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 ANNA WOLFE ; an unconvenient truth

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MessageSujet: ANNA WOLFE ; an unconvenient truth   Ven 7 Fév - 21:11

mon héroïne






Anna Wolfe









« SINCERITY »


Je croyais, enfant, que les adultes détenaient la clé de secrets que les plus jeunes ignorent. Je pensais que vieillir rendait sage. Qu’aimer rendait heureux et que rêver rendait service. Et je m’accroche chaque jour au souvenir jauni des certitudes que j’avais jadis. Car il est faux, ai-je appris, que les adultes savent des choses que les enfants ignorent, qu’ils les partagent et les conservent en eux comme des coffres au trésor. Ils vieillissent et tous ont peur de mourir. Si peur qu’ils passent leur temps à essayer de mettre leur vie en ordre, ratant l’amour qui rend heureux et le rêve qui rend service. Les enfants détiennent en maîtres les secrets du monde et leurs désirs inconnus du mensonge sont les miroirs de tous les souvenirs qui nous échappent et que nous passons nos vies à essayer de rattraper, usant nos jambes qui s’épuisent. Nos cœurs éprouvés se remémorent des choses passées et le vieillard se lie alors d’amitié avec l’enfant qu’il fut, se moquant de l’adulte en qui tous deux ne croient plus. Rares sont ceux qui traversent cet océan sans changer, car les vagues nous chahutent, lançant des hommes à la mer. Nous somme peu nombreux à sortir de ce voyage indemnes. Et les trésors que nous amassons perlent comme le sable entre nos doigts calleux, s’enfonçant dans les profondeurs abyssales du néant. Vieillir effraie, mourir aussi… mais le navire sur l’horizon cesse-t-il d’exister lorsqu’il disparait de nos vies ? Puisqu’il est vrai, ai-je appris, que l’enfant et le vieillard se retrouvent toujours au terme du périple.


ALEX × The naked truth L’eau brulante emplit l’immense baignoire prévue pour accueillir les ailes qu’il n’a plus. La vapeur dansant sur son corps lui donne l'air d'être issu d’un rêve fiévreux. Appuyé contre l’évier, il aiguise la longue lame de son rasoir déplié, ses mains s’affairant avec une tendresse émouvante. Derrière lui, le miroir affiche avec trouble l’image de son dos mutilé dont la cicatrisation s’éternise. Son regard se pose sur la baignoire où se trouve déjà une promesse qui tire sur ses lèvres, moquerie d’un sourire qu’il avait autrefois sublime. En se retournant il évite son reflet, lui préfère ses mains et le rasoir d’argent qu’il manipule avec douceur. Il acquiesce en silence tandis que son front trahit une énième pensée douloureuse et, serrant les dents, inspire une dernière fois. La chaleur lui mord les os quand il se plonge dans le bain, il en presse ses mains pleines. Il fait la moue, amusé, se disant un instant que l’eau ne serait pas telle qu’elle est sans Leo. Assis, il évite le contact amer de son dos contre la baignoire et, contemplant une dernière fois la lame scintillante,  accepte qu’il soit temps d’en finir. Il ferme les yeux quand le rasoir lui échappe. « Débarrassons-nous de cette barbe. »

Mes chevilles se pressent contre ses reins lorsqu’il sourit. « Allez, viens. » Je m’affaire sous son regard tendre, soulevant un nuage de mousse du bol qui emplit encore sa paume. Il embrasse mon pouce quand il le frôle. Sa peau fine sous mes doigts parait sèche et usée, fatiguée par la peine qui éreinte et les souvenirs qui nous mangent. Je sens ses dents et le moindre de ses os. « I love you so, you know. » Sa paupière bat un clin d’œil complice, bien sûr qu’il sait. Il m’aime aussi. Si fort que je presse d’avantage mes jambes contre son dos. Je souris à ses allures de Père-Noël, sa barbe recouverte d’une mousse blanche résistant mal à la chaleur du bain qui nous protège et nous couve comme le faisaient autrefois ses ailes.
Il se laisse manipuler par mes doigts, levant docilement le menton lorsque la lame se presse contre son cou. Je retrouve peu à peu son visage, le devinant ça et là jusqu’à plier son rasoir. Il ne tique pas quand je le caresse d’une serviette parfumée avant d’inspecter mon œuvre. Mes bras sur ses épaules, j’enfonce mes doigts dans ses cheveux humides. Mes membres encadrant son visage lui donnent l’air de porter un halo couronné par mes ongles. « Est-ce que tu te souviens… » j’amorce en brisant notre confortable silence, « de la dernière fois où nous avons été heureux ? » Ses épaules se meuvent sous ma peau et je l’imite sans le vouloir, inspirant nos souffles jumeaux. Il baisse le regard, le promène sur le mur l’air de chercher à se rappeler ce qu’il a mangé hier soir. Lentement ses yeux reviennent à moi, passant par le bain, mon ventre, mes seins, mes lèvres et mon front plissé par l’attente. « Non. » il avoue, jusqu’à le répéter deux fois, plus pour lui que pour moi. Et, doucement, atrocement, la vérité le prend et le garde, mangeant son visage serein qu’elle déforme, ses mains douces qu’elle crispe, son souffle qu’elle dérange et ses démons qu’elle convoque. Il souffre et la panique en bonne chienne revient à ses pieds avant de le saisir tout entier. Alors mes mains descendent et attirent son visage près du mien. Alors mes genoux l’encerclent et se pressent contre ses flancs. Alors mes lèvres accueillent les siennes tandis qu’il souffre mais qu’il oublie. Mon corps l’aime et le lui dit. Nos étreintes devenues graves ont confondu nos saveurs en des instincts nouveaux. Le réconfort et le secours se troquent contre les pleurs qu’il partage avec ma peau. Sur ses traits changés par la douleur coure sa voix qui  murmure « I love you too, you know. »





LEO × The ugly truth Il picore, s’alimentant à peine. Les yeux perdus sur les dents de sa fourchette, il serre fort les siennes de temps en temps, quand semble lui venir une pensée plus douloureuse encore que les autres. Ses petits doigts tremblent quand il se laisse emporter trop loin et se fait accueillir par les bras griffus du chagrin. Ma voix aux aguets l’oriente alors constamment vers des rivages plus sûrs où dorment encore ses rêves d’enfant. « Tu as fini, petit lézard ? » Il lève le visage et trouvant mon sourire y répond. Sa langue tressaille un sifflement faisant écho à son surnom, me faisant rire dans un frisson touché par son regard déjà vieux pour ses six ans. Je lui tends la main et il se lève en la pressant dans sa petite menotte toute chaude. Mes doigts arrangent ses cheveux humides et le long de mon bras vient se poser sa tête. Ils sèchent vite, le sont déjà presque quand il s’allonge au creux de son lit sans couverture. Quand je m’assieds, son corps s’incline vers mon ventre rond qu’il caresse avec douceur. La chaleur qu’il diffuse contre le tissu et ma peau engendre toujours une réaction qui l’amuse : à l’intérieur de moi, un pied trouve sa main, où qu’elle soit, pour d’infinies secondes de complicité. Il tousse un rire bref, unique, qu’il endort ensuite. Et souhaitant bonne nuit à l’enfant qu’il n’a jamais vu, il chante adieu à celui qu’il n’est déjà plu.

« Nana ? » il appelle pour trouver mon regard. « Oui, mon p’tit gars ? » Mon pouce caresse son torse fin où règne un calme terrible et rassurant. « Il est où, mon Papa ? » J’inspire, le contemplant tandis qu’une colère vive me dévore les tripes, plantant ses crocs dans ma chair endolorie par ses pertes. Je surveille son souffle demeurant tranquille sous ma paume. « Il est en prison, chéri. Tu le sais. » Ses yeux ne cillent pas mais bougent frénétiquement entre les deux miens comme s’il y voyait deux portes vers des vérités distinctes. « Mais pourquoi ? »  Sa sincère incompréhension fait écho à la mienne et mes songes qui se posent la même question chaque foutu instant. Il n’y a aucune, aucune bonne explication. Je caresse son front, sa joue, son petit menton serré. Comment lui expliquer ? « Quelques mauvaises personnes ont inventé des mensonges à son propos et beaucoup d’idiots les ont crus. Mais ils ne sont pas sûrs et ils ne le seront jamais, parce qu’ils se trompent. » Ma voix appuie, grave, la dernière sentence. « Alors ils le gardent pour eux. Ils le font attendre. » Son regard se fait brillant, scintillant dans le noir de larmes qu’il garde et ne sortent pas pour ces gens-là. Ils ne les méritent pas. Son cœur s’agite mais il reste immobile. Il écoute sans les comprendre, les défauts des gens sans cœur. « Je veux qu’ils meurent. » Hé. Je m’agite, serrant fort sa main contre mon ventre. « Chut. Ne pense pas des choses si dures. » Elles te feront du mal et je mourrai avant de les laisser t’emporter à ton tour. « Mais je le veux. » il tranche, sûr depuis longtemps. « Et je ne mens pas. Je suis comme toi. »





Sa citation favorite :
« Vulnerability is not the opposite of strength,
it's a necessary part of it. »

Son visage : Rachel Weisz ♥️









ALEX WOLFE, alias × …
LEO J. PEACE, pyroman × …
APRIL WILLIAMS, o'mother × ....
FORREST KING, super moi × ....



& moi

Fonction  : Certifiée Reine bohème des destins tragiques Potté

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