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 [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]

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MessageSujet: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Sam 27 Déc - 20:15



      « Pourquoi me fixe t elle ainsi? C'est indécent!
      Ca suffit, que me veut elle? »

    Question stupide belle Mia, réfléchis donc un peu.
    Je dévie de ma trajectoire, pour venir me placer juste dans la sienne.

      « Je ne la connais même pas, bordel... »

    Non, tu ne me connais pas.
    Moi, je te connais.
    Amélia Johnson. Mia, pour les intimes.
    Et nous sommes intimes chère Mia, personne ne te connais mieux que moi à présent.
    27 ans d'une vie médiocre, sans aucun intérêt notoire, si ne n'est la mort de son père adoré il y a 8 ans de cela.
    Souvenir brumeux, enfouie sous une montagne de moments mielleux et futiles, qui à eux seuls semblent donner un sens à sa vie.

    Stupide créature.
    Souviens toi, ton père.
    Souviens toi, sa mort.
    Souviens toi, l'accident.
    Souviens toi, la culpabilité.
    Monstre, assassin, tu as causé sa perte, tu as tué ton père!

      « Noooon!! »

    Son cri d'agonie résonne en moi avec plus de puissance que s'il avait été crié au milieu de cette rue.
    La pauvre s'effondre sur le sol, pleurant à chaudes larmes.
    Et moi, je laisse sa peine s'immiscer en moi, prendre possession de chaque fibre de mon corps.
    Magnanime, je partage sa souffrance.
    J'en ris.

    Soudain, tout change.
    Les violons se déchaînent sans que je ne puisse trouver d'où la mélodie s'élève.
    Au delà de mon esprit, elle ne m'appartient pas.
    Une fillette, sa mère.
    Je me perds dans ses souvenirs qui ne sont pas les miens, les émotions me submergent sans que je ne les ressentent vraiment.
    Ce besoin inassouvie de pleurer des morts...
    Mortes, toutes deux mortes.
    ...Stop!!

    Mon regard balaye la foule, cherchant l'esprit dépravé à qui appartient ces pensées.
    Puis, enfin, je trouve.
    Son nom? Liam.
    Non, Liam est mort, il n'est rien d'autre que Psycho.
    Un homme dévasté par la Mort.

    Une envie, nouvelle, incompréhensible.
    Je souhaite souffrir.
    L'absence de souffrance est un manque, atroce, violent.
    Ces envies de sont pas miennes, mais je ne veux qu'une chose: Frappez moi.

    Perdue dans les méandres de son esprit, je me dirige presque inconsciemment vers lui, électrisée par la fabuleuse inconstance de son esprit ténébreux.
    Il ne doit pas trouver la paix, jamais.
    Je m'arrangerais pour que ce soit le cas, s'il le faut.
    Enfin un esprit à ma dé-mesure.


      ─ Cesse de tergiverser et frappe donc.


    Etrange, la folie me guette t elle?
    Je ne souhaite pas souffrir, pourtant j'en ressens le besoin.
    Ce besoin n'est cependant pas le mien.
    Qu'importe, je veux qu'il me frappe.
    A moins ce que ne soit l'inverse, et qu'il veuille que je le frappe.


      ─ Je m'appelles Allie, sache le. Maintenant, attaque, tu en meures d'envie.


    Tu en as envie, tu souhaites souffrir.
    Pourtant, me frapper ne te fera en aucun cas souffrir pour moi.
    Sourcillant, je ferme les yeux un instant.
    Que chaque chose reprenne sa place: Que mes pensées soient miennes, sans que les siennes ne s'attardent outre mesure.
    Je dois reprendre le contrôle, avant de me perdre.



Dernière édition par Royal Pain le Dim 28 Déc - 20:08, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Sam 27 Déc - 22:10

    Je m'éprends d'un violon. Les bulles de folie s'amenuisent, indésirables.
    Redevenu le père d'un enfant mort trop jeune pour crever, je joue.
    La musique n'est rien, le feu sauvage de mon alter ego la dévaste toujours.
    Mais le violon s'endiable crescendo dans mon esprit sinueux, je n'entends que lui.
    Peut-être saurait-elle en jouer, ma fille. Sa mère lui aurait offert le sien et j'aurais ris.
    M'extasiant de les imaginer vivre, je me laisse tomber le long d'un mur anonyme et froid.
    Parfait, la solitude est ma meilleure alliée lorsque la folie s'étouffe dans ses propres songes.
    Le bouffon partit, j'aimerais laisser le chagrin me bouffer cru, mais je n'entends que ces cordes !
    J'enrage de ne pouvoir pleurer, ces instants lucides sont les seuls dont je dispose, le temps me nargue.
    L'ennui renforce ses faiblesses écœurantes, à moi il me permet de retourner au près des miens. Faux !
    J'irai vers elles en mourant, pas avant. Je ne chiale pas puisqu'elles ne sont pas parties ni montées au ciel.
    Elles ne se sont pas envolées vers un monde meilleur où coule le miel à flot, bercées par un nuage bienveillant...
    Ma femme est morte. Ma fille est morte. Point barre. Je mourrai aussi et plus jamais ne penserai à elle. Vive la vie.

    Et puis survient la décharge d'adrénaline, l'électrisant parcours d'un pouvoir s'insinue en moi.
    Les violons suspendent leur chant, haletant en ma compagnie, ils guettent aussi la nature de ce don.
    Qu'on me traite de tous les noms plutôt que de laisser rôder ce télépathe...Poison malvenu. Recrache.
    On s'insinue en moi, j'abats ma tête contre le mur qui me soutient, pourvu qu'il s'écroule et s'émiette... raté.
    La douleur manque à l'appel, toujours ça de gagné. La folie ne sera pas de trop pour en sortir indemne. Et si... ?

    Wouhou ! Où notre petit lionceau nous-a-t-il dégoté pareille merveille ? Une liseuse de pensées, intéressant.
    Je lui souhaite un courage prompt à la patience et imperméable à la folie pour sortir entière de ce périple.
    Mais qu'elle fasse donc, cet esprit n'a de secret que l'apparence. J'exprime sans mal les mots qui y courent.
    Un visage enfin, adorable. Mes chaussures en place, j'avance en sa direction. Mourra, mourra pas ?

      ─ Cesse de tergiverser et frappe donc.


    Mais je n'en ai aucune envie. Elle ne me le rendrait pas... et il me faut souffrir mille tortures.
    L'ennui renvoie à l'absence de souffrance, et il lui faut parler pour que s'élance une rixe.
    Elle ne brulera pas aussi efficacement qu'aurait pu le faire le feu d'un des Pyroman, père ou fils...
    Son pouvoir est de ceux qui ne renvoie qu'au psychique, je veux qu'on me frappe. Pourquoi ?
    Et tant pis si je laisse à nouveau du fric de côté, je détrousserai quelques poches en plus.

      ─ Je m'appelles Allie, sache le. Maintenant, attaque, tu en meures d'envie.


    Vraiment ? Hé mais que la foule acclame ce choc. La révélation est grande: Je veux quelque chose.
    A-t-elle un semblant de défaillance sous ses mèches dorées ou est-elle simplement aussi désaxée que moi ?
    Que s'envolent les petits papillons, je réalise à mon tour. Je ne sais pas ce que je comprends, mais enfin.
    Course folle contre l'arbitre en perdition. Non sens total. J'ignore même jusqu'à la définition de mes mots.

    - Bon, Allie Sacheleu, j'oublierai ton nom mais en attendant... où sont tes cartes bon sang ?
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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Dim 28 Déc - 23:43



    L'espace d'un instant, je comprends mon frère.
    Son esprit si faible se perd dans les pensées qui l'assaillent de toutes parts, à l'instar de mon esprit, envahie jusqu'à la folie furieuse par les pensées de cet homme.
    Différence majeure entre nous: Je retrouve le contrôle, quelque soit l'esprit. Lui non.
    La bonté le rend faible, méprisable.


      - Bon, Allie Sacheleu, j'oublierai ton nom mais en attendant... où sont tes cartes bon sang ?


    Sourcillant, je bats inutilement des cils à plusieurs reprises, avant de rire aux éclats, incapable de contenir l'étrange félicitée qu'il provoque en moi.
    Il est tout bonnement captivant.
    Si le Silence a un nom, il est évident que la Folie a également le sien.

    Son esprit est un champ de bataille, sinueux et ténébreux, imprévisible et torturé.
    Et au milieu de tout ca, pour la première fois, je ne suis pas la combattante qui cause de néant: Je ne suis que spectatrice de cet attrayant désastre.


      ─ Tu n'oublieras mon nom que si je le souhaite.



    L'idée est tentante.
    Un être tel que lui, tel qu'eux puisqu'au demeurant ils sont deux, hanté jusqu'à ma propre mort par mon visage et mon nom.
    J'en serais capable, assurément.
    J'en rirai, indéniablement.

    Pourtant, je m'y refuse.
    Car interagir, de façon si infime soit elle, dans un esprit aussi complexe que le sien risquerait de bouleverser à jamais l'étrange équilibre qui y est instauré.
    Et la démence pourrait laisser place à la mort. Intolérable.
    Il se doit d'exister, il se doit de souffrir, ne serait que pour me ravir.


      ─ Mes cartes...


    Ces mots restent en suspend quelques instants.
    Quels sont mes cartes?
    Question étrangement pertinente.
    A moins qu'elle ne soit complètement encensée.
    Pourtant je lui trouve un sens.
    Ou bien, cette phrase ne m'est compréhensible que par lui.


      ─ Je ne peux te faire souffrir tel que tu le souhaiterais... Pas directement en tout cas.


    Que je vienne à te frapper par ma seule force, tu n'en souffrirais pas, trop fou pour en avoir conscience.
    Mais à défaut de pouvoir lancer sur toi ce stupide Pyroman, afin d'étancher ta démente envie d'être brûler de tout ton être, je dois pouvoir les lancer tous contre toi.
    Ces badauds, ces idiots... Simples civils inutiles.

    Des pions, de simples pions, sur l'échiquier géant de la vie, ou je suis indiscutablement la Reine.
    Et si, dans un geste magnanime, la Reine lançait ses pions à l'assaut du fou.
    S'écroulerait il?
    Ressentirait il cette souffrance physique qu'il espère tant?
    Enrager une foule léthargique et insignifiante pour frapper un seul homme... L'idée est intéressante.
    Habitée par des pensées toutes haineuses les unes que les autres, ils obéiront.

    A me complaire dans ma toute puissance, je n'en oublie pas moins le Fou face à moi.
    Je peux penser à bien des choses, tout en pensant à ce qu'il pense.
    Indiscutable: Je suis d'une grandeur infinie.


      ─ Souhaites tu souffrir? Être battu comme jamais tu ne l'a été? Jusqu'au sang, jusqu'à la moelle?


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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Ven 20 Fév - 14:18

    Bon sang, que j'ai dit. Même s'il n'est peut-être pas bon en fin de compte, son sang.
    Versé, il trouvera peut-être refuge dans la gueule d'un cabot errant. Qui sait ?

      ─ Tu n'oublieras mon nom que si je le souhaite.


    L'ultime menace, c'est ça ? J'en tremblerais si je comprenais ses mots.
    En attendant je lève les mains à hauteur de mon visage et les agite.
    Ce sont des marionnettes, mes mains, et l'une d'elles est armée.
    Je scande un "houu" muet mais lisible, là, sur mes lèvres.
    Parce que je ne comprends pas la menace ni l'effet qu'elle devrait avoir sur moi.
    Tout ce que je vois c'est le noir, le brouhahas, et toutes les autres conneries.

      ─ Mes cartes...


    Je l'ai dit ça ? Quelle différence pour nous, hein ? Je dis ce que j'entends dans ma tête.
    Et je pense ce que je ne dis pas, aussi. Je récolte les mots des autres et les ressert plus tard.
    Je vole les répliques et j'adore ça, elles sont universelles et feront le tour du monde, grâce à moi.
    Pour le moment c'est mes mots à moi que je beugle sans retenue dans mon crâne endormi.
    Les méchants ne meurent pas, c'est ce que je pense. Et c'est ce que je dirai, surement.

      ─ Je ne peux te faire souffrir tel que tu le souhaiterais... Pas directement en tout cas.


    Si seulement, ma belle enfant, si seulement...
    Moi je veux être brûlé et décapité, percé et écartelé.
    Je veux la mort des martyres en étant mon bourreau.
    Quelle injustice ce monde, n'avoir le droit qu'à une mort...
    Une seule, et unique façon de partir. Injuste jusqu'au bout.
    Ne pouvoir mourir que d'une seule manière, il faut bien la choisir.
    Et moi je n'ai pas encore arrêté mon choix, alors je teste sur d'autres.
    Rha, elle est chou la gosse toutefois. Et de Liam, ne reste que la voix.
    Même son visage n'est plus là, je jouis d'un entier accès à notre personne.
    Pour l'instant, je suis tout entier moi. Ha. Ha. Ha.

      ─ Souhaites tu souffrir? Être battu comme jamais tu ne l'a été? Jusqu'au sang, jusqu'à la moelle?


    Quelle question, ma reine. Je ne sais pas ce que je veux, je souhaite le monde.
    Je souhaite obtenir tout ce qui brûle pour mieux le faire cramer.
    La chaleur est déjà là, presque palpable tant mes idées se concrétisent.
    Je souhaite tout et que rien n'arrive à la fois. Je veux aussi pourrir, mais pas à l'endroit.
    N'importe où, pourvu qu'on ne s'en souvienne pas. Non, qu'on s'en rappelle. Je veux.
    Je ne souhaite pas. C'est vrai, j'exécute. Des plans et des gens, j'exécute moi.
    Des plans je n'en ai pas parce qu'ils sont concrétisés dès que pensés.

    Là, ce que je veux c'est rester imperméable au chagrin d'un autre, et ça marche.
    Parce qu'en tant que moi, le fou du roi, je ne connais pas les sentiments.
    Si enfin... je les sens par procuration, toutes ces petites émotions.

    - Ma foi... si l'échiquier brûle avec moi...

    Pourquoi pas ?
    Ah oui et au fait...

    - Les méchants ne meurent pas.

    Non non.
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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Sam 21 Fév - 20:43



    Il est fou.
    La douce folie que je déverse sur ce monde n'est rien face à celle qui l'habite.
    Il baigne dans une folie furieuse et permanente.
    Une folie des plus dangereuse : Une folie dont il est conscient.
    Un fou qui se sait fou.
    Il est l'essence même des maux que je répands sur ce monde.


    - Ma foi... si l'échiquier brûle avec moi...


    Souhaite-il mourir ?
    Je me perds dans l'inconstance de son esprit. A moins que tout ceci n'est un sens.
    Suis-je insensée ?
    Probablement. Mais probablement moins que lui. Qu'eux.
    Sont-ils deux ?
    Liam. Psycho.


    - Les méchants ne meurent pas.


    Non, vraiment ?
    J'ai déjà entendu cette phrase, me semble-t-il.
    Quelque part, au fond de son propre esprit. Les méchants ne meurent pas.
    Oui, c'est ça.


      – Les méchants ne meurent pas, répétai-je.


    Pourtant, les méchants mourront. Les méchants meurent, les gens meurent. Tous.
    Ma tête s'incline, mes yeux pétillent, j'en suis certaine.
    Je me perds dans ses pensées. Grisée par cette sensation, je pourrais passer des heures ainsi.
    Des jours, même.
    Simplement à l'écouter penser.
    Mordillant ma lèvre, j'acquiesce, ne sachant pas vraiment ce avec quoi je suis d'accord.


      – Très bien, les méchants ne mourront pas.


    Ainsi soit-il, puisque la folie elle même l'a décidé.
    Pour aujourd'hui et à jamais, les méchants seront éternels.
    Les souvenirs d'eux perdureront, même lorsque leurs corps ne seront plus que cendres.
    Le monde se souviendra de Pyscho.
    Qu'il le veuille ou non.


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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Mer 25 Fév - 15:26


      – Les méchants ne meurent pas.


    C'en est presque solennel, ainsi bercé par sa voix.
    Moi, en tout cas, j'y crois. Parce que les raisons sont invariables.
    Elles sont nombreuses, intemporelles et héréditaires, surement.
    Non, ce gentil club des méchants ne fermera pas, pour tant de contraires à la fois.
    Ils ne meurent pas, pas selon la conception de la mort qu'ils ont forgé autour de leurs idées.
    Parce qu'il est là, le secret de l'immortalité : Avoir des idées. Même si les coups sont rendus.
    Les idéaux, les convictions, nos crédos et toutes nos motivations... rien de tout ça ne s'éteint.
    Le feu est constant dans sa grandeur dévastatrice, et tous en ont peur, d'où les héros.
    Sans méchants ils ne faut pas se leurrer, il n'y aura pas de gentils, seulement des moutons.
    Tandis que nous, en ne respectant personne nous nous entre-dévorons et perdurons.
    Ainsi va la justice des races à part, sans gentils, il y aurait toujours les méchants.

      – Très bien, les méchants ne mourront pas.


    Content d'entendre que tu y crois. Tu le sais où je veux en venir, toi ?
    Le point est le suivant: nous avons inventé les super-héros. Nous, les hors-la-loi.
    Vous savez, ces monstres-là, ceux qu'on pointe du doigt, ces vauriens là, les parias...
    Et bien c'est eux qui ont inventé vos anges gardiens, parce qu'on s'ennuyait mes bambins.
    Nous n'avons pas peur de tomber. Au contraire, je ne demande qu'à être déséquilibré.
    Voilà des années que je danse sur un fil tendu, avec une corde pour seul monde à mes pieds.
    Mais rien, personne ne trouve le courage de le couper, ce petit bout de ficelle. La peur, c'est rien.
    Parce que tu le sais toi, jolie reine d'un roi, que les méchants me mourront pas. Jamais, sérieux.
    Bien après que nos corps auront été soufflé jusqu'au dernier grain de poussière, on se souviendra.
    C'est dans les mémoires, qu'on continuera à exister, à jamais. Le monde n'oublie rien, surtout pas nous.
    On se demandera pourquoi les héros se battent et paf! nous ressurgiront au premier plan.
    Pour éradiquer les vilains, mon enfant. Parce qu'ils existeront toujours, les serpents.

    Ce monde est aussi désaxé que moi, la foule retient son souffle quand je répands le mien.
    Pour parler ou juste siffler, ils aspirent tout de même la peur, ces mulets.
    Elle comprend l'enfant, je le vois à ses yeux pétillants. Et même si je me trompe, je veux ce que je vois.
    Si ses yeux sont fermés, grand bien lui fasse, moi c'est ouverts et brillants que je les aperçois.

    - Tu devrais pas être en train de jouer à la poupée ?
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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Mer 25 Fév - 17:11



    J'écoute son monologue intérieur, n'en perd pas une seule miette.
    Parce que oui, le fou a raison, tellement raison.
    Les vilains sont éternels.

    Mon esprit tic au mot... A la pensée plutôt.
    La reine d'un roi ? Suis-je donc condamné à n'être que la reine d'un roi ?
    Ne puis-je simplement pas être reine, sans avoir besoin d'un roi ?
    Soit, je serai la reine de mon don, il sera mon roi. La folie sera mon roi et je la défendrai contre tous, ma folie. Toutes les pièces de l'échiquier tomberont, une à une, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que moi et ma folie.
    Puis-je être la reine de la folie ?
    Bien sûr, j'en ai le pouvoir, non ?
    Est-il le fou du roi ? Le fou de la folie ?
    ... Oui, pourquoi pas. Le fou de la folie est bien plus dangereux que la reine de l'échiquier.


    - Tu devrais pas être en train de jouer à la poupée ?


    Non, jouer avec des poupées n'est pas jouer, les poupées ne peuvent penser.
    Mais je joue... Toujours. Et mes poupées sont plus amusantes que les jolies visages de porcelaines que l'on offre aux enfants.
    Je n'en ai jamais eu, de poupées. Non, jamais.
    Mais pour quoi faire, après tout ? Hein ?


      – C'est bien ce que j'étais en train de faire à l'instant... Mais ton esprit m'a fait perdre le fil.


    Face à lui, je me sens comme une enfant, une gamine qui se voit déjà grande.
    Les gens me croient folle, un peu. Les gens le savent fou, complètement.


      – Mes poupées à moi, ce sont eux.


    D'un geste théâtrale, j'écarte les bras, désignant les passants de la rue, au loin.


      – Parce que je n'ai jamais aimé les poupées, tu vois ? Trop silencieux... Enfin je crois...


    Non, je n'en ai jamais eu, et quant bien même, je l'aurai cassé, je pense.
    Je l'aurai brisé de mes mains, pour le silence qui règne dans sa tête...


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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Mer 25 Fév - 20:09

    Bah ouais quoi, c'est vrai. Les jolies filles jouent à la poupée.
    Celle-ci leur arrache les cheveux, avant de leur faire manger.
    Une piécette sur la cruauté de l'enfant, une pièce dorée !

      – C'est bien ce que j'étais en train de faire à l'instant... Mais ton esprit m'a fait perdre le fil.


    Heu... d'accord, alors. Disons que c'est de ma faute.
    Pas de soucis, je me sens bien sur ce terrain-là.
    Je veux bien endosser tous les crimes du monde.
    Contre l'humanité ou même la chrétienté.
    Du pareil au même, à travers mes yeux à moi.

    La référence au fil est faite exprès, hein ?
    Ce fil qui ne demande qu'à être coupé, celui qui me jettera dans le vide.
    Il faut vraiment ne pas en avoir, de l'aplomb, pour réclamer un atterrissage forcé.
    Mais si je m'écrase sur ceux d'en-bas, après tout, je suis partant pour le grand saut.

      – Mes poupées à moi, ce sont eux.


    Ceux d'en bas ? Confirme-le moi et je t'invente et nouveau pion.
    Parce qu'aussi vrai que je suis le fou du roi, tu pourrais être son cavalier.
    Celui dont les déplacements sont moins faciles à appréhender, parfait.
    Ou la jolie tourelle, celle qui veille au bon déroulement des noces des rois ?
    Nan, celle-ci fonce tête baissée et droit devant vers sa cible verrouillée.

    Je regarde derrière ses bras tendus. Ainsi, ce sont ceux de la rue.
    Le même gibier pour tous, quel malheur... qu'il manque de saveur.
    Vas-y ma belle, arrache-leur les cheveux, je ne te retiens pas.

      – Parce que je n'ai jamais aimé les poupées, tu vois ? Trop silencieux... Enfin je crois...


    Ces trucs en plastique, là ? Quelle horreur, ces affaires de braderie.
    Débarrasse-t'en, elles n'apportent rien aux gens de notre rang.
    Plus bas que terre, comme moi, ceux qui rampent pour atteindre leur proie.
    Pas de faiblesse dans la passion, celle des nôtres n'est pas la mienne.
    Et s'il faut être le bouffon de roi, autant qu'elle en soit la reine.
    Surveille-le de près, je ne sais pas jouer les infiltrés.
    Le monde est né pour bruler. Bientôt, bientôt.

    - M'en parle pas. Le silence, quel ennui !

    Ouais, on deviendrait fou, à forte dose d'ennui.
    Il est fort, ce connard-là, il est patient aussi.

    - Le mieux c'est encore de crier, pour l'achever.

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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Mer 25 Fév - 20:45



    En plastique ? Non en porcelaine !
    Les poupées en plastiques sont les bimbos de ces badauds. Si j'avais dût avoir une poupée, elle aurait été en porcelaine...
    Et elle aurait été brisée, en mille et un morceaux.
    Mais mes poupées aussi peuvent être brisées... Je peux leur arracher les cheveux à elles aussi.
    Je lui montrerai peut être, un jour.

    Catapultée reine par le fou du roi, je veillerai sur le roi.
    Je ferai chuter les pions, et regarderai l'échiquier brûler. Sans même le savoir, il vient de me promettre un feu de joie le fou.


    - M'en parle pas. Le silence, quel ennui !


    Ennui ?
    Non, le silence est une torture. Le silence est mon pire ennemi, tu vois ?
    Il pourrait avoir ma peau, lui.
    Parce que le silence, il est vicieux, mine de rien. A chaque fois, il profite de chaque occasion pour me torturer...
    Effrayant.


    - Le mieux c'est encore de crier, pour l'achever.



    Non, le mieux c'est de penser. Très fort.
    Plus les gens pensent, plus le silence meure.
    Continues de penser afin de briser le silence qui pourrait me rendre folle. Moi je briserai le silence qui t'entoure. Oui.

    Alors, je hurle. Fort. Et très longtemps. Ou peut être pas.
    Tant pis, je hurle quant même.


      – Et là, je l'ai eu, hein?! Je l'ai achevé comme il fallait ce putain de silence, dis ?


    Oui, dis moi.
    Parce que moi, je suis une victime du silence... Quant je suis seule, bien seule, il manque de m'avoir, à chaque fois.
    Mais là, j'ai gagné pour une fois, non?

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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Mer 25 Fév - 23:52

    Parce que l'ennui et moi tu vois ma jolie, on est pas vraiment copains.
    Il peut pas me blairer et moi, je lui rends bien.
    Je crève ses tentatives de corruption dès qu'elles se pointent.
    Parce qu'elles ont pas le droit de naitre, tu vois ?

    La voilà qui se met à hurler à m'en crever les tympans.
    Elle l'attrape, le serre et l'écorche lentement, le silence.
    Il a de quoi être traumatisé pour un bout de temps.

      – Et là, je l'ai eu, hein?! Je l'ai achevé comme il fallait ce putain de silence, dis ?


    Heu, je dois répondre par un oui ? Il suffirait pour la circonstance ?
    Parce que c'était plus que ce qu'il fallait pour l'heure, ma jolie.
    J'étais en train de parler tu sais, alors le silence, pour le coup...
    Mais tu as raison, autant le prévenir de ton arrivée.

    - Dans les règles de l'art. Mais il reviendra.

    Il revient toujours, comme nous. C'est lui, notre ultime ennemi.
    Aussi tenace que traitre, il s'insinue partout et ne lâche rien.
    Il faut lui reconnaitre ça, il sait se faufiler, ce vagabond-là.
    Il est partout, et nulle part à la fois. En pensant, je l'amène ici.

    - Ce qu'il te faut, c'est l'écorcher petit à petit, quand il s'y attend pas, sans jamais le sous-estimer.

    C'est con ce que j'te baratine là, non ?
    Et tellement vrai, pourtant.
    Personne ne le voit, ce danger.

    - Parce que crois-moi quand je te dis qu'il est perfide, cet ennemi-là.
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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Jeu 26 Fév - 19:17


    Face à lui, le silence ne peut rien. Rien du tout.
    A croire qu'il ne se fatigue jamais, jamais. Il pense toujours avec tant de force, changeant de sujet sans raison... Ou peut être il y en a-t-il une, justement.


    - Dans les règles de l'art. Mais il reviendra.


    Je le sais bien ça, qu'il reviendra.
    Il revient toujours, au demeurant. Vicieux, il ne me lâche pas.
    Mais je ne suis pas la seule à ne pas l'aimer, ce fourbe là.


    - Ce qu'il te faut, c'est l'écorcher petit à petit, quand il s'y attend pas, sans jamais le sous-estimer.


    Ecorcher le silence ?
    Le silence est invincible, il revient toujours. Qu'importe ce qu'on lui fait subir, il revient.
    Non, je ne sous estime pas le silence. Le silence me pétrifie, le silence me rend folle.
    Folle et insensée. Il m'étouffe, m'oppresse.
    Et il revient toujours, à chaque fois, pour m'animer un peu plus à chaque fois.
    On ne peut pas l'écorcher le silence...


    - Parce que crois-moi quand je te dis qu'il est perfide, cet ennemi-là.


    Je hoche la tête. Oui, bien sûr que je le crois.
    19 ans qu'il me traque, celui là. Et moi, à chaque fois, je subis. Jusqu'à ce qu'il soit chassé loin de moi. Il finit toujours par fuir, quelqu'un finit toujours pas me sauver de sa prise.
    Mais moi, je ne peux rien faire contre lui.
    J'attends juste, que l'on me sauve.


      – Tu crois qu'on finira par l'avoir, celui là ? Quelqu'un finira par en venir à bout, hein ?: Définitivement ?


    Je ne crois même pas à ce que je dis. Mais je le dis malgrès tout.
    Qu'on laisse la folle rêver d'un monde sans silence, d'un monde où jamais, jamais personne ne pourra l'atteindre.
    Qu'on me laisse rêver, juste un instant.

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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Jeu 26 Fév - 23:02

      – Tu crois qu'on finira par l'avoir, celui là ? Quelqu'un finira par en venir à bout, hein ?: Définitivement ?


    Non. T'entends ? Non ! Il nous faut une raison de nous battre.
    Et c'est celle-là, la tienne. Tu ferais quoi, s'il partait ?
    Tu t'es jamais dit que cet ennemi, c'était ton combat ?
    Qu'il ne partirait pas pour la seule bonne raison qu'il est ici pour toi ?
    Et ben grande nouvelle ma jolie : il va falloir reconsidérer ta vie.
    Commence à le penser, il est plus que temps, t'es trop vieille pour les jouets.

    Ai un minimum d'ambition, ravager le silence est plus louable, comme mission.
    Tu leur diras à tes mioches, si tu en veux, que tu t'es battu pour de vrai.
    Que si tu cries, c'est pas seulement pour les engueuler, mais pour continuer.

    - Y'a pas de "on" dans cette guerre, ma jolie.

    Les rangées toutes dorées par leurs saintes auréoles prétendent le contraire.
    Parce qu'ils ont la faiblesse d'échouer là où nous avons déjà mit les pieds.
    Trois longueurs d'avance, toujours. La fraternité ? On a déjà essayé.
    Si on sait que ça fonctionne pas, c'est qu'on a déjà ramassé les dégâts.
    La majeure différence entre nous, mes héros, c'est que nous apprenons des pots cassés.
    Et vous ? Vous vous obstinez à les recoller pour prouver qu'ils ont encore de la valeur.
    Pauvres cons, osez nous prétendre fous, vous qui mourrez pour des motifs périmés.

    - Si quelqu'un doit achever ce combat...

    Tu connais déjà la fin de cette phrase, n'est-ce pas ?
    Dis-le. Si quelqu'un doit gagner ce combat...
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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Ven 27 Fév - 16:42



    Non, non, non, je ne l'entends pas.
    Qu'il cesse de penser. Non, qu'il continue, mais qu'il cesse de penser à ce qu'il pense.
    Il ne comprends pas le fou !?
    Ce foutu silence, il est bien trop fort pour moi.
    Ce n'est pas mon ennemie, à moi. Non, c'est mon bourreau.
    Mon meurtrier, mon assassin.
    Qu'il se taise, le fou !


      - Y'a pas de ''on'' dans cette guerre, ma jolie.


    Non, non, non.
    Je en suis pas la seule que le silence horripile. Non, quelqu'un en viendra à bout... Non ?
    Non ?
    Si, dis-le ! Penses-le ! Hurles-le !


      - Si quelqu'un doit achever ce combat...


    Tais-toi, tais-toi, tais-toi !
    Non, ça suffit.
    Ce combat ne doit pas être le mien. Parce que je le perdrai, ce combat à la con.


      – Non, non, non. Ce combat ne devrait pas être le mien.


    A moins que... Oui, c'est ça.
    Lui là, ce fou, il veut ma mort. J'en suis certaine.
    Il veut m'envoyer dans la gueule du silence pour mieux me voir crever !
    Hochant la tête frénétiquement, mes sourcils se froncent.


      – Je ne mourrai pas, tu sais. Essayes encore.


    Je ne crois pas qu'il comprenne.
    Je délire là, non ?
    Qu'importe, je suis folle, après tout, ils le pensent tous.

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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Ven 27 Fév - 18:43

      – Non, non, non. Ce combat ne devrait pas être le mien.


    Qui te parle de devoir, ma petite ? Y'a pas de justice ici, tu le sais bien.
    On frappe dans le tas, parce que c'est le meilleur moyen d'attaquer.
    Même connerie pour la défense, on riposte violemment.
    C'est ce que font les méchants, depuis l'aube qui les a vu naitre.
    Tu piges rien, alors ? Ce combat, tout le monde s'en tape, sauf toi.

    Hoche-la cette jolie tête blonde, tant que tu veux.
    Peut-être que ça marchera pour toi, après tout.
    Mais essaie plus vite, plus fort, pour la décrocher.

      – Je ne mourrai pas, tu sais. Essayes encore.


    De faire quoi ? Te décrocher la tête ou bien tuer ton pote le silence ?
    Ohé ma belle, ce n'est pas moi qui lit dans les pensées !
    Est-ce que tu décodes des miennes, d'ailleurs, hein ?
    Tu les comprends mieux que moi j'espère, je les capte pas très bien.
    Je trouve toujours des foutus grésillements sur les ondes, moi.

    Allo, allo ? Reine des damnés ? Parlons justice un peu, toi et moi.
    En fait non, je t'ai dit que les méchants ne mourraient pas.
    Si tu considères ta mort tu n'appartiens pas à cette sous-catégorie.
    Comme moi, comme nous. Quelqu'un souhaite-t-il ta mort ?
    J'aime pas les stylos, alors j'vais le griffer dans le vent.
    Voici l'imitation de ma signature. Ceci n'est pas une condamnation.
    Qui sait de quoi je parle, là ? Personne, et surement pas moi.
    Je parle pas, je pense. Cet endroit est tout entier mien. Ma tête.

    - Alors ? Qui souhaite ta mort ?
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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Lun 2 Mar - 22:35



    Je délire, hein ?!
    Oui, oui, je deviens folle.... Ou peut être le suis-je déjà depuis toujours. Oui, probablement.
    Un peu. Ou beaucoup plus que ça. Qui sait ?
    Il n'empêche, les pensées ne mentent pas.
    Il ne veut pas ma mort, non.
    Il ne comprend simplement pas que le silence sera ma mort. Il ne me comprend pas... Il ne se comprend pas lui même, par moment, j'en suis certaine.


    - Alors ? Qui souhaite ta mort ?


    Personne, en fin de compte. Tout le monde, peut être.
    Pas lui, en tout cas. Pas aujourd'hui.


      – Personne, je crois.


    Et puis, c'est bien vrai ça, les vilains ne meurent jamais.
    Il l'a dit lui même. Mieux encore : Il l'a pensé, encore et encore.
    Et je suis une vilaine, non ? Une vilaine en devenir. A moins que je ne le sois déjà....
    Je deviendrai une vilaine, aussi sûr que je m'appelle Allison Serena.


      – Et puis les vilains ne meurent jamais, non ?


    Oui, c'est ça.
    Qu'il laisse le silence où il est, le tout beau. Qu'il oublie le silence pour ne songer qu'à cela :
    L'éternité des vilains de ce monde.
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MessageSujet: Re: [- Enfin un esprit à ma dé-mesure. Psycho -]   Jeu 5 Mar - 16:55

      – Personne, je crois.


    Pas de chance... ou pas de talent, va savoir. Peut-être les deux.
    C'est fou ce que tu dois te faire chier sans ennemis de chair.
    Les pantins ça va bien pour un temps, tu vas devoir grandir.
    Sans riposte pas d'engouements. Allez, monte d'un cran.
    Prends exemple. Sur n'importe qui, même une poupée.
    Note sa façon de marcher sans se soucier du danger...
    C'est tentant, hein ? Non, bon sang, non. Trop facile.

      – Et puis les vilains ne meurent jamais, non ?


    Exactement. Justement. Absolument. Ticket gagnant.
    Si nos idées sont immortelles, nos corps, eux, flétrissent.
    Tu le sais, tout le monde le sait. Alors toi, tu perds ton temps ?
    On atteint pas la puissance sans laisser un peu de son argent.
    Et qu'est-ce que tu as à donner, toi ? Du pouvoir, c'est ça ta monnaie.
    A quoi ça sert de lire les pensées, d'abord ? Et même de les manipuler... ?
    Je sais le faire aussi et je peux le dire... mon dieu, c'est d'un ennui !
    Il te suffit de créer des illusions partout, pour mieux les berner.

    Voilà qui est drôle: les regarder tomber. Prends juste un gars et un avion.
    Le mec à peur du vide, tu es à ses côtés. Non, pas pour le pousser, pas encore.
    Il n'a pas confiance parce que lui, il ne sait pas voler. D'autres le peuvent.
    L'avion décolle et il commence à paniquer, il regrette, il tremble et s'en veut.
    Jamais il n'aurait du monter dans ce truc, c'est pas fiable non, il a peur !
    Et toi, qu'est-ce que tu fais ? Non, tu ne le pousses pas ! Il y a plus drôle.
    Tu prends un panneau et tu le colles sur une porte, n'importe laquelle.
    Le mec le regarde, lit et se calme de son propre chef, il est rassuré.
    Et tu sais ce que tu auras écris ? Sortie de secours. Grandiose, non ?
    Une issue de secours à neuf mille mètres d'altitude. L'illusion de la sécurité.
    Après, tu pourras le pousser, je m'en tape. Je suis plus dans l'avion depuis longtemps.

    - Tu piges ?

    Il y a des illusions de partout. Tu jouais avec des marionnettes ? Deviens magicienne !
    Manipule sans toucher leurs pensées, reste loin pour les voir bruler. Ce n'est rien.
    Tu ne toucheras à la toute puissance que lorsque tu auras su économiser un peu de monnaie.
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