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 |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.

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MessageSujet: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Sam 14 Mai - 10:21

    Je suis assis dans les gradins et regarde le match de Hokey qui se déroule devant mes yeux.
    Bordel, je saute sur mes fesses de voir Bam se défouler. Je devrai faire partie du jeu moi aussi.
    Mes yeux se focalisent sur le tableau d'affichage, plus que quelques secondes avant la sonnerie qui signera la fin de ses exploits.
    Je suis meilleur croyez moi. Meilleur que mon meilleur pote, ou quelque chose comme ça.
    Ma langue sort se poser sur ma lèvre inférieure alors qu'il lance le palet à l'autre bout du terrain.
    D'une voix forte je hurle : C'est à cause de sa crosse magique ! Ouais, tout le monde le sait, mais autant appelé un porc, un porc. N'est ce pas mon Bam ?
    Putain, je parle avec lui en pensées, rien à faire, je suis ravagé.
    Mes yeux se retournent vers le panneau d'affichage. Trente secondes encore. Bon sang, et ma gloire à moi ?
    Je retiens mon souffle alors qu'il fait une passe décisive. Ça aurait pu être moi là ! Pourquoi je me suis fait viré, déjà ? Pour l'honneur Morgan, pour l'honneur !
    Je saute toujours sur mon siège, comme une fille en chaleur, d'ailleurs, je suis persuadé qu'il y en a pleins qui sont en chaleur face à Bam.
    Et alors qu'il s'avance pour marquer un dernier point, à dix secondes de la fin. Je me lève, me monte debout sur mon siège.
    Et hurle du plus fort que je le peux.

    - Et Bam, laisse tomber, tu ne peux pas rivaliser contre Sexy Coxy !

    Tous les regards sont tournés vers moi, d'ailleurs, je me dis qu'il n'y a pas tant de monde au final aujourd'hui.
    Dommage pour toi mon Bamy. J'exécute une danse des plus sexy. Et le point, aux oubliettes, Je suis une vedette !
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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Dim 29 Jan - 0:27




Il y a des gamins qui croient qu’un monstre dort sous leurs pieux. Que d’autres lorgnent depuis leurs placards, et même les cieux. Que dans chaque ombre se cache un peu de leur mort, qu’ils dégagent des odeurs fines qu’on reconnaît à les sentir approcher. Y a des mômes qui sentent la peur. Et s’inventent des cauchemars sans savoir. Que les monstres, se sont eux. Qu’ils ont à l’intérieur de leurs corps des milliers d’erreurs que font pousser le temps, jusqu’à ce qu’elles giclent. Jusqu’à ce qu’elles sortent et devenues grandes, nous dévorent. Shlack. J’ai cherché les morts sous mon lit. J’ai retourné tous mes placards. J’ai dormi les fenêtres ouvertes, j’ai prié pour un cauchemar. Pour qu’on me hante. Me mente. Me la rende. Mais rien n’y a fait et les cadavres sont restés là où ils étaient. Putain, j’aime le bruit que fait mon palet. C’est de la musique. Mes lames sur la glace, mon cœur congelé par des larmes qui hibernent pour plus tard. Pour une nuit sans reine, où je me vautrerai sur mon lit, et penserai à elle.

Il y a des gamins qui croient que les héros les sauveront toujours. Qui savent pas qu’on tait leurs erreurs à la télé. A la radio. Dans les journaux. Qu’on accable pas un type qui en sauvant un bébé a laissé la mère crever dans un brasier. Qui se pensent en sécurité, tant qu’on sait patiner. Shlack. Qui savent pas que si t’es un héros, tu seras le premier visé. Qu’on te pleurera toujours mais que tu seras vite remplacé. Et que ton père crève chaque jour depuis celui où ta mère l’a quitté, perdant une miette de son cœur toutes les heures. Il est maudit par l’immensité de son cœur, mon père. S’il avait été étroit il serait mort en deux jours, peut-être trois. Mais il est grand et pour se détruire, il prend son temps. Shlack. Y a quelqu’un qui hurle dans les tribunes. Mes yeux ordonnent et je réfute. C’était Morgan, et je sais qu’il va nous montrer son fute.

Quinze secondes et trois fois plus de points affichés de mon côté. C’est trop, putain. C’est même plus un score de hockey. C’était mieux quand il était en face de moi. Quand il venait me foutre des coups bas. Quand il se fendait la gueule s’il se retrouvait avec la langue gelée. Quand on nous foutait des minutes entières dans notre prison de pénalités. Alors qu’on se marrait. Qu’on s’adoptait, se testait, s’emmerdait pour devenir frères. Shlack et le son de mon patin qui racle la glace. Mon épaule contre un casque et le bruit d’un cri qu’on étouffe. Le champ libre et un boulevard entre les cages et moi. Le pied, dans mon paradis froid.

    - Et Bam, laisse tomber, tu ne peux pas rivaliser contre Sexy Coxy !


Mon prénom sur la glace badamoume des airs que je connais par cœur. Et je tourne la tête, me faisant avoir. Le regarde me sourire. Les entends rire. Le jeu n’est un défi que s’il confronte Bam à Coxy. Les autres m’emmerdent, se soumettent, m’ennuient. Pas lui. Jamais lui. Et il danse, sur la musique qui annonce la fin de la partie. J’enlève mon casque. Le plastique contre la glace. Les petits groupes qui assistaient à cette parodie de match le regardent, rient. Rient. Rient. Et les regards reviennent à moi. Parce que commence le combat du clown contre son Roi.

    ─ Well suck my balls if it ain't Cox my all-time favorite cock-digging thing ! Tu descends prendre une raclée ou j'viens te chercher ?

Il y a des gamins qui croient, des tas. Des gamins qui croient en moi.


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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Lun 30 Jan - 21:58

Ouais, ouais, il va gagner, mais bordel, je suis sur que ma danse fais plus d'effet.
Non parce que Bam, on est habitué à le voir gagner, mais me voir danser ... C'est juste exceptionnel, je peux le jurer.
Je souris, j'attends que les secondes passent, danse toujours, sous les rirent et les applaudissements.
Et je ne préfère même pas me demander s'ils applaudissent pour lui ou pour moi. Bizarrement, je choisis le second choix.
Je me stoppe, l'espace de quelques secondes, juste assez pour remarquer quelques filles bavaient et voir qu'il n'a plus de casque pour cacher le melon qu'il a pour crâne.
Putain, s'il m'entendait, j'aurai peut être déjà prit un poing droit en plein crâne. Mais voilà Bam, t'as pas encore le pouvoir de lire dans les pensées !
Et je peux le dire à jamais que ta tête un jour elle va exploser !

    ─ Well suck my balls if it ain't Cox my all-time favorite cock-digging thing !
    Tu descends prendre une raclée ou j'viens te chercher ?


Mwahahaha ! Toujours dressé sur ma chaise, je regarde autours de moi, je montre, non, non, je me montre moi.
Me désigne de mes propres doigts. Prouve que ouais, c'est bien moi qu'on appelle, malgré ses phrases pas tellement recherchées.
Je suce pas les bites, ni les boulettes, non, hier soir je suis sur que j'étais avec la fille que tu auras demain, ouais, ouais. Parce que pour celle la, j'suis passé en premier, et bordel, elle a adoré.

Et le monde, tu me vois ? C'est mon cul qu'il veut botter celui là !
Je souris de toutes mes dents, secoue mes cheveux, un peu mais pas trop, je veux pas faire les filles s’évanouir, je suis civilisé quand même, faut pas abuser.
Et puis je tambourine sur mon torse, me donne en spectacle pour le bonheur des yeux, mais surtout le mien.
Et puis il arrive, il monte en moi, je le ressens qui vient du plus profond de mon ventre. Un rugissement terrible. Un rugissement sauvage, que l'on me croit.
Et je commence à descendre vers lui. Je ne me dis même pas que j'ai pas de pantins, j'ai pas le temps, je prends le train Bam dans quelques secondes.
Et malheureusement, j'embarque directement.

J'entre pas sur la glace directement, faut pas abuser, j'suis pas taré.
Même si je me pète une jambe, y aura rien de grave, vu que ce sera réglé en une heure maximum, mais quand même.
J'suis pas encore maso, quoi qu'une Satine pourrait me contredire, je sais. Bordel, mais aux oubliettes ses pensées !
C'est merdique d'y penser maintenant, faut que je trouve un truc pour mieux glisser que lui.
Déjà que je suis perdant d'avance parce qu'il a sa troisième jambe ... Bon bien sur j'ai la mienne, mais lui alors, ça voudrait dire qu'il a en quatre quoi.
Ce mec, il est né dans des nouilles, je vois pas d'autres solutions.

    - T'es rien con.


Ouais, ouais, et j'assume de dire ça à la star ! En plus je crois que j'ai hurlé, pour que les derniers assistent à la fin, au début, de notre bataille.

    - Et je fais comment, je vole pour venir te sucer ?


Je l'ai dis, j'ai rien envie de me pèter aujourd'hui ... Juste son cul, qui sait.
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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Mar 31 Jan - 0:04



Ma voix contre la glace résonne. Résonne. Résonne. Et s’évanouissant devient fine. Derrière mes cheveux, j’aperçois Morgan qui écoute. Et répondra surement, parce qu’au fond, qui de nous deux est le plus con ? Il se montre, je souris. Ses doigts tous pointés contre sa poitrine. Dans un geste que je lui connais. Par cœur. Par corps. Par avant. Putain, paravent… quand je suis avec lui, mes neurones grillent. Se décristallisent. Foutent le camp prévenir une pucelle que son chevalier ne va pas tarder. Et me mentent, quand ils reviennent. Quand lui s’en va et prends avec lui les rires. La joie. Ne me laissant que des bons mots à ressasser. A méditer. Et qui le soir me feront me marrer dans un rêve que ce souvenir crèvera. Comme sa burne, quand il la grattera.

Il beugle, ça m’étonne pas. Il crie plus fort et faux que n’importe qui. Il sicle. C’est un supplice. J’applique trois lettres sur mon visage tant que son cri contre la glace résonne. Résonne. Déconne. Est-ce qu’il fait le même, quand il jouit ? J’suis sur que oui. Ça expliquerait pourquoi toutes les filles qu’il a connu avant caressent en moi le moindre gémissement de leurs langues, de leurs seins, de leurs doigts. Puis viennent pleurer l’extase d’un orgasme qu’elles croient perdus tant il dure, oubliant leur prénom. Ne pensant plus à rien sinon Bam qui porte trop bien le sien. Je plains sa couille unique qui en comparaison de son torse ne doit pas être tambourinée souvent. Sérieux Morgan, allez descends !

Ça y est ! Il court ce con. Il va tomber, putain, il va tomber. Reste calme, mon con et apprends à marcher. Arrive. Vite. Enjambe et demeure entier. Laisse-moi l’honneur de t’apprendre à crier. Il va tomber ! Non, ça y est. Allez tu viens ou t’attends un dérèglement des saisons ?

    - T'es rien con.


Il crie encore, et tout le monde le regarde. Me regarde ? Nous regarde sourire aux abus de l’autre. Ceux qui arrivent. Ceux qu’on oublie. Ceux qu’on a regretté et ceux dont on a envie. J’attends. Mes cheveux barrant mon front en sueur, qu’il sorte un truc qui me fera me marrer jusqu’en plein milieu d’un rêve sans couleur. Un rictus d’impatience figeant mes lèvres dans un sourire froid. Et brulant. Tiède, comme pas souvent. Je vois le poux qui tape contre son cou, contre ses tempes. Le souffle qu’il prend. Emprisonne. Change. Pour en faire une connerie étrange.

    - Et je fais comment, je vole pour venir te sucer ?


Je me marre. Fort et clair. Ça résonne. Résonne. Résonne. Ça me tue d’avouer à quel point il m’avait manqué. Mais je crois que sans lui, mon rire crevait. Devenait faux. Dur comme mon cœur. Mou comme ses bourses. Et mort comme tant d’autres. Je savais même pas que j’avais besoin de lui. Maintenant, je réalise. Ça me donne envie de le frapper. Lui apprendre ce que ça fait, de se sentir indispensable dans la voix de Bam. Mes gestes avec volonté se font lents. Pour contredire les siens qui en retour paraissent gauches. J’invente la grâce pendant que tu contemples, mon bouffon. Me fait le Prince de tes courbes. De tes tours. De tes illusions.

Doucement, toujours, je me baisse. Et m’accroupissant délaisse ma crosse qui demeure dressée, enchantée par le pouvoir du givre qui de mes doigts, la fixe au sol. Debout, seule, elle nous gouverne tous. Et je la lâche, tandis qu’elle prend des allures de majeur dressé contre le monde. Contre Morgan et ses mots qui me tentent. Patience.
J’accroche mes lacets du bout des doigts. Les défait en pensant au corset de la gothique de l’autre fois. Loin d’ici. Et qui après moi a renoncé à son diable. Jurant qu’il n’en existait qu’un, aux allures de gourdin. Je mords ma lèvre, conscient de mes conneries. Mais pense à ses cheveux qui couvraient ses seins. Ses mains qui alors timides furent avides de sensations froides. Je pense à la courbe de ses reins, belle vue d’au-dessus. Quand je régnais sur son corps comme on martèle le monde. Et caressait mon baptême en me rêvant soudainement immonde. Pour qu’en se retournant elle hurle, découvrant le visage d’un autre. Qu’elle pleure en crevant d’avoir baiser l’horreur et mourant dans ses fanges, rende un dernier hommage à mes mains d’ange.

Putain. Du bout de mes pieds nus, j’envoie trainer mes patins loin de moi. Leur bruit contre la glace me régale. Je grogne mon plaisir dans un soupir. Me redresse et ouvre grand les bras. Il a choisi le terrain. Et il aura ce qu’il aura. Lui souriant une invitation blanche, j’écarte mes jambes. Prends appui sur mes pieds dont la peau adhère au givre qui me fait un effet tendre, érotique tant il me plait. Et puis deviens stable. Sur. Assoiffé. Calme et surexcité. Ma tempe tape mon prénom sur le revers de mon crâne. J’attends et puis…. Chassant mes cheveux de mes yeux, je relève la tête et trouve les siens. Ne les quitte plus. Les tutoie. Les emmerde. Les invite, de mes bras. Je me désigne, comme il l’a fait avant moi. Mais avec lenteur, réécrivant leurs idéaux. Et tendant mes bras de nouveau, lui souffle :

    ─ Come at me, bro.


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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Mar 31 Jan - 20:36

Bon alors, mon coco, il est à rallonge ton micro ? Faut que j'essaie de la gober à distance ? Ou alors c'est qu'il a peur de moi le petit oiseau ?
C'est ça les grandes gueules, ça aboie, ça aboie, et après ça s'en va avec la queue entre les jambes. Ma foi, je dis ça, je dis rien, moi.
Puis c'est pas comme si j'allais le forcer. Bordel, faut que j'arrête la tendance gaie. Gay, gaie, tu le vois le jeu de mot, pas vrai ?
Je souris grandement, toujours prêt à croquer son petit bout. Allez on s'anime super-star ?
Bam-chéri, je préfère les founes, je l'ai dis. Et pourtant, je suis bien là à attendre le top départ, celui où il me dira : Aller vient mon beau, on se donne en spectacle aujourd'hui.

Il s'anime mon petit, il se baisse, putain, il est beau mon poulain. Je sais pas vraiment ce qu'il a dans la tête, mais je parie sur une brune avec une chute de rein à faire pâlir le marquis de Sade.
J'imagine même les cris qu'elle a pu pousser, et je me permets même de penser que je l'ai eu avant lui celle là aussi.
Ouais, aujourd'hui, je suis en forme pour penser que je suis un plus grand tombeur que lui. Ce qui est vrai, faut juste avouer. Lui c'est les rumeurs, moi c'est l'action, la réalité. Je baise comme un dieu, et tous le monde le sait.

Il enlève ses patins et se mets égal à moi. Je suis fichu, même comme ça. Parce que je suis sur que ses pieds aussi ils aiment glacer. Doit y avoir des glaçons qui sortent de ses orteils, qui giclent, un truc comme ça.
Putain, je me prépare à un combat déloyal. Mais pas grave, je suis prêt à foncer. Pour la beauté du geste, des miens. Perfection, quand tu me tiens. Elle colle à ma peau comme une catin. Mais j'vais pas lui dire de s'en aller, hein, c'est bien la seule qui pourrait me sucer pour l'éternité.
C'est grâce à elle que je suis comme ça. Quoi le monde voit pas ?
C'est pourtant simple, presque élémentaire : C'est moi le fantasme, tu vois, maintenant, hein ? Ouais, j'sais que t'as compris, mon joli.

    ─ Come at me, bro.


Tu bandes, hein, ma poule ? Tu vas voir ce que Sexy Coxy vas te donner !
Bordel j'ose pas dire comment c'est le pied d'être là, d'être avec lui quoi. Mais j'suis un peu déçu, faut l'avouer, bah ouais, il se contente de refaire mes gestes quoi.
J'sais bien qu'ils étaient bien choisi, presque comme s'ils avaient été retenu à l'avance. Originalité Bam, originalité.
Je me dis que les gens attendent, mais j'ai pas envie que ça commence maintenant. Plus c'est long, plus c'est bon.
Et puis lui et moi, on en est qu'aux préliminaires là.
Alors je fais comme lui, parce que je me dis qu'il doit en savoir un peu plus sur la glace que moi. J'envoie valser mes chaussures, comme je pourrai très bien le danser.
J'aime bien l'idée qu'une groupie en chaleur viendra les récupérer du temps que j'aille faire le con avec l'autre blonde au cerveau à peine ravagé.
Mais c'est pour ça que je sais que je peux gagner. Parce que c'est une blondasse qui a l'habitude de se faire ridiculiser, c'est inscrit en lui, de la racine de ses cheveux jusqu'à la pointe de gland.
J’exécute un joli saut et arrive à faire un atterrissage sans aucun dommage. J'enlève les cheveux de mon visage de mes doigts, me griffe un peu, tu crois ?

    - Et maintenant, bébé, prêt à prendre ta raclée ?


J'suis comme une pucelle esservelée avant sa première fois, je sens l'excitation jusque dans mes doigts, mes bras, mon cou, mes couilles, quoi.
J'sais pas c'qu'on fout, j'sais pas c'est quoi notre but. Mais bordel, ça faisait longtemps que j'avais pas été aussi impatient. Comme ce moment, là, juste avant l'orgasme. Juste avant de tout lâcher.
D'exister.
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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Mer 22 Fév - 1:44



Un sourire sérieux se délecte de mes lèvres, adorant son propre goût, comble de la masturbation. Il enlève ses chaussures et j’en grimace une connerie amusée. Ma glace va le bruler. Ça pue les regrets et les dommages tant il va se vautrer. J’ai pas envie de voir le danseur sautiller sur place, gâchant le spectacle et les promesses que ses yeux m’ont faites. Il avance et je ne cille pas, alors que je réchauffe la glace de lui à moi. Je me suicide en répandant une chaleur immonde sur mon élément pour que ce con reste debout. Putain je le hais pendant une seconde où me prend l’envie de le heurter. Le givre qui maintenait ma crosse dressée se défait, perdant mes degrés de folie, de surprise, de douleur et de vie. Je veux juste qu’il saigne et être à l’origine d’une cicatrice sur sa gueule d’apollon. Juste le blesser, sur un air de violon.

Puis il se griffe, devançant mes propres envies avec une nonchalance qui achève de m’écœurer. J’ai chaud jusque dans le fond de mon ventre où somnole un désir d’amputer au monde ses montagnes, ses sapins, ses glaciers. Personne comprend, putain, que la vie passe par le froid. Que les hivers sont les pères des autres saisons dont les chants se lassent de ne pas savoir implorer la neige, le givre, les ciels blancs. Il saigne sous mon regard incrédule. Il ne le sait même pas et j’en claque un sourire immense qui surprend mes mâchoires tendues.

    - Et maintenant, bébé, prêt à prendre ta raclée ?


Ça me revient et j’ai l’impression de dénouer une corde de remords à l’intérieur de ma tête pleine d’un non-froid qui m’obsède. Je m’occupe à chauffer ses pieds avec nuance pour qu’il ne le remarque pas. J’arrête d’y penser. Sa voix résonne. Et cognant une dernière fois les murs, meurt. C’est trop facile et j’en crève d’une impatience que mes intentions mettent en suspend. Un filet de sang, aussi fin que sombre, poursuit sa course contre son visage engourdi par le froid. Une image s’impose, arlequin, et j’en craque un rire enroué, comme surpris en plein matin. Mes mains contre mon torse boudent un air compatissant, c’est pas humain d’être aussi con. Morgan, je te jure…

    ─ On dirait que tes sourcils ont leurs règles.


Je crois que j’ai jamais eu l’air aussi touché, impliqué jusqu’à en déformer mes traits. Et j’y pense plus, devant lui. J’ai parlé moins fort que lui, bien moins fort que moi, avant de préférer ne dire des conneries qu’à ses yeux. Mes lèvres se pincent, mordues depuis l’intérieur de ma bouche qui ose plus dire combien je veux le soigner. Je fais un pas vers lui, les menaces tendant mes bras devenues mortes, glacées d’effroi. J’suis plus que Bam là, devant toi.

Je souris plus, sérieux jusque dans la dernière de mes intentions. Ça pue, tu sens ? J’ai laissé mon rire derrière mon cul. J’en reviens pas mais j’ai juste envie qu’on se batte toi et moi. Mais j’veux pas que tu saignes déjà, j’veux pas que le plaisir revienne aux conneries qui te scient les doigts. J’ai remarqué. Tu m’as déjà griffé. Je veux que ce soit moi, qui aie l’honneur de te faire mal pour me faire pardonner d’une blague grasse que tu comprendras. Je lui expose mes paumes. Je viens en paix, okay ? Mon visage près du sien évalue les dégâts sur son front. Ça craint, de penser qu’il sent bon ? De toute façon je viens de le faire et j’évite de le regarder dans les yeux, déjà proches en dessous des miens. Sa griffure toute fine m’arrache un sourire en coin. En côté, putain, gentillet. Et c’est pas un mot qui me va au teint t’as pigé ? gentillet… Mon majeur refroidit le bout de mon pouce qui en le frottant devient divin d’une glace bleutée. T’inquiètes pas, Coxy, avoue qu’en infirmière je suis sexy.

    ─ C’est le coup d’une fois, je recommencerai pas.


Un sérieux mortel au fond des yeux, je le laisse méditer deux secondes sur mes aveux. J’en ajoute une troisième qui durant devient gênante, crevant la bienséance. Je me demande ce que donne le spectacle, vu d’en haut. Les paris qui entourent mon murmure, audible de personne sinon lui. Le suspens durant me rend ivre d’une connerie qui ne tarde pas à exploser et je souris de toutes me dents, avant de craquer. Relax Morgan, j’allais pas t’embrasser. T’avoueras juste que tu aurais adorer. M’appliquant avec une minutie puérile, je pose de mon pouce un pansement de givre contre son front. Un flocon qui retenant le sang, le soigne d’une paillette givrée. Tout beau mon Coxy.
Reculant d'un pas, je lui souris. J'attarde mon regard contre le sien qu'une perle d'hiver couronne. Il ne manque que le bruitage accompagnant son scintillement. De retour à mon poste, je retrouve la jubilation qui me mordait les tripes, foutant le froid tout à l'intérieur de moi. Maintenant qu'il sait danser, le spectacle peut commencer.
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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Ven 2 Mar - 15:21

Je m'attendais à me cailler, puis merde rien, son élément est à chier, il me fait mentir et me force à rester debout.
J'ai mal à la tête et le soupçonne de m'avoir envouté. Parce que merde ça peut que être ça, ma tempe elle me fait jamais mal sans raison, juré.
Je suis un peu sonné, j'sais plus vraiment ce qu'on fabrique et le fait que mes pieds ne glacent me perturbent un peu je crois.
J'suis prêt à danser, mais à l'évidence, lui non, alors mon agneau, on fait de l'huile maintenant que je suis devant toi, n'est ce pas ?
Putain, il est trop écorché mon Bam, et j'avouerai jamais que ça me fait chier. Je te les rendrai tes rêves, mon con, ne t'inquiète pas. Pour l'instant, on assure juste le spectacle toi et moi.

    ─ On dirait que tes sourcils ont leurs règles.


Hein ? Quoi ? J'suis plus, là, c'est à cause du prof ! Tu sais, le maniaque des canards, celui qui a eu la bonne idée de me les teindre.
Ca peut que venir de là, putain, Bam, je te plais plus, c'est ça ?
Mon coeur s'en sent brisé, j'ai envie de chialer. Tandis que mon couillon préféré se remet de son rire que je n'ai pas compris.
C'est quoi le délire ? Je peux pas suivre si tu m'expliques pas, tu vois ? On devait se sucer, et bordel, on bouge pas. Toi tu ris, et moi j'attends. Je suis l'idiot du jour, j'aime pas ça.
Même avec mes sourcils de toutes les couleurs, c'est toujours moi le plus sexy, que me cris mon esprit pour me rassurer, me contrôler.
Mort au sourcils noirs, de toute façon. A quoi ça sert d'être comme le reste du monde, hein ? Mes sourcils ont leurs règles ? Grand bien leurs fasse, tant qu'ils font pas de petits.

Je comprends rien, catin, juste pour changer de la putain. Il m'ouvre ses mains, me prouve qu'il ne tient rien. Ok, ça j'avais déjà compris, de toute façon, on est à armes égales lui et moi.
Enfin armes égales, si on peut dire, je jure que je ne le grifferai pas, je veux pas le blesser mon tout beau, parce qu'il est un peu la meilleure partie de moi, même s'il ne le sait pas.
Je deviens romantique, je me fais peur et je regarde mon meilleur pote s'avancer. J'écarquille les yeux, Bam recule de là !

    ─ C’est le coup d’une fois, je recommencerai pas.


Je souffle un bon coup, me prépare mentalement, parce que forcément, à trop parler de se tripoter le jouet, on fini par passer par là.
Je suis ok, ou ko, je ne sais pas, j'attends. Putain, il va me rouler une pelle, faut croire. J'sais pas, bordel, j'suis excité. Il mérite une baffe de s'approcher de moi comme ça.
Merde, merde, et sa main là, j'ai envie de la dégager comme une mouche qui n'arrive pas à me lâcher.
Bam bordel, je suis pas pédé, tu le sais, quoi qu'avec toi, ce serait pas pareil n'est ce pas ? J'ai peur, bon sang, je l'ai dis, c'est la suite logique.
Le baiser des deux sexe-symboles de l'école. C'est la suite logique des événements, et malgré moi, pour lui, je me rends.
Et alors que je m'imagine fermer les yeux, sa mains se pose sur ma tempe, gèle quelque chose en moi, et bizarrement le mal de tête s'enfuit.

Il m'a guérit, mon poto ! Il m'a guérit quoi ! C'est là que je vois que je peux pas faire grand chose sans lui, à part serrer les filles évidemment.
Filles. Bam et Morgan, non mais j'suis taré. J'y croyais. Le con, il pourrait tout me faire croire avec sa gueule d'ange. Bon dieu, je jure que c'est un démon.
Un démon à qui je vais encore plus mettre sa raclée juste parce qu'il a osé me faire penser qu'il allait me galocher.

    - J'avais même pas besoin de ton aide !


Que je me plains comme un chien qui lui court après, évidemment que j'avais besoin de lui pour pas saigner. Je peux guérir de fractures, mais j'suis pas encore un dieu.
Quoi que des filles me contrediraient sur ce sujet, parce qu'il paraitrait que je suis un dieu au lit, moi. Et moi, bah je suis juste d'accord avec elles quoi.
Parce qu'on ne doit jamais contrarier ces jolies demoiselles n'est ce pas ? Bam bordel on fait quoi ? Je me jette sur toi ?!
Je vois pas de solution à notre connerie là, on est contraint de se battre, comme deux bourrins, je vais devoir t'abimer, ça déchire mon cœur, crois moi.
Toutes mes envies se contredisent et bordel, c'est de sa faute là, s'il était pas lui, je l'aurai déjà envoyé à l'infirmerie. Mais voilà quoi, c'est Bam, et je dois réfléchir à pas heurter ses sentiments.
On dirait que je parle d'une fille et con, ça fait flipper, je promets. Si seulement il m'avait embrasser, j'aurai pu réagir autrement, c'est vrai.
Allez mon Bam, on passe à la vitesse supérieure toi et moi, on fonce, on y croit. Parce qu'on peut le faire ! Je jure que c'est vrai. ON PEUX LE FAIRE !

    - Avoues que t'aurais voulu que j'en profite pour t'embrasser, mettons les points sur les i, les barres sur les t, les virgules et les points là où ils doivent être, quoi.


Je hausse les épaules, sous formes de conclusion de ma part, et j’exécute une danse ou plutôt un déhanché que je veux sexy et spontané.

    - T'as du mal à résister à tout ça.


Je suis trop sexy, crois moi.
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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Jeu 14 Juin - 1:30



J’ai envie de détruire quelque chose de grand. De le déchirer. Le saigner à blanc. Je veux sentir mon cœur s’arrêter et hurler sans bruit pour crever dans ma fange. Y a un truc au fond de moi qui réclame une justice vieille de cent ans. Un animal déchu à la colère immense. Une bête, un monstre. Je m’égorgerais si je m’aimais pas autant. J’me fais plus peur que n’importe qui au monde. Et j’ai besoin qu’on me frappe. Qu’on abuse. Qu’on me démonte. Et qu’on laisse là les lambeaux de mon espèce d’âme, qu’on les piétine pour voir s’ils brillent encore. J’emmerde ma bonne étoile. Sa magie si laide qui brille que pour moi. Et mieux me laisser reclus comme un rêve dément. Je cracherais sur mon sourire s’il pouvait parler. Ses putains de rires sans joie et toutes les larmes qui peuplent les railleries de mes peines. Je tremble du cœur à la haine.

    - J'avais même pas besoin de ton aide !

Mes yeux sur son front. Le délire au fond des siens. Sa voix qui résonne me percute. Et puis meurt. J’ai une envie monumentale de chialer, de reprendre tous les rires que j’ai volé pour les déchirer de mes dents et les rendre à ma mère, la sienne et les enfants qu’on était. Le mensonge qui brise ses consonnes fouette mes côtes. Je souris un oubli. Puis retourne à la vie. J’emmerde les relents de mes gerbes sombres. Je veux arrêter de penser et foutre ma tête en l’air, qu’on me refoute tout ce bordel à l’envers. Etre proche du vide pour mieux m’entendre crier. Me décimer le corps d’un hurlement qui n’existait pas, avant.

Je le regarde pendant qu’il prépare une connerie. L’idée de mon odeur est encore accrochée à sa peau. La notion de lui et moi, engagés dans un corps à corps nouveau. Je croque un sourire mourant en me disant… en me disant. Que le sexe et le sang sont mes seuls exutoires au monde. Que l’un ne va pas sans l’autre et que j’ai un problème, à vouloir séduire tout le monde. Que je crèverai le jour où je cesserai de m’aimer. Mais qu’heureusement, ce jour s’est envolé avec les cendres de mes raisons, de mes luttes et de mes faux-semblants. J’me demande à voir ses yeux combien les miens ont vu de corps frémir sous mes mains. Comment il est possible que ces doigts soient aussi bien taillés pour détruire que laisser jouir. L’effet que ça ferait, de perdre un combat. Le goût de la douleur. Celui des larmes. La taille d’une erreur et celle d’un bleu au cœur.

    - Avoues que t'aurais voulu que j'en profite pour t'embrasser, mettons les points sur les i, les barres sur les t, les virgules et les points là où ils doivent être, quoi.

J’ai surtout envie qu’il coupe son poing sur les rives de mes pommettes. Mes mâchoires. Mon nez et quelques idées noires. J’veux qu’il exorcise de moi les torrents d’insanités qui me crèvent la peau, comme un rasoir. Qu’il fende ma chair des griffes qu’il essaie de cacher. J’ai remarqué. Je remarque jamais rien mais pour lui, je sais. Je prie ma propre race pour ressentir un mal de chien. Et me rendre jusque dans le dernier de mes efforts. Qui jure que la baise et la bagarre sont des remèdes contre la mort.

    - T'as du mal à résister à tout ça.

A la baise ou à la mort ? Je niaque un sourire dans un prélude qui excite mon essence. On a attendu trop longtemps, mes cartes sont foutues d’avoir été lues par d’autres. J’ai faim d’une dalle froide. Mes yeux sur ses lèvres. Je sais jamais dire quand il arrête de parler. Même quand il la ferme, c’est son corps qui prend le relais pour hurler à sa place. Des trucs cons qui n’ont rien à foutre sur ma glace.

Il sait comme moi qu’il est descendu pour ce moment. Il l’a déjà pensé, il en banderait s’il pouvait. Y a rien de meilleur que les prémices de cette lutte pour la sauvegarde de nos âmes. J’en peux plus de m’entendre penser. Je m’emmerde de me gaver de discours sur l’immortalité de mes couilles en or et autres salissures dans les failles de mes pêchés moins tendres. J’entends être maculé de sang, avant la fin de l’heure qui tangue.

    ─ Morgan, frappe-moi avant que je le fasse. Donne-moi tout ce que t'as.

Réclame le peu d’honneur qu’il te reste et percute mon auréole avant que je l’arrache pour en faire un putain d’anneau serré sur ta gorge blanche. Le sérieux dans ma voix claque comme une gifle sur un cul girond. Je l’appelle jamais par son prénom, en dehors de ma tête. Mais le tas d’ordure jonché d’un massacre innocent qui me sert de cervelle dégueule maintenant des vérités qui font qu’on me signe, rien qu’en m’écoutant. D’une griffure édentée par une encre asséchée par la misère et le temps. Je racle ma gorge et les bas-fonds de mes cicatrices en froid avec le reste du monde.

    ─ M'oblige pas à me répéter ou je te jure que je fonds sur toi dans la seconde et te fous en ruines jusqu’à ce que tu demandes grâce deux fois.



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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Mar 26 Mar - 11:12

J'sais plus ce que je viens de faire, je me déhanche et provoque aucune réaction de sa part.
Ça me ferait mal, si j'étais pas persuadé de pouvoir changer le cour de ses pensées.
Putain Bam, on est trop jeune pour s’inquiéter.
Je ne sais plus où son mes couilles, elles ont carrément gelées, et je crois bien qu'il n'est plus prêt à s'amuser.
J'écarquille les yeux, arrête surement de danser et je me demande bien ce qui peut le tracasser.
Y a un truc pas net, dans la sa tronche, mais j'ai pas encore évalué à quel point cela l'était.
Dire qu'il y a seulement quelques secondes, j'étais le mec le plus excité de la Terre.
Il est fort pour refroidir les gens, je comprends pourquoi les filles préfèrent venir me voir avant.
Et parfois après, c'est vrai.

    ─ Morgan, frappe-moi avant que je le fasse. Donne-moi tout ce que t'as.


On se calme mon agneau, j'savais pas moi, que t'avais des tendances masos.
Je suis désolé, mais personnellement ce n'est pas ce qui me fait kiffer.
Je veux dire le cuir et autres fouets, non merci, je préfère m'en aller.
Mon chou, on se donne en spectacle mais on fait semblant, bordel on s'amuse avec du vent !
On est des dieux ici, pas la peine de se foutre sur la gueule pour le prouver.
Ma parole, ça me fait l'effet d'une douche froide, oubliée la pucelle apeurée.
Je secoue le visage, dépité. Je voulais jouer, mais je crois bien que c'est pas la bonne journée.

    ─ M'oblige pas à me répéter ou je te jure que je fonds sur toi dans la seconde et te fous en ruines jusqu’à ce que tu demandes grâce deux fois.


Bah, il a pété une saloperie de durite aujourd'hui. J'avais vraiment pas compris qu'on aller s'éclater. La gueule, pardi.
Une roulade pour faire joli, et après une douche dans les vestiaires, entre amis.
Mais là, je suis désolé, c'est trop tordu pour moi. Même une partouze m'aurait semblé plus censée.
C'est quoi ce délire, demander grâce deux fois ? Tu me prends pour qui sale con ? Faut arrêter de trainer par ici, je te promets, t'as le cerveau gelé.

    - Bam faut que t'arrêtes de croire que t'es le plus fort.


C'est tout ce qui veut bien passer entre mes lèvres.
J'sais pas si ça va le calmer, mais en tout cas, une chose est sure, j'serais pas le premier a frapper.
Je voulais impressionner les filles, les spectateurs, le monde peut être un peu, mais là, j'ai perdu le fil du délire.
Et c'est lui qui m'en a fait tomber. On aurait du se rouler une pelle, ça serait mieux passer que cette menace à moitié prononcé.

    - Je voudrais pas abimer ta belle gueule.


Ce n'est pas que je déclare forfait, c'est juste que c'est vrai je pourrais lui provoquer des cicatrices dont je n'ai pas envie.
Il parait que je ne sais pas me contrôler, quand je suis énervé.
Et même si c'est mon meilleur pote, on ne sait jamais, je ne voudrais pas le rendre plus laid.
Sinon, avec qui je vais me battre pour avoir des filles dans mon lit ?
Le jeu ne tiendrait plus la route, et lui non plus.
A la vérité, je ne sais pas ce qui le tourmente, mais une chose est sure après ce froid qu'il vient de lancer. Plus question de bander.
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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Sam 20 Avr - 21:49


La colère dans ma voix profonde. Elle me percute, reste en moi, tant elle gronde. Je me suis aveuglé. J’ai arraché mes yeux pour les nourrir aux chiens. J’ai tiré fort sur mes tripes, pour qu’elles ressortent. J’ai montré mon torse, pour qu’on me trouve fort. J’me suis menti. Comme j’ai eu tord. J’ai piétiné mes orbites, me voyant d’en dessous. Mon pied blanc aux courbes franches, saignait. Mon givre intense, suintait. Je perds le froid. Je suis plus tout à fait moi. J’me fous de tout et ça m’effraie. Alors je gueule, pour pas qu’on comprenne. Je provoque, pour pas qu’on m’aime. Et j’attends que Morgan me frappe, parce que s’il ne le fait pas, je vais commettre une erreur que tout le monde regrettera.

Mes pensées arrachent mes frissons à la pelle. Mon élément se défait de moi et ça me tue, d’avoir de moins en moins froid. Faut pas, faut pas, faut pas me laisser seul avec moi. Je pense trop et ça me fait mal. J’suis pas fait pour ça Morgan, n’importe qui te le dira. Mes cils seuls saignent, défaits de mes pupilles. Je vois plus rien sinon toi, et ta voix qu’une brume porte jusqu’à moi. Je crache un truc immonde, un soupire souillé d’injure, renonçant à toi, quand je te vois répondre.

    - Bam faut que t'arrêtes de croire que t'es le plus fort.

Tu m’abandonnes ? Le fais pas, s’il te plait. S’il te plait, le fais pas. Ma main contre mon front, agrippe mes cheveux. Figé, je repousse mes pensées. Je les renvoie, j’te jure. Fais pas ça, t’as pas le droit. J’ai quelque chose à prouver, ici avec toi. Il le faut, tu comprends ? J’ai pas le choix. Je m’en veux, ça me bouffe le corps. Ça me grignote et bientôt, il ne restera de moi que mes étincelles. Quelques paillettes, posées sur mes ailes. Deux trois flocons d’argent qui me survivront, toujours beaux, parce qu’ils portent pas mon prénom.

    - Je voudrais pas abimer ta belle gueule.

Mes yeux, posés quelque part sur la glace, le supplient d’un truc dégueulasse. Je crois que je pourrais en chialer, si je savais faire. Je lui lance une détresse intense. Il faut qu’il comprenne. Ça me couve depuis des siècles. On parle pas de toi, ici, Morgan. Est-ce que tu vois ? Ça n’a jamais été à propos de nous. Je m’approche de lui, en me disant à chaque pas que j’tiendrai pas le coup jusqu’au suivant. Mais j’y arrive et je le pousse, je sais pas comment. Un putain de chagrin minable au fond des yeux, je lui avoue tout. S’il regarde, il trouvera une des poussières de mon âme. Me griffant la gorge, je hurle à en faire trembler la baraque.

    ─ Fight BACK !

Mes mains tiennent pas en place. Elles frissonnent, mais ça n’a rien à voir avec le froid. Je suis minable et je sais que ça se voit. Mes pensées reviennent et j’aimerais leur gueuler que je les emmerde, parce que je les emmerde ! mais elles s’en cognent et m’envahissent le corps. Elles courent dans mes veines qu’elles pincent. Elles séquestrent mes souvenirs qu’elles foutent devant mes yeux morts. Elles m’agressent, elles me tuent et me rendent triste, dans l’effort.

Je regarde Morgan sans le voir. Et je pousse encore ses épaules, sans conviction. Il bouge à peine, j’ai plus de force. Elle a foutu le camp. Elle a rejoint Maman. Alors je le lâche, comme j’ai lâché tout le reste. Mes pensées me poussent jusqu’à Jared…. On y est. Tu comprends ? Ça n’a jamais été à propos de nous. Frappe-moi, prouve-moi, soutiens-moi. Je pense, et ça me ronge. Je mérite pas un frère comme lui, ni un frère comme toi. Alors j’te le dis, j’te le demande avec dans la voix, une douleur immonde. Morgan, fight back.

    ─ Brothers are meant to fight !

Isn’t it right ? Depuis des piges, je harcèle mon frère. J’lui fais vivre un enfer. Et c’est maintenant que je percute que c’est pas juste. Il mérite tellement mieux que moi. Et je sais plus comment m’y prendre pour choper son regard. Alors dis-moi que c’est comme ça, que c’est la vie. Frappe-moi, je t’en supplie. Saigne-moi à blanc, que je lui épargne des années de traumas. Fight back. Dis-moi que j’ai raison, que c’est le choix du monde. Les frères se battent. Ils s’opposent, se font mal. Ils se raturent, se corrigent comme une faute impure. Ils se baptisent chacun la Misère, pour mieux se réconcilier demain. Mais de cette nuit, j’en vois plus la fin. Quand c’est, Morgan ? Quand c’est, demain ?

Je veux être un bon frère. Cette pensée me tue. Elle a tué toutes les autres qui pullulent en me quittant. Me laissant seul avec Bam. Je veux être bon pour lui, mais je sais pas comment. Je vois plus, après tout ce temps. Parce qu’il me déteste et il a raison. Je me détesterais, si je pouvais. Morgan ? Mes yeux supplient les tiens d’un rien, d’une urgence, d’une grimace. Fight back.


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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Lun 22 Avr - 11:22

Je ressens que la Terre ne tourne plus vraiment rond, et bordel je crois qu'on vacille carrément. Il y a eu truc qui fait que je ne suis plus vraiment proche de Morgan, et lui de Bam.
On devait se montrer, faire un spectacle, bordel exister. Mais il est rongé par un mal que je ne vois pas. Bam, je ne peux pas te frapper, crois moi.
Je ne sais pas comment faire, ne sais pas comment le calmer, je le vois trembler avant même qu'il ne s'approche de moi. Qu'il me pousse comme s'il n'avait plus de force, comme s'il était en train de couver quelque chose qui se rapproche de la mort, je ne sais plus comment on faisait au début de cette conversation pour s'amuser.
Ou alors, ce n'est que moi ? L'amusement n'était qu'en moi et je n'ai même pas vu qu'il était en train de brûler, au lieu de glacer. Bam, putain, je suis désolé.

    ─ Fight BACK !


Qu'il me crache au visage, me coupant les jambes, et l'envie de danser. Comment on fait Bam pour faire semblant que demain tout ira bien ? Pour continuer à s'amuser alors que je sais que ça ne va pas à l'intérieur de toi. Ca me fout tellement les boules que je ne sais pas comment réagir, je ne me sens pas à la hauteur, me trouve si doué quand il s'agit de tous les faire rire à en pleurer.
Bam, merde, on est pas obligé de se battre pour s'aimer ! Ma plus profonde pensée de la journée.

Il me pousse encore, moins fort si cela est possible que la première fois, et je le sens vidé, très loin de moi, comme si un gouffre énorme nous séparait, maintenant que je ne sais plus quoi dire ni imaginer.
J'essaie de reconnaitre son mal au plus profond de ses yeux, de son être, putain de lui quoi, mais rien y fait, je ne comprends pas pourquoi on en est arrivé là.

    ─ Brothers are meant to fight !


Hein ?! Pour rire ouais c'est vrai, mais j'sais que Bam t'es le seul frère que j'ai jamais eu et je n'ai jamais cru que pour cela il fallait qu'on s'éclate le crâne, tu vois ?
J'entrevois ce qu'il se passe, le devine à moitié, je ne me sens plus comique et la tragédie même s'essaie à moi. Je cherche des mots, n'importe quoi qui pourrait le faire réagir.
Et je ressens que les gradins se sont vidés, qu'il n'y a surement plus que nous ici, que les gens se sont lassés. Ils voulaient tous un spectacle, un grand n'importe quoi digne de lui, mais surtout de moi.
Parce que je suis le plus doué en n'importe quoi, pas parce qu'il est nul en quoi que ce soit. Je soupire lorsque je m'avance vers lui, expire quand je me dis que l'histoire part de plus loin, des premiers accords à la guitare de Jared, surement.
J'avale ma salive quand je me demande encore ce que je pourrais lui dire, je ne veux pas le frapper, ça au moins j'en suis persuadé.

    - Mets tes hormones en veilleuse Bam !


Je récupère mes couilles gelées, j'ai le courage ouais de lui dire de la fermer. Tu voulais qu'on se batte, très bien, j’abats mon premier coup dans ce cas et je n'espère pas abimer ton visage, non, j'espère graver quelque chose à l'intérieur de ton cœur.

    - Si t'étais moins borné et bloqué sur ce que toi tu crois être des vérités universelles, tu saurais que pour être frère la première condition qu'il faut remplir : c'est de s'accepter, pas de se battre comme des lions, comme des cons !


Putain, c'est qu'une question de choix quoi. Et moi je dis que si on le veut vraiment, tout peut être simple dans la vie. Regardes juste un peu comme il a choisi de vivre, ton Coxy.
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MessageSujet: Re: |- SaBam et Coxy -| Bam & Morgan.   Lun 17 Fév - 0:42


Je compte les secondes qui suivent ma mise à nue. Ma mise à mort. Comme on compte les suites d'un drame en se demandant tout le temps pourquoi rien ne se passe. Pourquoi y a rien qui change. Comment ça se fait qu'on a encore si mal. Si c'est normal. Si ça se supporte. Parce qu'on est presque sûr qu'on tiendra pas jusqu'au jour suivant. Mais pour le moment, je marque le temps en sentant mon cœur qui me frappe toutes les secondes jusqu'à celles d'après. C'est bien. Pour commencer.

On est chez moi, là sur le froid. On est chez moi et je l'ai appelé "mon frère" en me mettant à genoux. À nue. À mort. Faut juste que je dorme. Et je vois Morgan. Ses bras qui savent pas quoi faire de moi. Ses yeux qui savent plus quoi penser des miens. On est chez moi et je l'ai appelé mon frère. Le mien. C'est la chose la plus gentille que j'ai dit depuis des piges. Mais il en fait rien. Même pas toute une histoire. Même pas une montagne. Rien. Ça reste sur la glace entre lui et mon cœur qui m'arrache une seconde à l'autre. Mais à côté y a d'autres trucs, tout un tas. Y a ma colère qui retombe pour mourir. Mon humour qui retrouve pas le chemin de mes lèvres. Mon sourire qui s'enterre. Y a mon envie de le frapper. Et celle de l'être en retour. Mais y a surtout un aveu immense et fragile comme un nouveau jour. Et plus forte que tout, y a cette peur en moi d'y prendre goût.

    - Mets tes hormones en veilleuse Bam !

Quelque chose, à l’intérieur, me met en garde. Me met debout. À jour. À mal. Ma main sur la crosse qui s’y loge comme on retourne chez soi. Mes yeux sur le S&M gravé tout en bas. Ces lettres qui les font sourire. Mais qui me font crever. Que j’embrasse sans plus les toucher. Jamais. Et je l’ai quand même appelé "mon frère" sans qu’il en fasse rien. Même pas un boucan. Même pas un secret. Juste rien. Alors ça stagne là entre lui et moi. Ses yeux qui me fusillent sur place en visant mes entrailles. Sa voix qui claque sur ma gorge toute froide. Je trouve ça riche venant du mec qui se déhanche pour moi sur la glace.

    - Si t'étais moins borné et bloqué sur ce que toi tu crois être des vérités universelles, tu saurais que pour être frère la première condition qu'il faut remplir : c'est de s'accepter, pas de se battre comme des lions, comme des cons !

Je tangue. J'ai l'impression d'être bousculé par une foule qui m'emmerde jusqu'à me faire rouler des épaules. J'avance autant que je recule. Allez vous faire foutre, toi et ton pédoncule. Avec tous tes mots qui montent et foutent le camp. Puis reviennent, l'air de me déclarer la guerre. J'ai pas envie d'y penser. J'ai pas envie de méditer. J'ai jamais voulu qu'on se batte. J'voulais que tu me frappes. Et puis putain, c'est toi qui a commencé. Tu le pensais ou pas ? Tu sais que j'aime pas le second degré, il est pas assez froid pour moi.

J'ai pas envie d'y penser au risque de lui donner raison. Je veux pas entendre ses mots me crever les tympans chaque fois que je poserai les yeux sur Jared qui me prendrait pour un con. À raison. J'ai renoué avec l'enfoiré qui me sert de Bam, comme à chaque fois que Morgan est par là. Et quand on est deux, on aime pas s'entendre dire qu'il y a un monde en dehors de nos crânes. Loin de nos cœurs. De nos propres âmes. On supporte pas de se faire traiter comme un amour trop jeune pour avoir tout enduré. J'ai déjà encaissé assez. Et ses mots ?

    ─ Tu sais quoi ?

Ma main se serre autour de ce qui autrefois était à un arbre. La crosse répond à mon toucher comme un animal que l’on a habitué aux caresses. Et qui cherche à se lover contre votre paume, de sa tête. Mais ses foutus mots. La colère dans sa voix pleine. La glace qui a laissé faire et qui m’a regardé prendre peine. Ce débat est trop chaud pour moi. Je m’y plais pas alors j’hésite.

    ─ Thank you.

Mais pas tant que ça.

    ─ But fuck you..., too.

J’ai jamais rien lancé d’aussi tendre depuis que je l’ai appelé mon frère. Ça pue la tendresse. Parce que ça se sent que j’attends encore que ça me passe. Ou que ça me casse. Ma voix chargée d’un truc grave retient tout. Mes notes et les siennes. Le givre et ses conseils. Ce n’est qu’en entendant la glace répondre au sourd appel de mon ventre que je comprends que je bouge. Que je m’en vais.

    ─ J'y penserai.

Mes yeux sur son front blanc, givré d’un flocon. Sa silhouette que mon départ éloigne. Je sonde l’intérieur de mon crâne. Il me reste que ses mots et un effort. Et puis si je lui donne il en ferait quoi ? Il irait où ? Faut juste que je dorme. Mais pas maintenant, pas tout de suite. J’ai pas envie d’y penser. J’ai pas envie d’être mangé par toutes ces erreurs qui me raturent l’œil. Et qui dessinent sur son visage le portrait d’un autre que j’appelle plus. A qui je donne rien. Même pas un rire. Même pas du temps. Rien. Que du blanc.
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