots dérangés. J’imagine les regards effrayés de ceux qui croiront que je vomirai du sang. Les quelques âmes sensibles qui perdront connaissance à la vue de ma monstruosité. Ce serait si facile de m’infiltrer par la suite à l’infirmerie pour jouer un peu avec ceux qui ont le cœur au bord des lèvres. Je leur ferai rêver de cannibalisme et de sexualité dépravée. La simple pensée des possibilités rehausse mon humeur macabre. J’y puise l’indifférence qui m’encourage à traduire mes mots sur le papier. Il semblerait que la plus belle de toutes les langues ne soit pas reconnue par cet établissement. Je crie à la discrimination, crédules et incultes éducateurs. Ils ne comprennent pas ma langue à moi, je dois m’abaisser à sous-titrer mes réponses pour ne pas lire l’injure d’un F à l’encre permanente sur ma copie. Je soupire à leur incompétence. Je dépose cette épreuve ridiculement inutile sur le bureau de ce pantin auquel je n’accorde aucun regard. Rien ne m’amuse dans ce cadre formel, c’est l’intime, les secrets honteux qui m’animent. Je file sur le bout de mes orteils encadrés de cuir vernis. Deux talons pointus qui m’élèvent au dessus de la masse d’étudiants aussi vils que malléables. Regardez celle qui règnera sur vos désirs inassouvis.

Mon œil capte une silhouette aux épaules courbées. Petit ange auréolé de blond qui traine un boulet à chaque cheville. Sa démarche est lente, lasse, probablement écrasé par je ne sais quel vice qu’il s’efforce de combattre. Ça ne sert à rien de museler le monstre qui sommeille en toi, je te montrerai les atrocités qui éveilleront ta vraie nature. J’inspire l’air rance de la foule si prône à l’autodestruction. Rêvez de moi, pauvres pervers.

Je file furtivement cet inadapté, salivant du mal que je ferai grandir en lui. Le mal, le bien, que des points de repère sur une échelle de la normalité. Je suis un extrême que mes créations ont le potentiel de dépasser. Je sourirai fièrement à celui qui causera vices et malices sur son passage. Je sens ma proie s’éloigner des gens, de ceux qui vivent, et les cernes sous ses yeux me laissent espérer qu’il sera bientôt sans défenses. J’incline ma tête, pour voir sa silhouette se tordre dans ma vision du monde. Il a cette odeur de gentil garçon qui me répugne autant qu’elle m’attire. J’en tremble d’anticipation, petit héros deviendra grand, petit garçon deviendra vilain.
Revenir en haut Aller en bas
Nombre de messages : 187

MessageSujet: Re: NOBODY & DIRTY ME ❖ dream a bloody dream for me   Mer 29 Fév - 16:24


Les yeux de ma mère, obsédés par une violence tendre de n’être pas grand-chose sinon la porteuse d’un espoir divin et mort jeune, accrochent mes pensées qui ne s’en déferont pas de la journée. J’ai sous les paumes son regard, ses pleurs et un rien de mon cœur qui s’exhibe encore, impudique parce que libre de tout faire, surtout le bien. Ses douleurs paraissent claires à mes idées qui regrettent encore de pas avoir eu la force de lui demander un secret. Je languis un futur inexistant, cherchant la force de murmurer « Ouvre-les yeux, Maman. »

Un chagrin intense pèse sur mes épaules incapables de porter mon père jusqu’en dehors des rêves de celle qui l’aime. J’aimerais qu’elle me voit et rien qu’un instant, réalise m’avoir. Mais je ne demeure que mes doigts, le pouvoir d’un enfant qui se saigne à blanc pour ne pas perdre ses deux parents. Ils s’aimaient tellement. Ma vie contre la sienne, j’assure qu’elle me rendrait au monde si le sien pouvait lui revenir plus beau, plus tendre, plus blond. Je masse mes bleus que le contact affole, me sens minable de ne pas avoir su lui dire « J’existe, Maman. »

Je me traine comme un fardeau conscient, pose mon corps, enveloppe de ses rêves, contre un mur qui lui me soutient, lui demeure grand, inébranlable de ne pas savoir son nom. Mes bras pour tout rempart, je m’allonge contre l’herbe, maintenant mes côtes de crainte qu’elles aussi s’effondrent. Une abysse au-delà de vos paradis ouvre une bouche qui me happe, présage d’un jour où les fantômes cesseront d’être blancs. Qu’adviendra-t-il de nos âmes, quand elles perdront la parole ? Que verront nos cœurs, si les désirs demeurent à jamais morts, coincés entre deux utopies que ma chair ne trouve plus ? J’ai peur de demain parce que ma propre mort entrainera celle de vos rêves et je presse mes mains contre mon torse qui tremble des douleurs dont les couleurs doucement fanent.

Les nébuleuses d’argent s’atrophient dans la misère jusqu’à ne laisser que le noir d’antan, les origines d’un monde né d’un big rêvant du bang. J’attends, mes paupières closes au monde qui tournant encore m’abime avec poésie. Mon corps retenu par les braises d’un feu éteint redoute le vide que j’aperçois, me tendant la main. Je perds mon souffle, tandis que la vie le reprend. Et puis m’endors, cédant au néant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité


MessageSujet: Re: NOBODY & DIRTY ME ❖ dream a bloody dream for me   Mar 21 Aoû - 19:53

Les explications de nos envie viscérales sont souvent dues aux traumatismes de notre enfance. Échappés, oubliés, abusés. Que des mots qui n'accrochent pas aux séquelles invisiblement présentes. J'exulte une compréhension sans faille parce que je sais, parce que je comprends. Les rêves n'existent que s'ils sont puisés dans les atrocités du réel. Que des crevasses dans leurs espoirs avortés. La ligne des désirs inassouvis fait de moi l'artiste aux goûts abstraits dont on ne reconnaîtra l’œuvre que trop tard. De pauvres mortels qui rampent à mes pieds, prêts à se faire empaler par les talons d'acier de mes bottes. Craignez la sainte perversité. Craignez-moi jusqu'à ne vivre que pour m'appartenir. J'écraserai de mes mains leurs décences. Créant de leurs sein le désir de souiller et de lacérer.

Le voilà qui succombe, faible, aux tentations du sommeil. Ses airs meurtris m’écœurent puisque je n'en suis pas le bourreau. Il pue la compassion et autres conneries altruistes. J'aimerais faire de ses mains blanches les noires conspiratrices d'un mal universel. Sa transformation n'en sera que plus belle puisque son espère est éteinte. Les coeurs purs ont étés décimés un à un, alors que les vices crèvent la peau des croyants comme des païens. J'approche sur la plante des pieds, féline. Mes sens sont en chasse, mes doigts fourmillent des horreurs qu'il aura bientôt en tête. La révoltante paix qui anime momentanément ses traits laissera bientôt place aux troublantes révélations du désir animal. Mes doigts dansent autour des boucles blondes de sa tête d'Ange dans une prédiction macabre. Un halo des cauchemars sataniques qui l'attendent. Le moment est venu, où je ferai de lui ma créature.

Mes doigts se cognent à la peau de ses tempes alors que j'enjambe son corps assoupis. Quelque chose cloche. Mes yeux se ferment à la recherche des failles de son inconscient. Je voudrais pénétrer ses pensées pour les tordre, mais elles sont intouchables. S'il me résiste c'est simplement en rêve puisque j'aurai entre mes mains sa vile soumission, j'en fais le serment. Les secondes crèvent alors que je ne bois toujours pas l'essence de son âme que je ferai brûler pour la noircir jusqu'à la moelle. Rien à faire, je me bute contre une réalité cassante. Mes doigts ont peine à toucher sa peau, repoussés des méandres de sa vie.

Impossible. Non. Je rage. Grogne. Hurle enfin que j'aurai sa peau. Mes mots résonnent dans les couloirs. L'idée de le toucher à nouveau me révulse. J'essuie ma peau contre la brique dans une viscérale phobie d'être contaminée. Ce virus me lacère les idéaux. Plutôt l'étrangler des mains d'un autre pantin. Nobody refuse d'être dirty. « Ash dugh! »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: NOBODY & DIRTY ME ❖ dream a bloody dream for me   

Revenir en haut Aller en bas
 

NOBODY & DIRTY ME ❖ dream a bloody dream for me

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Dream of Ewilan
» Hollywood Dream Boulevard
» 2.07 : Dirty Money
» Dream ticket :Obama/Gore
» California Dream !
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SAVIOR HIGH × heroism's slaves. :: SUPER NOUS :: Corbeille --