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 | Et mes rêvent s'accrochent à tes phalanges ... | Jeff & Kaylie.

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MessageSujet: | Et mes rêvent s'accrochent à tes phalanges ... | Jeff & Kaylie.   Ven 2 Mar - 10:34

Je laisse glisser mes doigts sur le sol, me sens un peu cachée par ses voiles venue d'un ailleurs qui petit à petit réchauffe mon cœur.
Je suis seule au milieu du monde alors qu'aujourd'hui devrait être un des beaux jours de ma vie, j'avale difficilement ma salive. Comme cadeau, je suis sure que mon père m'aurait offert un couteau.
Je ferme les yeux, respire un peu, prends le temps d'assimiler ce qui m'arrive aujourd'hui, je le sens à l'intérieur de moi. Aujourd'hui, je grandis.

J'entre dans cette cours des grands, celle qu'on nous accorde lorsqu'on a quinze ans. J'ai un peu froid, j'aimerai pouvoir chanter mais j'ai l'impression que ça fait plusieurs mois que la musique m'a quitté.
Que l'enfance m'a lâchement laisser tomber. Que je grandis et que Peter Pan ne viendra jamais me chercher. Que le pays imaginaire n'existe pas, ou juste dans ma tête, je crois. Maman aurait fait un gâteau, je le sais.
La joie a quitté mon corps je crois, depuis que j'ai compris que tout ne ressemble pas à un jeu tout le temps. Depuis que j'ai pleuré devant mon héros préféré.

Mon short me semble trop petit, et je me dis que je devrai investir dans d'autres habits, quelque chose de plus grand, quitter le monde des enfants.
Je hurlerai au ciel pour qu'il me rende ma voix, mon espoir, tout ça, tout pour qu'il ne reste pas que cette guerre qui vit en moi. Celle de sauver le monde, celle de quémander un pouvoir à quiconque pourrait me le donner.
J'ai quinze ans et je demande des chansons de Disney, peu importe laquelle, je ne sais pas, je veux tout et n'importe quoi. Assise par terre, j'ai l'impression d'être à moitié moi, mes pensées fusent en tous sens, je me demande si ce soir April m'aura organisé quelque chose, pour me montrer que je ne suis pas seule, que mon anniversaire compte, oui.

    - Et demain soir, s'élève les lumières, comme c'est le jour de mon anniversaire ...


Et même si je grandis, je souhaite de tout mon cœur que la magie reste toujours avec moi.
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MessageSujet: Re: | Et mes rêvent s'accrochent à tes phalanges ... | Jeff & Kaylie.   Lun 8 Avr - 21:19



J’ai croisé un étranger chez moi aujourd’hui. Son regard me hante, ses traits familiers ont grondés le tourment de mon cœur qui pensait s’être un instant reposé. Confronté à lui, je n’ai plus rien su être sinon une toute petite, toute petite, petite ombre butant contre les murs qui la soutiennent, l’usent et la supportent. Son souffle a coupé le mien et nous nous sommes regardés tous deux, nous effrayant un instant. Sa peine était écrite en lettres mortes sur son corps, pendant lourde sur ses épaules autrefois hautes, couchées sur ses traits que la fatigue a adopté comme un infidèle repenti, malheureux de son propre sursit. Sur ses mains transparaissaient des veines qui pulsaient une tentation nouvelle, mais elles tremblaient tant que je n’ai pu les regarder longtemps. Le spectacle était anéantissant. L’avoir vu m’a vidé de tout mon sens.

L’impression d’un froid immense accompagnait ses gestes, coupés net. Je crois qu’il était malade, même son souffle m’a paru fade. Sous ses vêtements j’ai deviné un corps torturé par le temps, un torse rongé par le manque et des bras rendus si minces qu’une souris ne pourrait y faire son nid. La solitude pour seule compagne, il se fragilisait d’être. Il souffrait d’être. Il refusait d’être. Mais il était, et moi le regardant, en vins à me demander pourquoi, et comment. Ce fantôme me hante, me ressemblant étrangement. Ses yeux, plus que tout, refusent de déposséder mon esprit qu’ils heurtent à grands coups, s’armant de souvenirs.

Butant contre mes pieds, j’ai perdu mon chemin parmi les voiles. Mais j’ai mal. Tu sais mon âme, si mal. Si fort que rien n’importe. Et ma vue s’embrume, car mes yeux brûlent. Tout me prend, sauf la mort, et j’accroche fort mes doigts autour de mon poignet et les remords qu’il laisse danser sur l’air d’une berceuse qu’autrefois, j’aurais pu adorer.

- Et demain soir, s'élève les lumières, comme c'est le jour de mon anniversaire ...

L’image de l’étranger me suit comme une ombre et me rapproche de la voix qui a chantée, chantée, chantée mon cœur, jusqu’à toi. Poussé par le vent, les voiles et l’envie, je franchis le dernier pas qui laisse doucement mourir la solitude me sciant les hanches. Un mirage, posé à même le sol, se meut au grès du temps. Un instinct me prend de retourner sur mes pas, de retourner chez moi. De retrouver l’inconnu et le regarder des heures durant, jusqu’à penser le connaitre et enfin lui trouver un prénom. Mais, une symphonie me touche au ventre. L’idée, envieuse, d’un jour pas comme les autres a pris possession d’une moitié de ma tête. Je m’approche, séchant mes larmes d’un geste rageur de la manche, jusqu’à me sentir être ici, accompagné sur terre.

« … Bon anniversaire. »

Ma voix douce et pleurant encore demande presque, incertaine des minutes à suivre. Je mords douloureusement ma lèvre, jaloux du temps qui s’écoule pour les autres tandis qu’il est mort pour moi, tiquant sur la semaine qui m’a tout pris, depuis un an. Je le surveille et pourtant, j’ignore ce qu’il attend pour reprendre. Je m’assieds, parce que mes jambes tremblantes refusent mon poids et ne regarde plus rien sinon mes doigts fermés sur mes paumes froides.
Un spectre me ronge les sangs, peuplant mes pensées tournées vers son visage vidé par la peine. J’ai peur de lui, de ce qu’il pourrait me faire. Sa seule existence me parait étrange. Mon monde s’ébranle, depuis cette rencontre et son dénouement immonde. Il a peur pour moi. Son nom. Je ne sais pas. Son âge. Il n’en a pas. Une menace gronde depuis chez moi. Depuis que l’on s’est vus lui et moi. Mais depuis plus rien. J’ai croisé un étranger ce matin, dans le miroir de la salle de bains.

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MessageSujet: Re: | Et mes rêvent s'accrochent à tes phalanges ... | Jeff & Kaylie.   Sam 11 Mai - 10:28

Je me souhaite encore des centaines de rêves d'enfants quand mon cœur me lâche à moitié. J'ai peur qu'à force d'avoir trop attendu que quelque chose se déclenche en moi, plus rien ne s'y passe. Seul le temps trépasse. Je ne sais pas comment gérer ce que la vie ne veut pas m'offrir, ne sais pas comment faire face à mon incapacité à devenir quelqu'un. Incapable de voir et de penser de quoi sera fait demain. J'ai eu quinze ans, ce matin, et vingt ans maintenant. Et mes yeux se remplissent de larmes quand ils se posent une nouvelle fois sur mes habits d'enfant, sur ma solitude naissante. J'avale difficilement ma salive quand je me dis que j'ai quinze ans et que je ne me souviens pas de la dernière fois que j'ai prononcé le mot papa.

    « … Bon anniversaire. »


Me murmure une voix, j'en hausse la tête, regarde le ciel, et apparait son visage au milieu de cela. Comme un ange qu'il doit être il se tient devant moi, hésitant, je cherche quelque chose en son regard, n'importe quoi qui me dise que même si j'ai quinze ans l'espoir n'est pas mort pour moi. Même si je quitte le monde des enfants. Même si ... Des centaines de choses peuvent encore arriver demain, j'ai peur de parcourir le chemin.
Je me souhaite encore des centaines de rêves d'enfants quand mes peurs me conduisent en pensées jusqu'à April et son monde brisé. J'ai vu dans son regard la même chose que je vois dans le sien, vide de quelqu'un qui lui manque pour lui tenir la main. Nous sommes ces chiens, ceux qui ont été abandonné un matin de printemps, laissés pour compte dans un monde qui refuse d'accepter qu'on soit présents. L'aigreur de la vie me donne envie de vomir quand je pense que c'est elle qui nous a abandonné en premier. Je ne suis pas en colère, je suis blessée, vidée. Incapable de continuer. J'ai quinze ans, et je veux m'arrêter. Est-ce que cette guerre je pourrais vraiment la mener ?

    - Merci ...


J'articule en un sourire, comprenant qu'il m'a entendu fredonner cette chanson de Disney venu d'ailleurs de mes souvenirs d'avant, quand les choses semblaient simples, quand je m'énervais parce que mon couteau n'arrivait pas a se planter dans l'endroit souhaité. Toujours si grand face a moi, je hoche la tête pour l'inviter a venir s'assoir à mes côtés, je l'invite dans mon monde que je veux révé. Que je veux partager.

    - Aujourd'hui plus que les autres jours je me demande de quoi sera fait demain ...


Je me demande si enfin je vais devenir quelqu'un a leurs yeux, quand les gens comprendront que dans le ciel les gens ne sont pas forcément heureux et que les anges y vivent en ayant perdu leurs ailes parce que la souffrance les fait se plier. Se briser. Dans le ciel de Savior High tout le monde attend qu'une délivrance vienne enfin ... Et moi en attendant ? Je ne nous souhaite des milliers de rêves d'enfant pour que les sourires renaissent, pour que les vie reprennent. En attendant ... Des milliers de rêves d'enfant.
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