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 Still Shining ─ Satine & Jimmy

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Nombre de messages : 44

MessageSujet: Still Shining ─ Satine & Jimmy   Dim 28 Aoû - 17:04


Zygomatiques. J'ai toujours aimé ce mot. Un mot barbare, dur, qui appel au rire. Zygomatiques. Des consonnes rudes, violentes ; des voyelles douces, rondes. Zygomatiques. Un terme anatomique, pour nommer des muscles minuscules, si dérisoires face à la monstrueuse machine qu'est notre corps. Zygomatiques. Un mot étrange, symbole d'un passé aussi sacré et perdu.

J'ai dans la tête le souvenir d'un rire et son jumeau, accroché aux vitres d'un monde qui s'essouffle parce que la nuit le berce de sa mélancolie. Un rire éthéré, vivant, vrillant les tympans d'une musique dont la beauté réside dans le fait qu'il se veut incontrôlable et entier. Le genre de rire qui vous fracasse la gueule d'une vague de bonheur insoupçonnée, fait tressaillir vos zygomatiques jusqu'à la crampe. Ce genre de rire là, qui fait s'incliner l'obscurité et ses regrets. Ton rire à toi, Tim, et tout ce qui est lié, à jamais.

Et je craque, un peu. Je craque de ne pas pouvoir fuir au loin, de défaire mes peines, changer de nom et d'identité, pour fuir les ombres et les fantômes que j'ai su créer. J'aimerais fuir, Tim, mais jure ne pas en être capable. Ne pas pouvoir quitter cette vie et les ruines que j'y laisserais, mes espoirs déjà un peu morts d'un amendement hors de porté et l'écho de ton rire sans lequel le mien ne saurait exister.
Je veux vivre, Timmy, panser les maux que j'ai crée. Même si je dois en crever.

Alors, à défaut de m'échapper, je mise quelques moment de repos sur un vieux secret oublié, et gage ma sérénité sur le fait qu'un peu de mon passé y sera accroché. Je cache sur les toits un secret que je ne t'ai jamais confié, Timmy. Une connerie inventée, devenue absolue vérité, porteuse de la promesse d'une accalmie bien méritée.
Aussi vrai que la porte se voit surmonté d'un « Secours » qui ne saurait mentir, l'ascension promet la plénitude de savoir ses démons restés sur le côté. Et je sais, à sentir son odeur trainer contre les murs, qu'elle continue de hanter les lieux. Celle qui avait oublié comment sourire tant de fois que pour elle, je me suis improvisé professeur du bonheur. Satine.

Je me souviens de chacun des rires qu'on a pu lui arracher, Tim, me souviens même que nous les comptions. Il n'y avait rien de plus beau que son rire à elle, du sentiment de victoire à la voir ainsi libérée, pure et vraie. J'ai son rire tatoué dans ma chair, et espère de chaque fibre de mon corps qu'il se cessera jamais de résonner.

La lourde porte grince, claque et mon cœur déraille en écho au vent qui s'écrase contre une silhouette dont tous les contours semblent si familiers à mes rétines qu'elles pourraient en trembler. J'ai envie de crier de savoir qu'elle n'a pas oublié : Inutile de chercher à s'enfuir, parfois, prendre de la hauteur suffit.
Et mon sourire craque parce qu'il sait que d'ici, elle ne cherchera pas à fuir.



    « Je ne pensais pas te trouver ici... »


Le bonheur est un muscle, Satine. Laisse-moi entendre à nouveau ton rire.
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MessageSujet: Re: Still Shining ─ Satine & Jimmy   Dim 28 Aoû - 17:40


Cette nuit, je mendie à la mort une tour d'ivoire étanche à chacun de mes drames dérisoires, hermétique au temps, au vent et à la force de mes bras. Je prie la mort comme d'autres supplient la vie pour quelques instants de répit à apposer contre leurs cœurs, afin de jouir de la nuit en attendant l'aurore ; joue à compter les ombres là où d'autres allument leurs lampes pour laisser la lumière ronger leurs murs, dans les rares moment où celle-ci disparaît et nous épargne de sa vérité.

J'aime la nuit comme je maudis le jour, tremblante de l'espoir fou d'un matin où le soleil ne se lèvera pas. Je maudis la fatalité qui veut que l'aube soit cruelle, qu'elle ne se repose pas. Elle attend, assoiffée de nos sang, pour mordre les courbes qui divisent la nuit et nous protègent de nous.
Et l'éclat du matin se veut brusque, sans âge. Il se nourrit de vide, de ce souvenir incandescent, du remord d'une époque révolue où nous dormions encore, vierge de toute douleur. Il chasse les ombres et nous laisse seuls, nos démons au coin du cœur.

Je fuis le jour, sachant qu'il ne tardera pas à venir, à éclairer de sa lumière le danger de me savoir capable de faucher plus de vies que la mort ne peut amasser de corps. Au creux de la nuit, je cherche le salut dans les étoiles, là où certains quémande l'espoir.

Et un boucan monstre fait frémir mon âme quand ma fausse quiétude simulée s'envole en fumée. J'ai perdu le fil des choses, le cours de mes pensées et mon corps même semble ne plus vouloir être contrôlé. Il se raidit, alerte, pris pour une chance qu'on lui a si souvent chanter, et pour son exact contraire, qui pulse jusque dans ses veines.


« Je ne pensais pas te trouver ici... »


Le temps déraille et me renvoie à un passé fourbe, où l'espoir du bonheur semblait se laisser caresser, à défaut de se voir dompter. Sa voix semble résonner, châtier un silence qui semble faiblir face à l'écho de la lumière qu'il a toujours représenter.
Mais le temps ne tarde pas à me rattraper, pour me rappeler l'odieuse vérité. Loin des rires se trouve un présent déserté de toute beauté. Pour lui, amputé de son jumeau, de son autre lui dont l'absence doit le dénaturer. Pour moi, plus monstrueuse que jamais.

Et ma culpabilité déborde jusque dans mes yeux qui déversent lentement une mer d'eau salé. Je me rappelle ses yeux, les dessinent dans le ciel, à défaut de trouver le courage de les regarder. Son regard, seul ancrage de mes infimes instants de félicité, où l'allégresse prédominait sur l'horreur de mon être. Boussole que j'ai fuis, perdu, abandonné, lorsque son propre bonheur l'a quitté.
Hais-moi Jimmy. Hais-moi comme je te hais, de ne pas avoir été là, de pouvoir de briser d'un étreinte.


« Menteur. »


Ma voix claque, dur, comme une supplique dissimulée, un ordre pour le voir s'en aller. Fuis Jimmy, Fuis. Ou reste, reste un instant. Le temps d'une nuit.
Ré-apprends-moi à rire, à défaut de savoir danser. Aides-moi à sourire, pour ne pas crever. Et en échange, je promets, jamais plus je ne t'approcherai.

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