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 « Empty With You » - Cléo.&Rapha.

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MessageSujet: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Dim 29 Jan - 1:40

Spoiler:
 

Le verre glauque de mes fenêtres me renvoie l’écho des couloirs vides. Les chandeliers troublent le froid de ma solitude. Flammes d’incandescence qui brûlent d’une passion archaïque. Créant l’ombre d’une vie sans l’esclavage de l’électricité. Sujet à ma propre volonté. Libre de mes pensées. Mes statues d’éternité s’illuminent dans la nuit.

La tiédeur de l’endroit est incongrue. Je souffle une bougie. Coupant chaleur et lumière. Mes entrailles m’ont soufflé le scénario d’une pièce chère à mon cœur. Mise en scène : Ma demeure glaciale. Protagoniste : La femme qui surpasse mes rêves les plus fous. Action : Sa venue dans mes quartiers. La nuit est notre moment. Ses visites détruisant mon cycle d’insomniaque. Le sommeil toujours plus beau après son départ. Les chandelles brûlent ma cornée. Leur lueur est tyrannique plutôt que rassurante. Un ultime effort pour prolonger sa visite. Elle qui brûle de la rage passionnelle. Ne pouvant passer sa vie dans les méandres de mon esprit stoïque. Une couverture de laine reste pliée en quatre sur le bras du fauteuil. Attendant paisiblement sa venue. Je n’en ai pas d’utilité. Ma peau se maintient à une température qui s’accorde à mon environnement. Glaciale comme mon cœur esseulé.

Par le bruit du vent qui claque contre ma porte, je sais qu’elle sera là. Si furtive que jamais je ne pourrai la saisir. Elle qui capte mes silences comme le ferait les glaciers. Sa présence est la seule dont j’aie besoin. Cléo est le pendule qui rythme mon cœur détraqué. J’ouvre la porte avant qu’elle ne cogne. Mon jardin de givre est la boîte à surprise d’un ventriloquiste à la retraite. Mon armée d’éternité suffit à effrayer les plus hardis. Mais pas elle.

La voilà. Sa main à mi-chemin entre sa poche et la poignée. J’ai envie de mordre ce souffle de buée qui s’échappe de ses lèvres. Pour capturer qui elle est. Ses yeux tremblent d’une profondeur qui me coupe le souffle. Mon espoir entre dans mon chez-moi. Son cœur bat si fort que je l’entends briser le marbre de mon existence. Je ne parle pas, la laissant me suivre jusqu’à ma vaste cuisine. Un sceau de glace fond tranquillement sur le fourneau où aucun feu ne brûle. J’y trempe une serviette que je tords d’une seule main. Mon attention toute entière n’a jamais quittée Cléo. De la serviette glacée, je lave ses mains où persistait la teinte écarlate qu’elle n’a pas su effacer dans le noir. Le sang ne me fait pas horreur. Rouge d’une vie qu’il détient. De mon pouce, j’essuie un point rouge qui s’était perdu sur sa joue. Mon mouvement se termine en une caresse du bout des doigts jusqu’à la perfection de son menton.


Dernière édition par Iceman le Lun 12 Mar - 4:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Dim 29 Jan - 14:51

Perdue dans le creux d'une nuit brûlante de haine, je laisse l'obscurité épouser mon ombre, dissimuler mes intentions aux cœurs sains et l'embrasse comme je m'y complais, presque amoureuse de sa beauté. Parce qu'elle ne saurait écorcher aucune âme pure de tous vices, je la garde contre moi, en fais ma plus belle alliée.

Et je cache mes mains, porteuses de mes drames, lorsque leur sang noirci par la nuit me renvoie à ces monstres et leurs démences. J'ai saigné, cette nuit, et son cœur jure, il brûle. Et mes intentions comme chacun de leurs échos m'ont conduit ici, devant cette porte de glace qui promet l'apaisement de quelques instants.
Ma main se lève toute tremblante de rage et de sang vers la porte qui déjà, s'ouvre pour le laisser apparaître, empereur d'un royaume de glace d'où mes peines savent qu'elles en ressortiront en paix.

J'interprète ses silences comme je les aime, connais chacun d'eux et les laisse me bercer, m'apaiser tandis que déjà, il débarrasse ma peau de ses péchés pour n'y laisser que le vrai, l'impitoyable justice que ma moral autorise puisqu'elle la sait aussi légitime que méritée.
Sa peau glacée apaise la mienne lorsqu'elle accroche mon visage et mes yeux se ferment pour mieux laisser le froid me pénétrer jusqu'à l'âme. Je souris un merci dans sa langue à lui, qui tord mes lèvres, flamboie encore un peu.

Mais s'il connait la langue du silence, il supporte chacun de mes mots. Alors je parle, parce qu'aucun de mes maux ne saurait s'apaiser sans lui être conter.
Je parle, et salie son silence de mes horreurs que le froid endort.

« Elle s'appelle Sophie. A peine treize ans, encore une enfant. Elle ne sort plus de sa chambre, hurle lorsque l'on tente de l'approcher. Aucun examen, donc... » Et son horreur a pris les traits d'un parent qui jusque dans ses nuits, doit hanter son esprit qui depuis, ne connait surement pas le moindre répit. Elle tremble de se savoir respirer sans arriver à en crever, et malmène son être entier de ne plus être qu'un amas de chair et d'horreur. Elle... Rapha, elle ne t'a pas pour ange.

« Son oncle est passé, un jour qu'elle était seule chez elle. Elle l'a laissé rentrer, bien sûr. Son propre oncle. Sa chair, son sang... » Un sursaut tord mon ventre qui réclame encore, rêve de faire rougir à nouveau une sentence qui le brûle comme elle frappe, implacable. « Il a été reconnu non-coupable. Pas de preuve, pas de témoignage et la fillette... La fillette qui refuse d'être approchée, qui en a oublié comment parler... Léo a contacté les parents, pour les convaincre de faire hospitaliser la petite, de faire appel mais... » Mais qu'importe la loi lorsque, boiteuse, elle offre une justice tronquée à celui qui saura le plus habillement cajoler ses serments.

« Et il a rit, lorsque je cherchais des regrets dans sa voix. Il a rit, Rapha.... » Alors, ma liane a tremblé dans ma main, tremblé si bien que son rire s'est tu sous les assauts de ma rage.
Et je l'ai saigné veine par veine, d'une langueur vicieuse, attisant les flammes de mes drames avides de son sang. Je l'ai saigné vivant, recouvrant de ses hurlements chaque pavé contre lesquels ses rires avaient eu l'audace de ricocher.

J'ai souillée la nuit, Rapha, l'ai purifiée ; et le brasier de ma haine bouillonnant contre mon cœur me le rappellent encore.


Dernière édition par Sady Blues le Mar 26 Mar - 18:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Mar 31 Jan - 23:38

Mes silences filtrent les mots qu’elle égorge de son sang froid. Ses yeux vacillent entre l’inconscience et ce qui trouble sa nuit. Sa cage thoracique se débat contre son cœur qui est plus vivant que jamais. Alerté par la mort sur sa peau. Perturbé par l’horreur de notre civilisation. Rien de plus que des animaux dont la conscience a tué la raison. Mon code d’honneur condamne la cruauté sans nom. Cléo est une reine sans pitié. Et elle se doit de défendre ce en quoi elle croit. Son doux visage porte le nom de la vengeance des enfances volées. Alors que je revendique le titre d’Artiste. Titulaire d’une beauté éternelle. Metteur en scène d’un spectacle aussi grandiose qu’il en est horrible. Cléo se fait la narratrice d’un conte sanglant. Alors que mon silence apaise ses maux.

« Elle s'appelle Sophie. A peine treize ans, encore une enfant. Elle ne sort plus de sa chambre, hurle lorsque l'on tente de l'approcher. Aucun examen, donc... » Et je devine le mal sans nom que cette petite vit chaque jour. Mes pensées exécutent un balais malsain alors que la possibilité d'immobiliser son chagrin à jamais s'insinue dans mon esprit. L'idée tourne en rond autour de mon coeur gardé par les idéaux de ma muse. Jamais je n'irai contre sa volonté de fer. Mon respect pour cette femme incroyable dépasse de loin mon égoïsme d'artiste aux limites changeantes. Cléo est le nom de ma conscience.

« Son oncle est passé, un jour qu'elle était seule chez elle. Elle l'a laissé rentrer, bien sûr. Son propre oncle. Sa chair, son sang... » Son sang que tu as rendu par galons au sol gercé de misère. Les globules rouges d'une lente agonie. Celle du monstre. Les mots sans force qui sont glissés jusqu'à mes oreilles ont perdu de leur ardeur. Ma justicière reste impuissante devant ce qu'elle connaît trop bien. Le vice en sa forme la plus pure. Le tremblement dans sa voix attendrit mon coeur de pierre.

« Il a été reconnu non-coupable. Pas de preuve, pas de témoignage et la fillette... La fillette qui refuse d'être approchée, qui en a oublié comment parler... Léo a contacté les parents, pour les convaincre de faire hospitaliser la petite, de faire appel mais... »
Mes oreilles laissent glisser le nom tant détesté. Celui qui un jour ravira à mon coeur l'étoile de mes nuits. Léo aux bons sentiments. Celui qui condamne la mort et prône la justice d'état. Quelle perte de temps. Remettre son sort dans les mains d'une entité aux allures de secte religieuse. Imbus de pouvoirs qu'ils feront tout pour garder. Même taire les atrocités des aubes écarlates. Les matins noyés de sang. Ceux où les glaciers ont des reflets rougeoyants.

« Et il a rit, lorsque je cherchais des regrets dans sa voix. Il a rit, Rapha.... »
Et chaque soir elle revit la nuit la plus horrible de sa vie, dans les yeux de ceux qui ont le même regard vitreux que son agresseur. Chaque soir elle devient la femme la plus respectable que je connaisse alors qu’elle est plus forte que la fatalité qui s’acharne contre sa lutte. Sa détermination fait office de justice. Ma force, mon égérie. Je ne l'aimerai que d'un regard, la remerciant d'un silence.

Le monde est un endroit où la laideur touche à la beauté. Un espace-temps qui permets l'impensable. Ne pleure pas pour les innocents, pleure ceux qui devront vivre sans une force comme la tienne. Cléo pourrait m'hypnotiser de sa passion, de ses expression. L'horrible a ris. Elle l'a saigné. Tout est à sa place. L'univers peut continuer d'exister.

Ses épaules frissonnent d'autre chose que de dégoût envers cette raclure. Je le vois. Je le sais. Les glaciers ne sont pas un endroit pour les femmes au coeur brûlant. Alors je laisse ses mains d'une propreté maculée. La serviette servira à alimenter le feu. Si un jour l'air est trop froid pour moi. La cuisine laisse place au salon alors que ses confidences me troublent. Sa présence tout autant. La couverture de duvet est tendrement déposée sur ses épaules. Son corps enroulé sur lui-même. Sa place attitrée sur le fauteuil de cuir. Mon regard veille la nuit d'un gris étrange qu'on ne retrouve que sur les montagnes d'un blanc éternel. Les questions ne quittent jamais mes lèvres. Elle les entends à travers le silence. Les spectateurs de mon éternité luisent dans la pénombre. Statues de ma volonté. Elles ne semblent pas effrayer mon amie. Ma Cléo qui n'est pas tout à fait mienne.
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MessageSujet: Re: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Lun 6 Fév - 18:58


Mes lèvres tremblent quelques mots qu'elles dessinent et entour de silence « Je les hais tellement... » ; mais déjà le froid m'emporte, endort l'agonie de mes nuits qui, ailleurs gonflée, se retrouve ici pansée, purifiée à la racine. Il m'embrasse toute entière et apaise mes douleurs, efface les tourments me souvenirs maculés de sang.
C'est mon âme au complet qui se réinvente et se laisse aller à l'indolence d'un instant serein, perdue dans les arabesques que dessine mon souffle.
Et mes maux les plus beaux, ceux brûlants de leurs soifs de sang, se nourrissent des frissons hivernaux qui valsent contre mon cou pour mieux dompter leur impatience. Papillonnant vers un ailleurs plus serein, ils trouvent la paix de se savoir pour ce soir rassasiés, me laissant être et demeurer jusqu'à demain plus que leur bras armé.

Et je pense à cette statue, dehors. L'unique de ses statues taillée dans la glace, la seule à ne posséder aucune âme. Crée à mon effigie, elle semble inventée pour me souvenir à chaque instant être plus qu'un bourreau sanglant. Elle se rappelle à moi dans mes heures les plus sombres, les plus brûlantes, et chante dans l'écho du vent qu'une vie existe, au delà du sang.

Je secoue la tête, mord ma lèvre qui tremble d'un bâillement ; perd le cours de pensées et regarde Raphaël s'animer, jeter la serviette et se lever. La fatigue rend mon corps lourd, et ce n'est que lorsque je me lève que je m'en aperçois. Les murs semblent chanceler sous mes yeux et je me laisse tomber, lasse, dans le fauteuil du salon, ramenant mes jambes contre moi. « J'ai sommeil... » je murmure dans un sourire, pensant à sa nuit à lui et toutes celles avant celle-ci, que je m'accapare.

Et le sommeil, misérable, embrouille mes pensées qu'il rend confuses, sans pour autant vouloir m'offrir un repos qui me fuit comme je le crains. « J'ai repensé à cette étudiante. La succube... » Mes doigts ont trouvé mes yeux qu'ils ont frotté un peu, avant d'aller mourir contre mes lèvres « Quand il a ri, j'ai pensé à elle... » Un tremblement a secoué mon corps et fait se serrer ma mâchoire au souvenir de son rire et de ses veines se vidant. « Tous ces monstres... » Une haine sourde fait se tordre mes tripes, me faisant perdre mes mots alors que la fatigue s'en mêle et embrouille mon esprit.

C'est une enfant, et cette réalité teinte mes pensées d'un dégoût poignant. Femme et enfant à la fois, elle répand pourtant son poison qui finit par briser ceux de son sexe, de son âge parfois, même. Elle sème de ses rêves des horreurs dans ceux d'hommes aux pensées sereines, pour les changer en monstres. « Comment savoir ? Comment savoir si la monstruosité fait partie d'eux ou si elle provient de cette gamine, qui vient les pervertir durant leurs rêves ? » Comment savoir, si les monstres que je détruits sont coupables de leurs crimes, ou victimes de cette petite garce. « S'ils ne sont que des victimes... » Le reste de ma phrase se perd, refuse de s'imposer à moi. S'ils ne sont que victimes, je ne châtie que le pantin, l'accessoire du vice.

Un sursaut lucide a réveillé ma peau qui, choquée, se débarrassa un instant de l'engourdissement dont la fatigue envelopper. Un éclat de haine me prit au cœur et j'ai saisi sa main, comme une enfant effrayée, courant rejoindre le lit de son frère lorsque arrive l'orage. Et, serrant ses doigts, j'ai cherché ses yeux : « Je vais devoir la tuer, Rapha. » Je devrais la tuer, pour l'infamie en son sein. Assassiner une enfant, pleurer d'une écœurante rage et revenir vers toi.

Remerciant les anges d'avoir fait de toi les ailes de mon âme, mes tourments épouseront le froid pour en ressortir sereins. La glace pour seul miroir répondant à mes démons qu'elles endormiront, je laisserai l'hiver façonner ma vie une nouvelle fois, la transcender jusqu'à son essence, rendue pure et saine grâce à toi.
L'hiver fait la vie et un jour, recouvrira le monde durant une éternité qui ainsi purifié, cessera de trembler.
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MessageSujet: Re: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Sam 11 Fév - 0:01

« Je les hais tellement... » Sa voix tremble d’un froid mortel. De celui des corps inertes saignés de toute vie. Et Cléo brûle d’une haine sans fin. Si belle puisqu’éternelle comme les glaciers. L’infinie beauté de ma compagne nocturne réside dans l’impossibilité de la capturer. Aucun pantin n’aura le feu de ses yeux. Aucune éternité ne pourrait contenir sa force. J’ai sculpté son reflet dans la glace. Trompant la solitude d’une pâle copie. Une vide comparaison.

« J'ai sommeil... » Ma noctambule aux doigts carmin qui s’avoue une faiblesse. La nuit qui abrite son combat la prends enfin dans ses bras. Veiller sur son sommeil m’est un plaisir coupable. Une douceur qui rythme mon existence. Elle est la ponctuation de mes silences. L’horloge de mes songes.

« J'ai repensé à cette étudiante. La succube... Quand il a ri, j'ai pensé à elle... Tous ces monstres... » Son cœur ne cessera de battre que le jour ou sa lutte n’aura plus besoin d’être. La vengeance est son carburant. Étrange réalité pour une femme qui déborde d’un amour violent. Sa voix s’anime de fureur quand on ose toucher une jeune fille. Son corps tout entier se révulse de rage quand ont abuse d’une femme. Ma logique froide était toujours restée de marbre jusqu’au moment ou j’ai vu à travers ses yeux. Ma rétine est imprimée aux horreurs dont est capable un homme. Animal sans conscience. Torturant jusqu’à l’âme une chair qu’il désire. Parce que pour certaines victimes, la mort aurait été préférable. Ma douce éternité en devient presque désirable. Une mort magnifique à la dictature de mes doigts.

L’envie de diriger un film muet pour distraire ma muse s’impose à mon cœur. Que dirait-elle de cette enfant dans une mort immobile. L’idée cristallise pour tomber en poussière. Mon absence d’implication dans ce monde me tiens aux organes vitaux. Changer par amour. Une connerie liée à l’échec. Se renier pour le bonheur des autres. Hérésie de mon âme. Je refuse de me soumettre. Chaque personne détient le pouvoir d’être libre ou esclave de son cœur. L’étendue du nord me garde de sombrer. La gardienne de mon théâtre de givre partira bientôt. Clefs en main. Par un chemin que je ne peu suivre. La route qui mène au bonheur déraille ma force créative. J’en périrais de ma propre main.

« Comment savoir ? Comment savoir si la monstruosité fait partie d'eux ou si elle provient de cette gamine, qui vient les pervertir durant leurs rêves ? S'ils ne sont que des victimes... »La complexité du bien pose une opposition à ma logique égoïste. Victimes et bourreaux. Dualité de l’âme. Une partie de nous joue l’innocence. Cette première fois à laquelle nous avons tous droit. L’autre partie s’imbibe de la noirceur qui souille sans exception. Cette faiblesse humaine tant désirée. Le gris n’est jamais pur. Les vivants ont toujours tord.

Sa main brûlante de contradiction s’accroche à ma fausse indifférence. Le morceau d’âme qui réside dans ses yeux extermine ma détermination d’une muette demande.

« Je vais devoir la tuer, Rapha. » Pour la première fois de ma vie. Je suis désolé. Désolé du fardeau qui écrase ses épaules. La conscience de Cléo est sa qualité la plus destructrice ainsi que sa plus belle faille. Une fille de titan qu’on teste chaque jour sur terre. Dans son sang coule la plus grande des forces. Sa compassion. Ses mains écorchent ceux qui détruisent d’une pulsion cette enfant qu’elle a été. Pathologie d’une tueuse. Drame de fillette. Du pareil au même.

« Oui.» Elle crèvera de tes mains. J’embrasserai tes doigts un à un pour les sanctifier de tes doutes. Le meurtre est doux à mon cœur. Mes neurones jonglent avec l’idée qu’en aurait son partenaire aux allégeances douteuses. Ses bonnes intentions lui ordonneraient de sauver cette enfant. Pris au piège par une conscience défaillante. Ma seule allégeance c’est moi.
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MessageSujet: Re: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Mer 15 Fév - 21:37


Et l’image d’une nuit glacée s’impose à moi, me projetant simple mendiante attendant l’aurore en jouant aux cartes avec la Mort, à contempler des ombres sanglantes défiler sous mon jeu ; miser quelques lambeaux de mon âme pour gagner le droit sanglant de vider de son sang une enfant, et entendre la Mort rire une connerie carmin de se savoir gagnante dans l’ombre de mon hérésie rougeoyante.
J’ai peur Raphaël, peur de penser que même le froid pourrait ne pas suffire, après ça.

Un frisson secoue ma peau, mes tripes, mon cœur, mes os, faisant se crisper mes doigts contre les siens. Et, cherchant une ancre à laquelle raccrocher mon âme qui se fissure déjà dans l’ombre d’un peut-être, je pris l’espoir mort-né d’une nuit qui ne finira jamais.
Mais ses lèvres tremblent, lâchant un simple « Oui. » qui, béni, suffit à mes angoisses qui cessent alors de cramer, devenus cendres.
Et sa voix porte mon étendard qu'il redore, solidifie d'un éclat glacé ma petite morale et ma foi, ma philosophie morbide chantant qu'il n'y a que le sang pour laver certaines offenses. Je tuerai l'enfant, parce que sa mort est d'une nécessité imputable à l'essence même de mes dogmes. Tuer ou me laisser crever, consumer par les souvenirs de mes drames passés. J'ai choisi la vie parce que je le peux, le veux, le dois.
J'ai choisi la vie, grâce à toi.

Le sommeil se rappelle à moi, fait trembler mes lèvres que je mords, comme pour ne pas lui laisser prendre le contrôle de mon corps. Tout est calme, beaucoup trop pour ma peau que la fatigue rend lourde, se laissant bercé par l'écho d'un rire avorté et une paire d'yeux crevé, reflets d'une abomination déchu qui colle pourtant encore à mon âme.

J'ai peur du sommeil, pour l'inconscient qu'il offre à mes démons, pour les douleurs dont il colore mes rêves rendus rouges par les cris et les larmes d'une enfant fuyant des monstres qui courent partout, ne laissant aucun répit à mon âme. « C'est l'hiver, tu sais, au delà de ton glacier... » J'ai peur du sommeil parce qu'il n'est pas taillé dans la glace, parce que les monstres en ressortent gagnant, fauchant à l'enfant des cauchemars son innocence, sa pureté et ses rêves. Parce que les monstres y déchiquettent ses espoirs, lui arrache son futur, son amour-propre, ses parents. « Il couvre les nuits de givre quand le brouillard se dissipe. »
J'ai peur du sommeil, Rapha, parce que, porteur de mes drames, il essouffle ma rage pour ne laisser surgir que l'horreur.

Alors je m'y soustraits, me refuse à lui ; ignore la distinction entre mes paroles et mes pensées lorsqu'encore, je m'accroche au fil ténu qui maintient le visage de Rapha contre mes rétines qui refusent de le voir s'effacer. « J'espère qu'on aura bientôt de la neige, aussi. J'aime le neige. »
Parce qu'il est là, porteur d'une lumière glacée qu'il répand de son regard, maitre d'un monde qu'il façonne d'éternité, seul univers digne d'un ange tel que Raphaël. Il n'y a que sous ses doigts que la mort se veut belle, qu'elle peut se revendiquer saine, créatrice d'un monde qui le couronne roi. Ciselé de glace, de beauté, de paix et d'éternel.. « Elle est pure, Raphaël. Elle est parfaite... »
Un monde à son image.
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MessageSujet: Re: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Mar 21 Fév - 1:36


Les yeux de Cléo glissent sous une rangée de cils noirs. Cachés des horreurs de l'univers. Me refusant leurs merveilles. C'est le fardeau d'un monde qui ne mérite pas sa douce amertume. D'un simple battement de cil, mon héroine fait tourner la terre. Me voilà envoûté de ses silences. De ses mots. De ses gestes les plus fins. Intoxiqué des nuits qui sont nôtres, j'en veut au soleil de continuer de brûler.

Mon corps tout entier imite mes œuvres. Statue contemplant la seule vraie beauté. Mes mains aussi glaciales que la banquise qui nous entoure. Le ciel sans étoiles. Témoin de notre amitié improbable. Le Raphaël d'il y a vingt ans aurait juré une solitude absolue. Gamin qui ne croyait pas aux exceptions. Elle aura été la seule. Cléo, mon exception.

Les stoïques battements de mon coeur s'accordent au souffle gorgé de fatigue de ma compagne sans pitié. Incongrue dans ce décor familier. Mon esprit l'imagine dans son absence. Assoupie à cet endroit précis. Ses cheveux tombant en cascade contre le cuir d'un rouge presque noir. Une vision de féminité dans une opposition de force et de douleur.

« C'est l'hiver, tu sais, au delà de ton glacier... Il couvre les nuits de givre quand le brouillard se dissipe. » Sa voix creuse mes os à la recherche de mon âme disparue. Mes paupières se ferment pour nier la totale compréhension que Cléo a de moi. Cette terrible complicité me brûle la gorge de son éphémère temporalité. L'oubli systématique que je m’octroie face à son autre vie me laisse à bout de souffle. Tant d'émotions dans un seul silence.

« J'espère qu'on aura bientôt de la neige, aussi. J'aime le neige. »
De ses mots innocents où meurent son enfance volée. Ma reine des ignorants s'incruste à ma chair. Elle fait partie intégrale de qui je suis. Ma belle amie au coeur sanglant. De ses confidences je bâtit un empire à son nom. Le rêve d'une réalité où elle est incontestablement le centre de l'univers. Indétrônable parce que toujours vraie. Ses mots crient l'horrible justice dont ils ont tous besoin. Son existence justifie les meurtres qui salissent la porcelaine de ses mains. Cléo est une évidence. Tout comme la neige est le symbole d'une isolation toute aussi douce que belle.

« Elle est pure, Raphaël. Elle est parfaite... » Mes pensées en venaient à la même conclusion. Seulement j'avais les yeux rivés sur Cléo. De son existence elle a repoussé les limites de mon domaine. Son regard sur moi est la clef d'une éternité aux allures de promesse. Mon silence s'accroche à ses lèvres. Mes phalanges grimpent à ses espoirs. Mon coeur de marbre rêve des nœuds dans ses cheveux. J'étire un doigt vers sa peau diaphane. Les anges insomniaques ne voient que trop rarement le soleil. La vision de Cléo baignée d'un halo de lumière s'impose à moi. Comme le papillon qu'elle étirera ses ailes pour devenir. Un vol plané vers cette femme accomplie qui se tient le dos droit sans aucune aide. Pour les jours où elle n'aura plus besoin de mon approbation silencieuse. Je m'envelopperai d'éternité pour tromper ma mortalité.

Son corps semble lutter contre un sommeil inévitable. Il arrache à moi la conscience de Cléo. Elle se laisse bercer par le froid. À travers ses yeux mi-clos elle est ailleurs. Je garde jalousement sa présence abandonnée. Mon poignet brave l'air qui l'entoure. Ma paume caresse discrètement ses cheveux. Dors ma belle. L'univers continuera de tourner. Mais je t'attendrai.
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MessageSujet: Re: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Jeu 8 Mar - 1:55


La fatigue s'impose et dévore ma peau d'une langueur presque douce, promettant à mon esprit des songes sereins que le froid domptera pour les laisser être et me parvenir sains. Mais il est encore trop tard, ou déjà bien trop tard et les ombres de la nuit rapporte jusqu'à moi une frénésie sanguine qui quelques heures auparavant, guidait encore mes pas.

Je sens sa main frôler mes cheveux, aérienne, d'un geste brodé d'un silence tendre, appelant au sommeil. Mais j'ai encore besoin de la conscience de le savoir là, présent à mes côté lorsque je pourrais le supplier de promettre ne jamais m'abandonner, me sachant capable de me perdre, sans ses silences pour me guider. « Non, je ne veux pas... », je m'entends murmurer. Pas encore, pas alors que les ombres existent encore, frôlant la lisière de mes rêves lorsque le sang qui maculait mes mains avant toi me revient. « Pas maintenant. » Laisse-moi parler encore un peu et me nourrir de tes silences qui, me répondant, domptent mes démons.

Et mes rêves me reviennent, tous porteurs de son odeur, si Léo n'est pas là pour bercer de sa douceur mes fantômes. « Tu sais... J'aimerais vraiment que tu le rencontres... » je ne sais plus si je parle ou si déjà, le sommeil m'a emporté.

J'aimerais que tu le rencontres, Rapha, parce que chaque choix de ma vie ne saurait exister longtemps sans que ton accord, les soutenant. J'ai besoin que tu acceptes sa présence dans ma vie, tant tout depuis notre première rencontre n'aurait su exister, si tu n'étais pas apparu dans mon existence avant lui, domptant les douleurs qui, calmées, me font te devoir tout ce que j'ai.

« Léo. » j'ajoute d'une voix que la fatigue trouble. Léo et mon sourire qui, lui appartenant, ne semble exister que pour répondre au sien. Léo et les merveilles de son âme, dont la perfection ne semble souffrir d'aucune limite, tant sa justice demeure noble, même lorsque macabre. Léo qui, accrochant mon cœur, m'a en retour offert le sien, couvant dans le fond de ses yeux les promesses d'un futur dont les frontières m'apparaissent un peu plus chaque jour, pour aussi longtemps qu'il sera avec moi.

Mes rêves les plus beaux n'appartiennent pas au sommeil, lorsque la réalité se veut me voir posséder dans ma vie deux anges si grands que je ne les mérite pas. Et mon futur se dessine beau d'un froid qui calmant mes ardeurs sanglantes, me jure capable d'aimer encore.

« J'aimerais vraiment... » parce que rien ne me paraît plus légitime que te présenter à lui, tant tout ce que je suis ne saurait exister sans toi. Ma vengeance saurait avoir raison de moi, si tu n'existais pas.

Le sang, l'amour et moi.
Rien de tout ça ne saurait exister sans toi, Rapha.

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MessageSujet: Re: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Lun 12 Mar - 20:53

Mes doigts aimeraient vivre dans les noeuds de l'éternité de ses cheveux. L'intemporalité du moment glisse un instant sur elle-même comme la ballerine dérangée de nos sentiments décalés. Mon univers crie un grincement que le vent du nord a adopté. La nuit nous enveloppe de déraison. Qu'on m'arrache les yeux de ne pas savoir aimer autant qu'un autre. De ne pas savoir la retenir d'une promesse formulée à même mon coeur. De n'avoir à offrir que l'exil de mes silences. Mon corps imite mon art dans le déni d'un désir trop chaleureux pour moi.

« Non, je ne veux pas... » Ma femme parfaite se débat du sommeil qui l'entraîne. Sa protestation fissure ma volonté. Je ne céderai pas à sa perfection. Ma présence sera l'invisible protection dont elle a besoin. Rien de plus, rien de moins. Je serai son roc, tant qu'elle sera mon souffle. « Pas maintenant. » Maintenant est un concept étrange. Le temps file sans jamais pouvoir être capturé. La merveille qu'est mon éternité se fait palpable sous mes mains. De ma volonté je fais crever la déchéance du temps.

« Tu sais... J'aimerais vraiment que tu le rencontres... » Mon souffle dansait jusqu'à ses yeux mi-clos. Arrêté dans son mouvement, je m'asphyxie d'un déni silencieux. Mon regard se fige dans la glace qu'est mon corps. Je perds quelques degrés, tiraillé. Ma contradiction s'invite sans permission. Mon froid contrôle s'extirpe de mon corps. À mort les mots superflus. Sa requête est comprise sans avoir à prononcer le nom de son terrible amour. Celui qui un jour la ravira à moi. Lui qui a su être assez blanc pour balancer la noirceur de ma précieuse noctambule. Sa force danse sur la monotonie de mes jours comme le métronome de mon coeur. Déraillé, déphasé, je serai.

« Léo. » dit-elle de sa voix d'ange. Et je meurs de l'intérieur. J'aimerais bannir son nom. J'aimerais sacrifier sa vie pour une éternité. Une vie aux couleurs de Cléo. J'aimerais qu'elle m'aime de cet absolu qui la fait sourire lorsqu'elle prononce son nom. Du fardeau de ma solitude j'écrase l'espoir que sa présence inspire en moi. Ne t'en fais pas, j'aurai mon éternité taillée dans la glace. Cette statue à tes traits qui saura me garder silencieux lorsque tu auras oublié mon existence. Lorsque le seul lien qui nous uniras sera le sourire complice lorsque nous lirons meurtres et disparitions imprimées carrées sur du papier journal. Nos crimes aux traces éphémères. Nos gloires privées.

Sans qu'il soit là, il la ravit à moi. Mon égoïsme se muselle des promesse faites à moi-même. Jamais mon amour immuable ne trouvera force en ces mots dénués de sens. Ceux qui crèvent les écrans et qui font soupirer les lycéennes sans cervelle. Je suis une exception qu'on craint. Mon être tout entier se révolte contre l'idée d'être second, alors que j'ai été le premier. Partager la seule femme qui a su me toucher. Mon coeur en est écorché.

« J'aimerais vraiment... » C'en est fait de mes réticences. Comment refuser une telle requête. La seule qui aura su me faire flancher. La seule qui saura me quitter. Mes yeux se ferment. J'accepte mon sort comme j'accepte cette rencontre. J'accepte ma torture puisqu'elle porte son nom. Cléo dont les mots sont la mélodie du blues de ma vie. Elle résonne jusqu'à mes os. Il fut un temps où je me croyais intouchable. Je ne suis qu'un homme, il faut me faire une raison.

D'un doux geste j'implore sa paix. Que le sommeil efface l'horreur du sang. Je la déclare reine d'un empire qui est mien. Sa loi est ma religion. Moi qui ne croit en rien. L'homme de glace t'abdique tous les droits.

Acquiesçant d'un mouvement de tête imperceptible, je sais qu'elle aura capté. Un non vif aurait signé mon refus, un doux silence est une capitulation. D'une impulsion calme, je dis oui à demain. Oui à chaque parcelle de Cléo qui m'est offerte. J'embrasse son front, tendrement, à m'en brûler l'âme. Je panse mes blessures de son sourire paisible. « Dors, maintenant. »
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MessageSujet: Re: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Mar 13 Mar - 3:37



Rien, rien. Si Léo est mon cœur, ma vie elle, c'est à toi que je la dois. Je te la dois comme je te la dédis, pourrais la sacrifier pour le bonheur de la tienne si d'un silence, tu me le demandais.
Et je repense à cette statue de moi, centre d'un bal d'immortels. J'aimerais être elle, Rapha, cette femme que tu as bâtit dans la glace. J'aimerais tellement, envoyer au diable le passé et dire au temps qui passe qu'il ne m'effraie pas des ravages sanglants semés dans son sillage.
Je n'ai pas peur du temps qui passe, tant que ne fondra pas la glace.

Des lucioles dans les yeux, je laisse mes paupières papillonner jusqu'au noir complet, perd son visage de vue lorsque son silence s'abat sur moi, s'accordant à mes vœux qu'il rend sains parce qu'exaucés. Et ses lèvres accompagnent les sens qui doucement, s'oublient au temps lorsqu'elles se posent sur mon front, éclairant l'obscurité de mes songes naissants lorsque les lucioles s'en mêlent. « Dors, maintenant. » Les lucioles Rapha, celles qu'une autre vie faisaient danser sous mon regard d'enfant, lorsqu'abritées par la nuit, elles se laissaient aller à quitter leurs cachette pour m'offrir la beauté d'une danse.

« Merci. » Merci, Rapha, pour le temps qui passe sans me faire peur, pour tout ces instants dont le reflet m'offre un demain taillé dans le froid d'un présent que tu m'offres et qui jamais, ne saurait m'effrayer tant que tu existes, pour le protéger.
Merci de me me donner de ta seule présence une famille, une ancre, un refuge où le sang laisse place à la paix.
Merci de m'avoir trouvé, de m'avoir sauvé, de m'avoir adopté et de m'accepter chaque jour depuis ce jour dans ta forteresse dont mes mots troublent la quiétude.
Merci de me rendre les lucioles innocentes de mon enfance, celles que même le sang de mes drames ne sauraient souiller.

Les lucioles de mes nuits froides, accompagnant mon sommeil qu'elles éclairent lorsque tu le veille.
« Ne m'abandonne pas. » Ne m'abandonne jamais, Rapha. Je n'y survivrai pas.
Et dans l'ombre de ses ailes, les lucioles l'emportent sur le sang qui lavé, disparais de mes mains dont les doigts effleurent déjà la lumière.

Jamais Raphaël. Jamais la lumière n'existera sans toi.
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MessageSujet: Re: « Empty With You » - Cléo.&Rapha.   Jeu 22 Mar - 1:28

Un espoir brille dans les yeux de mon éternel amour. Elle s’apaise entre deux souffles. Le monde est si léger lorsqu'elle y siège. Au centre de ma vie, au centre de mon coeur. Un amour muet puisque pur. Mon égoïsme n'arrive pas à salir ce qu'elle inspire en moi. Jamais je n'aurai l'hypocrisie de tout lui avouer. De la forcer à me quitter. J'ai encore trop besoin d'elle. Et j'espère parfois qu'elle ait besoin de moi.

Cléo porte le nom de l'exception qui confirme la règle. De sa sanglante douceur elle apaise l'horreur et fait renaître mon âme. Sans elle je ne serais qu'un coeur de pierre. Juste bon à écraser les vies pour tuer des éclats de verres leurs proches qui ne sauront jamais la vérité.

« Merci. » Sa sincérité efface toutes les traces d'ironies qui auraient gâché la sentimentalité du moment. Je lui dois tant. Merci, Cléo, d'être unique. De ne jamais faire de compromis sur ce que ton coeur te dicte. D'être une femme qui n'entrera jamais dans le moule de notre société. De défier les attentes. Merci de chaque fois me revenir. Merci d'être le soleil de mes nuits. J'ai maintenant des souvenirs muets de ne pas me savoir seul au monde. Quelqu'un aura compris. Et ce quelqu'un c'est toi.

« Ne m'abandonne pas. »
Comme si c'était une possibilité. Le simple doute prouve qu'elle tient à moi. Que la reine de mon théâtre est une reine de coeur.

Sache, ma belle, qu'une éternité de toi ne serait pas assez. Le monde a fait de toi une incomprise. Je te prouverai qu'ils ne méritent pas de poser les yeux sur toi. De ma volonté je ferai bouger le roc et les glaciers. Le monde t'appartiendra, comme je suis tien.

Alors qu'elle ferme les yeux, ma main retient la sienne, et mon regard ne la quittera pas jusqu'à son réveil. D'une promesse muette je m'incline devant le bonheur que sa simple présence a sur moi. La nuit frisonne imperceptiblement dans le noir. Le sommeil gagne du terrain. Et je maudis demain.
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