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 ├ Et toi, à quoi ressemblerait-il, ton paradis ? [ Mr Nobody & Sephie ]

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MessageSujet: Re: ├ Et toi, à quoi ressemblerait-il, ton paradis ? [ Mr Nobody & Sephie ]   Jeu 21 Avr - 4:43



Plus rien sinon la peine qui a logé son monstre dormeur dans une paire d’yeux moins beaux, loin de tout et du temps, si peu proche de nous. Sa peau sous mes doigts habillés d’un enfant tissu, d’un nourrisson qui boit à ma place la douceur de sa peau et s’en régale jusqu’à me la laisser deviner, et me faire trembler. Je deviens l’apocalypse de mon univers qui tout entier gravite autour d’elle, devenue mon centre reine. Mes étoiles amoureuses des siennes éblouissent mes yeux qui en souhaitent d’avantage, émus par la vision des ces astres perdus, égarés entre nos deux visages qui s’apprivoisent. Mes vérités se succèdent jusqu’à mourir d’une apostrophe teintée par la tentation de sa chair contre ma chair.

Je sens chacun des anges et démons suspendus aux lumières d’un monde étranger réclamer une berceuse à sa voix trop douce pour être vraie, même si les accents de sa colère pêchent encore mes envies qui portent un blâme, à vie, honteuses de l’avoir blessées quand mon cœur tentait de fuir de ses rires boiteux. Il lorgnait sur un mur qui aurait pu le protéger d’une vérité trop grande pour lui, mais rien n’y fait : il tombe. Fou de désirer et des possibilités qu’ont ses bleus de guérir, il se permet de croire en ses chances, quand les autres couleurs chancellent, jalouses de ne pas se trouver si près de sa peau, doucement posée. Il se murmure une petite mort dans ce souffle qui menace de se perdre, confondu dans un vent de tendresse nouvelle. Mon cœur lèche ses plaies, comme d’autres aime les saler. Il se chante une promesse depuis que la main de Sephie le caresse.

Mes sens exacerbés jureraient que Sephie m’appelle tant elle m’attire et j’en veux comme jamais à ma peau de n’être que ce pas grand-chose qui suffit et me tuera. Mes espoirs déserteurs se voient punis quand sa bouche me manque et j’ai déjà le mal de sa voix. J’ai besoin d’un rien, un souffle de Sephora.

    - Si tu pouvais rêver...


Je souris, charmé par cette idée qui me parait aussi brute que lointaine. Le mystère des rêves portent le sucre de sa voix quand ils se contentaient de n’être qu’un noir ambiant, avant. C’est une étincelle que sa vie porte à mon manque de tout et déjà une addiction sensible s’empare de moi, elle est là depuis longtemps, était cachée dans la pluie qui fut mon nouveau baptême, faisant de moi un début d’Hayden.
Les larmes sur sa langue sont une vraie torture pour la mienne qui aimerait lui chanter n’importe quoi, lui rendre tout ce à quoi elle a droit, l’aimer, rien qu’une fois. Je m’imagine à travers toi et c’est le regard que tu portes sur mon corps devenu plus que son étrange magie qui me dit que peut-être, peut-être.

    - ...Dis-moi à quoi ressembleraient-ils, tes rêves ?


Touché, brûlé. Amputé de son manque.
Mon cœur trébuche et piétine les bouts de lui poussés à la trappe par un mal étranger, j’espère que ce chahut aussi bref que soudain ne lui rappellera pas que le mal habite chez moi et que je l’aide seul à me manger quand il commence à se fatiguer. Je trouve en son émoi le retour de cette maladie entretenue mais ne parvient pas à regretter que ses frasques nous trahissent, lui et moi. J’aime tout et ne le cache pas.

L’évidente réponse se trouve sous mes yeux, à des années de moi. Elle est là, au bout d’un combat qui regarde les saints et nous verrait entiers, chacun récompensé de cette part de nous qui nous aurait toujours manqué. Mon aveu imprègne tout mon être, se couche sur mon front qu’il laisse s’animer en cette moue qui me voit l’adorer, il danse sur mes lèvres qui ne retiendront pas longtemps sa musique et laisse frémir ma vie, juste en dessous de ses doigts. Mes rêves pensent : Sephie au paradis, avec une pensée pour moi.

    - A toi…


Mon souffle se perd, violent tant sa force est vraie. Il me fait mal à être capable de l’effrayer. J’approche mon visage de ses traits magnifiés par cette proximité qui me brule de part en part. C’est maintenant déjà trop, ou pas assez. Ma main libre vogue autour de ses cheveux et je meurs, jure tout ce qui fait de moi un vivant malgré moi, je meurs de n’être qu’un cœur en prison. Je resserre mon emprise sur sa main, me sentant capable de chavirer quand son parfum imbibe mes pensées pour y rester, les peindre et me faire rêver en grand.
Cette vie me parait fragile et mon souffle court rapporte à tout mon être qu’il espère, ce fantôme, être ravi par son essence pendant des années. Celles qu’il me manque, celles que j’ai volées. Je les imagine te ressembler, plus que jamais. Ils sont tiens depuis la pluie, seront là jusqu’au Paradis.

    - Ce sera toujours toi.


Le murmure de mon rêve à moi. L’idée éternelle du bonheur telle que je la ressens et l’aimerai pour le temps qu’il reste à mon cœur. J’aime tout ce que je vois de tes yeux depuis ceux de ta sœur et puis les miens, suis fou de n’être qu’un faux rêveur. Je t’ai connu sous la pluie et désormais toutes ses perles portent ton odeur. Le chagrin de n'être rien te le dit Sephie : Je t’aime à l’agonie.

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MessageSujet: Re: ├ Et toi, à quoi ressemblerait-il, ton paradis ? [ Mr Nobody & Sephie ]   Ven 22 Avr - 19:39


Mon rêve à moi, se dessine sous mes doigts tremblants de sentir la chamade d'un cœur qui bat. L'esquisse commence d'un coup de pinceau, dépeignant un monde d'un vert si parfait qu'il ne peut qu'insister au songe. Le vert de tes yeux ma Lilith, bien plus que celui des miens. Il colore le monde d'une bonté encore jamais effleurée, fait danser des mirages d'une splendeur inégalée.
Le son d'un rire se mêle à celui du vent, qui désamorce de sa lumière chaque ouragan, et vêtit la terre d'une harmonie telle que je pourrais en pleurer. Le soleil chante, dans ce songe là, compose une requiem à la gloire des anges le font briller.
Mon rêve à moi, prend naissance dans le sourire de ma Lilith. Et dans les accords de quelques pas mineurs, la concordance de souffles majeurs, c'est la beauté de ton sourire que l'on y retrouvera, habillée par la promesse d'un cœur qui jure que jamais plus, il ne faiblira.


    - A toi…


Quelques étoiles esseulées murmurent sur l'oreiller de mes songes éveillés d'improbables contes, des chimères stupéfiantes à mon cœur qui n'en revient pas. Mon cœur s'emballe, s'enraye et déraille tant il ne comprend pas.
Et dans un souffle, son être supplante tout un monde qui s'efface. Son visage éclipse un univers qui ne parvient à lutter, et son cœur murmure sous mes doigts qui, rendus ivre dans le creux d'un mouvement, prient sa peau de trouver la mienne. Rien ne subite, autre que son regard, devenu boussole de mon âme qui hurle pour cette part d'elle qui lui a été arraché.
Tout ne se résume plus qu'à cela : Ce douloureux vide dans mon cœur, et toi.


    - Ce sera toujours toi.


Le goût de mes larmes flirte avec mes pensées qui, envoutées, ne saisissent plus rien au temps qui défile et semble nous oublier dans sa course effrénée. L'envie de pleurer m'oppresse, tant je ne maitrise plus rien de ma raison qui se déchaine.

J'aimerais, de mon être entier, pouvoir jurer à la tienne que la réciproque est vraie. Mais je n'ai rien à offrir, si ce n'est la moitié d'un cœur scindé, lésé de sa plus belle moitié. Et dans le quotidien de mon âme estropiée, un seul nom embrase mes rêves pour les faire briller.
Ma Lilith, reine d'un empire, de mon royaume, à moi. Elle impose sa souveraineté, et mes astres même ne répondent que de sa seule volonté Sans elle, mon cœur, ma tête, mon âme ne répondraient plus, ne seraient pas. Il n'y a pas de vie dans mon Eden, au delà de la sienne.
Je ne peux t'offrir que quelques arabesques, des soleils couchants d'aquarelles, la couleur d'un ciel qui pleure des flocons de neige... La parcelle de quelque chose bien plus grand que je ne saurais l'expliquer, de plus sacré que tout les dieux réunis, et toutes ce divinités.
Faire, de toi, la teinte d'un univers qui ne jure que par elle.


    - Tant que ton cœur battra, je serai là. Je serai là.


Je serai là, à te toucher du regard, pour laisser à ton cœur cette paix que lui plus que tout autre est en droit de réclamer. Jusqu'à ce que tes rêves se lassent de moi, que ton esprit comprenne que tu mérites bien plus que moi, je serai là.
Tu es un ange Hayden, et le ciel te doit bien plus que ça, irrémédiablement plus que moi. Je ne suis pas comme toi, ne reluis pas, ai brûlé mes ailes d'enfant depuis bien longtemps, à la lueur d'un amour bien trop grand pour qu'on puisse le mesurer. Et mes pensées s'épanouissent, gorgés de ferveur, comme mes pleurs se languissent d'elle, emprunts de fureur.
Je sauverai les tiennes de l'incendie qui embrase ton cœur à chaque nouveau contact de ta peau contre une autre, étrangère, qui ne le mérite pas. Voici ma promesse, à moi.

Mon bras, perdue contre mon flanc jusque là, se dresse et laisse mes doigts trouver son épaule habillé, le suppliant d'une pression d'abaisser sa main qui encore flirte près de mes cheveux qui crèvent doucement de savoir que jamais, ils ne connaitront la sensation de danser sous tes doigts. Tu ne peux me toucher, pas maintenant, pas après ça.
Tu as promis toi aussi, souviens-toi.


    - Promets-moi encore...


Promets-moi encore que tu ne saigneras plus ton cœur. Promets-moi encore que tu laisseras les rêves des autres, que tu ne les feras plus vivre au prix de ses battements.
Promets-moi encore que tu te battras, aussi longtemps que ton cœur ne rompra pas.
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MessageSujet: Re: ├ Et toi, à quoi ressemblerait-il, ton paradis ? [ Mr Nobody & Sephie ]   Dim 28 Aoû - 22:41


L’énergie du bonheur pulse dans mes veines. Elle baptise l’essence qui me carbonisait le cœur, la chasse hors de moi avec une ardeur qui m’enivre. Nobody n’est plus son propre roi, cette vieille âme minable et esseulée qui dans son corps trop étroit se sentait étriquée, oppressées par les murmures de ceux qui vivent heureux. J’ai longtemps survécu sans penser à m’amputer du trop, du surfait. Du « sur », je sais. Mes années, les fausses, les vraies, se chahutent et flirtent avec une collision qui ne me saigne plus. Qui ne me griffe pas. Transi d’extase, je ne suis plus tout à fait moi. Hors de tout, loin de mon propre corps dont les mouvements paraissent vains, je pense par mes yeux, laisse tomber les pansements malheureux. Mon cœur suinte mais a cessé de crier. Il chevauche, souffle des vérités. Je ne suis plus qu’une envie mature de vivre, de vivre, de l’aimer.

Ma propre voix me parait grave, changée. Comme composée par un autre qui ailleurs aura décidé de l’épaissir, de la pousser au vide afin qu’elle gagne en grandeur et n’ait pas à plier sous tous les aveux qu’elle supporte. J’aime et suis capable de le dire. Mon timbre chaud est celui d’un homme qui m’impressionne. Qui me manque. Qui tremble et se relève, un sourire mordant ses lèvres rosies par l’espoir d’être et de demeurer.

Sephie et ses yeux. Ces yeux… me happent vers un lendemain qui me couvre de promesses certaines. Sures et belles. Ils tremblent comme les moindres fibres de ce moi qui tout doucement s’évade, espérant s’agripper à la magie d’une autre âme qui m’adopterait et me laisserait vivre, vivre et l’aimer.

    - Tant que ton cœur battra, je serai là. Je serai là.


Elle sera là. Je souris tant je la crois. Mon ventre aussi y croit tandis que ses entrailles espèrent encore. Convaincu jusque dans ma propre mort, je sais qu’elle dit vrai et cette immense déclaration m’échauffe le sang. Je crois que je comprends les pulsions des gens heureux. J’aperçois les frontières du pays d’où viennent les rires et leurs échos me rattrapent avec une violence inouïe. Je m’entends fou à lier, pris d’un hoquet qui finalement, me va bien. J’ai au bord du cœur l’écho de tous mes rires d’enfant, mes insouciances adolescentes et ma première émotion joyeuse, hymne d’amour et de vie. Le passé dérivé mêle son bonheur à mon présent qui y croit, qui comprend.

Alors mon cœur battra, Sephora. Parce que la rime est belle et que c’est la vie, qui m’emportera. Pas la douleur, ni le sang. Pas les regrets et le néant. Non. L’amour, l’amour et le contentement. Je serai la brume de mes éclats de joie d'avant et rattraperai le temps passé à me désaimer, tordu par un rire qui me rendra capable de te toucher. Je te jure que je vivrai. Si fort que j’en fais trembler l'air du temps.

J’ai cette petite impression de m’évanouir, alors qu’elle pose ses doigts fins sur mon épaule. J’espère ne jamais, jamais m’habituer à ce contact qui m’électrise. Un frisson prend naissance sous sa main et vient danser, cogner, mordre ma peau jusqu’au bout de mes propres doigts qui soudain me paraissent maladroits. Ils quittent ses cheveux et mon bras retrouve sa position de coutume. J’étreins sa taille d’une pensée si forte qu’elle doit la ressentir. La touche avec une tendresse curieuse qui câline ma peau autant que la sienne… de mon côté des prunelles. Dans ma tête, oh je vis, je vis tant je l’aime.

    - Promets-moi encore...


C’est d’accord. Chaque minute de tous les jours si tu le veux. Je souris d’abord, comme je ne m’étais jamais senti sourire. Jamais. Jamais. Une chaleur venue de loin empourpre mes joues qui, surprises, se pensent mordues. J’inspire son parfum qui tapisse ma chair vive, mes couleurs, mes envies. Une promesse sera dite.
Mais soudain, l’obscurité se fait. La lumière meurt et je sursaute, choqué par la disparition soudaine de ma vision du ciel. Manquant de peu la peau de ses doigts, je murmure son prénom. Pour m’excuser, l’adorer un peu, entendre mon souffle courir sur son visage. Le savoir toujours là, près de moi. Doucement, mes yeux s’habituent à la semi-pénombre et le monde me revient comme une gifle. La boutique. Les objets. Un boutiquier ? C’est vrai… mais bien moins qu’elle. Moins véritable que les fantômes de mes rires et la promesse d’un avenir. Moins vrai que Lilith, que leurs bras. Bien moins beau que ma Sephora.

L’homme bougonne une requête que je ne saisis qu’à moitié, nous invite à sortir, me chahute du regard alors qu’il ne comprend pas. Qu’il ne saisira jamais. Tout le mal qu’il a causé. Les tords qu’il aura fait. La magie, qu’il a fait s’éteindre au creux de sa main qui aurait pu nous garder pour toujours otages de nos espoirs vains.

Je recule de quelques pas, sens la lumière du reste du monde taper contre mon dos et projette mon ombre sur le visage parfait de l’ange de son ange. J’aimerais l’embrasser, juste frôler les friandises imbibées sur ses lèvres superbes et garder encore son gout contre ma bouche. J’entrouvre les lèvres, mes mots vieux de plusieurs siècles toujours couchés là, à n’avoir été pensé que pour Sephora. J’ai l’urgence de lui dire que rien n’est terminé, qu’elle me possède. Que je vivrai, vivrai et l’aimerai.

    - Je te promets. Je te promets.

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MessageSujet: Re: ├ Et toi, à quoi ressemblerait-il, ton paradis ? [ Mr Nobody & Sephie ]   Ven 2 Sep - 8:10


Suspendue à ses yeux, j'attends la promesse d'un n'importe quoi qui suffira à bercer mes craintes nouvelles et les mener vers un sommeil serein où nul ne saurait les raviver. Et j'espère de mon cœur entier que les promesses sont, selon lui, revêtis du même caractère sacré que celles que je me plais à chanter, quitte à crever afin de les voire devenir vraies. J'espère de mon cœur entier, et jure que même ses fragments morts et envolés jusqu'à elle en tremblent également.

Mais soudain, le monde chancelle et nous avalent tout entier pour ne laisser place qu'à une symphonie étrange dont la source semble prendre racine dans les profondeurs même de son âme. Une pulsation aussi angoissante qu'effrénée, comme les tam-tams d'un peuple sourd crachant au monde une ode nouvelle à la gloire d'un bonheur à soustraire.

Tout cet univers, si noir, et gris, et blanc, uniquement rythmé par cette mélodie prosélyte s’il en est, chancelle d'une mélancolie bénie, qui, apposée contre ma peau choquée, la fait frissonner. Je ne suis plus rien face à cette vérité inédite, à son cœur qui chante, promet ; face à mon prénom sur ses lèvres, jurant milles dogmes et faisant vibrer les contours d'un monde qui ne demande que ça pour enfin exister vraiment.

Et l'odieux coupable de ce sentiment d'urgence naissant se présente sous le son d'un grognement que je refuse d'écouter, de retenir, d'assimiler. Je ressens le besoin pressent de le frapper dans les tibias, de lui cracher milles atrocités au visage, de commettre un je-ne-sais-quoi suffisamment violent et offensant, le punir d'avoir ainsi ruiner l'éphémère beauté de ce moment qui me trouble tant elle me touche.
Parce que tout m'échappe, je maudis l'instant pour ne pas avoir pu panser ses maux et comprendre les miens avant que son crépuscule nous avalent.

Alors, à défaut d'avoir pu chercher une réponse aux « pourquoi » incessants de mon crane qui, paumé, ne cesse de s'affoler, je note une dernière fois les ombres de son visage et les battements de son cœur, les sentant déjà me fuir à chaque pas qu'il fait. Et s'il n'existe aucune place pour lui dans mon monde, je lui en créerai une.

Chaque heure de chaque jour, et ce depuis toujours, est sous sa loi à elle, ma merveille ; mon temps et mes saisons n'existent que pour trouver écho en ma jumelle.
Mais je promets, sur son cœur d'ange et chacun de ses battements, de greffer à mon horloge une heure nouvelle, soumise à son règne. Une cinquième saison, à son nom.


    - Je te promets. Je te promets.


Et je craque un sourire, promets à mon tour tout ce qu'il voudra, tant que son cœur battra. Promets de battre le destin, la fatalité et les moires pour laisser son cœur trouver la paix et marteler sous mes doigts pour encore toute une éternité, en paix. Vaincre Atropos, pour laisser ses sœurs filer ses jours et sa vie, tirer pour lui un fil aussi doré que le bonheur qu'il est en droit mériter. Les tromper comme le fit Apollon, et marchander une vie pour lui, infiniment plus longue que celle dont les battements furieux de son cœur mis à mal ne lui promet. Et qu'importe que les moires sachent mieux que personne se jouer de nos destins. Et qu'importe qu'elles se veuillent reines, qu'elles tissent le sort de tout les humains, se plaisant à chanter que personne n'échappe au sien. Je les saignerai s'il le faut, les rendrai aveugles à cette comédie qui le veut si beau et bon qu'il ronge son fil jusqu'à l'agonie.
Je jure, sur ma religion, mon temple et toute ma raison que son cœur chantera. Jure sur ma sœur que rien ne l'en empêchera.

Ma main quitte son cœur, effleurant la chaleur de sa peau qui transi ma peau, rêvant du contact de la sienne ; apporte mes doigts à mes lèvres afin de venir à nouveau l'effleurer d'une caresse. Qu'il la porte jusqu'à ma sœur, qui le goûtera et le lui rendra.

Mon sourire tremble, parce qu'il sait cette éternité passée ici terminé, connait la souffrance des « Au revoir ». Je n'aime pas les au revoir Hayden, alors...


    - A bientôt.


Je te promets, très bientôt. Empêche ton cœur de saigner, d'ici là. Pour toi, et un peu pour moi.






(Je n'ai pas relu mon âme, désolée... Mais vraiment, j'ai envie de pleurer, et j'ai peur de tout supprimer si je le fais, juste qu'on qu'ils n'aient pas à se quitter Sad )
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