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 | Knock on wood ! Baby ! | Bam & Joyce.

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MessageSujet: | Knock on wood ! Baby ! | Bam & Joyce.   Mer 22 Fév - 0:50

Perdue. C'est le mot qui pourrait résumer ma situation. Perdue. Bon bien sur je sais que si je fonçais tout droit de côté je finirai bien par me retrouver hors de la forêt.
Mais faut croire que j'aime bien l'impression d'être perdue, de sourire à l'inconnue. D'entendre des petits bruits, de me dire que c'est un écureuil.
Et la minute d'après avoir peur du dit écureuil. Bordel, et s'il me mangeait ? Je suis sure qu'il commencerait par le gros orteil de mon pied.
Ouais, parce qu'un gros orteil, ça ressemble à un gland, non ? Putain, gland. J'esclaffe de rire tandis que je continue cette balade en foret qui n'a ni queue ni tête.
Je brasse les arbres, ramasse des herbes, sens des fleurs. Je me sens comme le chaperon rouge et qui va chez sa grand mère.
Et bordel j'aime bien ça. Bon sans l'idée du grand méchant loup, hein, parce que j'ai pas prévue de me faire bouffer aujourd'hui.
Quoi que c'est une option à vivre. J'avance, j'avance, dérive de mes pas, m'enfonce un peu plus et tourne en rond je crois.
J'aspire à voir apparaitre un Koala, mais je me désole seule de ne pas être en Australie. Bon sang je l'aurai aimé, moi, mon koala.
Je ferai une lettre au directeur, je crois, histoire d'en demander un et de le baptiser Pumba. En hommage au couvre lit d'une de mes amies.
Je ferme les yeux, médite à la direction que doivent prendre mes pieds et je les laisse faire tandis que mon regard cherche autours de moi.
Me manque que le panier pour être la vraie petite qui va chez sa mère grand, j'entends du bruit derrière moi, un soupçon de peur s'insinue dans mes veines, et j'aime ça.
Je regarde autours, suis aux aguets, comme une vraie chasseuse une Pocahontas un peu moins bien que la vraie. Et puis, je pousse une branche, non plutôt deux ou trois ...
Ou dix qui sait, je passe la tête derrière l'arbre, et je reconnait son corps avant de m'énerver. Il me suit ou quoi ? Bon dieu, je vois que ça.

    - Bordel mais qu'est ce que tu fous là ?


Je voulais le grand méchant loup, n'est ce pas ? Je lève les yeux au ciel et j'ai envie d'hurler que non, je ne voulais pas celui là.
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MessageSujet: Re: | Knock on wood ! Baby ! | Bam & Joyce.   Ven 30 Mar - 23:41



Une excitation chaude comme la faim me bouffe les tripes. Le corps. Les envies. Je sais pas ce que je fous là. Mon torse, sous mes doigts. Il manque un rien de vent. Ma tête est faite d’images lubriques qui se posent partout autour de moi. Elles projettent leurs couleurs contre un tapis de mousse tandis que d’autres silhouettes baisent contre un arbre plié par leurs désirs. Je croule sous les souvenirs. Je suis partout et mon propre corps parait intensément lourd contre les feuilles qui improvisent un chemin sous mes pas perdus. J’ai rarement eu aussi conscience de ma masculinité en étant paumé. Personne à séduire et pourtant, les temps se font durs. C’est tellement con, j’me sens peser entre mes jambes qui accélèrent l’allure. Suivant une lumière. Un signe. Un peu d’air. Je vais crever là et on me retrouvera que dans un mois. Y aura des journalistes partout autour de ma jolie carcasse et les mystères me baptiseront leur plus belle enquête. « Mais qu’est-ce qu’il faisait là ? » demandera une brune myope aux montures aussi pointus que ses tétons dressés vers moi. Et le flic. Le flic dira « Il bandait, madame. » Je crois pas qu’il existe l’ombre d’un truc susceptible de pas m’exciter. Même me perdre en forêt.

Les fantômes des ébats dont je me souviens dansent encore tout autour. Un gémissement craque une écorce juteuse. Une griffure déchire une feuille froide. Un cri s’étouffe dans un buisson ardent. C’est biblique, celui-là est pour Tinaaa. Il faudrait peut-être que je me calme. Mais quand je ferme les yeux, leurs contours se font plus clairs encore. Alors j’écoute, lorgne les projections de mon propre corps que, j’ai, avouons-le, fort joli. Il faudra renommer cette forêt quand j’en aurai percé le secret, elle sera ma garce à moi, mon morceau de bois. Bam’s wooden stick. Hell yeah, ma tige. Putain mais j’ai l’impression d’être un puceau en chaleur. Il y a un truc pas net dans l’air. Je crois que je délire de savoir que personne ne me regarde. Et pourtant. Je sens une paire d’yeux sur moi. Comme tout le temps. Comme à la maison, au bahut, dans la rue, les soupirs, les échos des autres. Les menottes de mes fautes juvéniles et charnelles. J’me sens tellement lourd d’être à l’étroit dans cette peau à l’ombre. J’ai l’impression de transporter un matériel dangereux. Une arme de jouissance massive qui fait mal quand elle crie et jamais ne se plie. Putain, il faut vraiment que je sorte de là.

    - Bordel mais qu'est ce que tu fous là ?

J’éclate un sourire lascif et séduit à la fois, reconnaissant sa voix. Elle était juste devant moi, depuis combien de temps ? Une seconde. Une vie. Un prince charmant. Je comptes les heures en héros en collants et je suis sur qu’elle a eu le temps de fantasmer sur le sien avant que je ne débarque, même sans le vouloir, pour tout briser. Ou laisser gonfler. S’extasier. Exploser. Crever et se répandre sur les arbres, leurs membres, la mousse, le Nord…
Mes pas se calent sur son chemin. Ça fait du bien. Je suis pas fait pour être seul. Je l’ai jamais été. Je m’aime pas quand je m’entends. Parce qu’il y a des fois où… y a des fois où j’ai l’air moins con. Où on dirait que j’ai raison. Que je pense. Mais personne n’a envie de voir ça, surtout pas moi. Qu’est-ce que je fous là ? Je me pose la même question depuis deux charmants. Même la brunette aux lunettes l’a demandé en suant sur ma dépouille hypothétique. Ce que je foutais là.

    ─ Je bandais, madame.

Mais je crois que j’arrive à me calmer, à reprendre le contrôle. Tu me crois ? Parce que moi pas du tout. Mais ça viendra. Ça vient toujours. Et encore une fois. Puis une fois. Et à nouveau jusqu’à ce qu’on oublie ce dont on parlait, pour commencer. Comme maintenant. Son visage me distrait et toute la sensualité répandue alentour ne s’accroche plus qu’à ses yeux, à ses lèvres, à ses seins, à ses mains. Je suis heureux de plus être seul, de savoir que je crèverai pas dans ce bois. Tellement, en fait, que je lui souris la sincérité de mon soulagement en la rattrapant. Et puis.

Ses cheveux sous mes paumes. Ses hautes pommettes contre mes pouces. Ses yeux sous mes cils. Sa bouche contre mes lèvres qui éclatent un « Mwah ! » résonnant dans les bois. Une parodie de baiser, un rien de ma gratitude se souvenant d’elle. Je la lâche et lui souris une simplicité qui m’épate. J’ai l’impression de délirer avec un pote. Ça a toujours été facile de lui parler. Oh précieuse joie, sans toi, sans moi.

    ─ Avoue que t’étais perdue comme une biche en rut.

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MessageSujet: Re: | Knock on wood ! Baby ! | Bam & Joyce.   Jeu 28 Mar - 21:33

Me reviens en tête le souvenir d'une après midi, ou d'une nuit, je ne sais pas, en tout cas c'est sur, j'étais dans ses bras. J'suis pas nostalgique, hein, loin de là, mais j'sais bien que je ne peux pas m'empêcher de sourire lorsque je me mets à le regarder.
Je ne sais plus où est passée ma mauvaise humeur, elle fait comme elle le fait tout le temps, elle vient puis s'en va, en un claquement de doigts.
Il y a deux minutes je voulais hurler, parce que j'étais le chaperon rouge et lui le méchant loup, maintenant je me demande qui va mordre l'autre en premier.
J'incline le visage, me disant que pourtant, je ne suis pas de ces filles qui s'intéressent aux garçons, je jure que c'est vrai, il faut croire que je suis juste attirée. Tarée.
Alors mon chou, tu comptais les coquelicots ou tu me suivais ? Je veux la vérité vraie, celle qui est nue et qu'on ose jamais prononcer, avoues juste que tu es comme moi, tu ne sais pas où tu es.

    ─ Je bandais, madame.


Je voudrais bien le trouver écœurant, mais à la place de ça je me retrouve à rire à moitié. La star du lycée, je vous jure que c'est un taré.
Tu bandais ? Soit, je me dis alors que j'ai du le découvrir à un moment très précieux entre lui et sa main. Un tête à tête parfait, pour lui, auquel à l'évidence je n'étais pas conviée.
Je ne pensais pas qu'il avait besoin de ça, m'enfin, après tout ce n'est pas mon problème à moi. Mon problème se trouve dans le fait que je suis perdue et que j'essaie de concentrer mon esprit à nouveau sur mon koala.
Et puis c'est plus fort que moi, non, non, Joy, s'il te plait, ne le fait pas. Trop tard. Mes yeux se posent sur son entre jambe, juste histoire de vérifier. Oups, je suis désolée.
Je crois bien qu'il n'a pas le temps de le remarquer, puisqu'il attrape mon visage pour le baiser. Un smack sonore qui je suis sure fait sursauter les moineaux. J'savais pas que s'embrasser faisait parti du contrat. Ok, je peux faire avec ça. J'suis pas du genre compliquée, je m'adapte à tout moi.
Je lui réponds avec un sourire, quand sa voix me demande.

    ─ Avoue que t’étais perdue comme une biche en rut.


Je lève les yeux au ciel, presque exténuée, parce que je n'ai pas envie d'avouer. Lui faire plaisir en jouant les demoiselles en détresses qu'il pourrait sauver. Ô lui le héros super beau.
Je regarde autour de moi, pinçant mes lèvres et ne sachant pas quoi répondre directement.
Je pourrais tout simplement dire que je ne sais plus pourquoi je suis là, que j'ai suivi un je ne sais quoi qui m'intriguait, et puis, Pouf, je me suis retrouvée là.
Juste comme ça.
Y avait peut être une histoire d'écureuil et de mon gros orteil. De mes pieds, de mes peurs, et un peu c'est vrai de mon cœur. Et d'un gland étrangement ressemblant.
Je voulais voir autre chose, le monde ou n'importe quoi. Et j'ai commencé par là. La forêt c'est plutôt bien comme idée.
Je lève alors le doigt vers le ciel, pour souligner qu'il a découvert un point plus ou moins important me concernant. Je fais semblant de réfléchir quand je lui confie presque à demi mot.

    - Pas tout à fait perdue, et pas tout à fait en rut.


A l'inverse de toi ? Même s'il est question du brame du cerf à ce niveau là. Ce serait plus correct à dire n'est ce pas ? Je veux dire, parce qu'une biche ça peut vraiment être en rut ? Non, sérieusement, j'suis vraiment en train de me demander ça ? Ce serait quoi le bon mot pour définir cette pauvre biche ? Je refuse de répondre moi, et je lui interdis de me dire que le mot c'est joie.
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MessageSujet: Re: | Knock on wood ! Baby ! | Bam & Joyce.   Mar 30 Avr - 0:01


J’ai suivi le chemin parcouru par ses yeux avec une intensité vaine. Ravi d’être cru sur parole, même jusque dans cœur et le cul de mes mensonges. Qu’ils se prélassent sur ma peau, ils n’y trouveront rien d’étrange. Il lui aura suffit d’une heure pour me connaitre par cœur car par ma peau file le reste. Je ne suis que ce que je touche, ce que je blesse. Je ne m’attache qu’à ce que je goute, qu’à ceux que je laisse.

Son visage se fait et se défait au fil des pensées qu’elle rend lisibles, partout foutues dans l’air du temps qui passe sans la prendre. Sans la comprendre. J’essaie sans grâce, figeant mon regard de glace dans ses yeux indisciplinés qui n’essaient pas d’embrasser la courtoisie comme l’on flatterait une bourgeoise déjà engrossée par tant d’autres avant soi. Mais rien ne me vient, à part la folie légère qui n’en finit pas de me séduire, engourdissant mes sens qu’elle a baisés sans égard. Elle s’anime, bougeant toujours et je suis le mouvement, attiré par l’attirant.

Un doigt tendu porte mes yeux au ciel. Je souris une connerie blanche comme neige, jamais très surpris de ne pas savoir où nous mènent ses gestes. Alors, où était-elle ?

    - Pas tout à fait perdue, et pas tout à fait en rut.

Mmh. J’ai haussé mes épaules dans la superbe des consonnes qu’elle a si belles. Une brutalité sans nom m’a rompu les idées. J’me sens con, comme un animal qu’on aurait abandonné et qui se serait trouvé une conscience sur le bord de la route. Une espèce de loup à moitié chien, qui se persuade qu’il n’a besoin de rien. Je suis en train de penser et je me déteste quand je laisse tout ça arriver. J’me sens puissant, capable de tout, tenté par les interdictions qui me refroidissent les tempes. Alors je mords ma langue, craquant quelques muscles près de mes dents.

    ─ A vérifier.

Je pince un sourire en l’imaginant me prendre contre un de ces arbres. Faire trembler cette forêt et les racines qui la plantent au sol avec une sévérité féconde. Laisser rougir ses feuilles, en précipiter l’automne. Je note, transi par l’insaisissable, que m’avoir conçu dans un fantasme aura laissé ses traces. Mais je pense et plane sans regret. J’adore les murs de mon crâne tapissés de sorts macabres peints en blanc du bout de leurs seins. Son seuil sombre éclairci de leurs ombres, son plafond béni de leurs yeux retournés sur ma peau… Et je force le flirte hors de mes os, l’emmerdant avec une grandiloquence qui m’adopte, m’improvisant l’engeance d’un noble chaos. J’insulte la luxure qui m’interromps, la remettant à un jour pluvieux. Un jour moins bon. Un ciel plus joyeux. Un moi moins con.

    ─ Et sinon… je t’ai déjà dit, pour Morgan Cox ?

J’ai envie de parler de lui. Alors je le fais, l’air de balancer un secret, d’avouer un truc qui me déplait mais auquel on résiste pas, chopés par son importance sidérale. J’aimerais presque qu’il soit là pour l’entendre. Qu’il se défende. Qu’il griffe, histoire d’ajouter sa patte aux autres. Qu’il crève tout d’un éclat de ses rires qui font qu’on l’aime sur le champ. J’me penche, nargué par le vide. J’avance, avouant pour lui que :

    ─ … C’est une grosse pucelle frigide.


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