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 |- Paper Flowers ♥ Cléo.&.Léo -|

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MessageSujet: |- Paper Flowers ♥ Cléo.&.Léo -|    Mer 15 Fév - 21:34


Dans un noir complet, la lune semble avoir déserté le ciel. Seules les lumières des insomniaques accompagnent les réverbères qui veillent la ville. Le silence a pris d'assaut les chambres ne laissant que la beauté du sommeil à ceux qui savent la contempler. Léo Callaway ne dors pas tout à fait. Fabulant entre le profil et la courbe de l'épaule de celle qu'il aime. Ses doigts restent postés dans la chevelure abandonnée sur l'oreiller. Il abjure le soleil de se lever pour le séparer inlassablement de Cléo, sa compagne aux sombres contours. Distillée aux quatre coins de son corps, Cléo ne se compare à aucune femme. À la fois forte et fragile, elle émerveille Léo de sa force et de sa constance.

Rencontrés dans l'ombre d'une autre vie où ils se sont liés dans le secret des ténèbres, ils ne sont pour l'instant que deux amants assoupis, dans une valse avec le sommeil. Cléo est la seule à connaître Léo en tant qu'ombre de justice et homme de loi. Elle le voit, presque chaque matin, boutonner une chemise d'un bleu clair, ses yeux brillants d'espoir de faire changer le monde, un cas à la fois. Bien qu'elle se garde de l'accompagner à travers sa vie publique, il a le souhait secret qu'elle devienne sa complice aux yeux du monde. Une amie qui possède indiscutablement son coeur. Léo échappe à sa contemplation pour tomber dans un sommeil léger. Il se réveillera dans quelques heures au même moment que sa noctambule aux yeux de braise. Elle qui brûle d'une logique sanglante. Des méthodes que Léo se force de respecter, comprenant son besoin de justice. Cette force qui pousse à détourner le cours normal des choses.

Ses doigts enroulés autour de ceux de Cléo, Callaway ouvre les yeux quelques secondes après qu'aient papillonnées les paupières de sa belle. Une faible lueur s'écaille à travers les immeubles, imperceptible lorsqu'on ne connaît pas la nuit comme la paume de sa main. Quelques heures de paix pour oublier les horreurs qui se déroulent sous nos yeux éblouis. Parfois, Léo s'emporte de frustration. Il se demande si le juge en face de lui est aveugle, ou n'en a tout simplement rien à faire de la vérité et de la justice. Léo, avec une conviction comme la sienne, ne plaide que pour des cas qu'il sait honnêtes. De quoi pousser son éthique à l'action. Lorsque les failles du système laissent filer des criminels, Léo les endort d'une mort en flacon. Ses doigts y posent une fleur aux allures funèbres. Une fleur toute autre que celle de son amour pour Cléo.

Les yeux gorgés de sommeil, Léo s'est depuis longtemps habitué à assister aux merveilles du visage de Cléo qui succombe au sommeil. Jamais ne rentre-t-il chez-lui pour la trouver endormie dans ses draps. Et jamais elle ne reste endormie quand il se lève à l'aurore. Léo ne formule aucun bonjour, n'ayant jamais quitté sa belle depuis leurs derniers mots nocturnes, il y a quelques heures. Ses yeux brillent du sourire accroché à ses lèvres. Son bonheur s'étire pour déposer un baiser sur la bouche de Cléo. Quelques secondes avant que la sonnerie acharnée du cadran ne se déclanche, Léo l'éteint pour profiter paisiblement de ces quelques minutes qui précèdent la brusque réalité. Son nez glisse amoureusement contre celui de Cléo. Une douce envie se transforme en besoin pour l'avocat aux différentes facettes. Parties de lui qu'on réclame aux quatre vents. L'idée a été lentement étudiée, ne souhaitant pas forcer la main de celle qui partage sa vie. Une simple suggestion à laquelle il acceptera le verdict de Cléo. Sans ciller, Léo Callaway s'exprime des mots qui percent la perfection de son réveil.

« Dimanche, comme chaque semaine, je vais manger chez mes parents. . . La semaine passée, ma mère m'a dit qu'il serait temps que je lui présente celle qui fait briller mes yeux, et que la demoiselle en question était la bienvenue quand elle en aurait envie. »

Parce qu'en plus d'être fleuriste, Lilly Callaway sait lire dans les yeux. C'est une intuition, un sixième sens. C'est avec ses yeux honnêtes et bons que le père de Léo l'a fait tomber en amour. Il n'aurait pu le faire de ses mots, muet de naissance. Léo Callaway est toujours attendri lorsqu'il pense à ses parents qui se sont trouvés dans cet univers. Deux être parfaits l'un pour l'autre. De ceux aiment tout autant les qualités que les défauts de leur partenaire. Léo reste songeur, ne demandant pas une réponse immédiate, simplement que Cléo considère de rencontrer ses parents. Les Callaway l'aimeront sans borne, tout simplement parce que Léo l'aime véritablement. Il est heureux et ça se voit.
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MessageSujet: Re: |- Paper Flowers ♥ Cléo.&.Léo -|    Mer 27 Mar - 22:48


J'ai encore contre les paupières l'écho de cauchemars avortés avant d'avoir su me hanter. Dormant d'un sommeil apaisé par les réminiscences d'une voix d'archange chantant mon nom lorsque l'horreur menaçait de s'en mêler, j'ai gardé mes cauchemars roulés en boule contre mon cou pour un temps, eux qui n'attendaient pourtant qu'un instant de faiblesse pour frapper. Dès demain pourtant, le manque de sommeil les aura soignés et ils reviendront flirter avec mes pensées, les effleurer jusqu'à trouver une brèche pour me précipiter vers l'inconscient et mieux me dévorer.
Mais je les ignore, les oublie pour un temps, bénissant cette accalmie dont l'origine s'impose à moi lorsque, ouvrant les yeux, je capture les siens.

M'éloignant de celle que j'étais autrefois, que je redeviens encore parfois. De celle qui ne connaissait de l'amour que ces pulsions qui ravagent les corps et les âmes, ces désirs bestiaux ne demandant ni pardon, ni permission. Ses monstres sans âme justifiant leurs horreurs à grands coups de sentiments. Je les haïssais, si fort que j'en suis morte à moitié, maudissant jusqu'à mon nom pour faire de mon existence un chemin pavé de sang.

Et je blâmais l'amour qui ne dissimulait dans mes pensées que des désirs odieux en sommeil, juste sous la peau, prêt à s'éveiller. Je blâmais l'amour, ne comprenais rien aux fabulations qui le façonnait, aux horloges qui s'arrêtent pour un battement de cœur, aux rivières qui s'écoulaient à l'envers et aux papillons naissant d'un baiser.
Je ne connaissais de l'amour que son contraire, la haine. Je n'ai jamais compris, jusqu'à lui.


« Dimanche, comme chaque semaine, je vais manger chez mes parents. . . La semaine passée, ma mère m'a dit qu'il serait temps que je lui présente celle qui fait briller mes yeux, et que la demoiselle en question était la bienvenue quand elle en aurait envie. »


Interdite, mon cœur flanche, esquisse une symphonie bancale teintée de peur et de regret.
La peur d'abord, vicieuse de se savoir visible dans mes yeux, comme chacun des fantômes fait de sang m'accompagnant. La peur, surtout, qu'elle puisse lire les hécatombes sanglantes de mon regard.
Le regret, ensuite. Le regret de me savoir moi qu'une simple femme ou au contraire peut-être, beaucoup plus que cela, demeurer un assassin. Car comment réconcilier les fragments opposés d'un existence écartelée entre des nuits maculés et les journées à traquer des ombres pour mieux m'y confondre ?

Pourtant un sourire nait sur mes lèvres lorsque je songe que lui a su le faire. Léo a su ramasser les morceaux éparpillés de moi et les réunir, les recollés. Les enjoliver et les réparer. Il a su m'offrir les contours flous d'un futur qui chaque jour passé à ses côtés clarifie.
Léo est avec moi et grâce à lui, j'oublie. J'oublie les chiffres du cadran qui pourtant dessinent déjà les contours flous d'une aube à laquelle je n'appartient pas et qui bientôt me le dérobera. J'oublie la lumière et cette loi en laquelle il croit qui chaque matin l'éloigne de moi pour le voir devenir cet homme bien trop bon pour moi.

J'oublie tout. J'oublie les jours, les nuits, les cris ; j'oublie mes songes et mes insomnies. J'oublie, pour n'être que moi, soudainement si faible, fragile et sereine. Si incroyablement humaine.
Alors, je n'ai plus peur de rien, ne regrette rien, pas même de sang maculant mes mains.


« Serait-ce ridicule d'offrir des fleurs à une fleuriste ? »
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MessageSujet: Re: |- Paper Flowers ♥ Cléo.&.Léo -|    Mer 3 Avr - 20:53

Un sourire danse mystérieusement sur les lèvres de Cléo, elle qui enivre Léo à simplement partager la même pièce. Il remercie le ciel, de lui avoir donné un amour comme le sien. Léo, aux questions de Lilly Callaway sur sa vie sentimentale, avait l'habitude de hausser les épaules, bien trop épris de Justice pour songer une seconde à se caser. Oh, ça n'est pas un secret qu'il ait toujours voulu se marier et peut-être un jour mettre au monde une ou deux âmes, mais le devoir avait main ferme sur son coeur. Et il ne faut pas être bête, jamais il n'aurait pu mentir quotidiennement à son amour, et cela même pour la protéger. Léo aime l'entente réciproque et silencieuse qui le lie à Cléo. Ils ont tous deux un secret, ainsi que quelque chose à protéger. Ce serait mentir que de dire qu'ils connaissent chaque méfait de leur tendre moitié, mais ça ne les empêche pas de s'avouer la vérité. En ce matin, Léo sait qu'il n'a besoin de rien d'autre que Cléo pour être comblé. Elle l'émerveille, grande dame de la nuit, amante de ses soirs, ode paradoxale à son combat. Il laisse glisser son doigt sur la peau de sa belle, traçant les plis qu'ont laissés les draps. Les cils de Léo comptent un battement, alors qu'il ne presse en aucun cas sa douce à faire le grand pas.

« Serait-ce ridicule d'offrir des fleurs à une fleuriste ? »

Le coeur de Léo pourrait sauter de sous sa peau, alors qu'un calme sourire s'installe à son visage. La simple considération que montre Cléo en cette seule phrase renforce tout ce qu'elle représente à ses yeux. Léo se croirait capable de soulever des montagnes, si elle le lui demandais. Rien ne serait moins ridicule que sa Cléo offrant des fleurs à Lilly Callaway. La maman de Léo aime les fleur comme elle aime les gens. Elle s'est toujours fait le plus grand des plaisir à conseiller la parfaite attention à travers un bouquet méticuleusement assemblé. Certains composent des symphonies, d'autres se font les messagers des meilleurs sentiments. C'est avec une douce euphorie qu'il commencera ce jour, celui où la possibilité d'une union au grand jour perce peu à peu les défenses bien étagées de son amour. Que peut-il bien répondre à ça, quand Cléo lui offre le futur, une main tendue, l'autre sur le coeur.

« Non, ce serait une merveilleuse attention. »

Léo cherche comment dire à Cléo qu'elle lui coupe le souffle à simplement être elle-même. Quels mots pourraient vraiment transmettre l'affection qu'il lui porte sans tomber dans les clichés. On a déjà tout dit à une femme, la plus belle des poésies et les plus terribles mensonges, mais ces hommes ne l'ont jamais ressenti comme Léo, à même le bout de ses doigts et le bleu de ses yeux. Il inspire un silence, ne souhaitant pas briser le moment précieux où vivent ses rêves et ses espoirs. S'il combats le système, c'est parce qu'il sait encore rêver à un monde meilleur, un monde où la justice n'abandonne pas les hommes.

Les mains de Léo Callaway prennent celles de Cléo, doucement, fermement, comme s'il voulait les garder pour lui seul, les adorer, les protéger, peu importe le sang et la mort. Les tympans de Léo lui soufflent le début d'une sonate qu'affectionne particulièrement Lorenzo Callaway, comme le signe que son père partage son bonheur. L'avocat regrette parfois de ne pas pouvoir passer plus de temps en tête à tête avec le Steinway qu'il s'est offert, mais la justice ne connaît aucun loisir. Ce serait un crime de fermer les yeux quand il peut combler les lacunes d'un système bancal. Il croit que le monde mérite une chance d'atteindre la justice, la pure, la vraie.

« Et qu'est-ce qu'on offre à une femme quand les mots ne suffisent pas ? »

Le nez de Léo vient s'insinuer derrière l'oreille de Cléo. Alors que ses bras la serrent de près, à l'en étouffer. Il retient l'envie de la mordre à l'épaule, de la goûter. De la garder jalousement pour lui seul, alors qu'elle mérite le monde entier.
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MessageSujet: Re: |- Paper Flowers ♥ Cléo.&.Léo -|    Jeu 18 Avr - 22:00


J'oublie tout, me racontant des histoires où le jour m'accepte enfin et me porte, me dépose contre son ombre que la lumière dessine à l'encre d'une justice bien moins sanglante que celle que je répands. J'oublie et m'imagine combler mes longues journées d'éclats de vie quand mes nuits édifient des cathédrales pavées de cadavres que je baptise de mon sang, de ma rage. M'imagine connaître par cœur le tatouage atroce du soleil, son empreinte brûlante et son carcan incandescent.

Et si l'oubli venait à ne pas suffire, j'irai travestir mes rêves d'une innocence teintée aux couleurs de la vie. Je prêterai à mes songes la candeur d'un enfant aux yeux azur que je devine parfois flirtant aux frontières de mon sommeil, aveugle au sang et aux drames qui se jouent face à lui. J'inventerai une nouvelle moi que le jour s’abîmera pas, laisserai mes plaies sécher au soleil jusqu'à ne plus en être effrayée et irai quémander au froid quelques instants de paix pour purifier mes maux et mes mains maculés lorsque le soleil m'aura brûlé.
Je fabulerai jusqu'à rendre mes mensonges vrais. Jusqu'à me savoir être digne de lui, jusqu'à construire une vie avec l'amour pour seul futur, le froid pour unique passé.


    « Non, ce serait une merveilleuse attention. »


Perdue dans les méandres de mes sentiments dont la dualité m’oppresse, mon cœur s'affole jusque son ma peau rendue fébrile par les doutes qui m'assaillent. Je connais Lilly Callaway pour l'avoir entendu en parler des heures durant, chantant les louanges de cette femme presque trop belle pour exister et de son époux silencieux dont l'amour suffit à écraser les barrières que le silence lui impose.

Je la connais, la devine, la sait capable de sonder les âmes, décelant d'un regard les fantômes les plus sombres de nos histoires. Que verra-t-elle, dans mon regard ?
Lira-t-elle les hécatombes sanglantes dont le souvenir macule mon âme ciselé d'une colère impure, parce que maculé par les décès que j’amasse ?
Verra-t-elle les souillures accolées contre ma peau qui souillée de force, m'a échappée tant et si bien qu'elle m'est devenue étrangère, emblème d'une vie gâchée comme d'autres l'on été et le seront encore après moi ?

J'en viens alors à regretter de ne pas être plus qu'une simple femme, vierge de tout vice avec tout seul ombres quelques bleus à l'âme que la vie y aura apposer mais qu'elle aura oublié, presque sans y penser. Une de ces femmes qu'on offre au monde, qu'on protège, qu'on adule, qu'on espère et à qui on s'attache pour une vie entière.

Mais mes pensées se taisent lorsque Léo enserrent mes mains dans l'étau des siennes. Je me fiche de ces femmes là et de leurs petits fantômes. Je me ficherai de tout aussi longtemps qu'il sera là, me promettant à chaque souffle un espoir nouveau, m'arrachant à cette vie pendant trop longtemps reniée au profit de la mort. Le promettant posséder plus que ce qu'à su être mon existence, durant ce qui me semble être une vie entière.
Cette vie qui était la mienne avant que Léo ne s'en empare, qu'il la devine, la comprenne, l'accepte ; qu'il la répare et la fasse sienne, apposant son nom partout contre elle.


    « Et qu'est-ce qu'on offre à une femme quand les mots ne suffisent pas ? »


Soufflant un baiser contre sa nuque, je relève la tête pour fixer ses yeux quand un sourire s'étend sur mes lèvres. A quoi servent les mots lorsqu'il m'a offert un rêve et la grandeur nécessaire pour le faire prendre racine dans la réalité. Un futur insensible aux horreurs que je laisse derrière moi dès l'instant où son visage apparaît. La possibilité de voir dans l'ombre de mes morts une cause presque noble, saine parce que reflétant toutes ces âmes vengées, ces âmes sauvées. C'est une vie entière, qu'il m'a offert.
Ne me laisse jamais partir.


    « J'aimerais... »


Mes mots cavalent et se perdent, s'écrasant contre ma gorge dans une douleur étrange. J'aimerais tellement qu'il rencontre ma famille, celle qu'il me reste, celle que je me suis construite.
Qu'il rencontre celui qui m'est le plus chère, celui qui m'a adopté, m'a accueilli, m'a guéri juste assez pour me laisser le rencontrer. Celui qui écoute mes récits pour me laisser m'en défaire en lui en offrant la moitié, qui berce mes douleurs de ses silences.


    « J'aimerais que tu rencontres Raphaël. »


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