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 Until you burn ─ Cameron & Jimmy

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MessageSujet: Until you burn ─ Cameron & Jimmy   Mar 12 Avr - 19:01


Ma carcasse, toute enroulée dans sa petite mort personnelle, git devant un miroir d'eau qui ne me renvoie aucune image. J'ai mal de ce maigre espoir qui a essuyé une tempête, et qui peine à s'en relever.
Tout est foutu Tim, détruit. Aujourd'hui, le ciel a pleuré, témoin de la vie de ta mère qui s'essouffle depuis que je l'y ai condamné. On a tous pleurer sur ton souvenir, Timmy. Ta mère, mes yeux et les cieux.

Et le soleil qui décline peine à traverser les nuages qui encore m'enlacent, me plongent dans un monde qui oublie chacune des teintes de l'arc-en-ciel, pour un temps. L'univers se bâti sur des fantômes décolorés, couleurs diluées. Ce qui est noir et ce qui est blanc, tout une histoire de machins manichéens qui pue d'un mensonge presque sacré. Le ciel est gris, aujourd'hui, la vie aussi.
Tout est impur, parce que vrai. Les bourreaux deviennent victimes, qui elles fond saigner les criminels de leurs regards glacées d'avoir trop souffert. Coupable votre grandeur, à jamais.
Timmy, la vie, ce sera pour demain. Laisse-moi saigner un peu, avant ça.

Mon cœur me hurle qu'il ne ressent plus le besoin de respirer. Ca y est, battre ne lui est plus d'aucune utilité. Tant d'agitation pour un espoir déchu ne lui plait plus. Il te croit disparut, Tim, comme ta mère en semble convaincue.
Conneries ! Je te rendrai immortel, s'il le faut, pour le convaincre du contraire.

On dit que quand un roi meurt, il s'accroche aux arbres, aux murs, aux fontaines, à la lune. Mais qu'il finit tôt ou tard par s'en décrocher, fondre et s'évaporer. Il n'en reste alors pas une poussière, pas une larme, pas une ombre.
Mais tu es plus fort que tous les rois du monde, hein Tim ? Tu t'y accrocheras à jamais, à cette vie, celle à laquelle je t'ai arraché.

Gueule-lui, à mon putain de cœur, que tu es toujours là ! Envoie-lui un signe, un n'importe quoi. Quelque chose qui le fasse reprendre sa course, qui le fasse continuer de battre. Qui le fasse vivre, pour toi plus encore que pour moi.

Mais le temps a fondu dans ma main, en réponse à une promesse brisée. J'avais juré Timmy, de nous trainer jusqu'aux pieds de ta mère pour que je puisse y chialer, et me voir pardonner.
Et, comme une preuve toute évidente de ta présence, une silhouette que mon cœur connait déchire l'ombre naissante pour s'imposer à la vue.
Tu es un magicien, mon Tim. Juré.

    « Cam... »


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MessageSujet: Re: Until you burn ─ Cameron & Jimmy   Ven 16 Sep - 2:12




Notre nom de famille, partout incrusté dans l’air échauffe de vieilles sensations qui en moi se répercutent avec violence, éclatant ma foi, répandant ce jus de Cam à l’intérieur de ce vieux bout de chair qui crame sous un soleil bien clair. La paix dans les arbres, sur les ondes de l’eau calme et jusque dans les tréfonds des chants vivants, répandus dans des gorges animales, entre les feuilles qui sifflent un air inventé pour l’occasion. Mon paysage se mut en cet hymne qui a sur mes nerfs un effet nouveau, enfouit depuis quinze ans dans l’essence même de mes veines qui avec lenteur pulsent un peu de vie à l’intérieur de moi.

Le manque me consume comme une bouffée de gaz, je suffoque une maladie de cet air tranquille, emprunté aux parents complets. Mes membres fantômes gisent partout autour de mon corps amputé de ses fondements devenus creux, vidés d’un intérieur qui résonne, accueillant l’écho des vivants comme tant de gifles portées à mon cou, mon torse, mes joues. Il me manque un bras, je sens le vent s’engouffrer paisiblement dans mes côtes pendant qu’il évite mes poumons toujours dérangés par cette symphonie ratée de fausse sérénité, il s’infiltre en imitant la peur et vient siffler une douleur aigue, côté cœur.

J’ai l’impression tenace, teintée d’une amertume partout couchée sur ma langue, que je n’aurai jamais le temps de contempler de mes yeux les magiques éléments d’une nature qui se raréfie en pureté. Tout m’avait manqué et pourtant la quiétude des lieux me dérange, chassant avec violence l’idée même de ma présence. Dans l’air tendre du vent se trouve cette petite voix qui me chante des horreurs, assurant que je souille l’herbe, l’eau et le temps de mes sentiments laborieusement humains. Je me sens minuscule sous ce ciel de plomb, affublé d’un fardeau doublé par ceux que ma femme a oublié derrière elle quand elle a accroché son cœur à mes lèvres pour la toute dernière fois.

    « Cam… »


Ma main sur ma bouche suspend sa course, mon souffle immobilise aussi les organes qui meublent ma carcasse impatiente, cette voix. Je penche la tête avec une prudence incertaine, jamais trop sur d’être face à un être aimé quand le reste de la planète souhaite ardemment me voir crever. Un écho si faible qu’il m’arrache un sourire cogne jusque moi, comme s’il trainait son poids jusqu’à mes pieds et je le suis, entrant dans une lumière vive qui m’aveugle dans un premier temps. Cette chaleur imbibe ma nature originelle, je la bois, suivant sa voix maintenant évanouie vers un ailleurs dont je connais le prénom.

Sa silhouette allongée me paraitra pour toujours familière et je me sens presser le pas quand l’air siffle contre mes oreilles de nouveau en symbiose avec le vent qui offre un peu de vie à mes pauvres contours. Un baiser de ma femme suspendu aux lèvres, je l’épouse de mes phalanges avant de le ranger dans ma poche, jamais trop loin de sa vraie maison, d’un cocon improvisé pour son cœur et leurs baisers.
Je tends une main à son corps, n’attends pas sa réaction et accroche ses avant-bras, lui murmurant « relève-toi, fiston », j’peux pas t'étreindre si tu restes au sol. Plante tes pieds dans le gazon, c’est ce que font les vivants. On aura le temps de le contempler d’en bas, t’en fais pas…

    ─ Petit Jimmy, c’est bon de te voir.


Je fais durer l’accolade, une seconde de trop au risque de l’étouffer et lui rends sa liberté, songeant que mes mains doivent lui paraître affreusement brulantes désormais, je les sens dégager ce puissant aura de chaleur et de dangerosité. Il émane de moi une clarté vive qui porte son prénom, si semblable à celui vers lequel se tournent toutes ses pensées.

J’accroche son épaule d’une de mes mains et rive l’autre sous son menton, l’obligeant à lever son visage poupon vers moi. Ses traits que je connais par cœur ont été pendant longtemps ma seule maison et je lui souris mon plaisir, une lèvre entre les dents. Que deviens-tu gamin, qu’as-tu fait depuis qu’on a réappris à marcher ?

    ─ Comment tu vas ?... Comment tu vas vraiment ?


Ma voix accroche d’un accent rauque le dernier mot, lui donnant une importance qui fait chavirer mes maux. Mes yeux se balancent entre les deux siens que j’appelle par leurs surnoms : Timmy et Jimmy. Un œil tourné vers la vie, l’autre le sursis.



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MessageSujet: Re: Until you burn ─ Cameron & Jimmy   Mar 20 Sep - 6:18


Mes yeux accrochent sa silhouette, décryptent chacun de ses gestes, qui font à nouveau tourner mon monde. La sensation de le découvrir pour la première fois crève mes pensées, loin des mois passés à le voir bouger entre des barreaux crades pour entraver ses gestes et esquinter ses pensées. Putain, Tim ! il n’a jamais semblait aussi grand, pas vrai ? Si grand que le monde semble sous sa loi, et que sa simple présence suffit à raviver le mien.

Et je me sens comme un gosse apprenant à marcher, chutant pour mieux se redresser. Le son de sa voix ravit mon équilibre qui, hier encore précaire, se précise. J’ai tenté de courir avant de savoir marcher, retrouve ses bras qui à eux seuls me permette de me relever sans plus tanguer. Tu verras, Tim, nous marcherons, courrons, rirons, aussi longtemps qu’il sera là pour me remettre sur mes pieds. Je ne suis qu’un gamin ce soir, adore ça.


    « Petit Jimmy, c’est bon de te voir. »


Je souris contre son épaule, furieusement conscient que le froid qui m’habitait jusqu’à l’ors à foutu le camp. Tout semblait mort, Tim, quelques instants plus tôt. Tué par le froid qui s’intensifiait seconde après seconde Tout était vide, désert, inerte. Et ma carasse tremblait, imprégné d’eau jusqu’à la moelle par l’averse qui a crever le ciel, celle qui a crever les yeux de ta mère.

L’eau avait giclé, menaçante, sur le bitume, fracassant mes espoirs au passage, glaçante mes veines d’effroi. Je planais, indolent, dans cette atmosphère chaotique, comme une apocalypse venant arracher de ses mains avides tous ce qui vit, tous mes rêves et le futur peint aux couleurs de ton âme. Tout était froid Timmy, avant sa main pour forcer mon regard à croiser le sien. Tout était noir, avant le feu.
On parle toujours du feu de l’enfer, Cam. Mais l’enfer, c’est le froid.


    « Comment tu vas ?... Comment tu vas vraiment ? »


Ma main trouve mes cheveux, arrache par poignets tous mes songes d’hier, lorsque mes espoirs appartenaient encore au matin. Je vais… foutrement mal, aujourd’hui. Presque bien, le reste du temps.
Je chasse la vie, rêvant de rafler au passage un pardon que je ne mérite pas. Me prends des claques, m’en relève, ris pour Tim et son écho. Piétine, rampe et crève un peu, au souvenir de cette femme au cœur écorché par la connerie de mes yeux.
Je vis, et cette seule vérité suffit.


    « J’ai connu mieux, j’crois. Mais ça ira.


Ça ira et la conviction qui suinte de chacun de mes mots m’arrache un sourire. Ça ira, parce que vivre pour deux n’implique pas vivre plus vieux, et qu’il me faut arracher assez de bonheur pour nous rassasier tous les deux.
Ça ira, parce que Timmy me le chante des cieux, parce que son souvenir est trop vif pour pouvoir un jour périr. Ça ira, parce que j’y crois. Parce que je réparerai du mieux que je peux ce que j’ai pu briser. Parce que rien ne nous a jamais abattus, tous les deux… sauf moi.
Ça ira, parce qu’il le faut.


    « Et toi, la vie ? »


La vie. Ta vie. Raconte-moi les feux que tes mains ont su allumer pour la raviver, les incendies qui ont secoué un monde trop con pour avoir un jour voulu te voir condamner. Les cendres de ton passé, les flammes d’un futur bâtit pour tes yeux. Les trésors que tu as retrouvé, ceux qui crament de se savoir perdus à jamais. Raconte-moi ton fils, ton feu, ta vie.
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