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 « BAM! & Sweety ± Ice, Ice, Baby »

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MessageSujet: « BAM! & Sweety ± Ice, Ice, Baby »   Sam 9 Avr - 17:02

Ce matin, je me suis levée pour voir le soleil. Juste à temps pour givrer ma vitre. J’ai regardé le soleil se lever à travers la glace, inventant des histoires dans les ombres colorées sur mon mur. Je souris, de mes petits plaisirs froids. Je choisi des vêtements, un t-shirt blanc, un jeans et une paire de baskets de la même couleur. Je n’ai pas besoin d’une montagne de couleurs pour me sentir comme une aurore boréale, belle et douce. Sans parler que je réduis de cinquante pourcent le temps que passera Bam à fixer ma poitrine si j’évite de porter un décolleté. C’est mieux pour ma santé mentale. Je salue ma maman, qui m’a préparé un casse-croute pour ce midi. On s’est relevées, toutes les deux et j’en suis si fière. Elle me sourit et je dépose un baiser givré sur sa joue, comme le faisait papa. Il nous manque, mais chaque hivers nous redonne une petite partie de lui. C’est comme un signe qu’il est toujours avec nous. Je passe la porte de cette maison, la mienne, celle qui contient mes plus beaux souvenirs.

Je passe d’une porte à une autre, celle de l’école. Je dépose mes livres dans mon casier, n’en ayant pas besoin pour la première période. Du bout du doigt, je dessine une petite étoile glacée sur la case à ma gauche, celle de ma vie, ma vivante amie. Un petit clin d’œil pour la faire sourire, elle qui n’en a pas réellement besoin. J’adore lui laisser des signes, pièces visibles de mon affection, de ce lien imperturbable qui nous unit.

Les couloirs sont grouillants, même si les cours ne comment pas avant une bonne demi-heure. J’hésite entre me rendre d’avance au cours pour poser des questions à mon professeur. Tous les sujets dont nous n’aurons jamais la chance de parler en classe m’intriguent. Je veux tout savoir, je veux emplir ma tête de ces notions primordiales qui sauveront des vies. Je pourrais aussi faire un tour à la bibliothèque, voir s’ils n’ont pas reçu quelque chose de nouveau dans le département des assistants, que je trouve outrageusement mince comparé à celui des héros. Je suis arrêtée dans mes pensées, par un petit groupe à l’énergie glaciale. C’est là que je remarque Bam, plus grand que tous les autres. Je le vois, tenir au bout de son fidèle bâton, un autre étudiant. Non, mais il a de l’eau fondue à la place du cerveau ou quoi ? Ses actions me révoltent. Sa force devrait être utilisée à autre chose qu’à tyranniser ses confrères et dévierger ses consœurs. J’ai si souvent l’envie de lui donner un coup de sa propre crosse, j’ai peur que les résonnances dans sa tête vide ne fassent que le déranger un peu plus. Je m’approche, furieuse de le voir se comporter de la sorte.

« hey, la terreur! Viens donc t’en prendre à quelqu’un de ton élément! »


J’ai une main sur ma hanche, un air plus que sérieux sur le visage. Il risque de tourner cette intervention en une grosse blague, je m’en fous. S’il laisse tranquille les autres, ça en aura valu la peine. Je me suis embarqué de plein gré dans cette histoire. Ayant la folie givrée de croire qu’il allait faire de grandes choses. Prouve-moi que ça n’était pas un glaçon sans espoir qui m’est passé par la tête ce jour là.
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MessageSujet: Re: « BAM! & Sweety ± Ice, Ice, Baby »   Sam 9 Avr - 22:47




Le ciel est blond, mon horizon vert s’efface avec lenteur de ma vue qui s’en veut et refuse une nouvelle séparation. Son sourire s’éteint, comme emporté par une vague de noirceur éblouissante tant la clarté menace de la percer et enfin, mes yeux s’ouvrent au matin. J’ai devancé mon réveil et m’assieds sur mon lit, attendant qu’il me hurle son inutilité aux cheveux, je récupère la crosse sous mon oreiller et la fait taper contre le sol, patient pour l’unique fois de ma journée. Ça vient, je le sens, il va sonner, la minute crève avec un aplomb qu’elle n’attend pas BAM ! je bondis sur pieds et crève le réveil de part en part, l’éventrant sur ma table de chevet affublée d’une nouvelle cicatrice. Parfait putain, très bon début. Je balaye les déchets électroniques du bout de ma crosse et la fait m’accompagner pour aller pisser. Ce soir, un nouvel appareil aura remplacé le premier dont la misère se sera évaporée. Merci la gouvernante et son amour pour le caprice de mes jeunes os.

Je me dénude dans le couloir, jette mon caleçon devant la porte de Jared avant de courir nu jusqu’à notre salle de bains commune. Je ne fais pas de strip-tease non madame, je m’effeuille moi, je ne suis pas une vulgaire catin.
Je laisse la porte de la pièce ouverte et court me vitaliser sous une douche froide qui m’abreuve en ce pouvoir délirant. Je laisse couler jusqu’à ce qu’elle devienne glacée, sachant pertinemment qu’elle ne le sera jamais autant que moi. Gel douche, okay. Brosse à dents, okay. Voler toutes les serviettes pour que Jared n’en ai pas, okay. D’ailleurs je vais les laisser là, les jeter dans le jardin. Il fallait pas laisser la fenêtre ouverte ! De nouveau, je passe devant sa porte fermée et me demande s’il est déjà en train de pleurer, ou quoi. Il a mis un verrou ce con, lassé de mon pet matinal qui venait le réveiller. Je trouvais ça sympa moi et puis ça nous rapprochait, cette petite habitude entre frangins pas vrai ? Tout le monde le fait.

Deux petit-déjeuner sont déjà servis sur l’immense comptoir de notre cuisine et j’ouvre le frigo pour me servir de son froid, allant jusqu’à libérer une écume épaisse qui ne tarde pas à se répandre sur toute la maison. Oui, c’est un de mes talents. J’irai bien frotter le sandwich de Jared sous mon aisselle mais elle est propre, note à moi-même : y penser avant d’aller me doucher. Un peu d’épices ? Trop facile. Du produit vaisselle ? Si je savais où il se trouvait. Allez tant pis, une pincée de mes poils sous son pain, je me rattraperai la prochaine fois, promis.

Blabla jusqu’au bahut, enfin. Je pousse un cri en passant ses grandes portes, juste pour la forme parce que l’assemblée sait que je suis dans la place. Ma réputation me précède littéralement, y a comme un vent qui se répand avant moi en murmurant mon prénom qui claque, qui claque. Qui claque !
Y a déjà tout un troupeau qui m’attend, vous voyez ? Je leur rends un sourire froid parce que tellement moi, et bourre la poitrine d’un des gars avant de trouver la main d’un second, bien trop haute pour les autres. Oh, un blaireau ! Il passe juste là, alors évidemment, je le harponne du bout de ma crosse et le fait tourner sur place, forçant de mes bras afin qu’il prenne de la vitesse. « Dix billets que j’arrive à le faire gerber ! » j’en ai à perdre aujourd’hui et puis t’as vu comme son teint vire au blanc ? C’est la marque des grands ça, la couleur des gagnants.

    « hey, la terreur! Viens donc t’en prendre à quelqu’un de ton élément! »


Oh, la voilà ! Quand je vous dis qu’elle me suit partout. Je vous l’avais pas dit ? Bah figure-toi qu’elle me suit, la Sweety. "la terreur !" rha je lui souris mon plaisir d’entendre son timbre givré me refroidir le cœur et tout ce dont il dépend. Notre élément oui, c’est pas encore la nuit que déjà tu nous réunis.
Merde, les gars derrière moi se marrent, j’ai laissé filer mes billets depuis son arrivée mais mon pari perdu semble n’avoir jamais eu d’aussi joli minois à blâmer. Tout va bien ; respire poupée, tu m’as retrouvé. Respire un coup, un peu plus fort allez, que tes seins se gonflent. Tu peux le faire Maesa, allez inspiiire !

    ─ Je me lance jamais sans avoir tâté la marchandise. Dirty Sweetheart.



Dernière édition par Bad Ice le Dim 10 Avr - 2:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « BAM! & Sweety ± Ice, Ice, Baby »   Dim 10 Avr - 1:17

Je voudrais lui arracher le sourire amusé de collé à son visage de célébrité. Il n’y a pas de caméras, que ces imbéciles qui rient de tes idées d’ère de glace de peur d’être les prochains à gonfler ton égo. Si tu continue à faire souffrir les plus faibles, comment apprendras-tu à les protéger . . . Je sais que l’école, qu’elle soit perchée dans le ciel ou sur la terre ferme, est aussi difficile que de survivre seul en antarctique. Mais tu vois, ça n’est pas parce que tu as un avantage sur les autres, que ton cœur de glace doit en abuser. Je soupire, un désespoir givré qui s’envole en buée.

─ Je me lance jamais sans avoir tâté la marchandise. Dirty Sweetheart.


Et le Snowmen pour la réplique la plus prévisible est attribué à . . . Bam, le seul et l’unique, heureusement. Je lève les yeux au ciel, fronçant les sourcils. Y a-t-il vraiment des filles qui tombent pour des répliques si dégradantes ? J’inspire, trouvant un souvenir qui me calme. Il remonte à la surface, comme un glaçon dans un verre. Je fais quelques pas vers le petit groupe, montrant à tous qu’il ne faut pas avoir peur de l’abominable homme des neiges. Ses grands pieds font du bruit, mais n’ont pas le pouvoir d’écraser ma détermination. J’ouvre la bouche, sans le véritable espoir que mes mots se rendent jusqu’au glaçon lui servant de cerveau.

« Tu perds, ton temps, Atwood! T’as bien vu que je suis glacée, frigide, que t’as aucune chance! »

Je le fixe un peu. Bien sur que je ne suis pas frigide, mais s’il décidait de le croire, ça m’arrangerait. Je crois avoir parlé trop tôt, et j’anticipe sa proposition de m’aider à faire fondre cette glace qu’il contrôle si bien. L’idée me répugne. Je ne serai jamais une de celles qui craquent après un seul sourire, trop obnubilées par ses dents aussi blanches que la neige pour écouter un seul mot de ce qu’il dit.

« Oh, et le plus dirty d’entre nous deux, tout le monde sait que c’est toi. »


Je ne suis pas certaine si je parle uniquement de toutes les filles qu’il use, les classant comme des objets, comme quelque chose dont on peut disposer, jeter après utilisation. Mon cœur se fend pour celles qui ont un jour espéré plus de lui. Je parle aussi de son odeur en sortant de la patinoire. Je peux dire quand il a besoin d’une douche à deux miles à la ronde. Je lui ferai grêler sur la tête plusieurs fois par jour, si c’est pour m’éviter le choc olfactif. Allez, réponds, moi quelque chose, ou je vais croire que ta parole s’est évaporée. Je partagerais bien ma touche glacée, mais j’ai compris depuis longtemps que tu ne mérite pas la neige que je répands dans ta vie. J’attends encore que tu me prouves que j’ai tord, tu semble y prends un plaisir de glace.
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MessageSujet: Re: « BAM! & Sweety ± Ice, Ice, Baby »   Dim 10 Avr - 2:30




Embarque dans mon manège d’hiver ma belle adorée du froid, et tu verras comme il fait bon circuler sur mes rails complètement dérangées. Le départ est imminent et ne compte pas sur tes beaux yeux pour qu’il t’attende. Le levier s’abaisse déjà, et précisons qu’il ne s’agit pas de mon manche à moi. J’ai envie de rajouter un souffle à mes mots qui, j’adore ça, trouvent chez elle une exaspération continuelle. Je me dis, rien qu’une seconde qui suffit à m’emmerder, qu’elle l’adorerait. C’est le temps qui me le susurre en sifflant contre mes oreilles à l’otage creux, congelé dans un bitume de givre qui l’a depuis longtemps adopté. On n’ira pas chanter que c’est pour mieux préserver son cœur, pas vrai ? Un cœur moi, où ça ? Non chut, ta gueule faux blond. T’es même pas capable d’aller lui dire que si ses yeux étaient verts, tu l’aurais détestée la Sweety. D’être plus proche d’elle qu’une idée possédée par tes rêves morts de faire de toi leur pion. Mais c’est des conneries, je suis un champion.

Je me surprends à guetter le moindre de ses mots parce que ce jeu-là est devenu l’un de mes préférés. Seulement tu me promets que si je te réponds, on en reste là ? Tu es une assistante ma belle, un blaireau femelle. Et puis quoi, tu vois trop de tout en moi, ça me fatigue les flocons. Laisse-moi, rien que toute une vie, être un vrai con.

    « Tu perds, ton temps, Atwood! T’as bien vu que je suis glacée, frigide, que t’as aucune chance! »

J’ouvre la bouche, incrédule je souris de toutes mes dents. Sérieusement ? Je me retourne, guette l’autre Atwood auquel ce genre d’absurdité aurait parfaitement collé ; mais pas moi ! Non mais… n’avoir aucune chance ? Oh mon démon, ne lance pas ce genre de défi à Bammy, tu n’as aucune idée de la chasse qui nous attendrait si l’envie me prenait de saisir ce qui, on le sait, me reviendrait avec une facilité réfrigérante.
Et puis frigide, vraiment ? Je note, c’est toujours intéressant. J’ai derrière moi les pires commères tu lycée, t’es au courant ? Ces types-là iront balancer cet aveu à toutes les filles qu’ils séduiront et puis, elles iront glousser devant leurs miroirs pour se mettre des tampons ou quoi que puissent faire les gonzesses aux toilettes et doucement, tu trouveras une jolie réputation, taillée à la démesure de ton talent pour m’adorer et savoir le siffler.

    « Oh, et le plus dirty d’entre nous deux, tout le monde sait que c’est toi. »

Oh, elle l’a dit ! J’imite un grognement, lui rugit un truc halluciné avant de mordre ma lèvre toujours tendue dans ce sourire qui témoigne du pied que je prends à me faire désirer. Elle me veut, on pourrait congeler la tension dans l’air tant elle chargée en ses hormones déchainées. Calm down poupée, un jour peut-être, qui sait.
Dirty, et fier de l’être. Tu sais que j’assume tout ce qui sort de ma bouche, et n’importe quelle autre cavité (avoue que cette image est presque plaisante, vue de travers). Sale jusqu’à baigner dans ma sueur, si je le voulais et embrasser celle d’une autre qui alors croira en Dieu, après avoir été aimée de son fils. Appelle-moi Besus.

Je m’approche d’elle, rejoignant sa ronde puisqu’elle veut danser. Et la domine de deux bonnes têtes qui ne suffisent pas à ignorer le fait que je viens de crever la décence en pénétrant sa sphère privée. Je souffle un délicieux rêve contre son front un léger temps marqué d’un blanc givré.
Rafraichis tes idées bébés. Ta voix, elle chante comment déjà ? Je pense à un petit délice aux accents aigus qui donnerait :

    ─ « Cher journal, Bam m’a soufflé un baiser glacé aujourd’hui, je peux mourir comblée. »

Je te mangerai.


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MessageSujet: Re: « BAM! & Sweety ± Ice, Ice, Baby »   Dim 10 Avr - 4:04

Je le regarde s’avancer, et je voudrais lui dire d’arrêter. J’aimerais le glacer sur place. Je veux qu’il parle pour que je puisse m’éclipser, loin de la désolation qu’est son spectacle morbide. Quand j’ai décidé que je voulais le seconder, ça n’avais rien avec ce pouvoir, cette glace qui nous unit. C’était parce que je croyais qu’il pourrait devenir le plus grand. Pourtant, les seules choses ayant cette taille semblent être son égo et les ragots des filles passées entre ses draps. Ça n’est pas quelque chose que mes pensées enneigées peuvent respecter. Regarde-moi dans les yeux, Bam, et dis-moi que tu n’es que ce grotesque bonhomme de neige et je te laisserai tranquille. Prouve-moi qu’il n’y a rien sous cet extérieur sculpté dans la glace et j’arrêterai d’espérer.

Il s’approche, et je sens son souffle contre la peau de mon visage. Je ne cille pas. Je ne serai pas eux, ma colonne vertébrale est de glace et la présence de Bam ne fait que la renforcer. J’attends ses mots, appréhendant sa bêtise.

─ « Cher journal, Bam m’a soufflé un baiser glacé aujourd’hui, je peux mourir comblée. »

Je laisse échapper un rire désabusé. Ma main se pose sur son torse pour le pousser, y laissant mes empreintes, trace de ma colère givrée. Il ne bouge pas d’un flocon. Je me contente d’expirer, me foutant de son auditoire de pacotille. Ils ne valent pas un seul de mes regards frais, ils n’ont pas le courage de penser pour eux-mêmes. Ma voix se fait forte. Qu’il me prenne pour une ridicule blonde sans cervelle, c’est offensant. Si je peux voir le potentiel sous un Everest de connerie, et qu’il ne puisse pas comprendre un glaçon de qui je suis. Pas aujourd’hui, Bam, la gentille Sweety est au pôle nord.

« T’est pathétique, c’est révoltant ce que tu dis et on dirait que tu n’en a même pas idée. Rien de ce que tu dis n’est drôle, mais ils rient parce qu’ils ont peur de toi. »

Je suis dégoûtée par ce à quoi il souhaite me réduire. J’essaie de faire quelque chose, de changer ce monde calciné en un paradis glacé. L’esprit destructeur de Bam me perturbe. Pourquoi construire quand il viendra tout ravager de son cœur de glace. Je construirai plus grand et plus solide pour que mes châteaux ne puissent jamais tomber. Sa force n’est rien si elle vient de cet endroit noir qu’est la rage. Ma puissance, c’est cette joie glacée, cette confiance saine, ces convictions bien placées. J’ai ce qui manque à Bam.

« Tu veux savoir pourquoi je ne pourrais jamais aimer quelqu’un comme toi ? . . . Parce que tu pourrais être un Héros, quelqu’un qui fait une différence, mais comment est-ce que tu vas sauver des vies quand tu n'accorde aucune importance aux plus faibles, à ceux qui auront besoin de ton aide, un jour. »


J’ai des glaçons au bout des ongles. De petites griffes prêtes à s’enfoncer dans ses yeux s’il ose me dire que je n’ai pas raison. Je soupire. Non, je n’entrerai pas dans son jeu. Je serai douce et sweet, je serai la reine des glaces dont les baisers glacés sont un froid mortel. Tu veux toujours m’embrasser, mauvaise glace, ce sera à tes risques et périls. Je suis une force tranquille, mais je t’aurai à l’usure. Je suis l’eau qui s’infiltre dans les fissures et qui en gelant crée des crevasses. Je percerai ton armure et je te prouverai que tu es mieux que tout ça. Écoute-moi, juste cette fois . . .

« ils te craignent, ce qui serait bien, c’est s’ils pouvaient te respecter. »

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MessageSujet: Re: « BAM! & Sweety ± Ice, Ice, Baby »   Dim 10 Avr - 22:07



Et ajouterai à mon rien d’effroi ce petit quelque chose qui te manque, afin de te rendre complète, froide d’une supériorité nette. Lècherai les contours de ton corps glacé en abreuvant tes sens en ce tout qui te révèlera un jour des merveilles. Je te croquerai et arracherai la passion à ton cœur qui voit plus loin que mes idées propres. J’ai besoin d’un grand air sans toi, joli minois, d’un bol de sensations enneigées par les plumes des autres, s’amoncelant dans mon jardin qui deviendrait la piste de mes ambitions givrées. J’irai te manger, quand la mort voudra me souffler.

Son regard noir m’éclate tant il contraste avec l’habituelle douceur de ses grands yeux bleus. Vivante pour Bam, vibrante d’états d’âmes.

    « T’est pathétique, c’est révoltant ce que tu dis et on dirait que tu n’en a même pas idée. Rien de ce que tu dis n’est drôle, mais ils rient parce qu’ils ont peur de toi. »

Mon sourire me quitte, rien qu’un instant qui suffira à comprendre la colère derrière ses grandes idées. Maintenant quoi, tu me sers le dilemme de tous les grands rois ? Mieux vaut-il être craint ou aimé de ses sujets ? J’ai depuis très longtemps répondu à cette question-là. J’opte pour les deux à la fois parce que je veux tout, étant plus que vous. Je veux la possibilité de détruire mais d’opter pour la grandeur en contournant l’abime d’un monde ravagé, déciderai de m’employer à sauver deux trois causes qui tomberont à mes pieds, quand Sweety saura nager.
Et puis, je suis drôle ! Le monde est à se poiler, y a que ta tête trop blonde qui semble ne pas le saisir. Pourquoi faut-il que tu ais les mêmes cheveux qu’elle ? Allez, va-t-en déjà, invente-toi des combats que tu gagneras sans moi, je te prie de bien vouloir remporter des affrontements sans l’aide de mon sang froid. Deviens ta reine de glace et oublie que le grand méchant Yéti pourrait être secondé. Dispense-toi de moi.

    « Tu veux savoir pourquoi je ne pourrais jamais aimer quelqu’un comme toi ? . . . Parce que tu pourrais être un Héros, quelqu’un qui fait une différence, mais comment est-ce que tu vas sauver des vies quand tu n'accorde aucune importance aux plus faibles, à ceux qui auront besoin de ton aide, un jour. »

Putain ! Je tique sur tous ses mots, aimer quelqu’un comme toi ? Une incompréhension vive choque mon visage dont les traits la boufferaient s’ils pouvaient. Non, je ne veux pas savoir et puis, qui a un jour parlé à Bam d’amour ? On s’aime pas toi et moi, on se supportera jamais et entends-le dans tous les sens de la chose. Pas d’acolyte, pas de secret. Un poison infuse mes veines glacées et me drogue de cette adrénaline presque sucrée lorsqu’elle se répand sous ma peau blanche. Son front, j’aimerais le lui bousculer pour qu’enfin son pensionnaire aille trier ses idées, jetant aux loups celles qui portent mon nom. Sweetheart, je serai un héros, je suis déjà celui-là, ne te réclamant pas auprès de moi.
Nos pères sont bien placés pour savoir qu’une cause noble ne fera que nous tuer. Je le ferai pour les deux seuls valeurs jumelles qui valent d’aller purger le ciel : Gloire et Argent. Avec mon talent, la fortune naturelle qui m’embrasse depuis toujours et le magnétisme glacé qui aimante la réussite autour de moi, je n’aurais qu’à claquer des doigts. On devient chaque jour un business de plus en plus florissant, des dieux naissants. Je sauverai un bébé des flammes devant une mer de journalistes qui réclameront mes impressions, me ferai l’intouchable prince d’une ville étourdie par un nuage froid de sécurité complètement hallucinée. Il me suffira d’un rien pour saisir Demain, et entends ma poupée, que tu ne fais pas partie de ce projet.

    « ils te craignent, ce qui serait bien, c’est s’ils pouvaient te respecter. »

BAM ! J’étends l’aura qui m’entoure et entrechoque avec violence les mains juste au-dessus de ses cheveux, alors recouvert d’une fine neige qui s’échappe de ma rage. Une buée opaque accompagne le souffle qui ventile mes humeurs lassées, je jure que la journée avait pourtant bien commencé. Le froid me consume tout entier, il déborde de moi comme il adore le faire lorsque je patine et m’apprête à percuter un autre qui, jure, l’aura mérité. Je grave la puissance de ce sentiment en moi, le laisse marquer l’intérieur de ma chair froide afin qu’il profite à un être qui ne sera pas minuscule, sexy et blond.

Je frappe mes poings liés contre mon front, martèle mon givre avant de tendre nerveusement mes paumes autour de son visage, incertain de la marche à suivre. Intouchable me hurle l’hiver, son contact me brulerait. Je refuse de toute ma glace l’idée de la sienne, recule d’un pas, l’envie de courir un marathon me démangeant les fibres. J’invoque une bourrasque de givre qui la ferait disparaître de ma vue, mon futur et ma vie.

    ─ Arrête, arrête de… de m’analyser comme si tu avais pensé à toutes ces conneries depuis des mois, jours et nuits. C’est flippant, je t’assure.

Mes consonnes agressent les tympans, mes R s’enroulent sur ma langue glacée d’effroi. J’ai cette impression toujours plus vive qu’elle s’invente un cahier sur lequel elle va noter tout ce que je fais, dis et suis capable de réaliser. Le jour où ils ont distribué les ambitions, tu es sortie pisser ?

La brutalité des mots que je ne prononce pas me mordent la langue, j’ai l’urgence de frapper et de cogner juste, maintenant et pour un coup sur qui ne suffira jamais à me faire saigner. C’est mes vêtements qui en pâtissent quand j’en étire le tissu, calant chacun de mes mots sur leur conviction. Chuchote, sûr de n’être entendu que d’elle. Je promets.

    ─ Tu ne me changeras pas. Jamais.

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MessageSujet: Re: « BAM! & Sweety ± Ice, Ice, Baby »   Lun 11 Avr - 0:50

J’inspire, ma dernière phrase étant simplement le haut de l’iceberg. Tout comme Bam, qui se contente d’être glacé et tranchant, alors qu’il pourrait être tellement plus. Je lui en veux de ne pas saisir cette confiance que j’ai en lui. De ridiculiser ce qu’il voit parce qu’il ne le comprend. Tu sais quoi, Atwood ? Tu devrais avouer que sa te faire peur que quelqu’un veuille ta compagnie pour autre chose que ton visage ou tes farces. Tu n’es qu’un gamin effrayé, un enfant des neiges qui a peur de fondre. La neige est douce et souple, pourquoi t’acharnes-tu à être un glacier.

Il s’avance, recule, et j’ai bien peur de ne pas avoir réussi à semer le doute dans son esprit, mais bien de l’incompréhension. Il avance à reculons, il recule vers l’avant. Je ne sais pas quoi faire de ses jointures de givre. J’ai probablement réagis trop vite, et je réalise que la force et l’impact n’est pas une façon d’avoir le résultat qui déglacera son cœur. Comme s’il allait admettre une quelconque fissure dans son armure de glace. Surtout pas devant publique, surtout pas devant ses admirateurs. Ça me désole qu’il se console d’amis comme ceux là et de groupies de pacotille. Je le vois dans quelques années, figé dans le plastique en une figurine pour enfants. Je les vois rêver d’une sécurité et d’une vie au soleil, l’effigie de Bam bien serrée dans leur poing endormi. Un héros qui ne tombera jamais, j’en fais la promesse.

─ Arrête, arrête de… de m’analyser comme si tu avais pensé à toutes ces conneries depuis des mois, jours et nuits. C’est flippant, je t’assure.


J’ai presque envie de rire. Un tremblement givré scintille au coin de mes lèvres. Je ne m’énerve jamais au point d’en fondre, tu sais. La neige continue de tomber sur mon cœur et j’accepte que je ce ne sera pas aujourd’hui que Bam grandiras. Ça n’est pas flippant, Atwood, c’est que les gens normaux font, ils pensent, réfléchissent. La candeur de cette réplique me donne envie d’éclater de rire, mais je crois l’avoir déjà assez vexé pour la journée. Il se met un de ses poings glacés dans l’œil s’il croit que je pense à lui si souvent. Je dors très bien la nuit, mes songes givrés n’ayant pas besoin de sa présence pour illuminer de lumière polaire mes nuits. Ça m’amuse de savoir qu’il se pense si important. Il le sera, un jour, mais pour le moment, il n’est qu’un cœur de glace qui aurait besoin d’apprendre les bonnes manières. Ça ne change rien, ce qu’il pense, ce que ses minions sans cervelle peuvent bien croire. Il n’y que ce que je pense de ma vie et de mes pensées qui puisse créer un éclat glacé au fond de mes yeux.

─ Tu ne me changeras pas. Jamais.

Te changer ? Non, mais t’améliorer, j’y pense souvent. Ajouter un fini glacé sur tes angles pointus. Je sais qu’il se considère parfait, mais je lui ferai la liste du contraire s’il souhaite en discuter. Je jette un regard amusé, sortie de cette colère passagère. Bam, tu ne me gâcheras ni la neige, ni la glace, tu ne pourrais pas. Je te prouverai le meilleur de ton cœur glacé. Tu peux maugréer autant qu’il te plait, tu ne pourras jamais contrôler mes envies givrées. Je n’ai jamais réalisé que je suis la seule glace qui n’obéit pas docilement à ses ordres. Je serai ta faille et ta force, Atwood, personne n’arrive à contrer l’hiver.

« Si tu ne veux pas changer, il faudra bien que quelqu’un pense à ta place, parce que soyons honnête, c'est pas ton fort. »


Je lui souris, avant de me retourner sur le bout glacé de mon pied. Je pourrais tourner à l’infini, mais je me contente d’un demi-tour. Je fais quelque pas vers cette classe qui m’attend. Être en retard n’est pas envisageable. Perdre une seconde des connaissances qui me font geler les doigts d’anticipation, pas dans cette vie. J’ai retrouvé mon ivresse givrée. Tu ne peux rien contre moi, Bam, on se complète et se confronte, mais c’est l’alliage parfait. Prépare tes jolies fesses pour mon retour, je n’abandonnerai pas, je ne t’abandonnerai jamais, tu sais.

« À plus tard, Atwood! Là j’ai classe, mais t’est loin d’être débarrassé de moi . . . »
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MessageSujet: Re: « BAM! & Sweety ± Ice, Ice, Baby »   Dim 15 Mai - 13:33



Plutôt crever d’un feu ennemi, plutôt que changer par Sweety. Des atrocités me glacent les lèvres et j’aimerais la foutre en l’air, la choquer afin que ses idées répugnées se défassent de moi, enfin. Mais je pense à la gloire qui laisse couler ses délices sur le visage de la jolie blonde, me servant d’entrainement. Bam oui, des groupies comme ça, j’en aurais des wagons quand mon heure sera venue, autant m’y habituer maintenant. Et c’est à parier, dans le groupe y aura aussi des allumées qui sortiront des trucs affreux, qui aligneront des mots que personne comprend comme :

    « Si tu ne veux pas changer, il faudra bien que quelqu’un pense à ta place, parce que soyons honnête, c'est pas ton fort. »


Mais… elle le fait exprès, pas vrai ? C’est pas « mon fort » poupée, parce que des points culminants, j’en ai des milliers. Je ne suis fait que de ça, quand on y pense. Une force, plus une autre, plus une autre contre laquelle se percute ta connerie aussi naïve que lassante. On changera pas le monde, on se contente de le divertir, tu saisis ? Pourquoi est-ce qu’on essaierait de me bruler la personnalité, si personne n’est là pour regarder ? Non non, le jour où on verra mon sourire se faner, y aura du monde pour pleurer sa perte, longuement pensée. Je vais leur briser le cœur, quand j’aurais pas pu sauver un petit bébé d’une maison en flammes et tous m’aimeront plus que tu te mentiras jamais. On fait la course pour leurs cœurs, Sweety ? Sache que les tout gentils ne gagnent jamais.

Elle sourit et je lui éclaterais la tête contre le mur si je ne pensais pas qu’il est préférable de ne pas m’écouter. L’unique chose qu’elle m’apportera, c’est de l’expérience face à sa folie toute éprise de moi. Loue mes pensées, ce sont elles qui viennent de te sauver.
Oh, elle s’en va déjà ? J’ai tellement vu le temps passer. Cours pour ta vie, couuurs !

    « À plus tard, Atwood! Là j’ai classe, mais t’est loin d’être débarrassé de moi . . . »


J’ai le droit de pleurer ou il faut attendre encore un peu ? Non parce que je tremble de peur, là. Et je crois que je vais bientôt me rouler en boule pour me moucher dans mes genoux, tant je suis en train de subir un lent mais efficace traumas. Ô comme nous allons nous hanter, toi et moi.
Notons, en passant, que la voir s’éloigner de notre sphère privée a plusieurs avantages. On l’entend tellement moins, déjà. Et puis si elle part, c’est qu’elle n’est plus là mais surtout, surtout son petit cul.

    ─ T’as l’air tellement moins con vue de dos Sweetheart, tu devrais toujours marcher à reculons !


Je l’imite, parce que ce genre d’image n’est sympa qu’animée et mes potes se marrent. Moi aussi d’ailleurs, ma journée reprend des couleurs, enfin libérée de son nuage de flocons périmés. Elle stagne depuis si longtemps au-dessus de ma tête que bientôt, lui pousseront des rides au menton. Va apprendre à faire la différence entre un facteur et son chien, et passe à Morgan le bonjour pour moi, ça t’occupera. Il prendrait grand soin de toi, s'il venait à essayer. Oh comme ce serait parfait. J'espère qu'il t'aura.
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