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 |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.

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MessageSujet: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Jeu 1 Sep - 11:15

[Je voulais le poster dans la chambre de Lucky, mais elle n'en a pas :s]

    Non mais sérieux ? Vraiment ? Non, tu ne déconnes pas ? Si, tu crois ? Manquait plus que ça ? Un couvre feu, quoi !
    Un couvre feu, comme si on avait quatre ans. Alloooo ! On a dépassé les dizaines maintenant, nouveau flash : Nous sommes grand.
    Je marche fier, dans les couloirs, prêt à retourner dans mes appartements. Je me dis que ceux qui passent à côté de moi doivent m'envier, si fort, si bien, pauvres d'eux. Grande gloire à moi.
    Et puis là, tout à coup, m'arrive une chose qui ne s'était jamais produite avant cela !
    J'écarquille les yeux, ne comprends même pas. Je suis si imposant pourtant.
    Je fronce les sourcils, ferme mes poings. Et je regarde celui qui vient de me foncer littéralement dedans. C'est quoi ce con ?

    - Ton prénom c'est hurluberlu ou quoi ?!

    Ce mot, il est juste chouette, sérieux. Je m'imagine le dire au ralentit, un style : Huuuuurluuuuubeeeeerluuuu ! Avec un grand mouvement de bouche.
    Le gonze me regarde avec des aussi gros yeux que les miens. Non, mais, en plus il me refait.
    Il cherche la bagarre, hein, tu cherches à prendre ta tannée ? Hurluberlu que j'ai dis. P'tit couillon. S'il continu à me regarder, j'lui taille les oreilles en pointe, il l'aura bien mérité.

    - Écartes-toi de mon chemin, stupide mortel !

    Puis je continue ma route, après tout, il ne faut pas se laisser dévier de son but juste par une collision.
    Et me germe une idée dans mon esprit aussi grandiose que celui d'un génie. J'approche lentement de porte.
    Je ne soupire même pas, et au lieu de rester discret, j'accompagne mes coups de poings sur sa porte par de grands : TOC ! TOC ! TOC ! Le loup est là, Satine ouvres-moi.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Jeu 15 Sep - 20:18


Plongée dans un abysse aux milles couleurs déchues, la caricature boiteuse d’une vie un peu plus belle chancelle contre mes murs, fracasse ma volonté qui ne sait comment s’y rattacher.
Le fléau en mon sein cri que cette parodie faiblarde ne saurait épouser ma réalité, lorsque mes pauvres diables se rappellent à moi. Avant même les grandes heures de la conscience naissante, ils ont su me dérober mon âme, mon ombre, mes ailes. Faire de moi un monstre, une bête.

Mais dans l’ombre de mes drames subsiste cette étoile mélancolique qui gonfle à chaque inspiration, cette écume qui danse à la surface des maux. Ce sourire et ses jumeaux de souvenirs, qui me laisse l’espoir d’un peut-être .

Et j’esquisse du bout des doigts un songe inédit, peint à l’encre de son rire. Et je rêve. Rêve de soigner mes cicatrices, les sales, les saines. En apposer de nouvelles et louer au ciel une paire d’ailes déchirées, pour sentir le vent claquer contre ma peau, la réveiller.
J’ai retenu, appris. Doute d’y arriver, mais promets d’essayer. Au nom de nos belles cicatrices, Jimmy, celles qui méritent de nous voir vivre pour elles.

Un martèlement furieux contre ma porte m’arrache un soupire, tant leurs échos me sont familiers. Quittant mon lit et mes rêves éveillés, ma main tremble quelques peu sur la poignée, tragiquement consciente qu’une étreinte trop puissante suffirait à la briser.
Et son visage s’impose en maitre face à mes yeux qui ne parviennent à se fermer. Ses yeux me renvoient à cette folie qui ronge mes nerfs, ce monstre et la chance qu’on lui concède, toutes les conneries d’un monde qui, chaque fois, qui me maintient enlisée, avec pour seul repère ma carcasse, pour éclairer ma nuit.
Mais tout est différent, aujourd’hui. Je ne veux pas sombrer, refuse de le voir m’y condamner.


« Je suppose qu’il ne servirait à rien de te fermer la porte au nez… tu rentrerais de toute façon. »


Et je lâche la porte, retourne à mon oreiller, détenteur de mes songes parfaits. Je refuse d’être, pour aujourd’hui, l’ultime marionnette d’un jeu dont je ne connais pas les règles. Un pathétique pantin à l’harmonie depuis longtemps brisée.


« Qu’est-ce que tu veux ? »


Mon souffle est faible, entache ma volonté nouvelle, née dans le creux d’une nuit qui n’appartenait qu’à moi, et au souvenir de mes rires anciens. Mais la fatalité me veut à jamais soumise à ses temps, ses pauvres harmoniques. A jamais reine d’un unique bal, poupée perdue dans le noir des saisons.
J’essaierai Jimmy de ne pas flancher face à ses yeux. J'essaierai.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Sam 17 Sep - 12:25

    Je ressens le besoin de rentrer dans sa chambre, je ne sais pourquoi.
    Je me dis que ce doit être différent, que la chambre de Purity, par exemple, doit être a des milliers de kilomètres de celle là.
    Satine, laisses-moi entrer s'il te plait. Je suis même prêt à faire le regard du chat potté pour me faire invité.
    Avouez-le ce regard là, on n'y résiste pas, surtout quand c'est moi qui le fait. Il est parfait.
    Et la porte s'ouvre après une attente minime, rien de grand, juste le temps qu'il faut à quelqu'un pour ouvrir.
    Pourtant je me plais à penser que si elle s'aimait un peu plus elle aurait couru pour venir à moi. M'ouvrir sa porte, m'ouvrir ses bras. Ses cuisses, pourquoi pas ?

    « Je suppose qu’il ne servirait à rien de te fermer la porte au nez… tu rentrerais de toute façon. »

    La supposition est vraie, et je pourrai même être troublé que la dame semble me connaitre un peu plus qu'elle ne veut se l'avouer.
    Dans un mois, toi et moi, dans cette même chambre on dansera. Je t'apprendrai les pas, crois-moi.
    Si je suis de bonne humeur, je pourrai même te promettre ce soir là que je serai un des plus gentils, si j'y crois.
    Et puis j'écarquille les yeux au moment où elle trouve place sur son lit, essaie de m'enlever de la tête toute mes envies.
    C'est n'importe quoi, qu'est ce que je fiche ici ? Voilà que je vais me retrouver dehors pour tentative de viol, peut être, qui sait ... Morgan, stoppes ces pensées.

    « Qu’est-ce que tu veux ? »

    Gnéééé ? C'est quoi cette question ? Si je réponds ce que me dicte mes pensées, je suis grillé.
    Et puis, merde, hein, je suis un homme avant tout, oui, je jure que c'est vrai. Un homme un vrai, dans la chambre d'une vraie fille aussi ...
    Sans d'autre gars à l'horizon, Jake n'est pas caché ailleurs, n'est ce pas, invisible dans la chambre ? Comme il l'a fait avec Keira.
    Non, je suis sur qu'il n'est pas là.
    Ce que je veux Satine, tu dis ?

    Je veux briller plus que Bam, plus tard.
    Je veux manger un plat de je-ne-sais-quoi, tant que cela calme mon estomac.
    Je veux comprendre le mot azymovesque, pour de bon.
    Je veux croiser un jour un koala, parce qu'il parait que c'est mignon, ça.
    Je veux mordre un serpent, avant que lui ne m'attaque.
    Je veux briser et voir le sang couleur.
    Je veux qu'on s'embrasse, avec passion cette fois.

    Je secoue le visage et n'aime pas ça. D'habitude, toutes mes pensées je les trouve justifiée, bonnes et sans rien à jeter.
    Là, la dernière, je la foutrais bien aux oubliettes si elle n'envahissait pas autant mon esprit. N'importe quoi.

    - Ce que je veux ?

    Je relève le regard, ne veux plus penser à elle et à ses jambes bien trop longues pour être vraies.
    Je fixe les murs de sa chambre, essaie de deviner pourquoi ils sont comme ça, et pas autrement.
    Et puis dans un élan de folie, avec un sourire qui vient bien de moi, je me retourne, et me dis que ce n'est pas mon second cerveau qui doit commander.

    - Bah, je veux bien savoir ce que ça veut dire azymovesque ? Pas toi ?

    Danses avec moi.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Mar 20 Sep - 7:26


Et je garde en mémoire que cette journée restera à jamais plus que chacune de celles qui l’ont précédé. Plus qu’une accumulation malsaine de secondes éphémères, l’union persistante de minutes accolées où les heures se creusent en laissant de côté chacun de mes songes inachevés. Qu’importe les heures qui se creusent, sa volonté de me faire valser.
Aujourd’hui, je promets que le réel ne prendra plus possession de mes rêves. Que l’horreur de ma chair ne nourrira pas les égarements de mon inconscient, durant mon sommeil.

Ses yeux courent le long de mon corps, et mes frissons me murmurent que je n’aime pas ça. Je me sens nu, faible. Fragile, friable. L’impression tenace de le savoir me contrôler au-delà même de tout ce qu’il peut seulement imaginer me trouble, et son regard n’y est pas étranger.
Mais il secoue la tête, me libérant de son emprise au passage, et mes muscles répondent à nouveau à mes ordres, au lieu des siens. Je soupire, doucement. Attends.


- Ce que je veux ?


Les épines dans ma peau, qui rongent mon corps, délivrent leurs poisons, murmurent leurs espoirs. De mes veines à mes os, partout, le chant reste le même. Et les milliers d’atrocités lovées contre mon cœur dessinent mes espoirs, qui trouvent leurs reflets dans les démons qui serraient autrefois mes tripes, enfin paisibles. Il n’y aura ni drames, ni larmes. Et je pris, pris en silence pour l’accomplissement de mes souhaits.
Son regard court vers un ailleurs, danse sur les murs immaculés de la pièce ; s’échappe au loin, revient vers moi. Ses lèvres craquent un sourire, les miennes tremblent, à la merci de leurs mots.


- Bah, je veux bien savoir ce que ça veut dire azymovesque ? Pas toi ?


Le choc paralyse un instant mes membres qui peinent à exécuter le mouvement qui leur est dicté. Mais ils craquent, et m’aide à me redresser, plongé dans l’incompréhension la plus totale. Je n’y comprends rien, mais les adorent pour toute l’innocence de ses mots, de leur impact.
Et, si doucement que mes muscles semblent ne pas le ressentir, je souris.


« Avant que tu n’en parles, non. Mais je suppose qu’il ne me reste plus qu’à ajouter ça à la longue liste de toutes les choses que je ne sais pas. »


Et tout en haut de cette liste mentale demeurait, il y a quelques semaines encore, une seule et unique question : Pourquoi moi ?
Et j’aurais pu désosser le monde entier – s’il n’était pas si délicat face à moi que je tremble de me savoir capable de le briser – pour trouver la réponse à cette malédiction qui pèse sur moi. Pour comprendre quel crime malsain mon âme a pu commettre pour se retrouver ainsi damnée, ciselée de haine, d’horreur et d’effroi.

Et puis… Et puis il y a eu lui, et son image gravé contre mes myocardes, enfanté dans la violence d’une haine nouvelle, inédite parce que dirigé vers un autre que moi. Son apparent plaisir à faire naitre de nouveaux tourments en moi, bourreau destiné à châtier chacune de mes erreurs passées. Crée pour résister à ma force, me soumettre, me contrôler, pour ainsi mieux me briser.

Mes jambes tremblent alors que je pose un pied à terre, quitte mon lit pour me poster face à lui. Tente de trouver son regard pour y chercher les réponses qu’il ne me donnera probablement pas. J’espère en vain, mords ma lèvre, et espère encore plus fort. Pour rien.


« Mais à choisir, je préfèrerai savoir pourquoi ? Moi tout ça. Pourquoi moi. Et pouvoir ma force ne peut rien, contre toi. »


Ne réponds pas, s’il le faut. Mais, par pitié ma première journée à tenter de voir la lumière sans m’y brûler, ne me brise pas.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Ven 30 Sep - 19:16

Azymovesque, acrimonieux ... Y en a pleins des mots comme ça. On les compte, toi et moi ?
On pourrait en faire toute une liste, assis sur ton lit, à parler de ça toute la nuit.
Quoi que si elle veut pendant la nuit on pourra en faire pleins de choses. Plus intéressantes surement.
Plus intéressant pour moi, mais pour elle aussi, j'en suis persuadé. Je sais m'en occuper, des poupées.
Je la sublimerai le temps d'une nuit ma Lucky chérie.

    « Avant que tu n’en parles, non. Mais je suppose qu’il ne me reste plus qu’à ajouter ça à la longue liste de toutes les choses que je ne sais pas. »


Rooh, ce qu'elle et rabat joie, j'avais presque oublié ça. T'aurais pas pu me donner une définition ?
Même n'importe quoi. Me faire fermer la gueule. Hurler qu'azymovesque ça veut juste dire ; Morgan, t'es con.
Là j'aurai rigoler, là j'aurai tenté de fanfaronner.

Mais non, mais non ! Faut toujours qu'on joue les déprimés. Faut toujours montrer au monde qu'on est pas contents d'exister !
Putain mais qu'est ce que j'aime pas les gens comme ça. Ça me gonfle de toujours voir des gens prêt à pleurer.
Elle a pas comprit sa chance ? Non, rien assimiler. Bon sang, ça y est je vais déprimer.
Danses, danses, danses.

    « Mais à choisir, je préfèrerai savoir pourquoi ? Moi tout ça. Pourquoi moi. Et pouvoir ma force ne peut rien, contre toi. »


Je lève les yeux au ciel, parce que je suis complétement et totalement déçu de sa phrase. J’espérai tellement plus.
Mais on a jamais ce qu'on veut dans la vie. Et je mourrai con sans savoir ce qu'azymovesque veut dire. C'est la vie, c'est comme ça. Le manque de chance on dira.
Je secoue le visage, souris même parce que je me dis que si elle ne le fait pas moi je souris à la vie. Sans raison, juste parce que je me dis qu'on est chanceux d'avoir des moutons sur terre.
Ce que c'est con, un mouton. Mais ça existe, et faut avouer qu'on a toujours besoin d'un mouton de temps en temps.

Je voudrai pouvoir lui, ouais, lui montrer à quel point j'suis exceptionnel et pourquoi elle ne me blesse presque pas.
Je voudrai ouais, mais garder le secret c'est plus drôle je crois. Elle le saura en même temps que le monde, je peux le jurer cracher.
Et si j'tiens pas ma parole ? Peu importe, après tout, j'm'en tape de me trahir moi. Je vais pas pleurer et même pas me frapper.

J'ai envie de bouger mais je ne sais pas, je me sens bien con dans cette position là. Je crois que mon sourire a disparu et que mes bras sont juste là dans le vide à moitié en l'air, moitié en bas.
Je me surprends à toujours prier le ciel pour être sexy, même à ce moment là.
Et puis me viens une réplique à l'esprit. Une phrase que je dois dire, mais qui ne serait pas moi. J'ai pas envie, Morgan tais-toi.

    - Tu danses avec moi ?


Y a pas de musique, y a pas de rythme. Pas de raison, je suis juste con.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Dim 2 Oct - 20:45


Et mes espoirs suspendus à ses lèvres ne demandent qu'à s'élever, grandir à défaut de flancher, prendre de la hauteur comme jamais avant ils ne l'ont fait. Ils attendent, tremblants, fragiles mais vivants, ramenés vers moi par Jimmy et son sourire. Ils sont là, n'attendent que les réponses qui les feront devenir grands.
Et Morgan connait mes réponses, aussi surement que j'ignore les paroles de ses chansons. Je le sais, n'en démords pas. Il connait les réponses, qu'il semble protéger si farouchement qu'ils en viennent à ressembler à des secrets.


- Tu danses avec moi ?


Mon soupire est venue d'écraser quelque part, ailleurs, loin de lui, de moi. J'ai quelque part entre mes tripes et mon cœur quelques notes brisées, imparfaites, surfaites. Une mélodie foutue et qui sonne faux. Rien qui ne puisse faire bouger mes pieds, leur donner envie de danser. On ne m'a jamais appris à le faire, trop effrayée à l'idée d'abimer celui qui viendrait à vouloir m'enseigner ses pas, à trop m'en approcher.

M'éloignant de lui, je retrace les contours impersonnels de cette chambre qui est la mienne, traine ma carcasse sans même lui donner de destination, ou le moindre but à atteindre. J'ai dans les veines un sentiment qui grouille, ravie mes vieilles haines à qui elle inspire des rimes cruelles. L'urgence de la scène se rappelle à moi, me donne envie de frapper, de courir, d'être moi, sans savoir même ce que je suis. J'ai besoin de réponses pour avancer, même mon corps le sait.

« Tu sais, j'y ai réfléchi, encore et encore... J'ai pensé que c'était une malédiction, tous ces pouvoirs. Et ils me trouvent chanceuse, tous, ici. Ils s'époumonent à dire que je ferai de grandes choses, que je sauverai des gens... Des conneries, tout ça, je suis maudite ! Et toi, tu n'étais rien d'autre dans ma tête qu'un envoyé de Satan, de Dieu, peu importe, pour me punir d'être un tel fléau. Et puis... » J'ai soupiré, craqué un sourire et ai arrêté mes pieds qui ne cessaient de chercher un endroit où me cacher. « Et puis j'ai vu Jimmy, avant-hier soir. Et tu vois, lui, il a grandi entouré de héros. Deux de ses plus proches amis sont élèves ici, et son meilleur ami est le fils de notre ancienne directrice. Je dis « est » parce qu'il m'a interdis de parler de lui au passé. Dans un sens, je comprends. Quand tu penses à Jim, tu penses à Timothy. Les deux sont liés, c'est comme ça... Et Jim a toujours pensé, lui, qu'on avait été choisi parmi la masse. Élus, en quelques sorte, quelque chose comme ça, comme un grand tirage au sort. Et bien, cette loterie, c'est de la connerie. Alors tu vois, peut-être que c'est juste le hasard, qui a fait de moi ce que je suis. Qu'un gars s'est dit, de la haut « Tiens, foutons tous ces pouvoirs en elle, ça pourrait être marrant. ». Et peut-être que toi, tu n'es qu'un fanatique de la danse, qui aime lacérer les gens dans les réfectoires, juste comme ça, parce que tu t'emmerdais, et qu'il n'y avait pas de musique ce jour-là. Et puis t'as dû me croiser, un jour et te dire « Ô allez, pourquoi je n'irai pas juste pourrir sa vie, à celle-là. Ca va être fun. » Et bien, c'est grotesque, tu vois ? Comme ''azymoveste'', ''esque'' ?... on s'en fiche, après tout. Ce mot là, c'est juste un gars qui a dû le prononcer, une fois, peut-être même toi. Il l'a dit comme ça, en pensant qu'il aurait l'air brillant, à prononcer des mots dont personne ne connait la signification, puisqu'il n'y en a pas. Tu as dû dire ça un jour, juste pour d'un autre de ces super-étudient se sente idiot, face à toi. Parce que tu ne m'enlèvera pas de la tête que ce mot vient de toi... Tellement toi, de faire des choses comme ça... »

Dans un soupire, je me suis laissé tomber de nouveau sur mon lit, plus affalée qu'assise. Mes mains ont trouvé mes cheveux, les ont torturées, comme pour me punir un peu. Je n'ai aucune réponse, si ce n'est celle qui me dit que mes questions resteront veuves.
Je ne suis pas destinée à savoir, seulement à chercher. A saigner, me détester.


« Morgan ? » J'ai murmuré, incertaine, plongeant mon regard dans le sien. « Je ne sais pas danser. »
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Lun 3 Oct - 10:57

    Je le veux vraiment sans savoir pourquoi. Je me sens idiot, je ne sais pas dragué, me retrouve piégé.
    J'ai mal au coeur d'imaginer sa réponse. Fin mal au cœur, façon de parler, hein, j'ai juste envie de vomir. Point à la ligne.
    Mais tu vois, c'est plus joli de dire j'ai mal au cœur. On pourrait presque réellement croire que mon cœur est attaché à elle.
    Non, mais il va pas s'accrocher comme ça, faut bien que ce soit moi qui décide pour ça.
    J'attends n'importe quoi, je sens mon sang battre dans mes oreilles, je n'aime pas ça. Réellement pas. Tu veux pas danser, soit ? Va au diable, stupide Lucky girl.
    La méchanceté ne résoudra rien, faut juste que j'attende qu'elle se décide à la fin. S't'plait, danses avec moi, quoi.

        « Tu sais, j'y ai réfléchi, encore et encore... J'ai pensé que c'était une malédiction, tous ces pouvoirs. Et ils me trouvent chanceuse, tous, ici. Ils s'époumonent à dire que je ferai de grandes choses, que je sauverai des gens... Des conneries, tout ça, je suis maudite ! Et toi, tu n'étais rien d'autre dans ma tête qu'un envoyé de Satan, de Dieu, peu importe, pour me punir d'être un tel fléau. Et puis... »


    Ah bon ? Moi pas vraiment, j'ai toujours cru que la danse c'était spontanée. Que ça venait des tripes, de tout ça quoi.
    De l'intérieur peut être. Il suffit juste d'inventer les pas. D'y croire. Et de se dire que c'est moi qui déciderai des pas.

        « Et puis j'ai vu Jimmy, avant-hier soir. Et tu vois, lui, il a grandi entouré de héros. Deux de ses plus proches amis sont élèves ici, et son meilleur ami est le fils de notre ancienne directrice. Je dis « est » parce qu'il m'a interdis de parler de lui au passé. Dans un sens, je comprends. Quand tu penses à Jim, tu penses à Timothy. Les deux sont liés, c'est comme ça... Et Jim a toujours pensé, lui, qu'on avait été choisi parmi la masse. Élus, en quelques sorte, quelque chose comme ça, comme un grand tirage au sort. Et bien, cette loterie, c'est de la connerie. Alors tu vois, peut-être que c'est juste le hasard, qui a fait de moi ce que je suis. Qu'un gars s'est dit, de la haut « Tiens, foutons tous ces pouvoirs en elle, ça pourrait être marrant. ». Et peut-être que toi, tu n'es qu'un fanatique de la danse, qui aime lacérer les gens dans les réfectoires, juste comme ça, parce que tu t'emmerdais, et qu'il n'y avait pas de musique ce jour-là. Et puis t'as dû me croiser, un jour et te dire « Ô allez, pourquoi je n'irai pas juste pourrir sa vie, à celle-là. Ca va être fun. » Et bien, c'est grotesque, tu vois ? Comme ''azymoveste'', ''esque'' ?... on s'en fiche, après tout. Ce mot là, c'est juste un gars qui a dû le prononcer, une fois, peut-être même toi. Il l'a dit comme ça, en pensant qu'il aurait l'air brillant, à prononcer des mots dont personne ne connait la signification, puisqu'il n'y en a pas. Tu as dû dire ça un jour, juste pour d'un autre de ces super-étudient se sente idiot, face à toi. Parce que tu ne m'enlèvera pas de la tête que ce mot vient de toi... Tellement toi, de faire des choses comme ça... »


    Je ferme les yeux, parce que je ne comprends pas. Je l'avais demandé moi, ce monologue là ?
    Je soupire parce que je ne sais pas. Je n'ai pas retenu la moitié des choses qu'elle a dit, je crois que j'ai pas tout assimiler. Grand con que je suis.
    Elle ne me mérite pas dans sa vie, ou plutôt je ne la mérite pas dans la mienne. C'est n'importe quoi, tout ça.
    Je la regarde s'affaler sur son lit, une nouvelle fois. Torturer ses cheveux à défaut de se venger sur moi.
    Et si je dis que je préfèrerai qu'elle me triture moi, plutôt que ses cheveux, comme ça.

        « Morgan ? » Quoi ? Oui, c'est moi ? « Je ne sais pas danser. »


    Oh mais ça ce n'est pas grave. Ca aurait été plus grave si elle avait recommencé un monologue comme le précédent, là, j'aurai pleuré.
    Si si, je jure que c'est vrai. J'aurai braillé comme un gosse qui ne sait pas, comme quelqu'un qui ne sait plus quoi dire quoi.
    Je soupire parce qu'elle ne vit pas. Je soupire parce que je ne sais pas. Je m'en veux d'être moi.
    Ouais bon, je m'en veux pas tant que ça.
    Je me demande juste ce que je vais répondre après ça. Surtout que je ne me souviens pas de la moitié quoi.
    J'écarquille les yeux, m'avance un peu. Pas trop, juste un peu, quoi. Parce que je ne veux pas bouffer son espace vital plus que je ne le fais déjà.

        - On t'a jamais dis que tu ressemblais à un gastéropode malade ? Genre un escargot ayant bouffer trop d'ananas ? Je te jure, c'est flippant parfois.


    J'sais pas pourquoi j'ai dis. Pas que je voulais la comparer à une larve, non, loin de là.
    Juste que j'en sais rien moi, j'savais pas quoi dire. Je soupire, une nouvelle fois, mors ma lèvre inférieure.
    Me dis que je suis sexy, je le suis Lucky, n'est ce pas ? Ouais, je le sais. Allez, ne me résiste pas.
    Pas encore une fois quoi. On danse, je t'apprendrai, moi.

        - Puis tu ne peux pas danser aussi mal qu'un gnous ou qu'un ornithorynque, tu sais ...


    Je m'avance un peu plus, parce que je ressens que je dois le faire. Je ferme les yeux, me sens changer, j'aime pas. Putain, j'ferai tout pour l'impressionner.
    Je souris, lorsque je tends la main vers elle. Je souris, ouais. Parce que je montre que j'ai confiance en moi. Juste comme ça.

        - Le seul problème, c'est qu'on a pas de musique. Mais j'suis sur qu'on sera assez fort pour l'imaginer.


    Permets-toi de vivre pour une fois.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Dim 6 Nov - 20:50


Je ne sais pas danser, et cette affirmation suffit à les résumer toutes. J'ai su courir avant que l'on ne m'apprenne à danser, ai su frapper avant de comprendre la facilité avec laquelle un corps peut se briser. J'ai perdu mon rire un soir, contre un mur devenu poussière au simple contact de mes doigts. Et mes sourires ont vite déchanté, effacés par le temps qui, sous mes pieds, s'étend pour faire de chaque seconde une éternité.


- On t'a jamais dis que tu ressemblais à un gastéropode malade ? Genre un escargot ayant bouffer trop d'ananas ? Je te jure, c'est flippant parfois.


L'incompréhension prend possession de mes traits, que je sens se figer. Les esquisses bancales d'un monde où je cesserai de fuir s'écroulent contre ses mots, qui appellent à la démence. Mon esprit déraille, et toute la folie du monde semble jurer ne venir que de lui. Mes rêves d'être, de devenir, se fissurent et craquent avant d'avoir su grandir ; et mes idéaux, taillant un présent lumineux pour seule religion, foutent le camp.


- Puis tu ne peux pas danser aussi mal qu'un gnous ou qu'un ornithorynque, tu sais ...


L'envie de rire me tord les tripes, tandis que celle de pleurer la suit de près. Je souffle une connerie du bout des lèvres, mourante avant d'avoir su naitre, de le voir si proche de moi, trop proche pour mon propre bien. Morgan est néfaste, me susurre mon âme qui, habituée au fléau qui sommeille en mon sein, connait la couleur des erreurs.

Il semble n'exister qu'au travers des larmes, ne rire que face à la folie qu'il répand autour de lui. Il a saigné un homme, un couteau à la main, et, a-t-on dit, un sourire accroché aux lèvres. Peut-être ne se sent-il vivre, exister, que lorsque les pleurent retentissent, avide de ces larmes dans lesquelles ils aiment se contempler, comme un fou amoureux de son propre reflet.


- Le seul problème, c'est qu'on a pas de musique. Mais j'suis sur qu'on sera assez fort pour l'imaginer.


Ma main approche la sienne, revient vers moi. Tremble contre les lèvres qu'elle abandonne l'instant d'après, au profit de sa paume offerte. J'ai peur à en mourir. Peur de lui, plus que je n'ai peur de moi. Mais ma main se pose dans la sienne, et cesse soudainement de trembler. Qu'il me fasse danser ou me détruise, peu importe, du moment qu'il se décide.


« Apprends-moi. »


Apprends-moi à ne plus avoir peur, à devenir invincible, comme toi. A ne plus frémir de me savoir n'être que moi, à retrouver mon rire et à vivre, avec pour seule ambition celle d'un nouveau lendemain. Apprends-moi une supplique nouvelle ; une prière à adresser à la vie et toute ses parodies, pour faire taire mes tourments un à un, en commençant par la fin.
Apprends-moi à danser, Morgan.




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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Jeu 17 Nov - 19:48

Alors je soupire, putain, je crois que je dérive. Ma vie s'arrête, comme si j'avais déjà cru cette phrase possible.
Si je dis que j'ai mal au ventre, que la gastro, la grippe et l'angine m'ont attaquées toutes en même.
Que je sais plus danser ? Que je veux plus, que si je fais ça, je ne serai plus tout à fait moi ?

Et puis non quoi, puis merde aussi ! J'sais même pas si elle va dire oui. Je m'angoisse comme une pucelle, et me viens en tête l'image de Bam.
Il se foutrait de ma gueule, là, je suis sur. Mais bon, je me dis que s'il avait une fille comme Satine devant lui, il tremblerait peut être.

Je regarde sa main, je me dis que ça va trop vite dans ma tête. Que je devrai me concentrer sur autre chose que cela. Sur ses cuisses, au choix.
Ses doigts se posent sur ses lèvres et pour arrêter de penser, de passer pour un con, j'essaie de ne pas compter le nombre de fois que j'ai voulu les dévorer ses lèvres là.
Arrive enfin ce moment que j'ai poussé à arriver, elle pose sa main dans la mienne. J'ai juste envie d'hurler : Merde. Mais je ne le fais pas.
J'sais pas, ma langue s'est faite bouffer au moment où elle a recommencer à bouger.

    « Apprends-moi. »


Non, je peux pas. Je voulais pas qu'on en arrive là. J'aurai du te frapper, attendre que tu me rendes mon coup.
Qu'on finisse autant toi que moi, nus comme personne d'autre. Qu'on fasse semblant. Qu'on s'en fiche.
Mais non, j'ai choisi la danse, j'ai choisi la danse. On sera trop proche, ça sera trop intime. Je crois même qu'on va devoir y mettre des sentiments.
Je te promets à la fin, on sera deux cons, l'air de rien. En plus de ça, on pourra même plus se persécuter.
On va être obliger de faire comme si on s'aimer. En toute amitié, hein, je ne pousse pas la chose trop loin, j'oserai pas, plus maintenant, tu vois.

Alors je prends sur moi, je vire mes pensées, j'attrape sa hanche, me mets tout simplement à chercher.
Chercher une mélodie, un-je-ne-sais-quoi.

    - Un, je voulais une danse endiablée, deux, je me retrouve à valser, trois, je ne sais pas faire, je crois, un, Satine, aides-moi, deux, c'est vrai bon sang, c'est le mec qui guide à chaque pas, trois ...


Je m'arrête de compter, parce qu'on en a plus l'utilité.
J'aime pas vraiment ce que l'on est en train de faire, ou peut être que j'aime trop, je ne sais pas.
J'incline le visage, je chercher à voir si elle est toujours avec moi. Ou si elle est déconnectée, dans un monde de fées.
Je le souhaite et ne le souhaite pas. Je sais plus ce que je veux, et je m'en veux d'être comme ça.
C'est tout simplement pas moi, je me verrai faire, je me frapperai, si, si, c'est la pure vérité.
Je soupire, continue les mouvements, je prierai presque pour qu'une musique se déclenche maintenant. Comme dans les films, pas un truc de trop romantique, hein, juste une vraie musique quoi.

Quelque chose qui pourrait accompagner nos mouvements, surtout le mien, celui que je démarre maintenant.
Parce que ouais, ma main lâche sa hanche, mon regarde se pose sur elle, et je viens doucement remonter son visage vers le mien.
J'attrape ses yeux, je voudrai rire, dire une connerie, je le promets sur ma vie. Mais je sais pas, y a un truc dans mon estomac qui m’empêche de le faire. C'est comme ça.

    - Tu vois, c'est pas aussi difficile que ça. j'esquisse un sourire, au final, tu n'as rien d'un escargot ...
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Ven 27 Jan - 6:09


« Un » et mon âme choquée, qui jure en cet instant avoir fait le tour de la terre entière. Elle chancelle et s'espère un jour capable d'être un peu plus qu'elle-même ; tremble dans sa prison de chair, captive d'un corps trop imparfait qui pourtant en cet instant semble sublimé. Elle s'envole et décolle, crame ses ailes à la lueur nouvelle de ses espoirs tuméfiés qui, doucement, renaissent.

« Deux » et mes espoirs fanés, qui promettent de pouvoir renaitre pour ne plus jamais, cesser de briller. Ils tournent et valsent à leurs tours, vivants comme jamais parce que légers, enfin entiers. Ils transcendent mes peines qu'ils font chavirer et murmurent à mon oreilles milles et unes utopies que mes pensées imaginent déjà devenir vraies.

« Trois » et mes chimères, qui se font garantes de mes rêves pour cette nuit et toutes celles après elle. Elles tournent et fatiguent ma haine, terrifiants jusqu'à mes propres peurs elles-mêmes. Purifiées, elles se font gardiennes de mes insomnies qu'elles se savent capables de dompter ; se veulent garantes d'un futur qu'elles promettent grand, parce que taillée pour elles.

« Un » et mon futur, qui s'ennoblie et s'offre enfin le droit d'exister. Il trace sous mes yeux des dizaines de sillages qui se croisent et s'entremêlent, comme tant de possibilités qui ne demandent qu'à être éprouvées. Il offre la vision d'une autre vie, où les fantômes de mes drames s'évanouissent lorsque le temps les dépassent.

« Deux » et mon passé, dont les fantômes de mes erreurs et les cris de douleurs s'apaisent, comme enfin en paix. Il s'essouffle à compter les cicatrices apposées contre mon cœur ; épuise sa rengaine à trop vouloir saigner mes plaies, lorsque mon présent ne demande qu'à les oublier.

« Trois » et cette vie entière, dont la paix semble être toute proche, presque à portée de moi. Cette vie aux promesses flamboyantes et belles, si tangible que je pourrais en pleurer. Elle semble vraie, aussi vraie que celui qui l'a modelé, qui la faite danser jusqu'à l'imposer comme une vérité.
Je ne sais pas, je ne sais plus s'il me faut le détester ou l'adorer, rêver de le voir disparaître ou m'accrocher à mon ombre pour ne jamais m'en éloigner. Je ne sais plus ; et lorsque sa main ramène mes yeux dans les siens, j''oublie la moi d'avant, celle de maintenant et même celle qui valsait contre mes reins, à l'instant.


« Tu vois, c'est pas aussi difficile que ça. Au final, tu n'as rien d'un escargot ... »



Mon sourire répond au sien et je me sens trembler contre sa main. Je ne sais pas, crois même que je ne suis plus. Les sursauts dans mon ventre hurlent à mes sens de le frapper, le jeter partout contre les murs, le dévorer. Le gifler, l'envoyer voler jusqu'à ce que la pièce entière finisse par en trembler. Mon ventre hurle, hurle de l'embrasser jusqu'à en crever étouffé, de le mordre à l'en faire saigner.


« Mords-moi. »


Je veux la vie. Celle que le temps d'une danse, il m'a promis.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Ven 27 Jan - 22:28

J'ai fermé les yeux, je crois, pendant qu'on dansait. Je voulais que son corps réponde au mien, je voulais que son cœur se mette à battre enfin.
Je ne savais même plus si on tournait encore, je crois que le temps s'était arrêté en même temps que le monde, qui sait.
Je voulais qu'elle vienne vivre dans mon monde, je voulait qu'elle comprenne qu'elle n'était pas là pour rien.
Puis non, rien, tout le contraire, c'est moi qui gravite autours d'elle. Qui me prends pour une planète.
Putain, mais ça va pas la tête.

J'aime pas ça, ce qu'on fait, la mascarade qu'on dit ne pas calculer. Je n'aime vraiment pas, et c'est pour cela que toi et moi ça ne fonctionnera jamais.
Je peux pas t'aimer si j'aime pas ce que je deviens lorsque je suis avec toi.
Je voulais autre chose, ton corps, tes mains, tes yeux, tes lèvres. Ta vie, bordel.
J'aurai continuer de déconner, que tu te taise, que rien de tout ça ne se passe, que je vienne pas m'incruster dans ta maudite chambre. Je voulais qu'on continu de faire n'importe quoi, qu'on reste Satine et Morgan quoi.
J'ai sentie son corps trembler, me suis surpris à penser que c'était pas l'effet rechercher.
J'voudrai rester le Morgan, celui qui ne parle pas à une fille dans sa tête, celui qui lui demande juste d'ouvrir ses cuisses.
J'aimerai ne jamais lui avoir parler, dieu ce que je hais me détester.
J'ai mal eu ventre et j'accuse les fourmis, plutôt que les papillons que tous les amoureux adorent citer.
C'est n'importe quoi cette idée d'avoir des animaux dans l'estomac, bon sang, Satine, n'importe quoi.

    « Mords-moi. »


Arrêtes, tais-toi.

Je ne veux pas t’obéir, je ne veux pas. Je ne suis pas le chien qui te court après. Je ne veux pas bon sang, arrêtes Satine, maintenant, aujourd'hui, toujours, à jamais ... Non, jamais.
Je soupire, tremble un peu pourquoi pas. Je ne sais pas, je n'aime pas Satine, ce que tu fais de moi. Je dois garder le contrôle. Parce que dans une danse c'est encore le garçon qui décide du pas.
Ce n'est pas la fille qui sans arrêt répète Mors-moi. C'est pas toi.
Et puis cette situation c'est pas moi non plus. Je ne suis pas ici pour te redonner gout à la vie.
Je suis la juste pour gouter un morceau de toi, t'en volais encore un peu plus, me délecter de me dire qu'un jour j'aurai ta peau avant de décider qu'elle n'est pas assez bien pour toi.
Je suis pas préparé pour faire valser les sentiments, t'entends ?

    - Putain ...


Je murmure, presque inaudible, je murmure ça juste pour moi, pas pour elle, parce que c'est terminé, je ne veux plus rien lui offrir.
Rien du tout, je ne veux pas, ne veux plus, et je ne sais même pas si j'ai envisagé une seule fois dans ma vie que je voulais lui donner quelque chose.
C'est quoi ce délire, non mais franchement ? Comme si je lui devais quelque chose.
Je voulais juste rigoler, je voulais faire semblant, m'amuser. Je voulais pas venir dans sa chambre, ça j'en suis persuadé.
C'est comme ça, elle m'y a forcé. Je me dis même qu'elle doit avoir un autre pouvoir sous son coude, celui d'envouter. Et je la hais de l'avoir utilisé sur moi. C'est déloyal d'agir comme ça.

Tu l'as entendu mon putain ? Bordel !

Putain, parce que mes doigts glissent de sa joue jusqu'à sa nuque.
Putain, parce que je la regarde comme si je la voyais pour la première fois.
Putain parce que je crois bien que ce sont des papillons qui dansent à l'intérieur de moi.
Putain pour sa beauté, son corps et toutes ses pensées.
Putain pour mes gestes qui se font sur d'eux, sur de moi.
Putain parce que j'en ai envie, et que je ne veux pas.
Putain pour elle, putain pour moi.

Je prends une grande inspiration, et je décide d'agir, je décide que je n'obéis pas. Pas aujourd'hui, pas ce soir. Pas dans cette chambre où je veux tout d'elle, mais où surtout je veux sa vie.
Je ne mords pas, non je dévore, elle est partout où je veux qu'elle soit, et mes mains épousent son corps, le découvrent et même de sa force elle ne m'arrêtera pas. Parce qu'elle me la demandé, alors voilà le résultat.
Je mets toutes mes forces dans mes actes, tout ce que je peux et je crois que j'y mets un peu de mon coeur, aussi.
Je danse d'une manière que je n'avais jamais imaginé. Je voudrai que ses jambes flageolent.
Que tout tremble en elle et que son coeur s'envole.
Je veux que son corps me réclame encore plus que tout à l'heure, je veux que le mien n'arrête pas ses appels.
Je veux que sa langues s'aventure plus loin, qu'elle fasse qu'un avec la mienne. J'ai envie que ce baiser ne s'arrête jamais, et putain, je hais tout ça.
Je hais comme j'adore chacun de gouts que je peux découvrir en elle, chacun des souffles que je ressens sans les voir.
Ses cheveux sous mes doigts, ses hanches sous mes gestes, ma bouche contre la sienne, son visage, son corps, sa vie. Je le vois.
Je suis con, je le ressens ça aussi, encore plus fort que tous les autres jours, je crois. Con de croire que tout ça ne signifie rien.
Je ne sais pas quoi faire et je sais que je ne veux pas que tout s'arrête. Je veux qu'elle arrête quelque seconde pour renouveler son vœux.
Mords-moi encore une fois, et je la dévore complétement, parce que la faim que j'ai d'elle ne fait qu'augmenter en moi.

Un chien qui ne sait plus danser.
Satine, dieu que je te hais.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Dim 29 Jan - 10:22


Je veux la vie. Je veux la vie et le haïrai de l'avoir un instant fait danser devant mes yeux, lorsque l'envie de me la reprendre le fera décamper.
Je veux la vie et le déteste de me l'avoir promis, de l'avoir fait valser si bien qu'il me semble désormais impossible de m'en passer.
Je veux la vie et exècre l'horreur que sont ses yeux lorsqu'ils se posent sur moi et font se chahuter mes pensées qui semblent chaque fois, dociles, répondre à ses souhaits.
Je veux la vie et veux la voir me bouffer toute entière pour mieux me recracher et me faire renaitre.
Qu'ils me mordent, elle ou lui.

«  Putain ... » mais rien. Pour la première fois de mon existence, la lisère de mes rêves s'invente des teintes nouvelles, peintes le temps d'une danse qui jurait les rendre éternelles. Et mes songes tourmentent ma raison lorsqu'enfin, elle veut et exige de pouvoir vivre.

Mes ongles marquent sa chair, écrivent milles mots que mes lèvres, avides des siennes, taisent. Ils décrivent ma mort qu'ils saignent de son essence devenue reine, tant mes sens se soumettent à son règne. Ils chantent ses louanges puis se taisent lorsque mes doigts trouvent sa chemise que j'arrache à défaut de déchiqueter sa peau qui elle, semble insensible à mes maux. Et je veux qu'il écorche la mienne, la châtie de trembler contre lui et de ne pouvoir le fuir lorsque mon cœur, ma tête et mes tripes agonisent de se savoir une fois encore répondre à ses désirs.

Malade de ses mains, je fabule et me vois me détacher dans un sursaut lucide, lui cracher milles horreurs,le traiter de menteur. Lui dire de reprendre sa chemise, ses beaux airs, sa valse et toute ma haine avec lui, pour mieux foutre le camp et disparaitre. Je fantasme une fin que mon corps me refuse, affamé du sien.

Je le hais lui, sa vie, et celle que ses pas ont su dessiner dans mon esprit. Je le hais si fort que je nous envoie valser comme le mur où j'invente des fissures, éternisant sa présence ailleurs que contre mon cœur ; le hais si bien que mes rêves se voient le lui hurler pour mieux le lui murmurer après, glisser mes mots dans le creux de son oreille avec toute la ferveur qu'on l'on prête aux « je t'aime ». Je le hais comme tant d'autres aiment.

Il est partout et réinvente mon existence qu'il esquisse d'une haine nouvelle, porteuse de son nom lorsque mes lèvres étouffent contre les siennes un murmure aux allures de supplique : « Morgan... »

Et même les murs en tremblèrent.


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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Dim 29 Jan - 19:59

La dévorer, la caresser, l'embrasser. Les gestes plus rapides, plus puissants. Bon sang.
C'est l'enfer qui brûle en moi, je le sais, le ressens, le vois. Les murs tremblent, je le sais, ça aussi.
Et ce n'est même plus moi qui commande, parce qu'elle s'anime, encore une fois.
Et putain, elle décide pour moi. M'arrache mes vêtements. Me plaque contre le mur, bordel, elle le fissure. Je le jure.
Je veux pas continuer, mais je prêche le faux pour trouver du vrai. Parce que pour rien au monde je n’arrêterai.
Et mes mains glissent, esquissent. J'ai mal là où ça devrait pas, je la hais si fort que je continue plus vite, plus fort.
J'attends je ne sais pas quoi, le feu vert, quelque chose, n'importe quoi. La prendre là de suite, comme ça. Parce que c'est ça, la vie, crois moi.

    « Morgan... »


Non, chut, tais-toi. Mords-moi, on s'en tient là. Putain, Satine, réfléchis pas.
J'accuse son murmure, son supplie, je laisse échapper un sourire, malgré moi, justement parce que je suis moi.
Et j'ai l'impression que mon prénom sous sa langue, à présent, il a un gout différent.
Je respire plus vite et je réponds au battements de mon cœur qui s'accélère, et bordel je suis pratiquement certain d'entendre le sien.
J'aime pas, vraiment pas, mais je continu tout ça, notre danse endiablée qui mérite d'être joué jusqu'au bout. J'en suis persuadé.
J'voudrai m'arrêter, mais c'est comme si c'était quelqu'un d'autre qui commandait. Et alors que je ressens le besoin de tirer ma révérence de peur que demain elle me demande si je veux rester à ses côtés pour l'éternité,
mes yeux se posent une nouvelles fois sur ses jambes dénudées, et j'imagine déjà mes mains glisser sous son t-shirt trop grand.
Ce semblant de nuisette qui ne sera jamais aussi sexy que ce soir ...
Je veux tout ressentir, sa peau, la mordre, l'embrasser. Qu'elle recommence à me griffer. Que tout prenne un sens maintenant.

Putain, je voudrai pouvoir un jour me vanter que c'était moi qui a redonné un sens à ta vie.
Mais y a un truc qui m'en empêche, et quand je me dis ça, je me rends compte encore une fois que je te hais pour cela, essayer de me changer.
D'être cette drôle de sirène qui m'a envouté, pas avec son chant, non, avec une baffe. C'est un sort puissant, faut croire.

Tu sais ce que je veux moi, Satine ?

Mes mains glissent enfin sous ce t-shirt qui n'était plus qu'une insulte à mes envies.
Je découvre son corps, le vrai, pas un caché par du tissus trop épais. Je voudrai qu'elle frissonne à chacun de mes mouvements.
Que la vie vienne en elle, en même temps que moi. Putain, je voudrai m'arrêter, mais je ne peux pas.
C'est plus fort que moi, parce que j'aime chacun de ses gestes, chacun des recoins de son corps.
J'voudrai la porter que l'action arrête d'être stoppée par un mur qui menace de s'effondrer. J'voudrai que tout s’accélère, que le rythme de notre danse change.
Mes mains épousent toujours son corps lorsque je décide de nous faire changer de pas, Satine, ça va pas le faire si on veut commander autant toi que moi.

Je l'approche du lit, je crois même que j'entends ses jambes buter dessus, je ne sais pas, j'entends plus grand chose, je crois.
Je suis partout où je peux l'être, et j’amorce enfin le moment de lui enlever son t-shirt, cette barrière.
Je soupire, passe ma langue sur mes lèvres, prends le temps de reprendre mes esprits, ou ce qu'il en reste d'eux.
Putain, si tu savais ce que je ne m'aime pas à ce moment là. Ou je m'adore, je ne sais pas. Mais je sais que je te hais toi de mettre ce doute en moi.
Je remonte à peine mes mains, lui fait comprendre mes intentions, n'attends pas réponse ... Oui ou non. J'enlève son t-shirt même si l'envie de le déchirer de mes griffes me brule les mains.
La vie ou pas.

En ce moment c'est toi.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Dim 5 Fév - 6:34


Des horreurs voguent par centaines contre mes murs qu'elles marquent de failles nouvelles quand l'écho de son prénom vient percuter ma raison. Ainsi couché sur mes lèvres, il s'habille d'une saveur nouvelle que je déteste tant elle ne nous ressemble pas.
Et les siennes, que je sens se tordre plus que je ne les vois, me donne envie de déchiqueter ce sourire et le voir pleurer, le maudire tout entier et ravager son cœur comme le mien l'est, y laisser un trou béant qui jamais, ne cessera de saigner. Lui promettre une hémorragie dont il ne guérira jamais, un saignement qui durera encore, même des années après.

Mais rien, toujours rien. Je le veux tout entier et me hais de le vouloir ; vomis ce semblant de vie que je rêve de voir pour ne garder de cette soirée que quelques regrets peints sur les murs et des sursauts de haine par milliers. Mais mes lèvres taisent mes ordres sous les siennes lorsque déjà mon corps obéit à ses désirs. Ridicule patin, il se laisse guider et se soumet à ses envies qui le font tanguer et percuter quelque chose, là derrière moi.
Et mes yeux trouvent son visage tandis que ses mains courent encore sur mon corps qu'elles découvrent.

Je me sens nue et tremble de ne pas avoir froid ; trouve un instant la chaleur de son torse lorsque je le repousse, incapable de lâcher ses yeux. Un vide se creuse, et ma conscience murmure ses rancunes contre cette distance qui maintenant nous sépare, seulement habitée de mes souffles laborieux et mes éclats de rage. Je veux hurler combien je le hais et brode mes mots d'infamies frémissantes de ne savoir quitter mes tripes pour se fracasser contre lui.

Mais déjà mon cœur s'emballe, déconne tant il a mal et un battement suffit à ma peau pour retrouver le contact de la sienne, quitte à précipiter ma chute. Je ne réfléchis plus et brise les chaînes de ma raison à qui je préfère les murmures clamant l'enfer pour seul présent. Cesse de me débattre, de cogner contre ma maudite haine qui réclame de se voir détester en retour par lui.

Je ne pense plus et cesse jusqu'à prétendre qu'une vie m'attendra, au delà de lui ; oublie les ailes brisés que mes songes dansants ont su me prêter, l'espace d'un instant. Je ne pense plus et laisse mes sens décider, trouve ses lèvres, agrippe ses cheveux pour le rapprocher de moi, me fondre en lui. Laisse sa bouche étouffer mes soupirs, mes ongles griffer sa nuque, ses épaules, son torse, ses reins. Atteins son pantalon que je déboutonne, le fais glisser contre ses jambes.

Mords-moi, Morgan. Mords-moi, dévore-moi et restons-en là.



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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Lun 6 Fév - 19:53

Je voudrai pouvoir l'arrêter, stopper ses mains, la griffer. Qu'on donne fin à mes propres gestes et que le monde reprenne sa course. Celle qui se mêle directement à la normalité.
La mienne, et celle que toutes les personnes que je connais devraient envisager.
Retrouver l'usage de ma langue, ou plutôt ne plus l'utiliser comme je le fais en ce moment.
Qu'elle ne veuille pas tout décidé, et que le mur qui rencontre à nouveau mon dos ne claque pas. Que cet instant n'existe pas.

Ses mains sur moi et ses pensées qui j'imagine, je les veux toutes vers moi, vers tout ce que ce soir nous allons faire. Vers la vie.
Je veux qu'elle soit mienne, l'espace de quelques secondes, et même le fait qu'elle contrôle ne m'agace qu'à peine ... Je soupire, respire. Perds mon souffle. Excité. Putain que je la hais.
Bordel que je la dévore.

Je ne bouge pas lorsque ses doigts se dirigent vers les boutons de mon pantalon. Je ne bouge pas, mais l'impatience brûle en moi. Elle dirige mon corps tout en entier, comme s'il voulez convulser.
Elle se recule de moi, et je me choque de ne pas aimer. La maudit de me dire qu'elle pourrait reculer maintenant.
Se rire de moi, s'en aller.
Et je chasse cette option de mon esprit, je recommence de plus belle, accroche peut être un trop son corps, comme elle la fait. Et intérieurement je souris de me dire qu'elle ma fait saigner, qu'elle me veut autant que ça, directement. Un acte fou juste pour elle, pour moi.

Je la mords, un peu je crois. Soupire, griffe juste assez pour décrocher son soutien-gorges, et me vient l'envie de dire ; Chacun son tours, poupée.
Mais je me tais, putain, je me tais. Et je m'énerve de le faire, alors je décide de ne pas la dévorer des yeux, même si son corps me parait toujours plus parfait.
Je décide que ma colère me servira à autre chose. Et d'accord, elle ne veut pas du lit ? Ce sera comme ça. Juste là, elle et moi.
J'échange les rôles, me tourne, la plaque contre son mur qu'elle semble tant aimé, maudite qu'elle est. Sorcière qui n'a même pas chanté. Fausse sirène, putain, c'est vrai.
Je décide, tu vois ? J'enlève mes chaussures, je retire ce qu'il reste à retirer de mon jean's. Dévore sa poitrine, son corps, ses bras, son cou, tout ce qui peut s'offrir à moi.
Je ne lui laisse aucun répit, parce que je sais que c'est ça la vie.


Et je sais aussi que c'est ce qu'elle m'a demandé, je le vois dans ses yeux pleins d'envie. Ceux qui parlent plus qu'elle, qui me détestent un peu aussi ...
Je le ressens, juste là, dans mon ventre, ma tête, mon cœur. N'importe quoi. J'incline le visage, prends le temps de la regarder. Ça brûle à l'intérieur de moi, et putain si j'étais moi, je dirai même que ça brûle dans un niveau plus bas.
Je me délecte de son corps, me délecte de ses soupirs. Parce qu'elle me l'a demandé tout ça. Parce que je le voulais depuis le départ.
Je l'embrasse de nouveau, de toute mes forces tandis que ma main droite descend dans le bus de couper la dernière chose qui me sépare encore d'elle.
Si elle me mord ? Je déchire ce bout de tissus, je le jure. Si elle me mord ? Je lui apprend une nouvelle danse, celle qui la rendra réellement vivante.
Si elle me mord encore une fois ? Je deviendrai fou, je crois.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Ven 29 Mar - 1:30



J'accroche ma vie à sa peau qui danse contre la mienne, et laisse ses mains courir sur mon corps où j'invente des ecchymoses, comme tant de douleurs qui font se crisper mes muscles au passage de ses doigts, refusant son toucher mais incapable de faire taire les tremblements de ma chair qui réclame, quémande et prit pour d'avantage.

Je m'en veux de le vouloir, blâme le bordel de mes sens souverains qui ne laissent à mes pensées aucune autre choix que de s'incliner.
Alors j'abdique tandis que mon dos rencontre le mur, qu'il prend le dessus. Mais je me rends, ne pense plus et me sépare un peu de moi pour mieux feindre l'ignorance, après ça.
Mon ombre se changera plus tard d'avaler mes rancunes, dissimulera tout ce qui a, aurait, aura été.

Tout peut disparaître, s'écrouler, s'embraser. Plus rien n'a d'importance, de raison, de cohérence.
Plus rien si ce n'est le manque d'oxygène, ma peau brulante contre la sienne, mes dents agaçant sa lèvre. Mes mains le touchant, le griffant, mon corps vibrant. Plus rien n'existe au delà de ses mains, ses lèvres, son corps.

Je n'ai plus conscience de rien. Ni de l'heure, ni du lieu. Ni de son nom, ni même du mien.
Seul subsistait mon corps tremblant sous ses doigts et quelque part, juste là, au bord du cœur, une morsure faite de haine qui ne me quitte pas.


[ zizipanpan Super héros ]
[ Désolée pour l'ellipse Lilou, sens-toi libre de la combler le – gros – vide laissé et nous prouver combien la réputation de dieu du sexe de Morgan est méritée Razz ]



Je chancelle et lâche ses yeux, m'éloignant de son corps, au bord du gouffre. Plus rien ne me fait peur et je tremble soudain de sentir mon âme de réinventer et se vouloir enfin normale, vibrante, forte et vivante.

Je veux le vomir, oublier toute trace de lui contre ma chair, mes os, mes reins tant son odeur est parut contre moi, salissant ma dépouille. Raviver ma haine éreintée qui, à bout de souffle, peine à m'inventer un cran de sureté lorsque ma raison me hurle qu'il lui faut dégager.
Je le hais. Je le hais. Et rien ne saurait être plus vrai. Jamais.


« Sens-toi libre de dégager avant que je ne devienne sentimentale et exige de toi des fleurs, un caillou à me passer mon doigt et une belle robe de mariée. »


Je le hais. Je le hais comme d'autres aiment.
Mais je le hais, tout entier.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Ven 29 Mar - 23:05

Je ne sais pas vraiment si elle m'a mordu, mais une chose est sure moi, je n'ai pas attendu. J'ai arraché ce qui couvrait encore sa peau avant d'avoir pu penser d'autres mots.
Je suis passé à l'acte sans qu'elle me l'ait demandé, parce que de toute façon, je suis le maitre de cette danse endiablée.
J'ai décidé lorsqu'elle m'a offert une nouvelle fois son souffle rauque contre moi. Faisant frissonner ma peau, jusqu'au plus profond de mes os.

Je prends le temps, ô pas vraiment longtemps, de la regarder qui s'offre à moi, j'en pince mes lèvres même, je crois.
Je me délecte vraiment d'avoir pour moi la plus chanceuse des filles, je prends même le temps de penser qu'ils sont plusieurs à m'envier parce que c'est à moi que ce soir elle va se donner.
Me viens en tête des centaines d'idées, tellement que je ne sais pas par laquelle commencer. Et si je la caressais là, en premier ? Non, plutôt de l'autre côté.
Je voudrais oui, mais ce serait trop écœurant, un romantisme dégoulinant, les caresses possèdent ce côté intime ... Celui qu'on fuit ici, celui de s'aimer comme si rien d'autre n'importait.
On a pas besoin de faire semblant de je ne sais quoi, de se dire qu'on fait l'amour ou bien n'importe quoi. La phrase c'était quoi déjà, mords-moi. Rien à voir avec un aimes-moi.
J'accuse un soupir, quand je me rends compte que je n'ai pas encore comblé mes désirs. Que je me fais patienter alors que j’éprouve de plus en plus de mal à me contrôler.
C'est devenu un besoin viscéral, celui de la posséder, d'être cet amant qu'elle ne pourra jamais oublier.
Alors j'agrippe sa peau de mes doigts, sa bouche avant de laisser glisser mes lèvres jusque son cou que je m'amuse à mordre, parce que le deal premier c'était ça.

D'un mouvement passionnel et violent, je couche son corps pour enfin la dévorer, fais trembler le sol de toute ma force et de la sienne qu'elle décide d'abandonner.
Je la domine comme je la désire, comme je la veux, comme je la prends.
On s'épuise, se transpire, se défie, dans un corps à corps que j'aimerai l'espace d'un instant infini, une danse réinventée dans laquelle on n'a plus besoin de faire semblant de jouer.
On a redéfini les règles au moment où elle m'a cédé, où elle a murmuré Morgan sans réaliser comme je pourrais la changer.
Ses seins, ses cuisses, ses reins, je la dévore avant de le réfléchir, animé simplement par mes pulsions. Animal jusqu'au bout des griffes, elle gémit si bien que je pourrais en inventer des refrains.
Je mange chaque part de son corps, me délecte de ses frissons, de ses regards et du fait qu'elle se retient de crier mon nom.
Assoiffé d'elle et encore insatisfait, j'attends son dernier cris pour arrêter sa torture et la mienne, cette passion nouvelle qu'on s'est inventée, son corps que j'ai cru adoré. Ses mains que je me permets d'entrelacer aux miennes lorsqu'après les minutes passées, je perds le contrôle de moi, en elle ... Pour sa vie, pour moi.

Le temps ne s'arrête pas, on ne prend pas le temps de se regarder, de s'apprécier, de se dire que ce moment était parfait.
J'ai envie de sortir une connerie, mais pour l'instant y en a vraiment aucun truc qui me viens à l'esprit.
Je prends le temps de reprendre ma respiration correctement, de réaliser à moitié ce qui vient de se passer. J'envisage de me lever et d'aller déjà raconter à Bam ce qui vient de se passer. Non, mais attends, Morgan, ce serait un manque de respect.
Elle s'éloigne de moi, bon tant, pas besoin de la pousser comme ça. Et elle choisi de parler en premier. Cette fille putain, elle a tout compris, je vous promets.

    « Sens-toi libre de dégager avant que je ne devienne sentimentale et exige de toi des fleurs, un caillou à me passer mon doigt et une belle robe de mariée. »


Oh je suis déçu, j'aurais pu trouver quelque chose de mieux, mais au lieu de cela, je me relève et récupère mes affaires.
J'ai envie de me dire qu'elle me regarde, parce qu'un Morgan à poil ça ne peut pas se louper, si elle n'a pas eu assez le temps de le remarquer, autant lui laisser le temps de me graver dans son cerveau.
Je ne suis pas du genre pudique de toute façon, alors je ramasse mon caleçon et mon jean, que je prends le temps de remettre patiemment.
Me disant simplement qu'elle doit bouillir intérieurement. Parce que je suis encore là, parce que je traine trop et parce qu'elle est vivante par moi.
Bordel, je suis fier de moi.

    - Je ne comptais pas rester, après la robe de mariée, t'aurais très bien pu nous inventer un futur fils qu'on appellerait Paté.


J'ai pas remis mon t-shirt, mais je me rapproche de la porte avec un sourire narquois.
Elle me hait, je le sais, le ressens, elle me hait comme j'ai su l'adorer, c'est beau comme c'était bon, et pour l'amadouer, la taquiner, la torturer, avant d'ouvrir la porte je lui dis.

    - Tu ne pourras plus te passer de moi, tu sais.


J'ouvre enfin prêt à sortir, je lui lance un clin d’œil coquin, en me disant que laisser mon t-shirt trainer dans sa chambre était parfaitement innocent.
Elle ne pourra pas m'oublier, là est toute la grande vérité.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Dim 21 Avr - 0:01


Je le hais si bien, si fort que j'en crèverai tant je maudis le demi-sommeil qui agite ma chair se glaçant d'avoir perdu soudain toute source de chaleur. Mais je m'imagine pourtant mourir un peu plus gaiement que si je mourrais vraiment : mes veines dilatés se muent muent en un lieu de passage où mon sang trouve une résonance d'une autre nature, nuée d'espoirs de vies presque recollés, recomposés. Pratiquement à ma porté.

Il est encore là pourtant, se pavanant avec toute cette aisance le faisant être lui et adorer ça, dans une pièce tatoué à son nom dont il revendique encore un peu l'appartenance. Il me faudra brûler les lieux, incendier ma mémoire et mettre mes rétines en feu pour le quitter des yeux, le sortir de ma tête et oublier ses valses et autres complaisances.
Je le hais, de m'avoir offert une halte de quelques heures, propulsant contre mes songes les couleurs d'une vie vibrante qui ne m'appartient en rien. Je la refuse, n'en veux pas.


« Je ne comptais pas rester, après la robe de mariée, t'aurais très bien pu nous inventer un futur fils qu'on appellerait Paté. »


Je ne veux pas de cette vie là. Je n'en veux pas. Qu'il s'en aille, je n'en veux pas.
Sa personne toute entière m'est insupportable tant je sens le temps me rattraper et accoler contre mes pensées le besoin de troquer contre mes mensonges de matamores quelques aveux définitifs, violents, malsains. Qu'il s'en aille, je ne veux pas de cette vie là. J'étire mes pensées que je répète, assène, mâche et répète pour pour étirer le temps qu'il ne reste. Qu'il s'en aille...


« Tu ne pourras plus te passer de moi, tu sais. »


Qu'il me laisse enfin. Et je restera là, étendue dans le noir, à offrir en pâture mes sentiments les plus profonds au néant. J'exposerai mes failles au vide, comblerait le vide de ma carcasse expurgée de tout ce que j'avais dans les tripes, avant lui. Je ne veux pas de cette vie là.
Qu'il me laisse à ma défaite que je mâcherai mes rêves en prêtant à mes nuits un vieux vaisseau fantômes, rafiot aux voiles déchirées, pour me laisser dériver loin de lui et des contours encore flous de cette vie que je renie. Qu'il m'entende, je n'en veux pas.
Et mes pensées tangueront, auront le mal de mer, priant pour un naufrage me ramenant à cette fable de quelques heures, à cette vie qu'il me faut dissoudre dans une galère de songes.
Je n'en veux pas, m'interdis de la vouloir. Mais.


« Morgan... ? »


Mais rien, il est déjà trop tard. Je laisserai la nuit bouffer cette chimère qu'il a inscrit contre ma peau, mes tripes et jusque dans mes veines qui s'en régalent. Je me refuse le droit de vouloir de cette vie là, la sienne, celle qu'il ballotte dans le creux de sa main, promettant des merveilles.
Je n'en veux pas et dès demain, je laisserai le tumulte de la vie avaler ce qu'il en restera, me noyant dans une foule vibrante de certitudes qui ne m'appartient pas, trimbalant contre mon cœur une cicatrice nouvelle, image d'une vie qui aurait pu être la mienne mais sur laquelle je crache.


« Referme la porte derrière toi. »


Je n'en veux pas.
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MessageSujet: Re: |- The rest is still unwritten -| Satine et Morgan.   Lun 22 Avr - 11:36

J'attends encore un peu, recule ma grande sortie, un sourire gravé sur mes lèvres que je lui affiche sans pudeur et sans peur.
Parce que même si elle dit me détester, si elle rêvera la nuit qu'elle m'envoie valser ailleurs, je sais que je l'ai eu et que de cela le monde entier pourrait en témoigner.
J'ai réussi l'impossible aujourd'hui, ou tout du moins quelque chose qui s'en rapproche, je crois. Je l'ai vu soupirer, gémir, sourire, cette Lucky girl blasée, je sais que j'ai réussi à lui faire oublier tout ce contre quoi elle se bat.
Et même si je vois dans son regard fuyant que tous ces démons sont en train de l'assaillir à nouveau, je me dis que peut être elle en sera changée.
Tout le monde est changé, une fois que Morgan a fait son entrée.

    « Morgan... »


Ca pue les reproches, les regrets, la haine et l'envie d'oublier. Bordel, ça me plait.
Ce n'est plus ce cris suppliant, ce n'est plus cette alerte, ce top départ, ce Mords moi qui m'a rendu dingue malgré moi.
Non là c'est une conclusion, un truc où elle est sure d'elle, ou elle hésite à moitié, qu'elle fait pour se convaincre que je vais sortir de sa vie et ne plus jamais y entrer.
Trop tard, j'ai plus qu'un simple pied dans son intimité.

    « Referme la porte derrière toi. »


Je pince mes lèvres, lui joue le mec outré, comme si j'attendais qu'elle me rappelle pour signer le départ de notre second round endiablé.
Je pose la main sur mon cœur, je fais comme si je brûlais de l'intérieur.
Puis pour rire et peut être la vexer, je mime une grande révérence au moment où je me permets de lui adresser :

    - A vos ordres, votre majesté.


Je vais te hanter, par pur plaisir et envie de te torturer, de te voir et de te dévorer de paroles si tu ne veux plus de mes caresses, de mes gestes que tu redemanderas, je le sais.
Je vais te hanter, et tu hurleras à la mort d'apprécier.


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