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 Relationshit – Morgan & Satine

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MessageSujet: Relationshit – Morgan & Satine   Lun 29 Avr - 20:05


J'ai dans le crâne des illusions à la pelle naviguent devant mes yeux fatigués d'avoir trop vu, trop vécu, sans jamais avoir su vivre tout à fait. Et je crève un peu, peine à démêler le faux du vrai, distinguer ce qui en moi tient de l'inné de ce que la vie m'a vu acquérir. Je me perds, percevant parfois des petites vérités, de grands espoirs qui s'effacent puis reviennent, tant je vois danser contre mon épiderme les fantômes de mes hématomes.

Je crève, tandis que je pense à ce don nouveau, à ces ailes que j'accole à mon ombre, justifiant chacun de mes tourments ; me réveille certains matins éreintée par mes rêves déments me prêtant une paire d'ailes rongées par la haine. Et je m’applique à me déshériter de tout ce que la nature m'a légué, par peur de mes maux qui aujourd'hui encore font trembler mes mains. Qu'il comprennent enfin : leur Lucky Girl, je n'en veux pas.

Mais il y a cette voix. Cette voix viscérale au fond de moi, empruntant le timbre de ma mère, m'ordonnant d'en souffrir, cachant à mes sens les couleurs, les espoirs que ce héros m'a insufflé le temps d'un instant, ramassant ma carcasse misérable et promettant de son regard que la vie existe, au delà des drames qui secouent ma chaire. Cette voix, brodant de « Bordel » mes supplices, imposant un mon regard la vision d'un chemin déjà tracé menant vers une fin autrefois espérée, mais que j'emprunte à rebours depuis ce héros et ses promesses silencieuses faites à mon âme qui depuis, croit.

Mais il y a ma peau, qui depuis ne m'est plus tout à fait confortable. Cette peau que je porte docilement mais qui me dérange, l'imaginant tel un grand manteau qui m'encombre, teinté au couleurs de mes erreurs, des douleurs. Ma peau et au delà d'elle mes veines, accablée de cette entité qui lui est propre, ayant décidé bien avant ma naissance des douleurs qui m'accablent aujourd'hui. Ma force, la vitesse, mes ailes. Et je demeure malgré ma peau m'inventant de nouveaux maux, tour à tour victime collatérale et actrice principale de ce fléau qui m'habite.

Mais il y a mon cœur. Mon cœur balafré qui parfois vibre d'un élan de vie, depuis qu'un danseur maudit à poser ses mains sur moi, se frayant un chemin jusqu'à lui pour y répandre ses pulsions de vie. Mon cœur qui tremble pour une existence qu'il désire, dont l'aperçu qu'il en a en eu l'a laissé à vif. Mon cœur, agonisant face aux erreurs, aux peurs qui ne lui laissent aucun répit, quémandant une vie que je lui refuse, ne voulant rien venant de lui.

Je le hais et lui refuse le droit de me hanter. Pourtant, il est partout. Dans les failles que j'invente contre les murs lorsque l'ennuie s'en mêle, dans les rires des badauds, dans les mouvements de foule qui s'évitent, se frôlent, se touchent. Partout, son image collée à des détails gravitant autour de mon quotidien mais jamais être à l'endroit où je l'attendais. Dans l'encadrement de ma pote, au dessus des lavabos de la salle de bain, contre les graffitis des tables. Il est partout, se rappelant à moi lorsque j'essaie de l'occulter, tentant d'ignorer ce fil ténu semblant relier mon existence et son monde. Il est partout, même ici, juste devant moi.


« Hé ! »


Je mords ma lèvre que le dégoût fait trembler contre mes dents. J'aurais du fuir et je maudis les exclamations qui pavent mon quotidien, de cette première qui les a vu renier mon nom au profit d'un baptême mensonger jusqu'à celle-ci, coupable de me raccrocher malgré moi à un quelque chose, une connerie dont je ne veux pas. Et maintenant quoi ?

Sortant de mon sac son t-shirt que je traine partout avec moi, je lui balance au visage et amorce un pas pour m'éloigner de lui. Mais rien. J'essaie mais rien, mon corps me refuse le droit de fuir tant mes muscles se crispent, me laissant là, à sa merci.


« T'as oublié ça, l'autre fois. Tu ne m'en voudras pas, je m'en suis servie pour nettoyer les vitres. »


Chaque matin, je le cache au fond de mon sac en espérant le jeter, m'en défaire et m'affranchir enfin de son visage qui flotte partout autour de moi. J'aurais aimé, mais n'en ai rien fait. J'ai songé milles fois à le brûler, le salir, le détruire, sans jamais y parvenir.

Et je reste là, clouée au sol à fixer son regard tandis que dans mon crâne tempête, me hurlant de fuir.
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MessageSujet: Re: Relationshit – Morgan & Satine   Lun 13 Mai - 22:53

Je maudis l'ennuie quand il me prend sans me prévenir comme une pucelle qu'on vient violer.
J'ai horreur de ne pas savoir quoi faire de mes journées. Et quand j'avance je m'amuse de mes doigts, faisant sortir mes griffes pour savoir en combien de secondes elle mettent à rentrer à nouveau.
Je regarde alors les haies qui se trouve devant moi, me demandant en quoi c'est fait ces choses là. Si c'est du vrai quoi.
Putain, quand on s'emmerde on se demande n'importe quoi. Vraiment n'importe quoi. Alors j'arrache une feuille, elle me semble plastifiée, trop bizarre pour être vraie.
Tiens, est ce que c'est un labyrinthe naturel ou est ce que quelqu'un est venu s'amuser à le tailler ?
Je rigole de ma propre réflexion quand je me sens tirer de mes pensées. Qui ose venir m'emmerder ?! J'ai rien demandé ! Et avant d'oublier, je me fourre la feuille dans la bouche me forçant à vite mâcher.
Content de savoir que c'est de la vraie haie et non un truc plastifié. Bordel c'est un grand pas pour l'humanité !

    « Hé ! »


Hé ! Oui, c'était ça mon second prénom, j'en suis persuadé ! Hé Mo' comme t'es beau !
Je me retourne vers la voix, glissant sur mes pieds comme seul un danseur peut l'effectuer. Je craque un sourire quand je me rends compte que je l'avais bien reconnu à sa simple onomatopée.
Même si évidemment, je préfère l'entendre crier. Satine, s'il te plait, chantes-moi combien tu me hais d'être encore dans tes pensées.
J'accuse un hochement de tête satisfait quand elle s'approche quelque chose en main. Oh putain, je sais déjà ce que c'est.
Dis moi, chérie, tu as dormi avec le long de ces nuits que tu as passé loin de moi ?
Je mâche toujours en me sentant idiot, faisant comme si j'avais un chewing gum extra en bouche, quoi.

    « T'as oublié ça, l'autre fois. Tu ne m'en voudras pas, je m'en suis servie pour nettoyer les vitres. »


Oh oh, elle est douée pour essayer de piquer. Je m'accorde un petit déhanché quand je récupère ce qui m'appartient, certain qu'elle n'a absolument rien nettoyer avec. Attendez, il aurait perdu mon odeur sinon, et ça je suis sur qu'elle n'aurait pas supporter.
Je me rends compte que je mâche toujours alors je me retourne vers la haie, me disant qu'elle a un truc de pas comestible.
J'essaie de me décider à avaler, mais je lui trouve un nouveau gout, de pesticide ou un truc comme ça.
Mais après tout qu'est ce que j'en sais moi ? Comme si j'avais déjà goûté du pesticide rien qu'une fois.
On marche sur la tête Satine là ! On marche sur la tête ! Désespéré, j'arrête de mâcher et je finis par avaler. Cul sec Morgan, cul sec, c'est pour le peuple que tu le fais.

    - Bordel, tu crois que c'est comestible toi ce truc là ?!


Je lui demande en toussant à moitié. De toute façon c'est trop tard pour me dire que ça ne l'est pas.
Alors j'attends de tomber, de m'étaler par terre et qu'elle se mette à m'embrasser pour me réanimer. Avoues le que t'aimerais.
Mais rien, je ne tombe pas, alors je me dis que le poison doit mettre un peu de temps à faire effet. Bon ok, j'aurais même pas pu dire au revoir à Bam et ça me tue un peu plus d'y penser. Mec si j'avais été gay, t'aurais été le premier que j'aurais baisé. Au moins c'est dit en pensée.
Oh et puis, je ne peux pas mourir en ne sachant pas, il faut que je lui demande, Satine, c'est comme ça. C'est une question de vie ou de mort tu vois ?

    - Alors, ma teub t'as manqué ?


Dis moi que oui et je pourrais mourir en paix.
Morgan Cox, mort empoisonné. Par lui même, le jour où il a eu l'idée de bouffer du cyprès.
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MessageSujet: Re: Relationshit – Morgan & Satine   Mar 14 Mai - 22:50


J'ai mal au crâne, au cœur, jusque dans mes os qui, dupés, se croient à nouveau sciés d'une douleur monstre, les faisant s'affranchir de l'attraction terrestre pour s'envoler, me rendre minable de maux dont le souvenir ne parvient pas à me quitter. Maintenant pourtant, j'aimerais. Souffrir comme la première fois, d'avantage encore s'il le faut, pour prêter à mon ombre une paire d'ailes capable de me porter vers un ailleurs, vers la destination de leur choix, tant qu'il ne s'y trouve pas.
Mais rien. Mes pensées martèlent des horreurs quand mes pieds restent fermement ancrés au sol. Je prie pour ce qui me semble être la première fois, quémandant les horreurs qui sommeillent en moi de me sortir de là : ma vitesse, ma force, mes ailes – n'importe quoi. Je prie qu'un de mes démons m'arrache à cet endroit, à ses yeux, à son ombre dansant autour de moi. Mais rien.


« Bordel, tu crois que c'est comestible toi ce truc là ?! »


Il semble mâcher une connerie que je ne comprends pas, ignorant les envies démentes qui s'agitent dans sa tête. Je ne veux pas les comprendre, ne veux rien savoir. Je ne veux rien venant lui, me souhaite capable de me défaire de tout ce sur quoi il a un jour pu apposer sa patte. Même moi.
Mais déjà, il étouffe et j'en jubile d'un bonheur presque tendre à l'idée de le voir crever un peu sous mes yeux, l'imaginant prostré à mes pieds, tordu par une douleur martelant ses flancs, sa gorge, mon âme, son rire. Une douleur, n'importe laquelle, tant qu'elle suffit à faire flancher enfin son sourire, m'arrachant en passant au chaos qu'il a semé dans ma vie.


« Alors, ma teub t'as manqué ? »


Choquée, je perds le fil de mes pensées qui s’emmêlent, butant sur le sens des mots qu'il fait danser contre son palais. Je me sens égarer des lambeaux de moi sous le coup de sa phrase qui peine à atteindre ma conscience. Et puis, je comprends.
Éclatant d'un rire dénué toute humour, je craque sous le poids des émotions qui, d'un mot, se sont abattus sur moi. Le dégoût, d'abord. Le dégoût de le trouver soudain si répugnant que je pourrais le vomir, tant mes boyaux se tordent d'une sensation presque démente. Le dégoût de le voir devenir soudainement si laid, son visage ployant sous le poids de sa connerie pure et rustre, presque malsaine d'être si beauf.
Le dégoût de moi ensuite, de me savoir être tombée si bas que je l'ai laissé, l'espace de quelques jours, hanter mes pensées. Le dégoût de l'avoir laissé défoncer les portes de mon quotidien pour y foutre un bordel monstre.


« Merci, Morgan. »


Troublée par l'étrange sincérité de ma voix, je touche mes lèvres, encore tremblantes d'avoir su comprendre avant moi. Merci Morgan, parce qu'après le dégoût vient la délivrance. Celle de me voir soudain débarrassée de cette image presque fantasmée de la vie, selon lui. Celle de me savoir enfin capable de le voir pour ce qu'il est, loin des images lissées, polies, tronquées que mon sommeil bancale imposait à mes pensées. Qu'il crève s'il le veut, à présent ; ça n'a pas d'importance.


« Merci, d'être un tel con. »

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MessageSujet: Re: Relationshit – Morgan & Satine   Mar 14 Mai - 23:18

Je vais crever. Putain, je vais crever à cause de ma propre connerie.
Je le ressens dans mes orteils, le foutu venin attaque donc par les pieds. C'est comme des fourmis. Peut être que ça l'est.
C'est juste des fourmis ? Je vais crever ou pas ? Faut que ça se décide là.
Et là voilà qu'elle explose de rire. Bordel, mais tais-toi, y a des gens qui aimeraient pouvoir mourir en paix ici bas.
Je la regarde même pas, je me contente de plaquer mes mains sur mon estomac, essayant d'y descellé quelque chose à l'intérieur comme un médecin le ferait.
J'y trouve rien, je ne sais pas, bon sang, c'est vraiment là au moins l'estomac ? J'ai envie de pleurer, je suis trop jeune pour tout arrêter.
Il me faut de l'aide ! Tu vas appeler une ambulance ou attendre encore longtemps ? Tu ne vois pas qu'il y a juste un truc qui ne va pas là ?

    « Merci, Morgan. »


Ce n'est pas ce que je veux entendre, appelles à l'aide quoi. Aller, mais j'attends que tu m'aides quoi.
Je la regarde sans comprendre pourquoi elle bouge pas. Je ne suis peut être pas tant que ça en train de mourir.
Alors de mon estomac je parcours mon torse, surement pour vérifier qu'il n'a pas brûlé.
Je touche maintenant mon visage, qui n'a pas l'air tant changé.
Finalement, la mort c'est pas pour aujourd'hui, alors je souris, je souris à la vie qui veut bien encore de moi.
Et je maudis le fourbe buisson qui a tenté d'avoir ma peau. Pour toujours et à jamais, je vaincrais.

    « Merci, d'être un tel con. »


Voilà que je me fais insulter ! Sympa, je suis encore en convalescence là, tu n'as pas remarqué ?
Aucune compassion la petite, aucune compassion ! Pourtant moi, je sais faire les deux, le con et la passion.
Je m'avance vers elle, je ne sais pas trop pourquoi, d'habitude, je ne m'avance pas vers les gens qui ne veulent à l'évidence pas de moi.
Mais elle c'est surement différent, je ne saurais pas expliquer pourquoi. C'est juste comme cela, une loi de l'univers surement. Quelque chose qu'on ne contrôle pas.
Je crache un coup avant de me décider à répliquer. On ne peut pas traiter Morgan Cox de con sans avoir des conséquences après.

    - Peut être oui ... Mais le con, il t'a permis de voir un autre côté de la vie.


Le bon côté, celui qui dit sans arrêt que c'est plus facile quand on choisit de s'amuser.
Quand on choisit de voir le bon côté.
Si tu savais, j'ai des tas de raisons de pleurer, de me dire que le ciel lui même à la naissance m'a maudit. J'ai perdu mes parents, sans avoir eu la chance de les connaitre vraiment, j'ai mis du temps à me faire accepter comme l'assistant que je sais être sans rien demander, je ne suis pas vraiment aimé, j'ai appris à me jouer du monde avant qu'il ne décide de se jouer de moi, et mon pouvoir s'il n'est pas connu de tous, il est caché attendant le bon moment pour que je puisse me révéler comme entier.
On est tous à moitié brisé, mais ton Morgan, ce tel con, il sait ce que c'est de vivre sans y penser. Même s'il a peur d'être tué par une haie.
J'accroche mon crâne de main, ayant été sérieux trop longtemps, je soupire un bon coup quand j'avance encore un peu pour me retrouver à cinq centimètres, même pas.

    - Et il me semble que le con, il t'a un tout petit peu sauvée. Réanimée.


Je lui crache presque à la figure pour l'énerver. Allez Satine, insultes moi encore une fois. Et finis par me dire encore une fois « Mords moi. »
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MessageSujet: Re: Relationshit – Morgan & Satine   Jeu 23 Mai - 23:39


Et je bénis ce soulagement inattendu, celui de me savoir enfin capable de m'amputer de cette petite voix qui résonne en moi, apposant son ombre contre tout les petits rien de mon quotidien. Cette petite voix, murmurant malgré moi des douceurs auxquels le temps semblait me rendre dépendante, chantant son nom.
Le soulagement, surtout, de voir mourir en silence les doutes qui s'abattaient sur moi, clamant vouloir de cette vie-là.
C'est un con et cette vérité se doit de remplacer toutes les autres, les fausses, les malsaines, les siennes. "C'est un con" deviendra alors mon mantra, lorsqu'il aura l'audace d'effleurer mes pensées à nouveau. C'est un con et je le scanderai jusqu'à ma toute fin s'il le faut, afin de le sortir enfin de ma tête.


« Peut être oui ... Mais le con, il t'a permis de voir un autre côté de la vie. »


Je n'en veux pourtant pas, de sa vie et de tout les facettes qu'il lui prête. Qu'il la reprenne, sa vision mensongère, pour aller la vendre à une autre, à toutes les autres même, s'il le veut. Je pourrais la vomir tant elle me malmène, la jeter au vent dans l'espoir de la voir se délier et se perdre dans l'air, avant d'en jeter les restes au feu, pour mieux m'en défaire.
Je refuse le droit à cette vie qu'il prêche de prendre racine contre mon âme pour me voir par la suite quémander, prier, supplier pour obtenir ce simulacre de réalité qui finira par réduire à néant mes espoirs minables, tentant de survivre à mes démons. 
Qu'il se taise enfin et s'en aille, emportant avec lui tout les petits bouts d'espoirs factices qu'il a laissé traîner contre ma peau, mes rêves, mes os. Je n'en veux pas.


« Et il me semble que le con, il t'a un tout petit peu sauvée. Réanimée. »


J'accroche un rictus à mes lèvres pour ne pas mordre, désarmée de le voir soudain si proche. M'inventant un cran d'orgueil, je tempère mes pieds qui cette fois, ne demandent qu'à fuir tant mon corps entier hurle au danger.
Sentant vibrer contre ma peau l'écho de mes fureurs passés, je les laisse galvaniser ma colère, mon dégoût, mes douleurs.

Et si être sauvée consiste à trembler de rage et de haine, je suis vivante depuis le berceau, bien plus vivante qu'il l'est, qu'il ne le sera jamais. Je préfère alors à sa vie qu'il clame comme seule vérité passer un pacte avec le diable pour m'arracher de mon enfer le temps d'un vrai moment sur terre. Fermer mes paupières sur une vie trop courte, faite de sursis et de dérives. Tenter d'apprendre à rire sans flancher, prier un dieu qui n'entend plus et regarder le monde de mes yeux qui n'ont jamais pu, jamais su apprendre à voir au delà de mes erreurs.
Qu'il me laisse à mes tourments, tant rien ne saurait m'écorcher plus que sa présence.


« Je te méprise. Tellement, que ça en est douloureux. »


Tout en lui me rebute et le soulagement s'abat sur moi de nouveau, faisant chavirer mes peurs qui quelques instants plus tôt murmuraient des horreurs.
Je n'ai pas besoin de lui et tant pis, si je m'obstine et lutte en vain à la poursuite de chimères qui m'écorchent et me saignent quand la réalité s'abat sur elles. Tant pis, si mon désespoir cogne sans cesse contre les parois de mon crâne en cherchant une issu, une trêve de quelques heures pour mieux m'imaginer des couleurs, en songeant à prendre de l'ampleur ; me détacher de moi, effacer mes douleurs. Tant pis, si je ne sais exister qu'en boitant, flanchant sous le poids des monstres sommeillant sous mon derme, accrochant contre l'ombre de mes pas une souffrance qui m'est innée.


« Rendons-nous un service, toi et moi. Cessons cette mascarade. »


Et j'oublierai son visage, dès aujourd'hui. Le noierai dans la masse, dans la foule d'âmes que je croise chaque jour sans les voir. J'y arriverai, dès maintenant, dès aujourd'hui. J'y arriverai.
Qu'il garde sa vie, me laissant à la mienne.
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MessageSujet: Re: Relationshit – Morgan & Satine   Sam 25 Mai - 13:10

Je craque un sourire vicieux quand je voudrais qu'elle me balance au visage une nouvelle insulte.
Oh oui, Satine, caresses moi de tes mots et j'en ferais de même avec ta peau.
Je veux une réaction du tonnerre ! Un truc géant que tu gardes juste pour moi. Une grande occasion quoi.
Sers moi les pires choses que tu peux penser, je m'en servirais d'inspiration pour mon prochain refrain.
Je m'attends à tout, j'entends même les tambours dans mon crâne qui n'arrêtent pas de rouler.
J'ai envie qu'elle me délivre de cette angoisse de ne pas savoir comment elle va m'attaquer.
Sois mauvaise. Vilaine. Fais que je me dise encore une fois que dans un autre monde j'aurais pu ne jamais me passer de toi.

    « Je te méprise. Tellement, que ça en est douloureux. »


Aoutch, c'est douloureux tant c'est délicieux. C'est trop petit, trop gentil, puant la sincérité et ses sentiments.
Je me dis comme un con que je suis et qu'elle a deviné que j'étais que pourtant, j'étais persuadé de ne pas lui avoir fait mal quand on dansait tous les deux, dans sa chambre.
Enfin, vous voyez à quel moment quoi. Je dois vous faire un dessin ? Non, je ne crois pas.
Je suis tellement déçu que je pourrais m'en arracher les cheveux, pas d’inquiétude, juste un peu. Dans mon esprit c'était si mieux.
Elle me crachait à la gueule, me criait qu'elle me hait, me frappait, me traiter de connard même si elle l'avait vraiment voulu.
Pourquoi les choses ne se passent jamais aussi bien que dans ma tête ? Faut que je le cris au monde entier que s'il suivait les règles que régissent mes pensées, putain, ce serait tous les jours la fête.

    « Rendons-nous un service, toi et moi. Cessons cette mascarade. »


C'est tout ? Bordel, je fais la moue.
Ça s'arrête donc là, parce que madame l'a décidé ? Je pince mes lèvres pour lui montrer que je n'ai jamais été doué pour écouter ce que les gens me recommandaient.
Je ne suis pas certain d'avoir envie d'arrêter, je m'amuse plutôt bien, et putain, si elle le voulait, elle s'amuserait aussi. Mais à la vérité peut être que ce serait moins drôle si elle se plierait à mes quatre volontés.
J'aime qu'elle me résiste, alors qu'elle m'a déjà cédé, et qu'elle finira par me céder encore je le sais. Enfin si d'ici là je ne me suis pas lassé. C'est très possible que cela puisse arriver.
Satine, s'il te plait, vis sans penser à ce qui se trouve sur ton chemin. Apprends à profiter, je me déclare ton professeur, tu sais.
Un doigt tendu devant moi, entre nous, je le secoue au rythme de :

    - Tut tut tut tut !


Et ouais, je l'ai dis, je ne suis pas d'accord. Pas que mes sentiments envers elle m'en empêche ou quoi. On ne va pas dégouliner d'amour, ok. C'est juste trop drôle de la torturer.
Elle crève sous le poids de ses erreurs passées, de ses pouvoirs qu'elle ne comprend pas. Et je veux c'est vrai, qu'elle crève un peu pour moi.
Pour ma gueule d'ange qu'elle dit détestait et le reste en prime de ses paroles suintantes de sincérité. Elle n'a pas encore appris à jouer, c'est décevant. Clairement emmerdant.
Je la veux docile et attentive ... Maintenant que c'est certain que ce que j'ai mangé ne va pas m'achever.

    - Et si j'en ai pas envie ?


C'est fou comme en un mot, une pensée, le ton de la conversation peut changer. On va essayer.

    - Tu me dois toujours une danse. Avec de la musique tout ça, parce que c'était une catastrophe la dernière fois.


Je suis toujours vivant et je prouve même que je peux être à moitié sérieux, quand je veux.

    - Et puis, je ne peux pas sortir de ta vie, tu n'as pas encore réussi à répondre à ta question. que je gueule comme un con. Mais si tu sais ! Pourquoi toi, bla bla bla ... Pourquoi ta force ne peut rien sur moi ...


Je souris grandement, comme un gentil mec que je pourrais être. On n'a pas fini tous les deux, tu le sais dans le fond. Et puis je tente d'être sympa là.
Ça fait partie de mes résolutions, parce que je suis encore en vie. Tu vois, Morgan celui qui a survécu. Cette classe.
Et puis si tu ne me le dis pas, ce foutu Mords-moi, t'en fais pas, je le ferais pour toi.
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MessageSujet: Re: Relationshit – Morgan & Satine   Dim 5 Oct - 8:42

Lassée de tout jusqu'à moi, j'essaye d'occulter les impacts qu'il grave contre ma peau à chacun de ses mots ; ceux qu'il appose contre ma chair juste en étant là, en étant lui, flamboyant de vie.
J'essaye, à m'en faire mal, de singer un schéma qui me revient en mémoire, que je connais bien. Je tente de gratter le vide qui nous sépare, creusant la distance entre lui et moi comme le fait parfois ma mère en me laissant là, à taper contre les frontières de ses contours, à la recherche de son amour.
J'essaye,  à m'en rendre malade, de me défaire de cette emprise qu'il a sur moi. Oublier, désinfecter mes pensées de son existence pour me rendre mon esprit, enfin vierge de lui.


« Tut tut tut tut ! Et si j'en ai pas envie ? »


Mais il me faudrait pourtant devenir une autre pour savoir enfin lui échapper tout à faire. Devenir un pilier qui jamais ne saurait plier, apprendre à rester droite tandis qu'il cogne contre mes fêlures, les agrandissant pour mieux y laisser son emprunte.
Et puis, cesser de m'ankyloser de mes malheurs, mes rancœurs ; me défaire de mes petites douleurs qui rongent d'une ardeur presque tendre mes rêves me voulant être plus qu'un monstre, plus qu'un  fléau au baptême frauduleux qui pourtant me colle à la peau.


« Tu me dois toujours une danse. Avec de la musique tout ça, parce que c'était une catastrophe la dernière fois. »


D'un soupire, je dissimule mon visage entre mes doigts quand le souvenir de notre danse me revient. Sous ma peau semble naitre un sentiment d'urgence sur lequel je ne parviens pas à poser le moindre nom, hurlant à mes sens de faire enfin quelque chose, n'importe quoi. Lui dire d'aller en enfer et puis enfin dire merde au destin, à la vie, à tout ce qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Réarranger mon corps et ses petites morts, m'improviser faussaire et me fabriquer un esprit nouveau, capable de ne plus trembler face à ma propre ombre. Falsifier mon esprit tant et si bien que mes mensonges prendront enfin vie et me voudront devenir une autre, libre de toute haine.
Me réinventer jusqu'à ne plus avoir peur de moi, jusqu'à ne plus me soucier de lui.


« Et puis, je ne peux pas sortir de ta vie, tu n'as pas encore réussi à répondre à ta question. Mais si tu sais ! Pourquoi toi, bla bla bla ... Pourquoi ta force ne peut rien sur moi ... »


Ne plus soucier de lui, le laisser disparaître comme un mirage qui se soustrait à notre vue une fois la supercherie démasquée. Le laisser s'effacer sans tenter d'en attraper l'essence et se laisser tromper. Comme avec les mirages, ne pas me laisser distraire, ne pas me laisser avec par ce qu'il est, ce qu'il offre ; ce qu'il dit et ce qu'il cache.
Ne plus me soucier de lui, ni de ses yeux capables de fouiller mon âme, d'y foutre le feu et de me laisser là, amorphe et en vrac.


« Ça ne m'intéresse pas. » Faux. « Ça ne m'intéresse plus. »


J'y veillerai, j'apprendrai. A ne plus m'en soucier, à l'oublier.
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MessageSujet: Re: Relationshit – Morgan & Satine   Mar 14 Avr - 12:51

J’ai en tête le souvenir de ses cris, gémissements, et je me sens comme un Morgan plutôt géant.
Quoi qu’elle semble en penser, je sais que je l’ai marqué. Peu importe le bobard qu’elle va bientôt me sortir.
Moi je sais pertinemment, que j’ai été capable de la faire pâlir.
J’ai oublié pourquoi j’ai manqué de mourir, ce que j’ai bouffé, un truc qui ressemblait de près ou de loin à du cyprès.
Faut croire qu’elle a un certain pouvoir sur moi, me faire zapper les choses idiotes que je fais, heureusement que cette influence ne dure pas toute la journée.
Ouais, parce que j’en serai bien emmerdé.
Et quand elle passe sa main sur son visage, se transforme en cette fille éternellement torturée, j’ai comme des envies de nausées.
Je m’en veux presque de lui avoir donné de l’importance, quand la moindre de ses pensées rime avec le mot errance.
Bon sang, combien de fois faudra que je prenne le temps de l’expliquer ? J’ai horreur des gens qui passent leur temps à déprimer.
Pour des raisons que je peine encore à expliquer.
Elle est belle, jeune, intelligente à souhait, forte et redoutable, il faudrait vraiment qu’elle me dise pourquoi elle prend tant de minutes pour le pleurer.
Alors pendant quelques secondes je tente de jouer le jeu, vous savez, celui qui sied tant aux gens malheureux.
Bouhou, mon dieu, je suis orphelin, et j’ai des griffes qui sortent des mains. Je suis un monstre, maudis à vie, putain.
N’importe quoi ! Mais sérieusement, n’importe quoi. Je suis Morgan Cox ! Je suis un roi !

« Ça ne m'intéresse pas. »

Comme ta tristesse et ta rage factice, à cause d’elle, j’en suis certain je régresse.
Et pour me faire régresser, il en faut, pas vrai ?
Du coup je lui ricane au visage, savourant le gout de ses mensonges et de ses sentiments.

« Ça ne m'intéresse plus. »

Vraiment ?
Mon corps, incontrôlable comme toujours se rapproche du sien.
J’agis sans réfléchir à mes gestes, je me contente de vivre comme j’en ai envie.
Ma main droite se referme sur sa mâchoire que je tiens fermement.
Je me demande pendant un petit court laps de temps, si on lui a déjà fait part du fait que Morgan peut être saignant.
Mes yeux s’enfoncent dans les siens, je les veux perçants quand j’aimerai pouvoir arrêter la course du temps.
Je sais rire comme je sais tuer, et aujourd’hui, maintenant, à jamais, je me dis qu’avec elle je ne veux plus jouer.

« Tant pis pour toi. »

Prononce ma voix, j’ai la griffe qui me démange, et c’est cuisant, je voudrai marquer son visage pour lui démontrer que l’idiot du village sait aussi arrêter de s’amuser.

« Garde quelque chose en tête, tout de même. »

Puisque tu n’as pas voulu de mes conseils, puisque tu te complais dans ce monde où pleurer semble si bien.

« Je ne suis pas un chien. »

Quand tu demandes à quelqu’un de te mordre, assures-toi qu’il ne soit pas taré. Poupée.
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Relationshit – Morgan & Satine

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