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 “ in defense of our dreams ” Joy × Sonny

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MessageSujet: “ in defense of our dreams ” Joy × Sonny   Mer 15 Mai - 21:27

« On va se marier ! » me beugle une femme en tirant quelqu’un par la main. « Je suis désolé de l’apprendre ! » que je réponds sur le même ton. Le mariage, c’est une prison. Je le sais, ça a eu raison de mes parents. On vous prend quand tout va bien et on vous y enferme, l’un face à l’autre. Maintenant vous réfléchissez à ce que vous venez de faire. Et quoi que vous pensiez, vous en sortirez pas vivants, du moins pas tout à fait. Vous aurez changés et d’autres personnes se tailleront ce qu’il restera de vos illusions. « Tu seras invité. » elle me dit en me faisant un câlin. Bon d’accord. « Ouaiiis ! » je crie comme une demoiselle d’honneur en levant les mains. Juste une petite mort au fond des yeux, rien d’autre. Un ennui qui se fend quand même un peu en deux. Je préfère ça que me faire insulter sans raison. Après tout, je récolte n’importes quelles émotions pourvu qu’elles soient intenses. Faut passer ses nerfs. Y a des moments, faut qu’on dise quelque chose, il faut que ça sorte. Et si je suis dans les parages, ça sortira sur moi.

« Ils vont se marier ! » me sort une autre bonne femme qui les suit de près. Sauf que celle-là m’en veut, elle pleure un peu en me donnant une claque à l’arrière de la tête. Je laisse faire. Sachant que, de toute façon, ça finira mal. Mais heureusement pour moi elle est occupée à les suivre pendant qu’ils sont tout un tas à courir en passant devant moi. La plupart sont contents, las, pas intéressés, blasés de tout même de la joie. Alors ils m’ignorent, suivant le guide qui traine son fiancé derrière elle et je reprends mes occupations. Tout seul sur la place des Illusions.

J’ai envie de prendre un pigeon et de le lancer sur quelqu’un, pour voir lequel des deux foncera le plus vite vers moi. J’ai des tas d’idées inacceptables de la société qui me bourre le crâne de publicités. Je devrais me trouver un ami, quelqu’un de bien, avec qui je pourrais passer des journées à rien faire de bien pensant. Quelqu’un en plus de Jill et son cœur aussi clair que le ciel par beau temps. A qui je pourrai tout dire et partager mes délires les plus dangereux. Lâcher, juste comme ça, que j’ai bien envie de prendre une trottinette et dresser un chien pour sa pratique. Prendre ce même chien et le présenter à un cirque. Sortir du cirque, mon chien avec moi et leur dire que je les emmerde, qu’ils ne l’auront pas. Leur montrer un doigt. Récompenser le chien et rendre la trottinette à la gamine à qui je l’ai volée. Tirer sur ses couettes. Lui dire qu’elle m’emmerde. Lui acheter une glace pour me faire pardonner. Et en piquer la moitié avec un doigt.

Y a du monde partout mais très peu de gens sont seuls. Parce que ça fait un peu honte de passer le temps avec ses pensées pour se tenir compagnie. On fait pas ça, quand on est civilisé. On prend quelqu’un qu’on blaire qu’à moitié et on le traine dans le centre-ville s’il faut, pourvu qu’on soit pas vu tout seul, avec une âme toute nue.

Je vais choisir quelqu’un qui me botte et lui dire quelque chose à propos de moi. Quelque chose d’important qui fera réfléchir. Je vais trouver quelqu’un, comme cette jolie blonde qui est dans mon école, juste là. Et je vais dire « Bonjour. » parce que je suis poli. Voilà, c’est dit. Et je vais lancer un truc profond, un truc qui va stopper le cours de sa journée. Je vais la renvoyer chez elle avec des pensées nouvelles. Qu’on voit si je sais faire, si je peux dire des choses moi aussi. Je vais avouer un truc. N’importe quoi. Allez, c’est parti. Pourvu que ça soit intense. « Ça fait trois ans que j’ai pas dormi. » putain, Sonny.


Dernière édition par Sonic le Jeu 20 Fév - 23:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: “ in defense of our dreams ” Joy × Sonny   Ven 17 Mai - 18:22

Y a des gens, partout autour de moi, je les regarde émerveillée, tellement heureuse de vivre dans un monde comme celui qui se presse ici et là, juste pour vivre quoi. Je vois un chien, juste là, il est seul, égaré, alors je m'avance parce que forcément j'ai envie de le caresser. Je tends la main et il se laisse faire, il a l'air vieux alors il fend un peu mon cœur en deux.

    - Je t'adopterais bien, tu sais, parce qu'il me semble que tu as vécu mille et un secrets.


J'ai envie de me dire que son propriétaire va bientôt arriver, se rendant compte qu'aujourd'hui il avait choisi l'aventure mais que maintenant il est temps de rentrer. Alors j'attends, un sourire aux bords des lèvres quand je m'imagine que quelqu'un va foncer vers moi pour m'accuser d'un vol de chien que je n'ai pas commis. J'attends oui, que la vie reprenne et que je suive mon chemin. Mais rien ne se passe et mon cœur se fane un peu à l'idée de le laisser, comme une rose qu'on vient juste de couper. Pourquoi les gens font-ils cela ? Pourquoi aimer un être vivant pendant un temps pour finalement se réveiller un matin en se disant, aujourd'hui, c'est fini, je n'ai plus besoin de lui. C'est vrai qu'il est pas très beau, qu'il est vieux et qu'il a une drôle d'odeur, ce cabot, mais moi, je l'aime déjà. Alors j'envisage de le garder, sachant au plus profond de moi, que si j'avais mon koala, jamais de la vie je l'aurais laissé trainé. Je réfléchis un temps, me bats un peu en pensée pour savoir quoi faire de mon nouvel ami. Peut être que je pourrais le prendre en photo et placarder des affiches partout pour qu'on vienne le retrouver, et d'ici là ? Oui, voilà, c'est ça, je le garderais chez moi. Alors je le regarde un peu et puis je lui fais un sourire pour lui dire qu'à la fin tout ira bien, que si on ne retrouve pas son propriétaire, il restera avec moi, si on s'entend bien quoi. Puis faut que je lui trouve un prénom à mon pauvre papé abandonné. Bon allez, mon compagnon on y va. Je recommence à marcher sans savoir s'il me suit ou pas, je me sens comme happée par un je-ne-sais-quoi, un regard que je croise, juste là.

    « Bonjour. »


Je me retourne lui lançant un sourire plus que grand. Heureuse que quelqu'un me parle et que le monde tourne un peu mieux. Je me perds dans le bleu de ses yeux, mais ça me fait rire je tente de détourner le regard pour savoir où est passé mon nouvel ami. Je ne le détourne pas longtemps, évidemment, je suis polie. Et lorsqu'on s'adresse à moi, je m'intéresse à ce qu'ils le font croyant au plus profond de mon cœur qu'ils une importance que les autres n'ont pas, ce qui ne voient pas que j'existe et que j'existe comme si tout pouvait s'arrêter en l'espace d'une seconde. Parce que la vie vaut la peine d'être vécu. Parce que ce chien, il se devait de croiser mon chemin. C'est une histoire de pieds encore une fois, juste ça.

    « Ça fait trois ans que j’ai pas dormi. »


Eh mais pourquoi ? Trois ans c'est vachement long pour les passer sans dormir. C'est possible au moins de passer trois ans sans cligner des yeux pour se reposer ?

    - Oh ! Mais tu dois être fatigué !


Je me surprends à lui crier comme une révélation qu'on ne lui a jamais fais. C'est idiot n'est ce pas, ce que je viens de dire là ? J'ai envie qu'il me dise que c'est idiot, juste pour savoir ce que cela fait. Personne n'a jamais osé contredire la vie comme si je connaissais toutes les vérités que le monde peut porter. Je craque un sourire de ma bêtise quand je vois enfin le chien arriver à mes côtés. Il s'assoit à côté de moi, brave bête, va. Il est mieux que mon koala, n'est ce pas ?

    - C'est bien toi Sonic ? Enfin Sonny ?


Je ne sais pas du tout pourquoi je vérifie, je suis certaine que j'ai déjà entendu son prénom, qu'il a marqué mon esprit par quelque chose, mais ça, ça ne veut plus me revenir, je crois. Je pose ma main sur la tête du chien, je ressens déjà que c'est le mien. J'espère que personne ne viendra le récupérer quand j'aurais fini de redécorer la ville de mes affiches.

    - Tu veux que je t'arrête le temps ? Pour que tu puisses dormir sans avoir peur de rater quoi que ce soit ? Enfin, si c'est ça le problème quoi. C'est ça le problème ?
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MessageSujet: Re: “ in defense of our dreams ” Joy × Sonny   Ven 21 Fév - 0:42

Son sourire me fait cligner des yeux. Ça faisait longtemps que j’avais pas rencontré quelqu’un d’aussi heureux. Me rapprocher d’un cœur joyeux c’est comme avoir envie de faire pipi, on se rend jamais compte d’à quel point on a envie avant d’approcher la porte des toilettes. Bah j’ai l’impression de rencontrer ma vessie, mais ça faut pas que je l’dise. Mais j’arrive pas à filtrer ce que je dis, y a un portier derrière mes lèvres qu’est pas super content de son salaire, il laisse passer n’importe quoi, il fait sortir tout ce qu’il voit. Et j’imagine une petite petite version de moi qui dort sous ma langue le soir. Un type tout nu qui me boxe les dents quand il est pas content. Un nudiste qui se frotte les pieds sur mon gosier. Je l’aime bien, rien que d’y penser ; je m’demande s’il est pote avec celui qui est chargé de mes clignements d’yeux et qu’on a pas revu depuis des lustres. Faudrait qu’on le questionne à l’occasion, que quelqu’un de sympa veuille bien mener l’interrogatoire. « Il est où l’enfoiré ? À cause de lui on passe tous pour un taré. » mais il résisterait comme la résistance d’une télé. « Fais pas l’con, on a les moyens de t’faire parler ! » sortez les flamby, dégainez le fromage de brebis ! « Tu la sens, cette odeur, petit ? C’est le parfum de tous les desserts que peut pas digérer Sonny. » Ah ça se la pète moins depuis qu’on peut plus faire dans ses couches. Il fait moins le malin, le portier de ma bouche.

- Oh ! Mais tu dois être fatigué !

Oui peut-être qu’un jour j’vais péter comme un micro-ondes. Il y aura de la fumée qui sortira de mes trous de nez et tous les petits petits moi perdront leurs jobs, nudistes ou pas. Je lui souris en haussant les épaules, parce que j’en sais rien. Et je crois qu’on le sait quand on est dans cet état alors je dois pas l’être, monsieur le doyen. On a été rejoint par un chien qui a l’air d’être à elle et j’en souris de plus belle. Les animaux sont plus humains que nous souvent, surtout ceux-là. Ils voient pas autant avec leurs yeux qu’avec leurs cœurs, on devrait en prendre de la graine. Ça me donne envie d’avoir ma biquette que j’appellerai Biquette.

- C'est bien toi Sonic ? Enfin Sonny ?

Je fais la moue. Bien joué le videur de ma bouche. C’est moi, le con qui pète les micro-ondes à cause duquel t’as du manger froid. Le visage de Minnie me vrille le crâne, j’en cligne des yeux. Elle n’a pas l’air fâchée, quand elle demande. Ça me donne envie de démonter une grande roue pour lui donner en bijou. Et j’ai envie de faire « bweuark ! » avec une grimace dégueulasse, pour imiter l’impression que je donne aux gens d’habitude.
Mais j’ai surtout très envie qu’elle m’aime bien. Comme une pouf qui rentre le ventre en espérant que ça la rende plus attirante, moi j’avale toutes les choses qui me viennent et qui n’ont pas le moindre sens. À moins, bien sûr, de tomber sur une personne différente.

- Tu veux que je t'arrête le temps ?

Je ris quelque chose d’incroyable. C’est pas le genre de chose qu’on entend souvent. Je l’aime bien, j’espère tant qu’elle m’aime bien aussi. C’est magnifique de proposer quelque chose d’aussi gentil. Surtout à quelqu’un qu’est piloté par toute une brochette de nudistes.

- Pour que tu puisses dormir sans avoir peur de rater quoi que ce soit ? Enfin, si c'est ça le problème quoi. C'est ça le problème ?

Je sais pas. « Je sais pas. » je lui avoue. J’y avais jamais pensé comme ça, non. « J’y avais jamais pensé comme ça. » Mais c’est tellement intelligent que ça pourrait être la solution. J’ai jamais essayé d’être hors du temps. Hors de mon corps ça oui, une fois, mais je recommencerai pas. La dernière fois que j’ai essayé de m’allonger pour roupiller, je m’suis fait réveiller par un éclair en plein sur l’épaule. Je crois que j’ai perdu le petit petit nudiste qui s’en occupait ce jour-là. Et j’aimerais bien pouvoir lui rendre un petit hommage, j’attends encore un sujet de dissertation fait pour lui et moi. La foudre laisse-t-elle une marque sur une peau qu'elle frappe ? Oui, mais elle est minuscule, c’est ridicule. Rien à voir avec la douleur qu’on emmagasine. C’est comme porter le poids des mots qui blessent. Trop douloureux, trop grave. Ce qui fait le plus mal ne laisse aucune trace.

« Je crois qu’il faudrait surtout m’arrêter moi. » je lui souris aussi sincèrement que je trouve sa proposition gentille. Je savais qu’elle devait être cool, sa meilleure amie est givrée après tout. Arrêter le temps, j’le fais tous les soirs à la maison. Quand je suis le seul debout j’ai l’impression d’être vivant et mort à la fois, tout a un sens parce que plus rien n’en a plus. Surtout les dates, je ne comprends plus les dates. « Un jour, j’vais péter à la gueule de quelqu’un, comme une patate. » je ris en me disant que ça a quand même pas trop de chances d’arriver, monsieur l’accusé. Même si on sait jamais. Je garde la possibilité sous une des petites petites versions de moi qui est payée pour vite enfouir tout ça. Je penserai à elle ce soir en arrêtant le monde à ma façon. Tandis que je cogiterai sur leurs sorts, à plus savoir quoi faire. Je m’dirai qu’il y a de l’égalité partout où tout dort, en remettant les choses à demain. Bande de procrastinateurs.
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MessageSujet: Re: “ in defense of our dreams ” Joy × Sonny   Ven 17 Avr - 22:30

Il y a un truc qui gronde dans mon estomac, qui se demande en permanence si je peux réellement aider les gens rien qu’en arrêter le temps. J’avoue parfois en douter, mais sur ce sujet, vous pouvez être certains qu’à jamais je me tairai. Parce que ça provoquerait des rides sur mon visage et franchement, de cette idée, j’en sors pas enjouée. Alors je me dis que mon pouvoir est géant et que je m’en servirai pour apaiser ses pensées. Oui, je me propose pour servir de bandage pour pallier à son futur naufrage. J’aimerai lui promettre la lune et la vie, lui donner un temps de sursit. Essayer d’apaiser son mal, avec peut-être un animal. Je me fais vaillante pour sa raison, et je n’ai absolument pas peur de passer pour une con.

« Je sais pas. » C’est pas bien grave, à deux on trouvera. Je trouve toujours des solutions, peu importe leurs prénoms. « J’y avais jamais pensé comme ça. » Finalement le problème doit forcément venir de là, il faudra toujours penser comme ça. Comme moi. Je suis certaine que ça arrangerait beaucoup de personne, et de pleurs. J’aime à penser que je vais pouvoir lui rendre un peu de baume à son cœur.
« Je crois qu’il faudrait surtout m’arrêter moi. » Ca, je ne crois pas en être capable, mais s’il le veut je peux toujours essayer. En fermant les paupières, dans mon imaginaire, je peux même être une guerrière. Mais cependant, même si c’est ce qu’il souhaite, de mon allure fluette, j’en perds toute ma candeur, je n’aime pas me dire qu’à l’usure quelqu’un préfèrerait à la vie, la censure. Du coup je secoue le visage directement, pour lui montrer par avance que c’est une, très, très, mauvaise idée. Ca ne sert à rien de vouloir être stoppé. Le passé reste au passé, mais maintenant c’est Alive que tu as dans ta vie, et je te promets que ça va te sembler moins compliqué.

« Un jour, j’vais péter à la gueule de quelqu’un, comme une patate. »
Et devant sa mine dépitée, moi je me mets à rigoler, parce que je me perds dans le fil étrange de mes pensées, et je me mets à imaginer une armée de patate en train d’exploser. Je ne retiens rien de mon fou rire, complétement convaincu qu’il ne m’en voudra pas, et que de toutes les façons, je suis comme ça. Personne ne me changera, personne n’a encore réussi, à la vérité, mais cela semble proscrit, parce que je m’aime comme je suis, autant que j’adule la vie.

Pourtant, je me permets de me calmer, parce que je ne voudrai pas le vexer, non, ça c’est la dernière de mes volontés. J’incline mon visage que je sais enfantin sur le moment, parce que c’est de cette manière là que je le veux, le souhaite et l’envisage. Une main tendue vers lui, je secoue mon index vers son joli minois. Faisant mine de réfléchir, je m’approche un peu, comme s’il allait s’envoler, mon pauvre petit koala « chut, chut, ne bouge pas. » Mes doigts vont se glisser sur son épaule, et je fais ce que l’impossible aurait surement interdit, ma langue, s’acoquine avec sa joue quelques secondes, même pas. C’est rapide, comme l’éclair, peut-être même qu’il ne le remarque pas. Mais c’est en riant encore, contre lui cette fois que je fini par lui dire, enjouée. « Tu ferais assurément une bonne purée. » Et j’espère l’entendre se détendre, j’implore à ses lèvres de s’étirer, de lui montrer un peu la vie du bon côté. Pendant que je ressens encore l’écho de mes propres mots, que je me calme sans le pouvoir, je réalise que … « J’essaierai, tu sais, de t’arrêter, je le pourrai. J’apprendrai. » Mais pour l’instant, tout ce que je peux faire, c’est de forcer les autres à se taire.
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