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 •• Live for today | Lita & Garry ••

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MessageSujet: •• Live for today | Lita & Garry ••   Dim 26 Fév - 1:27



Le désir, amputé du courage, n’est qu’un rêve.
Je sais plus si je l’ai déjà lu, si je l’ai entendu. Je sais plus si on me l’a dit, ou si je l’ai déjà écrit. Mais cette phrase tourne en boucle sous les miennes depuis mon réveil. Je crois que quelqu’un chose ou quelqu’un est venu me le souffler jusque dans mon sommeil, comme un souvenir qu’on croit éteint mais qui étend sa vie jusqu’au fond de nos nuits. Je sais plus qui l’a dit, quel jour je l’aurais écrit. Mais elle était là quand je mangeais, elle était là quand je me douchais, elle était là quand je parlais. Elle était toujours dans ma tête, quand elle changeait. Et j’ai toujours cette douleur jusque dans l’essence de mes os, qui bronche pas et sans évoluer, me brule la peau.

    « Moins de mousse et plus d’action mon grand. »


Big Ben le Barman répond à mon sourire d’un doigt tendu. C’est pas très gentil, mais il craque vite. Je l’ai toujours aimé, même sans être saoulé. Il est plein d’un charme qui fait flipper à cause d’un regard étrange, qu’il contrôle pas. Il parle que pour dire des choses à l’humour profond, parfois trop, et on comprend pas. Sa voix douce dénote avec ses yeux noirs. Il se rase jamais, mais j’ai jamais surpris sa barbe en train de pousser. Il a pas d’âge, mais il est grand, immense, d’où son surnom. Ben, le grand.

    « Merci mon brave. »


Même son sourire est différent des autres, comme s’il éclatait jamais vraiment. Il a une cicatrice derrière la tête, que ses cheveux cachent pas et qu’aucune blague fera jamais oublier. Je lui souris un clin d’œil irlandais. Je repense à ce qu’il lui est arrivé. Et puis m’éloigne après un signe de la main. Je me dis que si je suis un futur héros, Ben est un Super Humain.

Il y a du monde, surtout de l’école. Ils rient, se sentant beaux comme des anges tombés du ciel. Je cherche quelqu’un à qui parler, quelqu’un de bien et que j’ai jamais fait rire. Ma tête continue à faire des maths avec des mots que je connais, comme si on me les avait chantés. La musique dans le fond me donne envie de danser. C’est une musique de chez moi, un air que je reconnais. Les corps autour de moi se bousculent pendant que le mien pleure encore les efforts qu’il a donnés ce matin. Et puis, et puis, et puis se tait. Je l’ai trouvée.
Mon quelqu’un de bien dont le rire m’est encore étranger. Je la connais du ciel. Je lui souris en l’approchant, j’ai toujours eu un petit faible pour elle.

    « Tu te rends compte que si je t’invitais à danser, on finirait surement par se marier ? Bon, tu hésiterais surement un peu avant de dire oui, après tout on se connaît pas tu te dirais “ Il me veut quoi, ce type ? Je comprends rien à ce qu’il dit. ” et t’aurais surement raison. Mais déjà, sache que ce type s’appelle Garry et qu’il peut pas grand-chose à son accent, mais tu verras tu seras vite habituée. Ensuite, je te dirais surement le truc le plus drôle que t’ais jamais entendu et tu penseras “ Ce qu’il est drôle ce Garry ! Il était passé où tout le reste de ma vie ? ” ce qui, qu’on se le dise, est déjà un bon point pour moi. Tu commenceras à te dire que danser avec moi, ce serait pas une si mauvaise idée en fin de compte. Et puis à ce moment là, ils passeront une musique qui te fera craquer. Comment tu pourrais résister ? Si je danse aussi bien que j’aime parler, je ne peux que t’impressionner. Alors tu diras oui, quand je te demanderais encore une fois. Parce que faut jamais accepter la première fois, jamais Lita, jamais ! Mais cette fois “ Oh oui Garry ” tu me diras et on oubliera tout, le temps d’une danse qui changera nos vies. »


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MessageSujet: Re: •• Live for today | Lita & Garry ••   Dim 4 Mar - 13:51

La vie parade autours de moi, emportée dans une ronde où elle me laisse de côté, je ne lui en veux pas, parce que je crois que je préfère regarder plutôt que d'être au milieu de l'attention. Je suis comme ça, je souris en silence, je vis à part, de peur qu'on sache qui je suis, le Phoenix d'une vie. Je respire lentement, écoute la musique un peu, bois mon verre qui ne se rempli pas automatiquement, me désolée de voir la fin de mon thé glacée, et me désole aussi de voir sur quoi je suis en train de ma lamenter.

« Tu te rends compte que si je t’invitais à danser, on finirait surement par se marier ? J'accuse son sourire, lui rend, le trouve grand, peut être un trop, fait le rapprochement avec le serveur, puis non, je me dis qu'il est assez grand comme ça Garry. On le dit beau parleur, alors j'attends, et même si l'idée de ma marier avec lui ne m'étais jamais venue à l'esprit, je souris, pour lui, pour moi, pour Jason qui rigolerait, je crois.

Bon, tu hésiterais surement un peu avant de dire oui, après tout on se connaît pas tu te dirais “ Il me veut quoi, ce type ? Je comprends rien à ce qu’il dit. ” et t’aurais surement raison. Je pince mes lèvres et écoute toujours sa tirade, la conteste un peu, dans ma tête. Parce que je ne le connais pas, oui et non, au moins je sais mettre un prénom sur son visage et même s'il est vrai que je ne comprends pas grand chose, j'apprécie cette entrée fracassante dans sa vie, c'est bon d'être au centre de son attention, c'est bête, c'est con.

Mais déjà, sache que ce type s’appelle Garry et qu’il peut pas grand-chose à son accent, mais tu verras tu seras vite habituée. Je voudrai lui dire que son accent, je l'aime déjà, dans chacun de ses mots, de ses pas. Murmurer que je suis habituée que son monde irlandais il doit être tellement beau qu'il me plait sans jamais l'avoir vraiment vu, qu'a travers ses yeux et toutes les expressions qu'il transmet. Alors qu'il dit des bêtises sans arrêt moi, je décide que Garry est quelqu'un d'entier, de vrai.

Ensuite, je te dirais surement le truc le plus drôle que t’ais jamais entendu et tu penseras “ Ce qu’il est drôle ce Garry ! Il était passé où tout le reste de ma vie ? ” Je pose ma tête sur ma main, en position d'écoute qui ne se finira, il me semble, jamais. Il était passé, oui ? La question est la bonne, et je lui en veux presque un peu de l'avoir posée avant que ce soit moi qui l'ait pensé. C'est comme ça, je suis toujours devancée, on décide souvent pour moi, si je te demande de ne jamais le faire, Garry, tu me promettrais quoi ? Dans tes yeux, je vois que tu me chanterais le monde, comme tu le fais déjà. Il est beau ton accent, vraiment.

ce qui, qu’on se le dise, est déjà un bon point pour moi. Tu commenceras à te dire que danser avec moi, ce serait pas une si mauvaise idée en fin de compte. La tête toujours posée sur ma main, je crois que si ma position le permettrait, j'inclinerai le visage, pour poser le pour et le contre, pour ne pas trop penser à Jason qui là ne rirait plus surement, il lui aurait dit de s'en aller, et puis il me dirait là maintenant peut être d'arrêter de penser à lui, de sourire, parce que Garry, il mérite tous les sourires du monde. Et même une danse surement. J'ai la tête qui s'envole, le cœur pleins de mélodies.

Et puis à ce moment là, ils passeront une musique qui te fera craquer. Comment tu pourrais résister ? Si je danse aussi bien que j’aime parler, je ne peux que t’impressionner. Le pire dans cette histoire, je crois que tous ses mots sont vrais. Ou alors ils sonnent tout comme, et ça me plait tant ça me perturbe. Ca me glace le sang, un tout petit peu, et je me sens impuissante encore une fois. J'aimerai lui dire de s'arrêter, que je ne sais pas danser, mais je suis perdue dans le flots de ses mots, et tout ce que je peux faire, c'est écouter, ne pas le couper. C'est beau, quand il parle, et il le sait, après tout, il aime parler, c'est lui qui le dit. J'y crois, comme un croit aux fées.

Alors tu diras oui, quand je te demanderais encore une fois. Parce que faut jamais accepter la première fois, jamais Lita, jamais ! J'écoute la musique qui passe en ce moment, et je voudrai exploser de rire, lui dire que non, je l'aime pas, et que j'attendrai la prochaine fois, la prochaine demande. Le supplie de sa vie, celui où il se battra un peu plus pour avoir un bout de moi. Je ne me laisse pas avoir par de belles paroles. Et je souris encore parce que toutes mes pensées sont fausses, je n'ai jamais eu aussi envie de danser que maintenant. J'en suis sure, il est grand.

Mais cette fois “ Oh oui Garry ” tu me diras et on oubliera tout, le temps d’une danse qui changera nos vies. » Je relève la tête, parce que je crois que sa tirade est fini. J'avais déjà entendu parler de lui, j'avais remarqué ses boucles et mit un prénom sur son visage, mais je ne m'étais jamais doutée de sa capacité à parler, à jouer avec les mots, à convaincre mon cerveau qu'au lieu d'attendre mon prochain thé, c'est de danser dont j'ai envie. C'est un pouvoir, ça je crois, Garry, la capacité de convaincre les gens, en une seconde et demie.

J'incline le visage, juste un peu tend l'oreille écoute la nouvelle musique, le départ des accords, le départ de cette vie, celle qu'il dit vouloir changer. Je souris encore une fois, j'ai envie de rire aussi un peu, je crois, plus que de danser, je voudrai e serrer dans mes bras, parce qu'il me penser à autre chose que tout ce qui ne tourne pas rond chez moi. C'est un exploit, Garry, un vrai de vrai, crois moi.

J'aimerai bien attendre un peu avant de lui répondre, le faire mariner, calculer un discours aussi long que le sien. Aussi bien pensé, aussi bien je ne sais pas, un peu Garry que Lita. Je soupire un peu, le sourire toujours collé sur mes lèvres, je pince mes lèvres, je ne sais pas quoi faire, j'hésite, je vacille, je coule, remonte, j'ai peur, et je ne sais pas.

Est ce que les anges savent vraiment danser Garry ? Est ce que tu me mens ? Est ce que tu fais ça juste pour rigoler ? Un nouveau défit pour le capitaine plus génial que jamais ? Je ne sais pas si je prends le risque, danser avec toi, c'est me jeter à l'eau, et j'ai trop peur de couler pour l'instant, et même danser c'est quelque chose de trop grand pour moi. Je lui dois une réponse et je crois que celle que je vais lui donner n'est pas celle qu'il attend.

- Je ne suis pas sure de vouloir danser, je suis désolée, peut être à la seconde fois. Oui parce que là, ce n'était que la première demande, n'est ce pas ? La seconde se doit d'être plus spectaculaire. Juste pour t'agacer, parce que tu aimes parler et que je suis complétement folle de ton accent irlandais. J'essaie d'être une adolescente normale, là, Garry, promets moi que pour notre première danse, c'est moi qui choisirai.
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MessageSujet: Re: •• Live for today | Lita & Garry ••   Jeu 9 Aoû - 0:59



On est déjà mariés dans ma tête. On a une grande maison qu’elle adore et dans laquelle court un chien. Et même un raton-laveur qu’on a apprivoisé alors qu’il dévalisait nos poubelles, cet abruti de raton. Je l’ai appelé Petit Con. C’est lumineux, y a assez de fenêtres pour que ses cheveux soient constamment imprégnés de soleil. Ma voix résonne encore contre les murs qu’on meuble quand on y pense, trop occupés à s’aimer. Et danser tout le reste.

J’ai jamais vu quelqu’un qui gesticulait autant. Elle bouge tellement. Comme si elle mettait un geste sur chacun de mes mots. Comme si elle traduisait ce que je raconte. Et j’vois mes yeux qui brillent au fond des siens. J’accuse la bière que j’ai à la main. J’ai une pression contre le cœur et des fourmis dans les jambes. Mon ventre vide gueule des conneries. Il se dit qu’avec ce qui nous est arrivé, on devrait plus boire, jamais. Mais alors qu’est-ce qu’on fout ? On se tape les bleus pour qu’ils brunissent, en espérant bronzer par-dessus et faire passer le chagrin pour un baiser ? Ca marche pas, j’ai déjà essayé. J’aimerais prendre quelqu’un dans mes bras, mais j’ai une table sous les doigts.

    « Je ne suis pas sure de vouloir danser, je suis désolée, peut être à la seconde fois. »

Oh t'entends ? On a un fils.

    « Oui parce que là, ce n'était que la première demande, n'est ce pas ? »

Il a tes yeux.

    « La seconde se doit d'être plus spectaculaire. »

Il sait déjà marcher.

    « Juste pour t'agacer, parce que tu aimes parler et que je suis complètement folle de ton accent irlandais. »

Non mais. C'est vraiment irresponsable de laisser notre fils se promener alors que Petit Con est en liberté.

Je bois une gorgée. Elle est changée quand je l’aperçois sous mes cils, coiffée de mousse, déformée par le verre blanc. Je souris un truc qui fait scintiller les larmes dans mes yeux fatigués, j’le sens. J’ai pas envie d’être seul ce soir. Je veux une main sur mon front. Et l’autre sous la mienne. M’endormir sur un torse fin. Oublier la douleur qui m’a brisé les côtes. Ne pas pleurer. M’endormir et puis tout recommencer. J’me suis pas senti aussi minuscule depuis un bail mais j’essaie de pas y penser, quand je flashe un autre sourire sincère. Je la salue de ma pinte, avec un clin d’œil qui me déchire la fatigue. J’suis crevé mais j’trouve encore la force de me marrer.

    « Ça m’a tout l’air d’être un rendez-vous ! »

Heureusement que Petit Con est dans le jardin, parce que le môme gambade entre nos jambes. C’est pas normal qu’il ait les cheveux de Jimmy, j’me dis. Mais j’y pense pas. Sinon je fais quoi ? J’égalise mes douleurs en crevant l’autre moitié de mon cœur, qu’il soit tout dégonflé ? J’suis pas sur qu’il paraisse moins con en pendant lamentablement de sa cage, flasque comme un ballon. Je suis curieux, mais pas à ce point. Laissons trainer nos peines, princesse et voyons la gueule qu’elles auront demain.

    « Je t’inviterai encore à danser un autre jour, comme il faut. Et je ferai semblant d’être agacé, j'te promets. T’as une date préférée, amour ? »

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MessageSujet: Re: •• Live for today | Lita & Garry ••   Lun 29 Oct - 10:38

J'accuse un nouveau sourire après mes demandes, je me surprends a vouloir savoir une nouvelle fois ce qu'il se passe dans sa tête, me maudis un peu s'il se trouve que je l'ai perturbé, si je n'ai pas su faire comme lui, jouer. On m'a appris à rester en retrait à laisser les autres briller, alors j'espère qu'il saura me pardonner si je ne suis pas a la hauteur de la vie. Jason disait que oui, j'y ai cru et puis ... Et puis c'est la vie qui s'est enfuie. C'est comme ça, n'est ce pas ? Il se passe souvent des choses qu'on ne comprend pas, auxquelles on ne s'attend pas. C'est comme notre discussion, tu crois ? Comme toi et moi ? Comme cette danse que j'attends que tu me promettes, comme tout, comme cela ... Dans une autre vie, peut être c'est vrai, Garry et Lita aurait bien pu finir par se marier, ils se seraient aimés, ça aurait été parfait.

« Ça m’a tout l’air d’être un rendez-vous ! » Et puis qu'on ne s'y trompe pas, je ne suis pas de celles qui regrettent tout ce que le monde a bien voulu lui offrir, non je suis plutôt du genre à me réjouir de ce que j'ai déjà obtenu, de ce que j'ai déjà vécu. Parce que d'un comme un accord avec moi, avec lui, j'ai décidé que l'amour était un sourire, et depuis ce jour là j'ai retiré c'est deux "f" au mot souffrir. Et bizarrement ça a marché. Notre rendez vous, Garry, je le note précieusement dans mon esprit, sans savoir s'il existera réellement, pour l'instant l'imaginer me suffit, ce que je veux dire c'est qu'on est pas obligés de le vivre si tu n'en as pas vraiment envie. Dans ma tête il est déjà parfait.

Ce sera comme un rêve tu sais ? Un endroit où la gêne n'existera pas, où le ridicule ne fera pas peur. Et où valseront nos cœurs. On rira de tout, un peu de nous. Tu me diras que je suis jolie habillée comme ça, et je rougirai en te disant que tu n'étais pas obligé de dire ça. Tu me jureras ta sincérité, j'y croirai, on parlera de tout, de rien mais surtout de toi, mais ça ne me gênera pas, au contraire, je t'écouterai, passionnée. Arrivera ce moment où la musique te plairas, évidemment elle me plaira aussi, tu te décideras à m'inviter, je ferai semblant d'hésiter et tu prendras ma main, je rougirai encore une fois, je prendrai une seconde pour me dire que Jason ne m'en voudrait pas, qu'il serait heureux pour moi. Là on dansera, on se dira qu'on était sûrement fait pour cela, peut être que tu parleras, mais cette fois j'en doute un peu, tu vois ... On dansera oui, mais bizarrement la fin je ne sais pas comment elle sera, j'ai peut être pas assez d'imagination pour cela, ou peut être que j'aime me dire que si je ne sais pas, le mystère ne s'envolera pas. Tu me demanderas encore une fois en mariage après cela, tu crois ? Je ne sais pas si toutes ces pensées seront un jour vraies, mais merci de m'avoir permis de les imaginer, de les voir dans tes yeux et de les laisser se perdre dans les miens.

« Je t’inviterai encore à danser un autre jour, comme il faut. Et je ferai semblant d’être agacé, j'te promets. T’as une date préférée, amour ? » J'ai mal au cœur quand le mot amour vient le frapper. Je ne sais pas quoi répondre, lui dire simplement que comme une idiote, je l'attends. J'attends son invitation, ses rires, son don. Nerveusement j'attrape mon verre vide et le tourne entre mes doigts. Je suis prête pour un rendez vous, Garry, tu penses ? Je ne sais pas Garry, je jure que je ne sais pas. Poser une date ?

Je n'y avais pas vraiment pensé, pas réfléchi, je ne croyais même pas cette histoire sérieuse, comme si Monsieur Awesome voulait sortir avec moi, il y a tellement d'autres filles, sûrement meilleures que moi et qui doivent lui courir après. Je ne sais pas si je pourrai, sortir à nouveau, me permettre d'exister. Il va me dire qu'il rigole, que ce n'était qu'une façon d'engager la conversation, qu'aujourd'hui il s'ennuyait alors il a décidé de venir me parler, persuadé qu'à deux, on s'ennuierait mieux. Mais je tente quand même, parce que cela ne m'oblige à rien, et que demain je pourrai très bien faire comme si rien. Comme si on ne s'était jamais rien promis.

Surprends-moi. Viens un jour enlève-moi, mène-moi dans ton monde, quand tu le voudras, je te suivrai, je te promets.
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MessageSujet: Re: •• Live for today | Lita & Garry ••   Lun 29 Avr - 21:59



Il y a des soirs où j’ai peur, où j’ai mal, où je désespère. Il y a des fois où le deuil menace et où je le laisse faire. J’me dis qu’il est pas le bienvenu, qu’on s’est battus déjà trop longtemps, lui et moi. Mais j’ose pas lui dire d’aller se faire foutre parce que j’ai toujours cette crainte qu’il profite de l’affront pour revenir vite, pour revenir fort. Il y a des soirs où il m’habite, où ça se voit. Je le sens dans l’alcool, je le vois autour de moi, je le touche des yeux, des mains, de mes pauvres tympans qui n’entendent que des mots d’outre-tombe. Les blagues me donnent envie de chialer et je médite sans pudeur sur la mort de l’humour et l’amour de l’armure qu’il porte à mon cœur. Il m’a enrobé d’un truc froid, d’un truc terrifiant et il y a des soirs, comme celui-là, où je le ressens. J’ai l’impression d’être nu, juste fait du mal-être qui me serre les côtes et cherche constamment des excuses à mes peines vieilles de presque deux ans. Il y a des soirs où il s’immisce entre la vie et moi, me prenant comme un vieux rêve, calibré par ma peur des ténèbres. Alors j’en chiale, me trouvant pénible. Je m’en veux, mais je m’abandonne au deuil et le laisse me changer en cet autre qui a cessé de grandir et revient sur ses pas avec une vilaine conscience à l’âme, sachant qu’il se fait du mal.

    « Surprends-moi. »

J’ai pressé mes paupières avec une fatigue chagrine, masquant les tremblements qui terrassent mes jambes. Alors d’accord. Je lui tends la main, à travers notre table et le bruit qui nous couvre de sa vie à part. Je lui souris en pensant à notre fils. J’ai toujours su que je l’aimerais, même de là-haut, ça se voyait. Et mes doigts agrippent les siens sans attendre demain. Je la prends par la main. Mon cœur s’allège, rassuré par la proximité de nos peaux. J’aimerais lui dire « Viens-là » et la prendre dans mes bras. Mais j’en fais rien, parce que ce soir est un soir qui m’en veut et s’en prend à mes os.

Je me lève, l’invitant à faire de même. J’écarte les jeunes corps qui dansent, nous frayant un chemin qu’ouvre le mien. J’ai envie de sourire à Ben, lui dire que je m’en vais mais il est occupé, il me voit pas alors je ressers mes doigts autour de la main de Lita. Merci d’être là.

Une urgence me donne envie de lui parler, de lui raconter une connerie qui nous fera rire. J’ai envie et besoin d’expulser ce trop plein de chagrin qui m’entête, l’exorcisant par l’humour, jumeau du sien. Mais le bruit me tait. Le bruit me tue. Le bruit me couvre alors je le quitte. Je nous fais sortir, poussant corps et portes jusqu’à ce que nous nous retrouvions dehors. L’air frais me fait un bien fou, l’effet d’une claque saine, que j’aurais réclamé depuis des siècles. Je souris un truc soulagé, riant dans un souffle. Leurs voix et musique en sourdine paraissent lointaines, sorties d’une vie passée, d’un écho dont on aurait raté la grandeur pour finir par se rendre compte qu’elle ne nous manque pas, parce qu’on a prévu une toute autre nuit que celle-ci.

    « T’as pas froid, au moins ? Viens, viens. »

J’ai lâché sa main pour mieux retrouver son visage, une envie de hurler me sciant les tempes. Jusqu’à m’obséder, entêtant mes désirs de sa constante. Je veux m’oublier, juste tout effacer. Il est tard et le trafic s’est estompé depuis longtemps. La nuit nous éclaire de ses lampes. De la main, je l’invite à me suivre. Il n’y a pas un chat, les rues sont vides. Au milieu du carrefour, je m’arrête et lui souris, immobile. Elle est à portée de voix. J’ai toujours envie de la prendre dans mes bras, de lui dire « Viens-là » pour la garder sous le menton et lui chanter que maintenant, elle n’a plus qu’à m’épouser. Mes épaules s’animent, j’ai dans la peau un hymne. Solennel, j’ai arrêté de sourire pour mordre une lèvre qui se fout du soir qui essaie de me faire du mal. Lita est là. Moi aussi. Ainsi va la vie. Jeunes et tristes à la fois.

    « Danse avec moi. »

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MessageSujet: Re: •• Live for today | Lita & Garry ••   Lun 6 Mai - 23:07

Persuadée qu'à présent il va me quitter, j'attends patiemment qu'il le fasse, qu'il se lève et me laisse à mes pensées que mon monde recommence à tourner. Je tente même un sourire, prouve que toujours je respire. Et lorsqu'il me tend la main, je me rends compte que la surprise n'attendra pas demain. Alors j'avale mes souvenirs, les garde tout prêt de moi, dans un coin de mon cœur, en me disant que pour une fois j'ai le droit de m'évader ailleurs, d'alléger juste un peu mon âme, mon cœur. J'attrape sa main et ses doigts agrippent les miens. Avec un nouveau souffle je me lève parce qu'il me demande d'un regard de le faire et je calque mes gestes sur les siens.

On traverse la salle comme on pourrait traverser le monde, comme deux enfants qui partent s'amuser en courant. On s'aventure sans le voir, et mes doigts toujours liés aux siens j'imagine un nouvel univers, un nouveau pays qu'il va me faire découvrir, j'imagine un orchestre de couleurs, des centaines de musiques qui hurlent dans nos tympans des mélodies que jamais plus je n'entendrais, un monde imaginaire qu'il créera pour lui, et peut être un peu pour moi. Oui, j'imagine un nouveau refrain que j'apprendrais par cœur pour lui fredonner demain. J'esquisse un sourire au vent quand on se retrouve à l'extérieur, quand divague moins mon cœur. Nouvellement sereine, j'entrevois dans son regard autre chose que les étoiles du soir et j'en frissonne malgré moi. Garry, parles-moi.

    « T’as pas froid, au moins ? Viens, viens. »


Je n'y pensais même pas. Entrainée dans le tourbillon de ses promesses, celles que je crois qu'il me fait, je me rapproche de lui quand ses mains trouvent mon visage. J'ai comme l'impression que la terre s'arrête de tourner, que je suis prête à renaitre sans le voir. Par cette jeunesse retrouvée qu'il m'offre sans que je ne l'ai demandé. Il s'éloigne, avance comme un funambule de la nuit, un rêveur que j'envie, au milieu de ce nulle part qui est le chez nous qu'il a choisi, il m'invite une nouvelle fois. Alors je m'avance parce que je le veux, le choisis, le respire, le vis. Je m'avance oui, comme je pourrais courir vers lui. Je n'ai pas froid Garry, ne t'inquiètes pas.

    « Danse avec moi. »


Je pose mes mains sur ses épaules, m'accroche à lui, comme je m'accroche à la vie que je porte en moi. Comme ce que je pourrais donner au monde si je le voulais. Je suis l'espoir d'une génération sans nom, d'âme brisée, de personne qu'on a perdue trop tôt, abandonnée. Je le regarde comme je voudrais m'accrocher à son visage, le graver dans mon esprit, avoir pour toujours en tête cette nuit. M'en souvenir quand la tristesse m'aura a nouveau rejoint, me dire que cette soirée là, c'est lui qui m'a tendu la main. Et pourtant mes yeux s'attardent un peu sur le goudron, sur les étoiles, sur les décors, sur tout ce qui se trouve dehors. Quand je me dis qu'il faut que je m'éloigne de son regard pour ne pas m'y perdre, pour ne pas me dire que j'ai été là, mais qu'il oubliera. Il oubliera parce que c'est comme cela, c'est simple comme cette nuit comme ce que peuvent vivre les jeunes d'aujourd'hui. On s'amuse d'un rien, sans penser à demain. Sans qu'il ne se rende compte que mon demain sera changé par lui, grâce à lui.

Ma main droite trouve la sienne tandis que l'autre vient se caler sur sa nuque doucement, sans oser, j'ose, tremblante un peu, mais pas de froid, non, ne t'inquiètes pas. Un peu tétanisée, je me dis que je ne sais plus danser à deux, j'ai appris au fil du temps à le faire au rythme de mes pensées. Cela fait des mois, c'est vrai, que personne n'a été proche de moi. Cachée aux yeux du monde et à moitié brisée, un trésor emprisonné, je ne sais comment faire pour exister. Sans avouer au monde que je suis hantée par tous ceux que je pourrais sauver, si on me laisser voler. Alors je regarde Garry une nouvelle fois, accepte le fait de me perdre juste un peu, aussi simplement que cela ... Je ferme mes paupières, sentant naitre en moi des larmes nouvelles, de ces larmes qu'on laisse tomber parce qu'on ne sait plus comment exprimer ce qu'on ressent, ce qui nous fait. Posant ma tête sur son torse, je ne m’aperçois même pas, que je renais malgré moi, je suis ce phénix, oui, celui la, celui qui commence à siffler. A danser.
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MessageSujet: Re: •• Live for today | Lita & Garry ••   Mer 22 Oct - 21:24



On dirait qu’un géant cogne ses poings sur l’intérieur du pub. Y a que des bribes de musique et des bruits sourds qui arrivent jusqu’à nous. J’ai du mal à reconnaitre la chanson. J’ai l’impression d’être enfermé dans le cœur gris de quelqu’un en plein sommeil. Un peu triste, un peu fou. Quelqu’un qui en vaut la peine. Il serait injuste de souligner combien Lita est belle en pleine nuit. Elle est belle de jour aussi. Mais je voudrais pouvoir lui dire « T’envoles pas. Pas tout de suite. » sans avoir à expliquer pourquoi j’ai peur qu’une voiture vienne la faucher elle aussi. Je me demande depuis combien de temps j’ai cet étrange sentiment au fond du ventre. Mais j’aimerais surtout savoir s’il s’en ira, un beau matin.

Et puis elle me prend la main. Je me sens lui sourire, plus avec les yeux qu’avec mes lèvres, comme on le fait dans nos rêves. J’ai plus à lui dire « Viens là. » parce qu’elle comprend, et qu’elle me prend moi. Ses doigts se posent à l’arrière de ma nuque tapissée de frissons. Elle me regarde comme on me regarde rarement et je me demande, entre deux anges, je me demande vraiment : est-ce qu’elle tombe aussi vite que moi ?

Il y a des siècles et des siècles de peine au fond de ses iris. De l’amour et tant d’usure. Je m’y connais en Iris. Et les siens sont purs. J’aimerais connaitre son histoire, toute son histoire. J’en ferais un musée pour mes caresses, qu’elles en prennent de la graine, qu’elles voient un peu à quoi ressemble un cœur venu des cieux. Et si on se gardait, tous les deux ?

J’inspire le souffle qu’elle libère, ivre des chagrins que l’on sème. Ses cheveux sous mon menton me cajolent et j’en serre ma prise sur son corps frêle. La trouver au creux de mes bras me rappelle combien je me languissais de la trouver là. Ça me heurte d’une douleur nouvelle, comme une misère que l’on réapprend à caler sous ses pas. Comme ces jours où tout va bien jusqu’à ce que l’on pose une main compatissante sur notre épaule, disant d’un ton grave « Comment ça va ? » parce qu’il faut que ça n’aille pas, que nos rires se réveillent. Et l’on se souvient alors pourquoi. Je le sais, parce que ça me revient. Je manquais d’elle.

Le sifflement qu’elle émet pourrait tout aussi bien venir de son cœur, ou s’adresser au mien. C’est un son offert au monde, un air divin auxquels obéissent nos pieds, nos épaules et nos peines jalouses de ne pas être écoutées encore. Sous mes paupières closes apparait un monde dessiné par notre musique, profilé par son corps et dressé par nos souffles. Sans couleur ni promesse, je m’égare entre cette douce berceuse et son ivresse. J’ai mal de moins souffrir alors, guéri par l’instant qui me laisse la serrer fort. Et quand une larme m’échappe, elle déchire ce monde d’un éclair brulant dont la lumière m’exorcise à nouveau. Tout va bien, contre sa peau.

Lentement, j’essaie d’imiter la forme que j’imagine avoir ses lèvres. Et inspirant, souffle un hululement ridicule contre ses cheveux. Un rire m’échappe, dérangeant sa tête contre mon torse. Je réessaie, motivé par la splendeur d’un don que je n’ai jamais eu. Soufflant plus fort j’échoue encore, laissant trainer un « chuuuu ! » minable contre la nuit. Tant pis. Je ris, la serrant contre moi et ne désespérant pas continue de lâcher des souffles réguliers aux airs d’arrosage automatique donnant à notre danse un tout nouveau rythme. Mes bras et épaules s’animent, calés sur le plus raté des sifflements au monde.

« Il faudra que tu m’entraines. » je hoche la tête sur le rythme que l’on entend plus. « Des heures et des heures. »

Je lui souris une mimique entendue. Et gardant sa main dans la mienne continue de la faire danser sur mes « tch tch tch » et « wha wha wha » trop irrésistibles pour ne pas devenir le tube de l’année. J’en profite pour la faire tourner sur elle-même, l’imitant la seconde suivante en tournant comme une ballerine sur ses pointes. Ma Callie serait fière. Ou jalouse, probablement. Oui y a des secondes, comme ça, où je suis habité par le démon de la danse. J’ai envie de lui dire. De lui dire « Merci d’être là. » mais je le dis pas, parce que ces choses-là sont mieux faites que dites, mieux données que parlées, meilleures offertes que déclarées. Je lui souris une complicité nouvelle. Et si on se faisait la belle ?

« Un soir, n’importe quel soir, je t'emmènerai dormir sous le ciel. En repérage, tu sais, pour le soir de notre mariage. T'en dis quoi, Madame O'Cogan ? Rien que nous et la belle étoile. »

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MessageSujet: Re: •• Live for today | Lita & Garry ••   Mer 15 Avr - 14:02

Ma peau fébrile frissonne, quand je cherche à entendre son cœur qui résonne. Je siffle et fredonne, quand à l’intérieur j’ai l’impression que tout s’effondre. Je reste contre lui, n’échangerai cette place pour rien au monde. Et j’ai la tristesse au bord du cœur, au bord des lèvres, tant et si bien que je me demande si à cet apaisement de mon âme j’ai vraiment le droit. Dans notre univers ces instants sont si rares et précieux, que j’envisage pendant une fraction d’éternité de remercier les dieux. Et pour peu, je m’en veux, je m’en veux que sur ce fil invisible de ma vie, funambule en herbe que je suis, aujourd’hui, je vais bien. Ce soir, entre ses mains.

Les questions assènent mon esprit, et il en reste une en priorité, une petite voix de ma conscience qui entre les âges se demandent si au final, c’est possible que cela soit si facile. Si facile d’oublier le mal, de se garder quelques secondes pour sois avant de se battre pour que la Terre reste ronde. Et si la solution miracle est celle là, je jure que je ne garderai pas Garry pour moi. Je le partagerai avec le monde entier si cela peut le soigner. Je l’enverrai voir nos anciens héros, pour qu’il leur dise en un sourire que le ciel est beau. Et que puisqu’ils l’ont connu avant, il n’est plus la peine de panser leurs maux.

Et malgré mes belles paroles, mes belles pensées, lorsqu’il essaie de se mettre à siffler pour m’accompagner, je deviens égoïste comme ça, c’est puissant, c’est en moi. Je le voudrai, à la vérité, que pour moi. Son rire attaque mon cœur, le fend. Ma forteresse intérieure l’entend. Un peu de lui, rien que ça, Garry O’Cogan, c’est peut-être trop, peut-être pas, mais mon cœur, lui, s’agrandit, afin de lui laisser une place qu’il gardera toute la vie, ou le temps qu’il voudra. Cependant une chose est certaine, à l’écoute de ses notes loupées, je suis sereine. Notre danse prend un nouveau rythme, le sien, et mon hérésie se persuade que je frôle le divin.

« Il faudra que tu m’entraines. » Son envie devient la mienne. « Des heures et des heures. » Nos sourires s’effleurent.

On a toute la vie, là, droit devant. On sera bien, on sera loin. On essaiera de survivre sans trop mourir, de rêver sans pleurer, de nous souvenir de ce passé, qui semblait tant être fait pour nous déchirer. On aura des fous rires, des délires, doux et tendre à la fois, mais jamais l’un ou l’autre ne fera se sentir un de nous à côté. Non, parce qu’on suivra juste le chemin d’une destinée étroitement liée. Dans ce songe qu’il me dépeint, lorsqu’il me fait tourner à l’aide de sa main, je coule un peu, je l’apprivoise et nous y voit. Ce n’est pas beau, tu sais, de faire rougir une fille comme moi. Ce n’est pas merveilleux qu’on se raconte des mensonges de cette façon-là. Quand il tourne à son tour, généreusement je mords ma lèvre, j’éteins un rire, me demande si j’ai le droit, de le trouver beau à cet instant-là.

« Un soir, n’importe quel soir, je t'emmènerai dormir sous le ciel. En repérage, tu sais, pour le soir de notre mariage. T'en dis quoi, Madame O'Cogan ? Rien que nous et la belle étoile. »

Un soir, un jour, je réalise en l’observant un peu mieux, que je suis effrayée par notre jeu, est-ce qu’il m’en voudrait ? De trouver sa proposition si belle que presque, je pourrai lui intimer de m’enlever maintenant. De m’amener loin, à la cime d’une montagne, au bord d’une mer, quelque part qu’il aurait complétement choisi au hasard mais qui galvaniserait ce cœur meurtrit qui lutte pour rester en vie. Pour ce Phoenix qui réapprend à chanter, qui souhaiterait retrouver ses ailes qu’il a égarées. « Arrache-moi à ce monde. » Je lui murmure de mes yeux, mais même s’ils se perdent dans les siens, je sais que je ne prononcerai rien.

« Promets-moi. » Que tu ne mens pas, que tu me forceras à aller mieux, non que tu me sauveras. Que de mon existence toute entière, tu pourrais en exaucer les prières. Qu’on oubliera le temps, avec une facilité suprême « Des heures et des heures. » A réinventer la vie, à lui donner du sens … Même si elle en a pris, depuis qu’il a choisi de me garder un peu avec lui ce soir. Tout semble moins noir. Et quand je voudrai lui dire que ce n’est pas la peine, que je ne lui en voudrai pas de ne pas se marier avec moi, je me retrouve pleine d’une humeur belle qu’il a provoqué. Voulant envoyer valser la mélancolie, la troquer pour sa danse, son chant, que je trouve bien plus jolie.

« Elle a réussi ? » Dis-moi que oui … « A changer notre vie ? »
Notre danse improvisée, c’est ce que tu m’avais promis. Celle que j’aurai voulu plus longue, celle que je souhaite faire durée, qui a dit que nous devions nous arrêter ? C’est mon cœur, c’est la peur. Mais ils ont oublié ce qu’est le bonheur.

« Ne tarde pas. » A venir me trouver pour cette nuit là, parce que je t’attendrai. J’ai choisi de croire à tous tes secrets.
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