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 « Guy × Sephie & Élie »

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MessageSujet: « Guy × Sephie & Élie »   Lun 22 Avr - 0:56



« J’ai des gardes du corps, tout un tas. Des choses grandes et bêtes, qui me suivent partout. Y en a un devant votre garage en ce moment. » c’est Guy. Je l’aime bien, parce qu’avec son prénom, il a du déjà assez morfler dans la vie. Je pouffe dans ma tasse de thé. Guy. « C’est un anglais, un jour il a agrippé les – » est-ce que je peux dire couilles ? Mon père me laisserait jamais faire. Déjà qu’il est très à poney sur la grammaire. Mais je vous emmerde grandement, monsieur le maire. Je vais lui suggérer, ce sera plus sûr. « il a agrippé les - » est-ce que je peux dire boules ? J’ai fait le geste. « Les .. » parties ? burnes ? … les kiwis ? « Il lui a chopé les poilues ? » me demande le sourire de monsieur Anderson. Je l’aime ! « Je vous aime. » mais oui. « Oui, il les a chopées comme ça, en les pressant avec ses grands doigts d’anglais, parce que le mec avait dit “soccer” au lieu de “football” et pour un british c’est sacrilège, vous voyez ? » dieu que cet homme est beau. Si le Vendredi avait un visage, je suis sûre que ce serait le sien. « Je n’ose pas imaginer. » il me dit, avec une empathie parfaitement feinte. Je l’aime. Et pour éviter de le répéter, je bois une gorgée de son thé citron, peut-être le meilleur de ma vie. Faut avouer que c’est le premier. Mais quand même. Damn.

« Et mon Maire leur interdit de me toucher. » que je reprends en regardant ses yeux de temps en temps. J’arrive pas à y rester plus de quelques secondes. « Alors une fois, je suis allée dans la piscine. » c’était hier, mais bon. « Et j’ai crié que je me noyais. » c’était con, mais je m’ennuyais. « Je suis trop jeune pour mourir ! » je m’imite toute seule, pendant qu’il sourit sous sa barbe, c’est éblouissant. « Et à côté, y avait Perry. » Perry est vraiment, vraiment con. Il est mignon, c’est vrai, mais putain ce qu’il est con ! « Attrape ma main ! » que j’ai beuglé, en lui tendant ma menotte. « Vous savez ce qu’il a fait ? » Il a pas le droit de me toucher, mais s’il le fait pas, je me noie. Et mon père le bute mais ça, on le chut. « Il t’a laissée ? » oh non, mieux. « Mieux. » l’abruti. « Il s’est évanoui ! » nos rires se rencontrent. J’avais dit qu’il était con. C’était trop pour lui, il a surchauffé. Lenny aurait du le préparer à la tâche. J’ai l’impression d’avoir accompli une mission. J’ai fait rire un as.

Une porte claque. « Sephie est là. » Il le sait, c’est dans sa voix. Il s’est pas retourné, il l’a juste su. C’est beau. Je suis sûre que mon père aussi sait quand je suis à la maison, vu que j’apparais sur un de ses écrans. Et on l’entend arriver, même moi je sais. On se sourit, parce qu’il avait raison. Elle a dit quelque chose, depuis le fin fond de la maison. Je me lève quand elle arrive enfin dans la cuisine. « Guy t’a laissée entrer ? » je m’étonne. Elle est chez elle, okay. Mais bon, pour lui, quand je suis dans une maison elle n’est plus à personne. « L’est sympa ce Guytoche. »

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MessageSujet: Re: « Guy × Sephie & Élie »   Lun 29 Avr - 23:50


    « Sinon, tu t'appelles comment ? Tu as le droit de parler, au moins ? Non ? Ok, je vais prendre ça pour un non. Bon, écoute Monsieur le chien de garde. Je peux t'appeler Monsieur le chien de garde ? Je vais prendre ça pour un oui. Donc écoute Monsieur le chien de garde, pas que je veuille péter l'ambiance, mais tu es quand même chiant comme la mort. Que je t'explique un peu : J'ai passé une après-midi lamentable. Sincèrement lamentable. Je suis allée acheter de la peinture à mon père, parce que tu sais, il est peintre. Si tu ne le savais pas, maintenant, c'est chose faite. Bref, je suis allée lui acheter de la peinture mais le gros Louis bossait, aujourd'hui et le gros Louis est un boulet. Il est gentil, attention, j'étais à l'école avec lui. Enfin, vaguement. Il avait deux ans de plus que moi et me suivait déjà partout, à l'école maternelle. Puis au collège. Puis au lycée l'année dernière. Un indécrottable, un vrai. Habituellement, Joe m'empêche de faire un carnage quand il se montre trop insistant, mais devine quoi? Joe n'était pas là. Môsieur est privé de sorti pour avoir fait le mur hier soir. Fait le mur pour quoi, d'ailleurs ? Pour venir à la maison. C'est con, il lui aurait suffit de prévenir avant de venir mais non, rien à faire, il a trouvé ça plus marrant de manquer de se briser la nuque en descendant par la gouttière. Il va m'entendre, celui-là... Où j'en étais, déjà ? Ah oui ! le gros Louis. Le gros Louis était là, mais Joe n'y était pas. E le gros Louis est, comme son nom l'inquide – comme quoi, parfois, nos noms sont assez révélateurs de ce que nous sommes – un gros lourd. D'ailleurs, je suis certaine que tu étais un gros lourd aussi, quand tu étais jeune. J'me trompe ? … Non, je savais bien que je ne me trompais pas. Ah non ! trop tard, ne pense pas à dire quoi que ce soit maintenant, c'est trop tard. Il n'empêche que le gros Louis a dû avaler une pilule de courage ce matin, ou de connerie, plutôt, parce qu'il a trouvé un moyen pour que ça main rencontre mes fesses. Dingue, pas vrai ? Enfin, j'ai du lui coller une torgnole. Un vrai, une grosse, qui aurait pu lui casser les dents s'il n'avait pas été si grand. Il doit être à un près grand comme toi et du coup, l'angle de frappe n'est pas le bon pour lui faire cracher ses dents mais enfin, ça m'a quand même fait un bien fou. Pas d'autre choix, tu comprends ? Parfois, une bonne torgnole permet de guérir d'une crise de connerie aiguë. Après, comme cet état est son état naturel, je ne peux rien promettre. Je ne suis pas un super-héros, je fais ce que je peux.
    Et sinon, tu ne voudrais pas disons... Dégager de devant ma porte ? Je peux toujours continuer à parler, sinon. J'ai encore tellement de choses à te raconter, si tu savais. Tiens, l'autre jour par exemple, j'étais avec Hayden et... »


Et je le vois masser ses tempes, avant de souffler quelque chose qui ne ressemble en rien à des mots. Il se décale, me laissant libre accès à ma porte d'entrée qu'il semblait, un instant plus tôt, prêt à défendre au péril de sa vie. Lui soufflant un baiser, je rentre en me disant que si Élie venait à être trop occupée avec mon père, je retournerai surement discuter un peu avec mon nouvel ami, qui, avouons-le, a une conversation des plus rafraichissante.


    « Pas très causante, l'armoire à glace dehors. »


Je lance depuis le hall, sachant Élie quelque part à proximité. Déposant mon manteau, je me dirige vers la cuisine où je la trouve, attablée avec mon père qu'elle pourrait surement dévorer vivant tant elle semble l'aimer. Une histoire d'As et de cartes à jouer. Mais elle n'en fera rien, elle a d'autres lubies à l'esprit. D'autres hommes à attraper dans ses filets.
Embrassant la joue de mon père, je lui tends ses achats avant de m'asseoir à côté de lui, souriant à Élie.


    « Tiens, je t'ai ramené la peinture que tu voulais. »


Je lui dis, fixant pourtant Élie en songeant à son chien de garde, resté devant la porte. Et s'il empêchait Lilith et Maman de rentrer, devrais-je lui demander de le faire piquer ? Est-ce que je pourrais lui casser les dents en lui mettant une torgnole, si je monte sur une chaise afin d'avoir le bon angle ?


    « Qu'est-ce qu'il est con – » je donne à mon père un regard d'excuse, une boue bancal collée aux lèvres. « Pardon. Stupide, ton machin dehors ! Tu restes manger ? Maman prévoit de nous faire faire une crise d'hyperglycémie. Promis, je trouverai un os à curer pour ton bouledogue posté devant la porte. »

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MessageSujet: Re: « Guy × Sephie & Élie »   Mer 8 Mai - 17:43



Y a un truc, chez les Anderson. Quelque chose de commun à toutes leurs têtes bien faites, à leurs regards intelligents, à l’art qu’ils ont l’air de suer sans pudeur. Ils sont beaux, tous autant qu’ils sont. On dirait un clan très soudé de personnes fascinantes qui vivent à leur rythme, ils ne sont presque pas civilisés et c’est de loin ce que je préfère chez eux. Ils seraient carrément à leur place dans une tribu oubliée du monde, à se tresser les cheveux pendant que Papa peint des bambous pour les distribuer aux gamins que Maman soignerait. Les jumelles seraient chez elles n’importe où, pourvu qu’elles y soient toutes les deux. C’est facile de leur parler, parce qu’ils entendent tout. C’est reposant, les gens qui sont loin d’être cons.

Sephie est son père tout craché, dans l’allure et ce je ne sais quoi en plus qui la rend toute aussi fascinante que lui. Ça saute aux yeux, quand ils sont côte à côté comme maintenant. Ils ont du chien. « Tiens, je t'ai ramené la peinture que tu voulais. » Pendant une seconde, j’ai cru qu’elle me parlait. Je me sentais déjà demander « Pourquoi faire ? » en pensant à Baby. « Pourquoi faire, de la peinture ? » je ne sais même pas dessiner ma propre signature.

Mais elle parlait à Monsieur Ace qui s’en empare avec un flegme magnifique, que j’me promets d’imiter à la prochaine occasion. Il retourne ses emplettes entre ses grands doigts aux ongles courts et incrustés de peinture sur les bords. Des mains de travailleur. J’en vois jamais d’aussi près, entre mon entourage plus occupé à brosser le sang de sous leurs ongles, Theo qui se les ronge et Seven qui fait va savoir quoi de ses dix doigts. « Qu'est-ce qu'il est con – » déclare Sephie dans une censure superbe. Qui ça, mon Guy ? Mais non voyons. « Pardon. Stupide, ton machin dehors ! » bon bah oui Guy, alors.

Il est comme toute bestiole, il suffit de savoir lui parler. Lui se laisserait amadouer par n’importe quoi pourvu que ça ait un accent anglais et un petit dégout pour la malbouffe. « Tu restes manger ? Maman prévoit de nous faire faire une crise d'hyperglycémie. Promis, je trouverai un os à curer pour ton bouledogue posté devant la porte. » J’éclate d’un rire tout séduit par son caractère. « Avec plaisir, si c’est d’accord pour vous. » J’interroge son père du regard, un peu chamboulée par les anneaux de fumée grise qui cerclent ses pupilles. « Bien sûr » qu’il dit dans un sourire. C’est pas comme si c’était la première fois qu’on m’incrustait à l’un de leurs repas de famille. J’espère qu’il y aura Lilith, j’adore Lilith. « Bien sûr. » je ne m’empêche pas de répéter, touchée d’être là. Parce que c’est officiel maintenant, hyper solennel. Acceptation faite. Élie est à bord.

« Et ne t’inquiètes pas pour le bouledogue, il ira sagement dans sa voiture, comme d’habitude. » j’ai évité de l’appeler Guy pour ne pas pouffer à nouveau comme une gourde. Mais bon, y penser me suffit. J’me marre en haussant les épaules. Guy. « Je lui ferai livrer une pizza bien grasse, qu’on voit si ça l’fait tourner de l’œil. » et je pourrai jouer les anthropologues en me cachant derrière une vitre couverte de buée pendant que je soufflerai dessus, fascinée par son dilemme. « Est-ce que tu peins, Sephie ? » que je demande en regardant la peinture de son père. « Je cherche une idée, pour décorer mes murs, un truc qui ne ressemble à l’intérieur de personne. » alors pour le faire, qui mieux qu’une Anderson ?

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MessageSujet: Re: « Guy × Sephie & Élie »   Jeu 23 Mai - 23:00


Rien ne saurait égaler les repas selon ma mère. Cuisinant à chaque dîner de quoi nourrir tout un régiment, elle passe des heures entières aux fourneaux à mitonner tout ce que son esprit lui dicte, pour mieux se lamenter doucement des restes s'entassant dans le frigo à la fin de chaque repas. Et chaque soir, la même idée traverse son esprit : celle d'aller donner tout ce qui n'a pas été mangé à tout les affamés, tout les mal-nourris qu'elle croisera.
Elle cuisine chaque soir pour un régiment, parce que les gens crevant de faim au delà de nos portes lui fendent le cœur tant et si bien qu'elle se sent devoir les nourrir, eux aussi.


    « Avec plaisir, si c’est d’accord pour vous. »


Mon père confirme l'évidence qui pourtant semble la toucher, la faisant reprendre ses mots, en écho. Parfait, elle reste. Elle pourra donc dire à son escroc de père qu'elle a été bien nourri, que nous avons été gentils. Que les Anderson sont une famille bien sympathique, assez en tout cas pour ne pas avoir à poster devant leur porte un gorille en costume qui semble ne pouvoir s'exprimer que par souffles, signant son épuisement, son désaccord, sa frustration d'un même son.


    « Et ne t’inquiètes pas pour le bouledogue, il ira sagement dans sa voiture, comme d’habitude. Je lui ferai livrer une pizza bien grasse, qu’on voit si ça l’fait tourner de l’œil. »


Elle rit sans que je ne sache pourquoi mais je l'imite, blâmant le caractère contagieux de sa joie. Si – quand – elle sera maire à la place de son père, je sais qu'elle aura la décence de se débarrasser enfin de ses cabots minables, à peine plus profond qu'une piscine pour enfants. Elle fera un carnage, un malheur, réparant les tords que ceux avant elle ont laissé traîner par manque de clairvoyance, de cœur, de conscience.
Et même si le présent ne lui présente qu'un futur qu'elle dépeint aux couleurs de rêves un peu déments elle aura alors la possibilité de faire la différence et la justice retrouvera ses titres de noblesse, grâce à elle.


    « Est-ce que tu peins, Sephie ? Je cherche une idée, pour décorer mes murs, un truc qui ne ressemble à l’intérieur de personne. »


L'imagination est un don que je ne possède pas, l'ayant laissé tout entier à ma jumelle. C'est à Lilith qu'il faudrait demander, tant sa tête regorge d'idées : elle serait capable d'en trouver une dizaine dans un battement de cœur, toutes belles parce que venant d'elle.
Je suis certaine qu'elle pourrait, comme elle se veut capable d'accomplir tout le reste, aider Élie dans ses projets, donnant à son univers un décor qui lui appartient tout entier.


    « Évidemment que je peins ! »


Mordant ma lèvre, j'accroche le regard de mon père coloré d'une malice qu'il tente de brider, creusant un peu ses joues pour maintenir sa bouche fermée, ne laissant aucun son en sortir.
Je sais peindre, évidemment. J'ai appris le maintient, la pose, les mouvements que doivent esquisser mes mains en observant mon père faire. J'ai appris que l'important était de visualiser, d'ancrer le moment à immortaliser contre ses paupières, pour le voir prendre vie à chaque fois que nos yeux se ferment. J'ai appris que nos doigts ne peuvent rien faire si notre cœur de les guident pas, que la nostalgie et la tendresse se prêtent plus aisément à l'aquarelle.


    « Je suis particulièrement douée pour peindre les canards. C'est assez impressionnant. Je maîtrise aussi plutôt pas mal les soleils, les bestioles poilues et les nuages. C'est assez abstrait, mais avec la bonne perspective, c'est criant de vérité. » J'essaye de ne pas regarder mon père mais sais qu'il aborde son sourire, celui annonçant le rire. « Enfin, ça peut.» J'accroche le regard d'Élie, épuisant mes maigres réserves de sérieux. « Parfois. » Mais trop tard. Le rire de mon père s'élève dans la pièce, déchirant mes mensonges que mon rire achève, se mêlant au sien. « Bon, ok, jamais. Je serai incapable de peindre même si ma vie en dépendait. »

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MessageSujet: Re: « Guy × Sephie & Élie »   Jeu 23 Oct - 21:46


Y a des tableaux dans le manananoir, tout un tas. « Des vieilles croutes ! » comme Lenny les appelle quand il croit qu’on l’entend pas. Des scènes macabres, pleines de gens qui chialent. Y en a même un d’un homme nu qui comme ça, de dos, ressemble fort à mon maire. Il écarte les bras comme un prophète à l’envers.  Il fait réagir M. Alors je l’aime. Même si je l’aime pas, juste parce qu’il me rappelle chaque fois l’expression qu’il avait quand il l’a vu pour la première fois. « Une jeune croute, pour changer. » j’avais dit à Lenny qui s’était marré avant de vite s’arrêter en réalisant que ouais, j’étais au courant. Je savais.

Alors c’est pas un truc comme ça que je voudrais chez moi, dans mon petit appart tout en bas. Je voudrais qu’on me peigne à même le mur, un truc qui vienne d’un cœur à part. « Évidemment que je peins ! » Ah ! « Ah ? » C’est vrai ? Mais c’est parfait tout ça. Je me redresse, bien droite dans ma chaise d’Anderson. J’aimerais entrer dans la tête de son As de père quand je vois son demi sourire barré par ses iris gris. J’me demande s’il accepterait d’enlever sa chemise.  « Je suis particulièrement douée pour peindre les canards. » Mais j’adore les canards ! « C'est assez impressionnant. » Évidemment, tous les canards le sont. « Je maîtrise aussi plutôt pas mal les soleils, les bestioles poilues et les nuages. C'est assez abstrait, mais avec la bonne perspective, c'est criant de vérité. » Mais oui mais très bien, tu es engagée.

« Enfin, ça peut. » Je la regarde du coin de l’œil. Y a un truc qui irradie à côté mais tout va bien, ce ne sont qu’Ace et son sourire. Sa voix dégringole quand elle rajoute  « Parfois. » et qu’ils se marrent en me laissant adoratrice du spectacle. Ça me donne envie de tirer mon maire par le coude pour lui dire « Tu vois ? Tu vois ? » en le trainant jusqu’à leur cuisine. « Ça ! » et les montrer du doigt. Ça. C’est de la science-fiction pour moi.

Je souris en serrant une main sur ma tasse toute froide. Un truc m’échappe. Je me demande si c’est comme ça que Lenny se sent tout le temps, pas trop sûr, un peu con. « Bon, ok, jamais. Je serai incapable de peindre même si ma vie en dépendait. » Aah ! Alors c’était ça. « C’est pas grave. » que je l’excuse avec le ton princier d’une bourge en flagrant délit de charité. Je lui souris, amusée par les restes de leurs rires accrochés partout dans la cuisine. « Je t’aime quand même, tu sais. » je lui tapote l’épaule pour la forme. Peut-être même bien que je frôle un peu celle de son père, comme ça, pour vérifier. Et on dirait bien qu’il est vrai. Que non, je l’ai pas halluciné. Je plisse les yeux, c’est quand même fou d’être aussi beau. Avec toute cette malice dans le regard on dirait qu’il a huit ans depuis trente ans.

« Peut-être que Lilith pourrait fabriquer un truc qui balance d’autres trucs ? » Non ? « Pour lancer de la peinture. » Bon. « Vous choisiriez les couleurs, bien sûr. » Oui, vous. Et je l’aurai mon mur comme personne. Du pur Anderson. J’irai probablement griffer tout ça avant que ça sèche, histoire d’y laisser une trace, d’y poser ma patte. Ça risquerait bien de dessiner une initiale, tout ce bordel. Une immense, une gigantesque. Un hymne à l’amour et à M.

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