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 • Nobody's sweetly alive •

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MessageSujet: • Nobody's sweetly alive •   Lun 23 Jan - 1:40



La fatigue décuple mon manque qui en sifflant des airs étranges possède mon cœur endormi. J’ai faim, un peu froid et une douleur à l’endroit. D’ordinaires boiteuses, mes peines aujourd’hui s’ordonnent tandis que je les complète me mangeant, léchant mes blessures qui font se cesser le temps des autres lorsqu’un rêve me dévore. Il y a des gens heureux qui me murmurent des choses brûlantes et d’autres qui en s’empoisonnant me chantent des rêves indolents. La froideur des précipices me ravit le cœur et l’âme, lorsque les saisons s’en mêlent. J’ai au bord du corps une insolence complexe et jumelle.

C’est ici que mon père est mort. J’apprivoise les fantômes qui sous mes yeux dansent avec lenteur, ouvrant leurs bras pales à l’univers que la vie confronte. J’aperçois l’autre temps, celui qui, fait de milliers de choses perdues, s’égare au rythme des pleurs indolents. Le bâtiment de loin parait fragile et je recule, m’enfonçant entre deux arbres que la route surplombe, littéralement plus bas que terre, aux pieds du monde.

Mes pensées s’abandonnent, flétries, contre les brins d’herbe que sentent mes pieds nus. Je crois qu’il a plu. Et je pense à elle, imaginant mes sentiments ne devenir que des lambeaux de ma chair qui, éparse, lui appartiendrait enfin. Mes frissons iraient former un bouquet d’atrocités que ses yeux rendraient beaux et je saurais souffrir une mort belle pour ses lèvres qui me font renaitre. De nouveau moi, j’irais regrouper les tissus composant leurs rêves et, honorant une promesse, signerais avec eux une trêve.

Le vide creuse et m’use, mâchant mes manques qui l’espérant heureuse, fusent. Il y a du bruit autour de moi et j’imagine les mourants d’avant cachés partout autour de mon corps qui s’ennuie d’elle. Les erreurs que mon cœurs empruntent lassent mes idées longues et je languis un jour prochain qui, anonyme, me promet des heures tendres. Je m’allonge, frissonnant sur l’herbe fraiche pour ne voir que le ciel et tous les rêves qui y sont accrochés. Ceux de ma mère palissent leurs regrets contre mes yeux devenus vieux et en traversant le temps, racontent des histoires à mes boucles d’enfant. Il vivait, quand je suis né. Il m’aurait aimé à en crever. Elle aurait soufflé aux étoiles de me baptiser l’Espoir et, m’inventant des idées noires, je serais devenu leur blacksmith, forgeron d’espoir.

A jamais leur, j’entends d’un battement à son nom qu’ils ont autrefois misé leurs vies sur mon bonheur et, redessinant mes contours, sont parvenus à me faire contenir leur amour, promesse d’un bel avenir. J’ai sous la peau un désir qui leur appartenant engendre milles saveurs me sachant doué d’amour et qui rêvent pour moi à ces langages d’autrefois que mes idées comprennent tant elles me caressent chaque heure et puis cognant tout contre ma vie l’étreint, comme une certitude au cœur. Je suis né pour n’être que ce qu’ils m’ont donné et demeurerai toujours la rime d’un Éden que mérite mes anges de parents. Je sombre tandis que je languis la faim, l’amour et le temps.



Dernière édition par Mr Nobody le Mer 29 Fév - 17:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: • Nobody's sweetly alive •   Mer 29 Fév - 17:10

Mes souvenirs se cachent parmi les récit des aventures vécues ou inventées. Des mémoires qui s'entrefilent dans une folie que je chéris puisqu'elle m'anime. Les jours ne méritent pas d'être réduits à une suite morose et déprimante du temps. L'imagination est le plus éternel des bonheurs. Personne ne peut en priver son prochain, personne ne peut le lui enlever. La créativité n'a pas de limites. Un infini d'amour pour les couleurs et les formes. Pour le monde et tout ce qu'il permet. Berceau de nos schizophrénies qui prennent doucement vie.

Ma compagne de crime, mon aventurière aux milles idées. Ma vie qui ne redoute rien, pas même la mort. De quoi l'aimer sans conditions. Ma belle amie qui sème au vent des sourires qui se multiplient sur le visage de ceux qu'elle touche de son optimisme et de sa bonne humeur. C'est pas difficile d'aimer Joy comme une partie de moi, comme quelque chose de trop grand pour en voir les limites. Je m'amuse parfois à croire qu'elle est partout, en tout. Dans les fossettes qui se creusent quand un adulte sourit comme un gamin. Dans l'air béat d'un bébé qui rit dans son sommeil. Dans tout ce qui est vivant.

« Je connais quelqu'un qui aimerait voir la neige une dernière fois avant de s'éteindre » M'a dit ma maman. Et je me suis dit que c'est le plus beau cadeau que je pourrais faire à autrui. Une dernière neige. Je suis née en hiver et je suis convaincue que je porterai mon dernier souffle au coeur de cette saison magnifiquement froide. Je ne suis pas pressée, mais dans un centenaire, probablement qu'il sera temps de retrouver mon papa. « Tu viens ? » Ai-je demandé à Ma Vie, sachant que si je devais mourir, je voudrais le faire après avoir rencontré Joy. Et comme toutes les aventures qui sont nôtres, elle a embarqué à bord sans une hésitation. Ce monsieur au coeur d'or, son temps est venu, qu'à dit maman. Il était son professeur lorsqu'elle était une toute petite fille. Il lui a montré comment réfléchir, elle qui avait du mal à apprendre. Et si je lui dois ma maman, j'embrasserai ses mains et ferai neiger contre sa peau qui a tant vécu.

Ma main pousse la porte d'une chambre qu'on m'a indiqué. Une chambre comme les autres dans cet hôpital qui soigne autant qu'il peut, les horreurs de la vie. Un jeune garçon se tient, son regard au creux d'une réalité qu'il semble être le seul à capter. Un ailleurs que je n'arrive pas à toucher. Ses yeux sont tristes. Peut-être que lui aussi aurait besoin d'un peu de neige.

Est-il ce professeur, non. Un visage trop jeune pour ses yeux qui semblent contenir mille vies. Que fait-il seul, sans personne pour le serrer contre son coeur. Si t'as personne, je suis là, tu sais. Il n'a pas remarqué ma présence, alors je m'avance, et m'arrête dans son champ de vision. Je souris du coin des lèvres, penchant légèrement la tête pour le voir un peu mieux.

« T'as pas l'air mourant, ni très vivant, d'ailleurs . . . »

Cet adolescent me donne l'impression d'une neige fraîche qui recouvre la plaine. D'une beauté fragile. D'une blancheur qui émerveille. C'est clair, qu'il n'est pas ici sans raison.

« Qu'est-ce qui t'arrive mon flocon ? »

Je sais tout entendre, faut pas être timide.
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MessageSujet: Re: • Nobody's sweetly alive •   Dim 28 Avr - 21:56



Comme toujours, si en proie au doute, j’ai suivi mes pieds. Devins, fidèles amis du mystère, ils m’ont mené seuls vers un ailleurs constamment sain d’être peuplé par quelques uns de vos cœurs les plus bons. Trainant ma carcasse vieille de cent ans qu’ils supportent par miracle, ils m’ont trouvé la chambre dans laquelle est mort un ange. J’en caresse les idées, arpentant ses détails, curieux de nos sorts. Je médite la vie, cajole sa sœur. Une pensée languissante se pose sur ma tête blonde, prenant possession de moi depuis longtemps. Un temps que lui-même ne compte plus tant il me dépasse, me surprend, me déborde et m’attend. Nous nous retrouverons lui et moi, quand plus rien de tout ceci n’arrivera à m’agripper du bout des doigts.

Un jour, je mourrai. Demain, ce soir, peut-être sous une lune prochaine, je m’éteindrai. Mon cœur lentement cessera de battre et je deviens la patience, lui prêtant mes traits comme un miroir tourné sur son corps absent, son cœur indolent et ses idées brutes. Je me fais la nonchalance, priant fort sur mon propre torse afin qu’il libère, en brisant mes chaines, tous les millions de rêves qu’il renferme. Je m’espère gardien de prison, geôlier de vous paradis que mon trépas vous rendra.

J’imagine autour de moi, des centaines de fantômes sublimes, nous entourant de leurs danses, nous infâmes prodiges. Tous sont beaux, tous sont bleus, tous sont fins, tous sont entendus de ma main. La mort et moi pouvons nous toucher et je maudis d’un sourire ses doux baisers, ses fines caresses et son appel, qu’elle a rendu léger. J’y répondrai bientôt, n’y songeant plus vraiment, ayant accepté que la vie passe par elle. Mais soudain, un visage auréolé de soleil.

    « T'as pas l'air mourant, ni très vivant, d'ailleurs . . . »

Je suppose que non. Ni l’un ni l’autre, c’est vrai et j’en souris, touché d’être compris. Ravi d’être lisible. Sincèrement heureux d’avoir su ne jamais devenir une triste énigme. Je suis à vous, étrange cadeau que l’univers a fait à vos rêves, porteur de paradis, traducteur de ce que vos cœurs renferment. J’interprète, montre à vos âmes, chante à vos lèvres. Pas très mourant. Ni très vivant. J’imprime ses mots sur l’envers de ma peau dans un tatouage coulé sur mes veines, posé sur vos désirs qui me gouvernent.

    « Qu'est-ce qui t'arrive mon flocon ? »

Le surréalisme ancré dans mes douleurs allège mon âme d’un paradoxe étourdi. Ses yeux si bons posés sur moi devinent des choses par millier, sur lesquelles il me faut poser des mots mais il est difficile de savoir par où commencer. Que m’arrive-t-il, sinon vous ? Comment dire que ma seule crainte et de ne plus pouvoir me donner tous les jours ? J’aimerais savoir parler, poser des lettres sur ces choses qui m’occupent la tête. Mais à part vos rêves, je n’ai pas grand-chose au cœur. Rien qu’un souffle, trois fois rien. Trois fois. Trois fois. Mes battements, un petit supplément à votre nom.

Je lui souris, heureux de ne plus être seul, touché qu’elle me voit. Seulement bien, d’être là. Les échanges entre vous et moi me dominent, tant leur profondeur m’attire. Je me perdrais dans les abimes de nos mots, des sons que l’on se donne comme tant de cadeaux, jouant à se faire la conversation, ignorant les sujets qui effraient, les vérités qui planent sur nos souhaits, les couleurs véritables de nos âmes. Nous sommes tous un de nos propres doubles, aux yeux des autres. J’ai oublié, il y a de ça plusieurs paradis, comme faire, comment jouer, comment faire semblant et me perdre entre deux futilités. Bien heureusement, la nouvelle venue en mon cœur sait me parler.

    « Je crois que je suis un peu perdu. Je ne sais pas comment occuper ma journée. »

Mes épaules, haussées dans le ton, lui avouent tout, par habitude. J’aimerais me trouver un but, quelque chose qui me fasse tenir sur pieds jusqu’à ce soir où je pourrais renouer avec les fantômes de la matinée. Les admirer. Les envier dans un troisième temps oublié du monde. M’endormir et m’éveiller encore, surpris mais heureux d’être vivant parmi vous et eux.

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