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 “ Tame my flesh and fix my eyes, a tethered mind freed from the lies. ” ; Sadie & James

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MessageSujet: “ Tame my flesh and fix my eyes, a tethered mind freed from the lies. ” ; Sadie & James   Jeu 23 Aoû - 20:00


Elle m’a mordu avant que je la laisse, enchainée contre le béton de nos murs sombres. Hier encore, elle dansait ; elle était un putain de bijou qui savait dompter son monde plutôt que de louer une piaule en enfer, et le regarder faire. J’ai essayé de démêler ses cheveux, mais elle était agitée comme une môme contrariée et résolue à tout, surtout à m’emmerder. Elle secouait son visage que la folie a aminci, disant que Jey le ferait, qu’elle n’accepterait que lui. Un sifflement a percé mes lèvres, quand elle a dit « James… » et que j’ai senti venir « je t’aime. » en me laissant faire. J’ai posé, là, mon cœur à ses pieds abimés par des heures de rondes insalubres. Je l’ai laissé à terre, pour voir ce qu’elle en ferait. Et j’ai cessé de voir la folie dans ses yeux, j’ai plus rien vu de son manque, de son mal, de ses jeux. J’ai eu ma femme et un bleu au cœur qu’elle tenait. Elle tremblait, tandis qu’elle le faisait… Mais ce n’est pas moi qu’elle regardait. Non, elle lorgnait sur la porte dans mon dos. Ce n’est pas pour moi qu’elle frémissait. Ni qu’elle souriait avec tristesse. J’ai rien vu venir, dressé par ses caresses.
Mais quand j’ai posé une main sur sa joue, elle a attrapé mon pouce posé sur ses lèvres. Elle l’a mordu, faisant saigner mon cœur posé juste là, au sol. J’ai récupéré mes yeux trompés par la comédienne. Elle s’est assise, son visage masqué par l’ombre d’une rage passive. J’ai ramassé mon cœur lacéré de ses griffes, l’ai refoutu dans sa cage d’acier. Et puis « James. » elle a répété. Mais ce n’est pas à moi qu’elle parlait.

Je réentends la voix de Sadie qui répondait à la mienne. Un coup de fil fait au passé, tirant une corde entre nous et une amitié vieille de plus de vingt ans. Je lui ai donné rendez-vous pas loin de chez elle, dans un endroit blanchi de tous les souvenirs qui nous bouffent les tripes. Une zone qu’on ne connaît pas, qui attend qu’on la marque et qui ne voulait rien dire pour nous, jusqu’à maintenant. C’est un parc fait pour promener son cabot, un truc vert peuplé d’arbres immenses. Je pourrais y courir jusqu’à m’en déchirer les jambes si elles étaient reposées. Je pourrais hurler à m’en cramer les poumons si j’me sentais exister.

L’odeur de notre première rencontre me vrille le crâne, quand je la sens approcher. J’me trimballais de cœur en corps sans jamais poser le mien nulle part, marqué par un premier amour. Elle avait déjà John et un million de souvenirs heureux à caler entre leurs mains soudées. Mon souffle bute contre mon pouce toujours marqué par les crocs de la tarée qui a volé ma femme. J’en suce la peau, me soignant, percutant le goût de ses lèvres, de sa langue et de ses mauvaises intentions. Un frisson m’ébranle malgré le soleil qui cogne sur ma peau. J’ai l’impression que mon cœur rechute et ma seule main libre n’a d’autre choix que de le rattraper par les griffes. Je regarde mon doigt quasiment cicatrisé, le goût de Jersey encore en bouche. Je m’en ferais mordre tous les jours si cela suffit à me rendre l’ombre de ses baisers.

Autour de moi, y a des distractions à la pelle dans les feuilles qui planent, les bruits qui chantent, les menaces qui rodent, les dangers que les autres projettent mais je ressens comme jamais le parfum de Sadie, plus fort que n’importe quel trouble. Elle a toujours été plus concentrée que moi. Mes jambes pressent l’allure, je suis une trace invisible qui m’amène à mon amie, la seule personne à ne jamais m’avoir abandonné. Je me sens puer la joie quand je vois ses cheveux dressés par les quatre vents. A l’entrée du parc qu’on ne connaît pas, j’attrape l’épaule de celle que mon corps appelle par cœur. Et la retournant, la sonde rien qu’un instant. Partout sur ses idées se couchent un fantôme. Je l’attrape avec le reste, enfouissant ma Sadie dans l’étreinte de mes bras.

    « Feels like home. »
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MessageSujet: Re: “ Tame my flesh and fix my eyes, a tethered mind freed from the lies. ” ; Sadie & James   Lun 1 Avr - 15:10

Mon corps entier s'est dissous. Je porte sur mes os la carcasse d'une autre femme. Elle n'est pas moi. Ses vêtements sont trop grands, son courage s'est évaporé. Les muscles ont fondu, s'échappant à la course d'un navire prenant l'eau. Seule sa capitaine coulera avec le bateau. Noyée dans cette chair qui s'étire sur son squelette, l’étouffant du manque qui tue peu à peu le goût qu'avaient laissés les souvenirs quand le passé était autre chose qu'une histoire maintenant terminée. Mon reflet est d'un réalisme qui ne laisse filer aucune chance de croire à demain. Le gilet s'accroche à mes épaules comme sur un cintre trop maigre pour réellement soutenir la matière. Ma bague tiens de peu à la phalange de mon annuaire, s'accrochant avec détermination comme les cendres de mon amour pour John. Mon propre regard m'évite, incertain de ce que cette inconnue peut bien vouloir lui réclamer. Je n'ai plus rien à donner, on peut tout me prendre que je ne saurais pas le ressentir. Mon âme s'est liquéfiée jusqu'à couler douloureusement le long de mes joues dans une agonie que même la sécheresse des derniers jours ne peut effacer de mes traits.

Ce n'était qu'une sonnerie. Semblable à toutes celles qui agressent mes tympans cloîtrés. Contrairement aux dizaines de coups ignorés jusqu'au silence, ma main a reconnu son appel, saisissant contre mon gré le combiné. Un aboiement aux échos d'une autre vie. Une main tendue à travers l’abysse. James au bout des doigts.

Quitter cette épave pour un extérieur trop fragile. Il ne suffirait que d'un grain de sable contre ma cornée pour me faire perdre contrôle. Le monde ne mérite pas la destruction que je pourrais lui offrir. Jimmy dans le chaos d'une unique seconde où la peine a surpassé la raison. Mes doutes et mes jamais hurlent en moi, mais je les confine en mes veines, traversant la vie, traversant la rue.

Mon coeur effectue un battement, petit signe qu'il est proche. Mes doigts pourraient presque le dessiner. Il se construit sous mes yeux, comme un mirage aux assoiffés du désert. Je tends les doigts, souhaitant seulement qu'il soit vrai, qu'il soit encore mien, peu importe qu'on puisse me l'enlever. Son nom se soulève des ruines qui ont un jour été mon coeur, alors que ses bras m'enveloppent sans conditions, mon James.

« Feels like home. »

Dit mon ami le plus fidèle. Ma tête perdue contre son épaule. Mes doigts encrés dans son avant bras. Je le garde, refusant de le redonner à ce monde qui m'a tout pris. Je plante mes ongles dans sa peau comme un cabot qui marque son territoire. Sa barbe impossible à tenir chatouille ma joue d'une nostalgie qui me force à fermer les yeux.

« Even when home doesn't feel like it anymone. »

Mes mots sont toujours vrais face à James. Ils coulent de mes lèvres sans réflexion aucune, d'un instinct qu'il a de contagieux. Ne me laisse pas retomber dans le noir. Ne laisse plus le soleil me brûler. Tiens ma main jusqu'à ce que je puisse tenir debout, à tes côtés. Oh, James, ma constante, mon compas, ma boussole. Pointe-moi de la patte tout ce que le monde a à offrir. Fais de moi une petite chose qui vit dans ta poche et qui ne quitte jamais ton flanc rassurant. Je nous ai manqué, tu sais. Je vais revenir, je veux te le promettre. Même si ça prendra cent ans, je nous reviendrai.

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MessageSujet: Re: “ Tame my flesh and fix my eyes, a tethered mind freed from the lies. ” ; Sadie & James   Lun 29 Avr - 1:10

Il y a longtemps, nous étions deux adolescents. Deux morceaux de vies, des petites choses se croyant grandes et capables de faire sans rien, de faire semblant. Nous n’avons jamais été que des enfants jouant à la guerre. Elevés par son prélude, nous baignions dans le sang de nos parents, de nos frères. Rien, sinon notre sort, ne nous a paru réel. Nous avons créés parjures et pardons, inventant et dominant une race à part qui désormais nous contemple depuis sa moitié le trépas. C’est terrifiant, les choses que peuvent faire les enfants. J’ai l’impression de ne jamais avoir été innocent, de ne pas avoir connu de véritables années sans elles. D’avoir débuté mon existence à la seconde où j’ai été rallié à la sienne.

Elle m’a trouvé comme l’on remarque un chien abandonné. Jamais découragée par la pestilence que dégage son arrogance pure, dure et faite pour tenir des années, elle m’a recueilli, adopté, baigné dans les eaux planes de son foyer jusqu’à ce que je me sente assez chez moi pour m’y lécher les plaies. M’immisçant dans sa vie, je l’ai laissé entrer dans la mienne jusqu’à ce que l’entier couple qu’elle formait déjà m’accepte, me prenne et me garde en cabot fidèle, ultime totem d’une amitié sans faille.

J’aurais rejeté la terre entière, ainsi bafoué par mon cœur, tailladé par l’abandon qui me sciait veines et tempes. Alors minable, j’aurais pu mordre. Mais une lueur étrange a percé mes yeux aveugles au monde et sa beauté n’est, depuis, plus capable de me quitter. J’en suis imprégné, baptisé de son odeur, renommé d’après les battements de son cœur. Je suis sien, chien, jusqu’à la fin de ma vie qui cabote et les bosses qui l’emmerdent jusqu’à se croire capable de nous séparer. En vain.

Et ses cheveux sous ma joue ont su garder le même parfum, le même refrain d’une fille bien, d’une fille aux idées aussi grandes que son cœur d’ange. Plus forte que quiconque n’ai-je jamais rencontré, elle demeure ma référence absolue en matière de bonté d’âme. Elle qui a su dompter ma hargne. Voici que nous sommes rapprochés par l’inacceptable sans nom, seul capable de nous plomber les dents.

    « Even when home doesn't feel like it anymore. »

Je ressers mon étreinte, rendu malheureux par la sincérité de sa douleur. Ma gorge lui répond un quelque chose de grogné, de jappé, me rendant au chien que je n’ai jamais cessé d’être. J’approuve, je comprends et le fais savoir d’un trait de ma voix qui l’accueil avec un émoi troublé. J’aimerais la réparer de mes mains, lui bâtir un empire où vivrait son fils, ou reviendrait le mien. La laisser vivre et vieillir là, sur mon torse où le devoir n’a plus de prise, où nous demeurons les gamins qui se sont trouvés, qui se sont saisis en se promettant de ne plus jamais se quitter.

    « I know. But we’ll get through it, I promise. »

J’ai parlé avec ma voix de père, ce truc fort, grave et paternel, sincère comme jamais. Je la redresse, mes mains jamais prêtes à se défaire de ses épaules. Mes yeux dans les siens jurent une honnêteté brutale, typique de mes adages, semblable à tout ce qu’elle connait de moi. Je jure, croix de bois. La familiarité de son visage, comme très souvent, prend mon estomac en grippe. Un bonheur infaillible me gonfle les tripes, impossible à dénouer, invincible privilège d’aimer et se savoir être aimé.

    « We'll beat this. »

Whathever this is. Je ne parle pas de la mort, je ne parle pas du deuil, ni de la folie, ou du malheur. Mais d’une entité dissociable du reste, un plus, cette erreur de trop qui nous ronge les sangs, qui nous mord le temps, nous privant de tout jusqu’à faire de nous quelques ombres passant sur nos propres visages, pendant les beaux jours. Nous sommes plus forts que cette horreur qui nous démange. Plus forts que cette immondice qui nous poursuit et nous veut morts. Plus forts que cette terreur qui s’est infiltrée dans nos lits jusqu’à nous prendre pour amants, s’imaginant faire de nous ses choses. Nous sommes forts, nous l’avons toujours été. Ensemble, rien ni personne ne peut nous domestiquer.

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MessageSujet: Re: “ Tame my flesh and fix my eyes, a tethered mind freed from the lies. ” ; Sadie & James   Mar 4 Fév - 17:52

L’univers semble se composer d’atomes qui ont développé une haine profonde pour leurs semblables. Mon sang s’écoule à travers mes organes sous la menace qu’un jour notre monde implose sur lui-même, dans un moment où plus rien n’aura d’importance. J’attendais ce jour, enfermée dans la noirceur d’une maison aux volets fermés. La peine avait englouti les bonnes choses de la vie, me laissant seule avec le doute. J’avais cessé de compter mes joies, me refusant les petits bonheurs quand le premier nom sur ma liste a été rayé. Sous les cinq lettres, deux voyelles et trois consonnes, sous les lettres et l’agonie de son absence, mon cœur a cessé d’aligner les amours de ma vie. Si proche, se trouvait cinq autres lettres alignées sur le même modèle. Deux voyelles trois, trois consonnes. Un nom qui a toujours porté fièrement le courage d’avancer et de ne jamais laisser tomber. Le nom d’un ami prêt à mordre le monde entier pour ceux qu’il aime. Et ses grognements ne me font pas peur, ils sont le ronronnement d’une amitié improbable mais interminable. Des chaînes d’acier lient nos poignets, nos cœurs et nos destinées. On dit trop souvent qu’une âme-sœur est la personne qu’on mariera. Mon âme-sœur à moi sera cet homme fort qui n’est ni mon frère, ni mon amant. Mon âme-sœur a des manières de chien, mais c’est le plus fidèle cabot qu’on puisse avoir le bonheur de connaître. Le meilleur ami d’une femme.
 
Ses bras osseux s’intercalent entre mes côtes douloureuses retenant l’amertume bien en place, l’empêchant de percer ma peau pour se déverser au sol. James retient le monde sur ses épaules, l’empêchant de nous écraser sous son poids. Le temps a creusé un manque de lui. Aucun besoin d’expliquer parce qu’il sait sans parler. Ses sens me connaissent comme un livre qu’on aurait lu jusqu’à en connaître le moindre mot, pliant le coin des pages pour retenir nos passages favoris. Le temps est un bien étrange animal, effaçant des sentiments, en gardant certains intacts, suivant le fil des tremblements et des affaissements dans la métropole de nos cœurs. Les cœurs trouvés, les cœurs disparus, les cœurs recollés.
    « I know. But we’ll get through it, I promise. »

Je crois ses mots comme les paroles d’un grand livre religieux. Sa voix calme mes anxiétés, comme dans le passé, quand on s’est adoptés. Je m’en veux maintenant d’avoir été si empêtrée dans mon propre malheur sans avoir pris la peine de lui demander si le monde entier lui fait la vie dure. J’irai mettre en conserve les misères qui ont pu s’accrocher à ses cheveux, à son poil. Je les enfermerai dans une cage de fer, niant cette bonté qui me colle à la peau. L’action la plus juste demande une force au-delà de la simple bonté. Un altruisme rigide aux airs d’indifférence est préférable. Je ne suis plus propriétaire d’assez de patience pour continuer ma vie en ligne droite. Le jour où j’ai eu cet appel qui a tué mon espoir, ma trajectoire a fait un virage à 90 degrés, me propulsant dans une direction improbable. Le chemin était sinueux. Mes sens me poussaient vers une impasse, toujours plus loin de la lumière et de leur amour. Je ne croyais plus mériter leur chaleur, ayant laissé crever mon fils, ma bonté et sa vie. James et sa douceur rugueuse, ses paumes crevassées par les agonies d’une existence qui cours toujours en sens inverse de la facilité.
 
    « We'll beat this. »

Ses mots sont une conviction grognée, ils éveillent ce désir en moi d’aller toujours plus loin, de ne pas baisser les bras. On dit qu’on se relève pour celui qu’on aime, qu’on vit pour lui quand on n’a plus aucune autre raison d’exister. Je vis aujourd’hui parce que James me pousse, me tient debout, à bout de bras, d’une amitié forte comme l’unité des éléments. Le sol ne se dérobe plus sous mes pieds. Je veux marcher sur les pas de mes bonheurs, croire qu’ils pourront être surpassés par de nouvelles joies. Je veux le croire comme je veux vivre, avant d’oublier et de me laisser couler, sachant que cette fois, je ne retrouverai peut-être pas la surface. Les yeux de James sont d’une sincérité plus grande que ses orbites, elle coule à travers ses veines, s’infuse dans ses poumons, pousse à travers ses ongles. J’y crois, James. Tu me fais croire que c’est possible, à nouveau.
 
    « Now that you’re here. »

Avouent mes lèvres. Mes épaules se tiennent droites, humbles d’avoir à accepter que je ne saurai pas y arriver seule. Que James me tiennes la main, le temps que je réapprenne à marcher. Qu’il me sauve de moi-même, me nouant en lui. Que ses maux surpassent les miens, les écrasent d’une claque en plein visage. L’air glisse sur ma peau dans une lente acceptation. Le vent souffle encore, sans Timmy. La lumière touche mes épaules. Le soleil brûle encore, sans Timmy. J’aimerais me concentrer sur ce qu’il reste alors que mes pensées résonnent en echo. Sans Timmy . . . Sans Timmy . . . Sans Timmy . . .
 
    « Say something, anything. Tell me why the sky is blue, why we talk and breathe. How is our castle, how are the kids ? Please tell me about our kids . . . »

Tiens moi à bout de mots, comme une béquille, comme une jambe de fer sur un amputé. Fais de tes mots un escalier jusqu’à demain, jusqu’à un jour meilleur. Parle moi de notre école aux murs qui font grandir l’incroyable. Laisse-moi croire que cet endroit est intact, qu’aucune tragédie n’a anéantit l’espoir. Je veux croire que là bas, tout est possible.
 
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