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 [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]

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MessageSujet: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Sam 27 Déc - 16:46



    Leurs pensées m'assaillent, comblant l'immonde silence qu'aurait pu être mon monde si je n'avais pas été celle que je suis.
    Car ce que je suis peut être résumé en un seul mot: Une télépathe.
    Parfaite incarnation de leurs pires cauchemars, enfouis dans les méandres de leurs esprits, perdus dans le fourmillement de leurs agréables souvenirs dans lesquels ils aiment se complaire.
    Les plus beaux instants de leurs vies dissimulent les plus tragiques. Jusqu'à ce que j'arrive.
    Le bonheur s'estompe, le malheur resurgit, puisque telle est ma volonté.

    J
    e cherche qui me distraira aujourd'hui.
    Telle une terrible enfant dans un magasin de jouets, le réfectoire m'offre plus de proies que je n'en aurais l'usage pour aujourd'hui.
    En quête de différence, traquant l'esprit qui fera taire l'impression de déjà vu, je cherche le jouet qui fera de moi la plus heureuse de toutes les enfants.

    Tout ces adolescents se ressemblent, et si mon don divin n'était pas si amusant, j'aurais pu finir par me lasser.
    Leurs esprits sont fades et candides; Bassins peu profonds où les quelques ombres servent à cacher leurs futiles désarrois.
    Trouverai-je un jour un esprit à la mesure du mien ou suis-je condamnée à errer dans des esprits puérils, offrants à des idiots plus d'attention qu'ils n'en méritent?
    Je rêve de plus: Offrez moi un nouveau monde.

    Un inconscient passe près de moi, fixant avec acharnement son plateau.
    Ses yeux se posent un instant sur moi, avant qu'il n'accélère d'avantage.
    Son esprit est si fade que l'ennuie me guette.
    Le suivant des yeux, je le vois s'installer à sa table, se tassant au milieu de ses amis, comme s'il souhaitait disparaître.
    Mon corps agit de lui même, guidé par la proie que mon esprit s'est choisit.
    Pourtant très vite, quelque chose attire mon regard.
    Le silence.

    Assit seul, il ne bouge pas, le regard rivé au loin.
    Alors, je stoppe tout mouvement, fixant le silence.
    Hébétée, je cherche à comprendre.
    Jamais mon don ne me fera défaut, impossible.
    Est il si creux qu'il ne pense à rien, ou est il doté d'une immunité quelconque?
    Qu'importe, tout cela revient au même.

    Le silence a un nom, un visage. Le sien.
    Warren Peace.

    Guidée par la curiosité -à moins que ce ne soit pas la folie pure que ce mutisme mentale a su engendré- je m'avance vers le silence, et m'assoie en face de lui.
    Il pose ses yeux sur moi, et son esprit reste toujours aussi imperméable.
    Pourquoi?



Dernière édition par Royal Pain le Sam 27 Déc - 18:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Sam 27 Déc - 17:34

    École, regards des autres, manque, école, regards des autres, manque... Comme une chanson qui passe en boucle, mon quotidien est réglé comme du papier à musique. Mais je m'en fiche, "Il reviendra". Plus qu'un état de fait, ces paroles étaient une hymne.

    Installé à une table du réfectoire que je garderais pour moi seul jusqu'à la fin du repas, puisque personne n'oserait s'assoir à côté de moi, je me complaisais dans ma solitude en mangeant sans appétit. Les yeux rivés vers mon assiette, rien autour de moi n'avait d'importance. Ils ne m'intéressaient pas et n'étaient bon qu'à avoir peur.

    Qu'ils continuent à manger gaiement, à vivre leurs vies, cachés derrière leurs masques. Groupés sous l'étiquette qu'ils brandissaient comme un étendard, leur arrogance ne m'atteignait pas. Révolté, je m'isolais et personne n'osait me déranger. Ils savaient de quoi j'étais capable.

    Mon repas terminé, je restais cependant installé à ma place et sortit un livre. Qui allait donc me demander de laisser la place à ceux qui voulaient manger? Je ne la céderais même pas, si quelqu'un avait le courage de la réclamer. Les autres pouvaient parler, je ne les entendais pas en cet instant. J'étais ailleurs, dans une bulle qu'ils m'avaient construite et que je rénovais à chaque instant.

    J'étais ailleurs, mais pas avec Eux. Comment ma vie aurait-elle tournée s'ils avaient été là? Y aurait-il eu cette menace qui flottait au dessus de ma tête, cette pancarte signalant : "Attention, pyromane méchant"? Ou aurais-je aimer faire partie de ces groupes que je haïssais tant? Aurais-je été souriant et populaire comme mon père l'avait été?

    Aucune de ces questions n'aurait de réponse. La seule chose que je savais était que j'aurais été heureux. Plus de manque, elle serait là pour m'apaiser lorsque quelque chose me touchait. Plus de douleur, il serait là pour me protéger. Je souffrais de la même manière de leur absence, à ceci près qu'avec mon père, je pouvais au moins avoir l'espoir et la certitude qu'il allait revenir.

    Elle, elle ne reviendrait jamais, et je trouvais cela d'une injustice encore plus révoltante que ces histoires de catégories. Elle aurait du vivre. Pour moi. Pour mon père. Pour cette famille. On aurait jamais du me l'arracher, jamais. Mais le pire n'était même pas là. Le pire était que j'étais incapable de me souvenir de son odeur, de son caractère, de son visage.

    Figé sur les quelques photographies que j'avais eu le courage de regarder, il était sans expression, juste de l'encre sur un papier. Je ne connaissais pas les étincelles qui animaient ses yeux, la chaleur de ses joues ou la douceurs de ses étreintes. L'on m'avait pris tout ça lorsqu'on me l'avait arrachée.

    Perdu dans ces pensées douloureuses, je ne lisais pas. Les yeux accrochés au même mot depuis plusieurs minutes, je ne bronchais pas. Respirant à peine, je cherchais ces souvenirs au plus profonds de moi. Je les trouverais, peu importe combien de temps j'allais devoir chercher, ils reviendront à moi. Il le fallait.

    Je sentis alors une présence et levai automatiquement la tête pour découvrir une blonde assise en face de moi. Je n'avais jamais vu son visage et ne savais absolument pas qui elle pouvait bien être.

    Qu'est ce qui lui prenait de venir ici et de m'observer de la sorte. M'étais-je fait une amie un jour, dont j'aurais oublié l'existence? Peu probable, sa témérité faisait que je la détestais déjà. Non, mieux encore, elle m'était totalement indifférente.

    Aujourd'hui, je voulais être tranquille, j'avais un passé à essayer de rattraper.


- Cette place est prise. Lançai-je automatiquement, retournant à mon semblant de lecture.


    Je tentais en réalité de reprendre ma réflexion là où je l'avais laissée, mais c'était peine perdu, son fil m'échappait pour se perdre avec cette image que je cherchais à retrouver. Eh bien, lisons, puisque je n'avais pas le droit de me rappeler, aujourd'hui.

    Une seule consolation : Il reviendra.
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MessageSujet: Re: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Sam 27 Déc - 18:43



    L'indifférence habite ses prunelles et il est évident que la lassitude rythme son quotidien.
    A force de vivre de la monotonie, on en finit par se vautrer dans la médiocrité.
    Etait ce cela, la réponse?
    Etait il si las de ce monde qu'il préférait de pas y penser?
    Car de son esprit, ne filtrait pas un murmure.


      - Cette place est prise.


    Je sourcillai.
    Chaque méprisable être de cet univers, aussi simplet soit il, pense un tant soit peu, ne serait ce que pour former la plus primaire des phrases.
    Il aurait donc été stupide de ma part d'affirmer qu'il ne pensait à rien.
    Seulement, ses pensées étaient censurées.

    Concentrée sur lui seul, j'avais fini par chasser tout autre parasite étrangé de mon esprit.
    Mais rien n'y fait, je ne captais, toujours rien.
    Rien d'autre que le silence.
    Silence...

    Mes mains agrippèrent violemment la table, et je fixais le plastique laminé de la table, en proie à un accès de folie dévastatrice.
    J'étouffai un cri que ma furie nouvelle n'a su maîtriser, se transformant en gémissement plaintif.
    Que le silence trépasse, que le bruit me submerge.
    Pensez !!

    Les voix m'assaillent enfin, les pensées emportent avec elles cette folie furieuse que son silence a su instaurer en moi, l'espace de quelques instants.
    Mais dans le maelström des pensées qui vogue à présent dans mon esprit, aucune n'est sienne.

    Ma respiration s'accelère, devenant plus heurtée au fur et à mesure des secondes.
    Pourquoi Dieu a t il crée pareille horreur sur Terre?
    Dieu, si tu existes, sache que tu paierais pour avoir mit sur mon chemin cette allégorie poignante.
    Le silence ne devrait avoir de corps.

    J'ouvre grand mes yeux, parfaitement alerte au moindre son, à la moindre supplique mentale du silence.
    Mais le silence est imperméable.


      ─ Penses tu?


    Pense t il?
    Oui, probablement.
    A quoi pense t il?
    Mon intérêt pour lui me semble malsain, il ne méritait pas que je lui accorde tant d'importance.
    Ses pensées doivent être tout aussi futiles que celle de ses compères.
    Pourtant je veux savoir.
    J'ai besoin de savoir.


      ─ A quoi penses tu? Repris-je.


    Je finirai par le savoir; d'une façon ou d'une autre.
    Il en va de ma santé mentale.
    Et s'il le faut, j'ouvrirai son crane pour aller y chercher les informations.
    Je saurai.
    Ainsi soit il.

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MessageSujet: Re: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Sam 27 Déc - 19:49

    La lecture de mon livre reprise, je ne fis même pas attention au fait qu'elle n'était pas partie. Ce ne fut que lorsque je l'entendis geindre que je me rendis compte pour la seconde fois de sa présence. Elle voulait quoi, ma photo?

    Elle semblait perdue, les yeux vissés à la table qu'elle serrait de ses mains, les jointures blanches. J'ignorais ce qu'elle avait, mais sa comédie me dérangeait. Je lui disais de déguerpir, ce n'était pas la peine de pleurer en s'accrochant à la table, elle se trouverait une autre place facilement!

    Ses yeux s'ouvrirent alors en grand, comme si elle venait d'avoir une révélation. Témoin involontaire de la folie de cette pauvre fille, je me demandais pourquoi une telle calamité me tombait encore dessus. Étais-je un tel aimant à problèmes que j'attirai également ceux des autres?

    En plus de me déranger dans mes pensées, elle me dérangeait désormais dans ma lecture. Quelle emmerdeuse!


─ Penses tu? A quoi penses tu? Demanda-t-elle alors.

    Cette fille devait certainement être folle. Elle avait du confondre Sky High avec l'hôpital psychiatrique où elle vivait, c'était obligé. La maison de Fous n'est pas par là... Quoique... Finalement, c'était à se demander si ce n'était pas le cas, en réalité, quand on observait la population qui le fréquentait. Le musées des horreurs malheureuses, des problèmes ambulants, tous cherchant à vivre avec un pouvoir qu'il les aliénait.

    Incrédule, je lâchais mon livre, observant le pot de colle parlant. Qu'est ce que ça pouvait lui faire, à quoi je pensais? Comme si j'allais lui dire. Si je m'isolais, c'était qu'il y avait une raison plutôt évidente, non?


- Qu'il serait temps que tu t'assoies ailleurs... Répondis-je en la regardant dans les yeux.


    "... Et que tu ailles emmerder quelqu'un d'autre"

    Attention, jeune fille, je perdais rapidement patience, surtout lorsqu'on me dérangeait dans ma solitude pour percer ma carapace. J'en venais presqu'à me demander si aller vers les gens ne les ferait pas fuir, puisque s'isoler les attirait.

    Qu'on me foute la paix, une bonne fois pour toutes!

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MessageSujet: Re: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Lun 29 Déc - 14:18



    Mes mèches blondes m'obscurcissent la vue, et je perds de vue le silence un instant.
    Mon esprit me semble vide, comme s'il lui manquait quelque chose.
    Il lui manque quelque chose, il me manque ses pensées.
    Pourquoi a t il fallu que je le remarque?

    Mes doigts, toujours crispés à la table, échappe a mon contrôle.
    Je voudrait lâcher cette table et partir, mais rien de tel qu'un mystère insoluble pour me rendre folle.
    Alors qu'importe, je supporterai mes phalanges endolories, pourvu que je comprenne.

    Je repousse mes mèches d'un souffle, et fixe cet être méprisable qui ose me résister.
    Il pose son livre, et me fixe, dans l'attente de quelque chose.
    Qu'attend il?
    Ce mutisme mental me rend folle.


      - Qu'il serait temps que tu t'assoies ailleurs...


    Que je parte?
    Hors de question, je dois rester.
    Fermant les yeux, je me concentre, non plus sur lui, mais sur les autres.
    Que pensent il de lui?
    Que savent ils de lui?

      « ...Pyroman avec quelqu'un? Je ne savais pas qu'il parlait à qui que ce soit... »
      « ...Peace va passer un mauvais quart d'heure face à elle... »
      « ...Je ne sais pas quelque des deux me fait le plus peur... »
      « ...Je devrais faire le tour, passer près d'eux n'est pas une bonne idée... »

    Rien.
    Que savais je, moi, sur lui?
    Qu'il me fallait le tuer.
    C'était aussi simple que cela, il me fallait le voir mort.
    Ses pensées ou sa mort, besoin vital.
    Je rouvre les yeux, fixant cet abomination qui n'aurait pas dut exister.

    Il est craint, indéniablement.
    Il suffit de voir cette méprisable créature qui tremble de tout son corps à la simple idée de passer devant nous.
    Le petit Max a presque autant peur de lui que de moi.
    Pourtant, lui ne peu que le brûler, moi je peux le torturer.
    Un rictus mauvais m'échappe, tandis ce que je parcours son esprit.
    Son pire souvenir n'est qu'une humiliation, rien de bien drôle.
    Alors je change son angle d'attaque.

      « Regardes, petit Max, regardes ce qui attends tes parents.
      Ils sont en train de mourir alors que toi, sombre idiot, tu te tiens immobile dans ce stupide réfectoire bondée, à craindre un simple Pyroman.
      Ils meurent... Et toi tu n'agis pas. Ne les aimes tu donc pas?
      ... Et voilà, maintenant il est trop tard, ils ne sont plus de ce monde à présent.
      Il ne te restes rien, si ce n'est ta culpabilité... Ne te restes que la mort. »

    Amusée, je le regarde s'effondrer sur le sol, en proie a une crise de panique sans précédent.
    Si faible qu'il est, intimement persuadé que ses parents ne sont plus.

    Un sourire de contentement apparaît sur mon visage, aussitôt chassé par la vue de ce Pyroman de malheur.
    Pourquoi n'est ce pas si facile avec lui?
    Pourquoi est ce inefficace sur lui?
    Comment arrive t il à me chasser de son esprit?


      ─ Comment fais tu cela?


    Qu'il me le dise, et je l'épargnerais peut être.



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MessageSujet: Re: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Ven 2 Jan - 3:00

    Je la vis alors fermer les yeux. Quelque soit l'inintéressante pensée qui lui passait par la tête, elle ne semblait pas prête à déguerpir. Je regardais autour de nous, pour voir la moitié du réfectoire nous regarder d'un air terrorisé et l'autre moitié éviter de poser les yeux sur nous.

    Bizarrement, les quelques regards de pitié que lançaient certains n'était pas pour la bonde qui avait eu l'audace de s'assoir en face de moi. Non. Contre toutes attentes, ils étaient pour moi. Moi qui leur faisais peur, ils me plaignaient.

    Cette impression se confirmait. Les gens qui passaient nous évitaient, aussi terrifiés par elle que par moi. Etait-ce donc ça, le secret de sa folie? Le pourquoi elle n'avait pas peur de moi? Etait-ce parce qu'elle était elle-même crainte?

    J'espérais qu'elle ne venait pas me coller pour qu'on forme le club "des Solitaires Effrayants" parce que je n'étais pas du tout disposé à rentrer dans un groupe quelconque et encore moins avec elle. Qu'elle s'en aille, nom d'un chien, elle commençait vraiment à me déranger par sa simple présence.

    La blonde rouvrit alors les yeux et me fixa comme si elle n'en croyait pas ses yeux. Oui, oui, je suis toujours là, hors de question qu'une petite blonde folle-dingue me vire de ma table. Sans rien dire, elle dévia son regard vers un point qui se trouvait derrière moi et sourit d'un air mesquin. Allait-elle enfin partir vers sa nouvelle distraction.

    J'entendis alors un fracas derrière moi et vit alors un garçon en larmes par terre. Je fronçai les sourcils et me retournai à nouveau vers Blondie. Avait-elle sentie venir la crise d'hystérie et s'en était délecté à l'avance ou l'avait-elle provoquée? Quelque soit la réponse, je m'en fichais un peu, car si c'était la deuxième solution, qu'elle essaie seulement sur moi et il était certain qu'elle le regretterait.

    Le sourire de Blondie s'effaça quand ses yeux se posèrent sur moi.


─ Comment fais tu cela?
Me demanda-t-elle alors.

    Je regardai à nouveau le garçon qui pleurait, perplexe. Ce n'était certainement pas moi qui avait provoqué ça, je l'aurais su.
    Me tournant à nouveau vers Blondie, je haussai les sourcils. Elle devait être au courant que je n'y étais pour rien, il n'était brûlé nulle part.

    De plus, je n'étais certainement pas le coupable idéal pour ça. Je n'écoutais pas les ragots, jamais. Mais certains étaient murmurés beaucoup plus fort et souvent que d'autres. Même moi qui étais complètement hermétique au racontars avais fini par en entendre parler, de l'élève de troisième année qui était capable de faire remonter les pires souvenirs à la surface et de torturer grâce au seul pouvoir de son esprit.

    Blondie aussi devait en avoir entendu parler, pour que je le sache. Qu'elle aille voir auprès de cette personne, c'était sûrement elle la coupable et qu'elle m'oublie une bonne fois pour toutes. Peut-être était-elle ce fameux élève. Aucune importance.

    Je replongeais dans ma lecture, laissant sa question en suspend. Peut-être que si je l'ignorais avec efficacité, elle partirait.
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MessageSujet: Re: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Ven 2 Jan - 23:44




    L'exécrable Pyroman tourne la tête vers le petit Max, le jaugeant du regard quelques instants. Je ne peux retenir un sourire.
    Qu'il comprenne.

    Je suis leur pire cauchemar, la plus terrible ombre qui puisse les suivre. La représentation physique de leurs pires souffrances, l'ange déchu qui réveille en eux les pires douleurs. En eux tous.
    Alors pourquoi doit il être différent?

    Il se retourna vers moi, perplexe. Après un vague haussement de sourcils, il reporta son attention sur son maudit bouquin.
    N'est il donc pas été témoin de ce que je suis capable de faire? N 'a t il pas compris ce qu'il risque ou est il parfaitement conscient que son esprit reste totalement hermétique face à mon don?
    Que peut bien renfermer son méprisable esprit?

    Furieuse, mes yeux balayèrent le réfectoire, à la recherche du premier inconscient qui aurait le malheur de croiser mon regard.
    Pourtant rien, aucun n'ose poser les yeux sur moi.

    Dépitée, je finis par me tourner vers le petit Max, affalé sur le sol, toujours secoué de tremblements, en quête d'un quelconque réconfort.
    Mais il ne m'amusait plus à présent... Tout bonnement inutile.
    Ses pensées n'étaient qu'un ramassis désordonné d'âneries grotesques.
    La crédulité des gens était exaspérante! Comment pouvaient ils croire si facilement tout ce que je m'évertuais à faire rentrer dans leurs cranes?
    Puis soudain, un mot. Une pensée rien qu'une.

    Prise d'un violent accès de joie, un éclat de rire m'échappa.
    La vengeance.
    Parmis toutes les pensées incohérentes qui se bousculaient dans son petit esprit étriqué, la vengeance venait d'apparaître.
    Presque insignifiante, peut être même encore inconsciente, mais présente.

    Retrouvant mon calme, mes yeux firent la navette entre le petit Max et l'abomination silencieuse en face de moi.

      « Max... Tu sais. Tu sais que pleurer ne les fera pas revenir. Pleurer ne sert à rien Max, arrête...
      Petit Max, il ne te reste qu'une chose à faire...
      Venge les. Venge tes parents.
      Tues le meurtrier de tes parents Max.
      Pyroman a tué tes parents, tues le!

    Avec un rictus mauvais, je contemplais mon oeuvre, emplie de fierté.
    Le petit Max se leva, encore tout tremblant et animé d'une rage profonde et aveuglante. Il inspira profondément, le regard rivé sur son ennemi, et se jeta sur lui.

    Profitant de la distraction nouvelle -et d'une durée certainement très limitée- occasionnée par le petit agneau vengeur, je m'emparai du livre du pyroman.
      « L'ange des Ténèbres »
    Fronçant les sourcils, je détaillais la couverture quelques instants avant de l'ouvrir.
    Sourirant derechef, je me mis à arracher des pages au hasard, riant aux éclats tout en tachant de ne pas me mettre à sautiller sur place.

    Qui aurait put croire que la lecture était si plaisante?



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MessageSujet: Re: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Dim 4 Jan - 23:30

    La folle se mit alors à éclater de rire. N'étant pas curieux de nature, son accès de joie ne provoqua pas le moindre regard de ma part, même si je commençais sérieusement à la soupçonner de chercher tous les moyens possibles imaginables pour attirer mon attention ou je ne savais quoi.

    Imperturbable je continuais de lire. J'avais eu du mal à me mettre dans le livre, perdu dans les pensées destinées à ma mère, mais maintenant que j'avais commencé, il allait falloir quelque chose de gros pour m'arrêter.

    Et ce quelque chose m'attrapa par le cou et me fit tomber de ma chaise. Sans réfléchir, je regardai l'idiot qui avait osé me faire ça. C'était l'abruti en pleur qui cherchait apparemment la bagarre. Et bien, demandé si gentiment. Je me remis rapidement sur mes pieds et me laissai envahir par la colère. Les mains en feu, je tenais l'effronté à distance.


- Tu as intérêt à avoir une bonne raison pour avoir fait ça.
Grondai-je en m'avançant vers lui.


- Tu as tué mes parents.
Sanglotait le petit pleurnicheur.

    Surpris, ma colère n'en retomba pas pour autant. Fallait-il être débile pour croire sincèrement que j'avais fait péter les cours pour aller assassiné ses parents? Même si tout le monde me croyait capable de tuer, il fallait y avoir un minimum de bon sens, je n'avais aucune envie de tuer sa famille. Je ne savais même pas qui il était.


- Mauvaise raison. Rétorquai-je dans un rictus avant de jeter une première boule dans sa direction, veillant néanmoins à ce qu'elle ne le touche pas et s'écrase contre le pilier derrière lui.


    Le but était de l'effrayer et ma mission était accomplie, puisqu'il reculait déjà apparemment persuadé que j'allais lui faire subir le même sort qu'à ses parents. La respiration saccadée, je me retournai vers la table pour voir Blondie déchirer les pages de mon livres.

    Mais qu'est ce qu'ils avaient tous fumer, dans cette école?

    Elle m'avait déjà bien déranger, mais ce livre, c'était le mien. Je ne possédais pas grand chose, car il m'avait tout prix. On m'avait pris ma mère, mon père, mon enfance puis mon adolescence. On m'avait envoyé vivre dans un quartier que je détestait avec les autres rebuts de la société. Je n'avais plus rien, à part mes biens.

    Et elle, la folle-dingue venait de s'en prendre aux rares choses que je possédais. Elle ne l'emporterait pas au Paradis.

    Mes mains reprirent feu instantanément, je n'eus encore une fois pas le temps de réfléchir la boule de feu partit, sauf que cette fois, je ne pris pas la peine de ne pas viser. Le cercle brulant frôla la folle de si près qu'une de ses mèches prit feu. Je me tournai alors vers les autres.


- A qui le tour? Hurlai-je en laissant une nouvelle fois mes mains s'enflammer.


    Que personne n'oublie. JE suis PYROMAN!
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MessageSujet: Re: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Dim 11 Jan - 17:26



    Distraitement, j'arrachais encore quelques pages, tout en observant le pyromane s'enflammer.
    Un jet de flamme frôle le petit Max, et je ne m'en amuse que d'avantage.
    De deux choses l'une: Soit Warren Peace est un idiot incapable de viser, soit c'est un idiot faible, incapable de tuer.
    Dans tout les cas, c'est un idiot dépourvu de toute pensée.

    Le petit Max recule, effrayé par le pyromane dont il n'a pourtant rien à craindre.
    Ses pensées ne ressemblent plus à rien, et le choc l'a rendu incapable de la moindre pensée cohérente.
    Pourtant même incapable de penser logiquement, j'entends quelque chose venant de lui.
    Alors pourquoi n'ai-je pas la possibilité d'entendre quelque chose venant du pyromane?

    Autour de moi, le silence se fait.
    Mais leurs pensées sont bien plus explicites que tout les mot qu'ils auraient bien put prononcer.
    La terreur se lit en chacun d'eux. Amusant.
    Ainsi, il suffit d'une malheureuse étincelle pour effrayer nos sacro-saints futurs héros?
    Certains en rit, tout comme moi.
    Et c'est à eux que le monde appartiendra.

    Le pyromane prend feu à nouveau, tout en me jaugeant du regard.
    L'aurais je énerver?
    Me contenter de suppositions m'exaspère au plus au point.
    Qu'il pense!

    Une boule de feu arrive en ma direction, l'une de mes mèches s'embrase.
    Regardant la mèche blonde brûler lentement, je l'étends du bout du doigt.
    Le feu est si facile à éteindre. Si facile.
    J'éteindrais le feu que représente le pyromane aussi facilement que j'ai éteins le feu consumant ma mèche: Sans effort, sans douleur.
    Je trouverai comment faire.


      - A qui le tour?


    Warren Peace hurle à la mort, encore tout fumant de ses exploits sans consistance.
    Et les pauvres héros de ce monde tremblent.
    Cette école fait d'eux des héros, des sur-hommes.
    Pourtant en cet instant, ils ne sont rien.
    Rien d'autre que des enfants effrayés par un gamin qui leur lance de la poudre aux yeux.
    Si impressionnables.

    Riant aux éclats, j'applaudis avec vigueur, saluant le spectacle dont je viens d'être témoin.


      ─ Bravo, bravo, dis-je en hoquetant. Bravo!


    Mon doux rire s'insinue dans l'esprit de chacun, seul bruit venant perturber le silence provoquer par l'annonce du pyromane.

      « Applaudissez, applaudissez donc!
      Admirez, félicitez le joli pyromane et ses talents.
      Applaudissez, témoignez votre émerveillement face à ce spectacle.
      Aplaudissez! »

    Et les pauvres petits agneaux applaudirent.
    Du moins, la plupart. Les plus faibles, les agneaux sans défense.
    Les esprits faibles.
    Puis les autres, se pliant au jeu, ne comprenant pas, voulant sauver leurs peaux.
    Ainsi, ils applaudirent tous, et Warren Peace fut acclamé.

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MessageSujet: Re: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Mer 21 Jan - 3:09

    L'école toute entière donnait enfin l'impression d'avoir retrouvé un soupçon d'intelligence. La bêtise humaine commençait vraiment à atteindre des limites assez étonnantes, et son inconstance, davantage encore. Qu'ils se contentent d'avoir peur, mes "camarades", là au moins ils avaient de l'intérêt.

    Mais quand je parlais d'inconstance, c'était sans compter l'espèce de folle-dingue blonde qui avait entamer la saga "emmerdons Pyroman". Constante dans sa folie furieuse, elle explosa de rire. J'avais été à deux doigts de la scalper et elle, elle riait et applaudissait. Je tombais des nues, pendant que le reste du réfectoire l'imitait, sans grande conviction, toutefois.

    Quoi? S'agissait-elle d'un gourou ou quelque chose? Copions le modèle. Nom d'un chien, pauvres moutons, savaient-ils que leur moule était marteau? La surprise et la pitié l'emportait sur la colère. Jamais je n'aurais cru que ces imbéciles étaient aussi stupides. Et qu'on me demande pourquoi j'étais solitaire après.

    Les sourcils haussés je les regardais. Il y moins d'une minutes, ils étaient tous persuadés que j'allais les assassiner. Maintenant ils m'acclamaient mes yeux trouvèrent tout naturellement leur chemin vers Blondie. Elle avait une influence sur eux. Le monde avait arrêté de tourner rond quand elle s'était mise en face de moi.

    L'impression que le fameux élève dont tout le monde parlait était elle grandissait, c'était devenu une certitude. Elle était la tortionnaire qui effrayait tout le monde et pour une raison que j'ignorais, elle avait décidé de m'emmerder, moi. Comme par hasard. Non mais sérieusement, je les attirais, ce n'était vraiment pas possible.

    Mes mains se refroidirent alors que je prenais une décision : La rendre insible. Elle n'existerait pas. Son nom m'était inconnu, j'oublierai sa tête encore plus facilement que j'avais oublié ce que j'avais mangé hier midi.
    Avec un haussement d'épaules destiné à l'énerver, elle qui cherchait vraisemblablement une réaction de ma part, je me rassis à ma place et pris un autre livre dans mon sac.

    Je l'ouvris, commençai ma lecture avant de reporter mon attention sur elle.


- Tu me dois 18 euros. Dis-je en montrant les pages qu'elle avait arrachées.


    Je me concentrai à nouveau sur ma lecture.


- Au fait, essaies toujours, tu ne m'auras plus. Dis je en gardant le nez dans mon nouveau livre.


    J'apprendrai cette belle vertu que l'on appelle patience. Et peut-être serait-elle mon professeur pour cela. Allez-savoir.
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MessageSujet: Re: [- Le silence a un nom, un visage. Le sien. Warren Peace -]   Mer 16 Mar - 19:58


    Être acclamé de la sorte ne semble pas le faire sourire, ni même le faire frémir.
    Il cesse de se consumer, emportant avec lui ma gaieté. Qu'il est ridicule, avec ses halos de fumée. Qu'il est faible et si peu digne d'intérêt. J'aimerai juste comprendre. Comprendre pourquoi son esprit de laisse filtre aucune pensée.
    Il retourne s'asseoir, comme si tout le cirque qu'il avait provoqué était oublié, et reprend la lecture de son livre, d'un air concentré.
    Je ne peux que supposer, et déteste les hypothèses pour la vérité qui découle d'elles. Je suis comme sourde face à lui.

    Mes ongles se referment sur mon poignet, et la sensation de la chair qui se déchire m'aide à ma concentrer. J'aimerais comprendre la raison, la cause et la solution au problème qu'il représente. Peut être... Peut-être est-il mort ? Quelque chose qui ne vit plus, mais existe malgré tout. Une vermine dont les ondes cérébrales seraient inatteignables, puisqu'appartement à un cadavre.
    Peut-être a-t-il été crée pour moi. Pour me défier, me provoquer, insulter ce don tout puissant qui traverse mon corps entier.

    Une seule chose est sûre : Il ne eut en aucun cas continuer à vivre.
    Je le tuerai de mes mains, juste après avoir trouver un moyen de me faufiler jusqu'à ses pensées.


      -Tu me dois 18 euros.


    Je retiens un sursaut à la phrase qu'il a lancé, sans que je n'ai pu l'entendre avant qu'elle ne soit lâchée.
    Je hais cette sensation de ne plus rien contrôler, de ne pas savoir anticiper.
    J'ai appris depuis toutes ces années que l'ouïe était un sens tout aussi inutile que puisse l'être le silence, pour une personne de ma puissance.


      -Au fait, essaies toujours, tu ne m'auras plus.


    Je peste, emplie d'une rage nouvelle qui ne fissure en rien la muraille dressé entre lui et moi. Qu'il pense !
    Comblez le vide de mon esprit de ses pensées, laissez-moi lire ses rêves pour mieux les faire brûler et je promets de ne jamais, plus jamais, torturer. Je garderai mon esprit loin ses blessures du monde. Je le promets, l'espace d'une journée, je cesserai de m'amuser.
    Dieu, si tu existes, exauces mes prières, ou prépares-toi à pleurer.
    Personne ne peut de défier en toute impunité.


      -C'est ce qu'on verra !


    Furieuse, je me lève sous les applaudissements qui tarissent pour finir par se taire.
    Un jour, j'ouvrirai son crane pour y lire ses secrets. Le dissèquerai, pour mieux l'analyser.
    Un jour, je le détruirai.
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