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 « still into you » - keira & jake

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MessageSujet: « still into you » - keira & jake   Mer 1 Mai - 14:02

Les jours ont filé. Les jours tristes où même le soleil ne peut que ternir les couleurs. Les jours de désespoir où l'air qui nous entoure semble enflammer les peines. Les jours moroses où rien ne vas, pas même le souvenir de son visage. Les jours creux où le vide s'accroche à l'intérieur, plantant des clous dans nos estomacs. Les jours doux où le passé est doux-amer et où la nostalgie ne fait ni bien ni mal. Les jours comme celui-ci, où je ne sais pas qui je suis. Les mots pour me définir, pour m'ancrer dans la réalité, se sont envolés quand j'ai osé respirer. Ça n'est qu'un moment que j'aurai oublié quand viendra la peur paralysante des couloirs connus auxquels je ne m'habituerai jamais. Chaque pas est un combat, chaque respiration une victoire.

J'aurais pu rester au lit, je doute parfois que mes enseignants sachent qui je suis. Ils lisent mon nom sur la feuille des présentes et le questionnement muet dans leur voix me prouve raison. Tant d'extraordinaires talents qui sauveront nos corps abandonnés. Bravo à eux, d'exister pour le monde, d'exister dans ce monde sans y succomber. La fin du cours auquel je n'ai été présent que de corps, mon esprit ayant filé quelque part. Dans cet ailleurs où je ne suis pas si faible. Dans cet ailleurs où je sais faire autre chose que m'effacer jusqu'à ne plus exister. J'ai essayé, mais ça n'était pas juste, d'exister pour Keira. Ça n'était pas juste de lui demander ça, de la forcer à être la fondation de quelqu'un qui aurait eu besoin d'elle pour entendre battre son propre coeur. Peut-être que j'ai pensé, peut-être que le temps a lentement rendu la douceur à son souvenir, me permettant maintenant de réaliser qu'il me suffit d'essayer. Je resterai, sans qu'elle ait à le demandai. Je partirai, si elle le demande.

Peut-être que les choses tournent en rond. Peut-être que le temps n'est pas une ligne droite. J'étais là-bas, dans le réfectoire, à refuser d'exister, un jour de rentrée. Elle était tout près, cette première fois. La première fois où je l'ai vu, la première fois où elle m'a parlé, la première fois où on a planifié, la première fois où on a du se dire au revoir. Keira s'y pose, à quelques tables de ma vision. Comme si elle ne souhaitait pas y superposer le présent. J'avance, refusant de penser, de reculer, et m'assois à la même table.

« Bonjour . . . »

Il fallait bien commencer quelque part. Je n'aime pas commencer, parce que je ne sais jamais où ça va finir. J'ai quelque chose à l'intérieur du ventre qui s'agite, qui sautille, j'ai des grenouilles dans le ventre, j'ai mille grenouilles dans le ventre.

« Je suis désolé, de pas avoir été là . . . ces derniers jours. »

Je m'en voudrais qu'elle croit que c'est sa faute, ou que je lui en veux. Elle ne me doit rien, j'espère qu'elle le sait. Si je l'importune, elle ne me doit pas la politesse d'écouter. Peut-être qu'elle me coupera, peut-être pas.

« Je suis désolé, je suis pas habitué de parler. Je me rends compte que t'as cet étrange effet sur moi et que je dis tout, quand t'es là. J'en dis trop, et quand j'y repense, je veux disparaître. . . Tu vois, ça recommence, faut que j’arrête. . . »

Faut que j’arrête de parler. Plus je tente d'expliquer. Moins ça ne fait de sens. J'ose pas regarder Keira, j'ose pas. Je vais en perdre ce que je pensais, je vais en perdre qui j'étais. Je vais vouloir être son ombre et ne plus jamais en sortir. Elle mérite mieux que ça. Elle mérite quelque qui est capable de se tenir debout dans une pièce sans vouloir se désagréger sous le regard des autres. J'y arriverai, tu vois. J'y arriverai, j'y crois.
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MessageSujet: Re: « still into you » - keira & jake   Jeu 29 Aoû - 18:56

Je n'ai pas faim, je regarde la nourriture, m'en écœure, je n'en ai pas envie et mon coeur me dit qu'à l'évidence je n'ai plus envie de rien.
Les journées sont passées, lentement, mais elles l'ont fait, entre amitiés nouvelles et amour perdu. Je ne sais plus vraiment ce que je suis devenue.
Perdue au milieu d'un monde que j'ai appris à ne plus reconnaitre, un peu moins qu'hier et bien plus demain. Je n'ai plus de gout en bouche, même pas celui du pain.
Je ferme toujours les yeux, pour tenter de ne pas voir ce que leurs esprits refusent de me cacher.
C'est comme si toute une année s'était écoulée, incontrôlée. Mes mains tremblent à moitié.

Mon esprit envahi par les rêves d'autrui. Ils se mélangent, se confondent en moi, et je regrette d'être ici.
C'était une erreur de faire comme si tout allait bien quand je me dis que je ne saurais jamais les arrêter.
Quand je vois un certain Ben hanter l'esprit d'une fille de la salle, implorant son retour dans ses bras. Quand un autre se permet de souhaiter qu'aujourd'hui le repas soit des frites et non de la purée.
Je ne trouve pas la force de trouver leurs désirs idiots quand ils me semblent devenir les miens. Et si moi aussi, je voulais que Ben vienne me trouver ?
Je ferme les yeux, tente de l'oublier, de chasser de ma tête toute trace de lui ou de cette fichue purée.
Je ne sais comment vivre en communauté et me hante encore ce sentiment, celui que jamais je ne saurais être cette héroïne de ce monde si grand.


    « Bonjour . . . »


Je sursaute à moitié oubliant les envies des gens pour me concentrer sur ce visage qui, maintenant je le sais, m'a atrocement manqué.
C'est comme si tout se remettait en place à l'intérieur et comme si tout le reste n'était plus important. Comme si rien à part lui était vivant.
Ça me prend les tripes en profondeur, nom de dieu, la vérité c'est que cela fait peur.


    « Je suis désolé, de pas avoir été là . . . ces derniers jours. »


C'est vrai il n'était pas là ? C'est comme si je m'étais mise en pause depuis son départ de ma chambre. Depuis les bêtises de Morgan. Et tout le reste avec ça.
Je reprends vie comme je le vois. Je tente de baisser le regard, mais je n'y arrive pas, toutes mes pensées sont concentrées sur lui, plus de Ben, plus de purée, la seule chose que j'aimerai voir c'est ce que lui a en pensées.
Je voudrai ... Jake, permets toi de rêver. Fais moi peur comme la dernière fois, mais s'il te plait, s'il te plait, montres moi la beauté qu'il y a en toi.


    « Je suis désolé, je suis pas habitué de parler. Je me rends compte que t'as cet étrange effet sur moi et que je dis tout, quand t'es là. J'en dis trop, et quand j'y repense, je veux disparaître. . . Tu vois, ça recommence, faut que j’arrête. . . »


J'esquisse un sourire, murmure muet de mon affection pour lui, de mon manque certain de sa présence dans ma vie.
Je ne sais pas quoi répondre, me sachant pas plus douée que lui, je me dis qu'on est deux âmes brisées qui tentent d'apprendre à se réparer. Faut qu'on réapprenne à vivre avant de savoir comment s'aimer.
Alors s'impose à moi une histoire bien loin d'être fini, peut être bien que pour cet apprentissage il faut toute une vie.
Je me fais peur sans le dire, j'espère sans y croire, je frôle surement une certaine folie que je ne devrais pas me permettre d'avoir. Aujourd'hui en plein jour je me permets d'y croire, et j'oublie que chaque soir il y a le noir.


    - N'arrêtes pas.


Je m'entends prononcer d'une drôle de voix. Je voudrais retirer ce que je viens de planter mais je n'y parviens pas, comme si mon âme avait parler pour moi.
Mon cœur qui a pris le dessus et j'accuse je ne sais quoi, le bien que cela fait de pouvoir n'être que moi dans ma tête quand il est là.


    - Quand il y a des silences, je ne m'entends plus réfléchir, surtout quand il y a d'autres personnes autour de moi.


C'est la vérité, mes désirs deviennent leurs pensées, et ma vie s'enfonce dans leurs esprits, au prix de tortures mentales qui personne n'arrive à comprendre.
Je baisse les yeux, m'avouant vaincue de ne rien pouvoir lui cacher, et je sais que ce n'est pas un sentiment d'amitié, c'est quelque chose que l'on peut contrôler, comme si la vie, le monde en dépendait.
Je ne sais plus si la journée était belle, mais maintenant je sais, qu'elle l'est.
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MessageSujet: Re: « still into you » - keira & jake   Ven 30 Aoû - 18:13

C'est une mauvaise habitude, de regarder mes pieds, de chercher les craques au plafond, d'éviter les regards comme s'ils allaient me foudroyer sur place. C'est une mauvaise habitude que je ne remarque que maintenant. J'aurais du me conditionner à lever les yeux. Pourtant, au moment où j'ose affronter son regard, à cet exact moment, elle fait don au monde du plus adorable des sourires. Si Keira sourit, tout vas bien et rien d'autre n'a d'importance. C'est l'un de ces sourires qui s'accumule à une extrémité des lèvres, créant une fossette dans les mystères de sa peau blanche, une petite crevasse qui me fascine l'espace d'un instant avant de disparaître comme une étoile au matin. C'est bien assez d'être dans la même pièce, d'assister à sa vie qui s'envole, de simplement savoir qu'elle m'a vu. C'est plus que je n'aurais jamais osé espéré. Ses paroles seront des commandements, puisqu'elle est la souveraine de mon âme.

   - N'arrêtes pas.


Quoi ? Elle me souffle un espoir qui s'agrippe aux cendres de ceux qui ont brûlé à mort, il  y a encore si peu de temps. C'est une étincelle que j’éteins entre mon pouce et mon index avant qu'elle ne commence un feu de paille sous ma peau. On apprends de nos erreurs, de nos maladresses. Combien de chances puis-je espérer avoir à ses côtés. Je ne peux que lui donner le meilleur de moi et la laisser décider si c'est assez.

La voilà qui me regarde comme si quelque chose avait changé. J'imagine probablement des choses. Je lui prête mes envies et mes désirs, alors qu'au fond, qui sait, peut-être qu'elle ne souhaite qu'un ami qui soit là, pour les moments où le monde semble trop lourd et les gens trop étouffants. Je réalise avec tristesse que c'est ce que j'étais, lors de notre dernière rencontre, un boulet qui tire la conversation vers des bas fonds, coulant l'insouciance, noyant la légèreté.

   - Quand il y a des silences, je ne m'entends plus réfléchir, surtout quand il y a d'autres personnes autour de moi.


J'avance un peu, doucement, comme pour ne pas effrayer un oiseau. J'ai pris place à sa table comme lors de notre rencontre, comme le jour où tout a commencé. Les silences sont ma maison, mais je nous construirai un navire de mots maladroits si c'est ce dont elle a besoin pour pouvoir être maître de ses pensées. Quand on est seul, c'est tout ce qu'on a, nos pensées. J'imagine que sans elles je ne serais qu'un corps oublié qui hante sans être vu, fantôme sans but. Depuis Keira, j'ai une raison. Je pense à elle. Je parlerai pour elle, sans savoir comment j'y arriverai, mais je le ferai. L'amertume des derniers jours s'est évaporée à son contact. Keira a su faire briller le soleil dans une pièce close. Toujours radiante de bonté et de simplicité, un baume pour le coeur.

« Oh, j'aime bien le silence. Quand les gens parlent, ils n'ont pas souvent quelque chose de gentil à dire. . . »

C'est qu'on entends tout quand les autres ne voient pas qu'ils sont écoutés. C'est impossible de taire les voix qui hurlent plus fort que tout le monde, certains d'en avoir le droit parce qu'ils existent et qu'on les regarde. Ces gens me terrifient parce qu'ils pourraient me piétiner sans même le réaliser. J'imagine que l'écho de leurs murmures protègent Keira d'entendre tout ce qu'ils ne disent pas. Je murmurerai pour garder à distance ce qu'elle ne souhaite pas écouter d'une oreille forcée.

« . . . Sauf toi. C'est ce que j'aime chez toi. . . »

J'ai parlé à haute voix, sans vraiment le réaliser. Tout ce que je veux c'est exister pour elle, comme on le ferait pour celle qu'on aime. Comme on pourrait tout faire parce qu'elle vit. Keira me fait parler, me donne corps et voix, sans comprendre l'immensité de ce qu'elle accomplit, tout simplement en se trouvant devant moi, avec son grand coeur entre les mains.

« . . . Enfin, tu sais, que j'apprécie quoi, comme n'importe qui, je veux dire ça se voit . . . »

Je ne sais pas ce qui se voit d'autre que ma maladresse. Je pense que j'ai rougis et que pour une fois, ça se voit aussi. Je n'ai pas disparu, elle déteste, je le sais, je crois. Elle rigolera, mais elle sera avec moi, et sa présence me fais plus de bien que tous les mots du monde. On est bien ensemble, toi et moi, Keira, tu le sens, n'est-ce pas ?
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