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 Life as we know it ─ Warren & Jimmy

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MessageSujet: Life as we know it ─ Warren & Jimmy   Lun 11 Avr - 2:35


Aujourd'hui, mon regard embrasse un ciel si clair que le souvenir des tourments qui ont su le déchirer hier n'en est que plus frappant.
J'ai encore au fond du cœur la trace d'une blessure encore trop vive, parce que trop fraiche. Une paire d'yeux a su pénétrer mon âme pour mieux la fissurer, pour mieux envoyer valser mes espoirs délavés par les larmes qu'elle a versé.
Nous retournons la voir aujourd'hui, Timmy. Mais pas tout de suite. Quelque chose doit être fait, avant ça.

Tu te souviens, du jour où nous avions décidé de devenirs des rock stars ? Pendant des semaines, nous avions fait trembler tout ton quartier, aux sons des atrocités que nous avions crées. Personne ne jouait plus mal de la guitare que moi, personne ne savait chanter de façon aussi désastreuse que toi. Nous étions abominable, souviens-toi.
Nous ne rêvions ni de paillettes, ni d'argent. Nous ne rêvions que de voir placarder sur l'un de ces murs un cliché de nous, de nous éterniser aux côtés de ceux qui ont su nous faire frémir.
Nous rêvions de fumer une cigarette qui nous brûlerait les poumons à nous en faire chialer, et nous ferait recracher une halo de fumée sur notre propre gloire immortalisée.
C'était un rêve de gosses, qu'on dépeignait dans le ciel à l'encre d'un grand délire qui a su nous faire vibrer des années durant.

Je plonge ma main dans ma poche, pour en ressortir un rouleau de ruban adhésif et une vieille photo usé par mes yeux qui ne l'ont déjà que trop regardé. Toi et moi, en train de rire, guitare et micro à la main. Mon coeur détaille, tandis que je n'ose à peine toucher l'ombre qui habille le coin gauche de la photographie. C'était Callie, qui avait prise cette photo, tu te rappelles ? Celle-ci, et les dizaines d'autres clichés qu'elle avait capturé, ce jour-là. Et sur chacune d'elle, son doigt avait flirter avec l'objectif au point de marquer les photos de son empreinte, à jamais.
Il y a un peu d'elle sur cette photo là. Comme il y avait un peu d'elle en toi, en moi.

Calant la photo contre le mur, j'use de mes dents pour arriver à mon but. Un peu de ma lèvre part avec le dernier morceau de scotch qui, à jamais, nous offrira ce fantasme dont nous avions tant rêvés. Timmy, j'ai triché, mais réussi. Nous y sommes arrivés.
Nous sommes immortels, désormais.

Tirant de ma poche arrière un paquet de cigarette, je scrute la foule de mes yeux encore hallucinés d'avoir rendue vraie une illusion que seule Callie aurait pu faire danser. Un homme passe, et son image me renvoie à celui d'un père avec lequel j'ai éprouvé ma peine.
Il a dans son regard une lueur qui trouve écho dans le tien. Putain, si tu voyais comme il te ressemble Cam, cet homme-là !
S'il savait ce que je m'apprêtais à demander, il se serait probablement marré. Cam, si tu étais là, tu aurais allumé le plus beau feu que tu n'es jamais crée, et ferais s'embraser la dernière part d'un rêve bientôt devenu vrai.


    « Hé, toi ! T'aurais du feu, par hasard ? »


Tim, je te rends éternel aujourd'hui.



Dernière édition par The Prisoner le Lun 11 Avr - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Life as we know it ─ Warren & Jimmy   Lun 11 Avr - 3:55

    Je ne sais pas vraiment pourquoi je suis venu ici. Pour un peu, j'aurais fait flamber ma carcasse pour avoir une réponse. Car au fond, maintenant, je n'ai plus à vivre avec des souvenirs, depuis qu'il est de retour. Putain, mon père est là, quoi, en chair et en flammes. Le fantôme d'un passé gravé s'est mué en véritable être palpable. Un être que l'on pourrait m'enlever à tous moments et pourtant, je marche dans cette allée. Ouais, parce qu'en fait, il n'y a pas que lui, qui me manquais, et maintenant, il ne reste plus qu'elle à retrouver. Sauf que je le sais, putain, qu'elle est perdue à jamais pour moi. Je ne sais pas me contenter de ce que j'ai, pas vrai ? Je suis trop habitué à ce que tout me sois arraché. Je n'ai pas encore appris à vivre dans le bonheur d'avoir quelqu'un, à mes côtés. Je suis conditionné pour me révolter. Taillé pour brûler d'une colère éternelle, parce que juste et belle.

    Et je marche, sans voir personne, parce qu'aucun de ces visages ne m'intéresse. Ils n'ont ni la détermination sûre de mon père, ni la beauté que je prête à ma mère, à force d'imaginer ce que les photos me disent d'elle. Ils n'ont pas ce feu qui brûlent dans les yeux de l'un pour ranimer le corps froid de l'autre. Ils ne sont ni elle, ni lui, Dieu merci. Car eux, je les hais autant qu'ils m'indiffèrent. Ils m'évitent d'eux-mêmes. Mes yeux savent leur apprendre la peur. Je les cramerai au moindre frôlement. C'est mon père qui me l'a enseigné, comme il m'a appris à vous haïr, quand vous me l'avez enlevé. Ils vous aurez sauvé de votre connerie, si vous ne l'aviez pas enfermé pour un meurtre qu'il n'avait pas commis.

    Qui sait, peut-être qu'un jour je vous apprendrez à l'aimer comme il le mérite. Puis je vous l'enlèverais pour que l'on soit quitte. Quoi que ça, vous le faites très bien tout seul. Bande de cons. Je jette un regard noir au premier que je croise, qui s'écarte en baissant les yeux. Tu vois papa, il faut croire que je te ressemble vraiment. Cet image m'arrache une ébauche de sourire tant j'en suis fier. Je suis le digne fils de mon père. Merde, il me manque à nouveau, et si je rentrais ? Ca ne me sert à rien, de trainer là.


« Hé, toi ! T'aurais du feu, par hasard ? »

    Attiré par le mot "feu", je regarde la personne qui l'a prononcé pour me rendre compte que c'est à moi qu'elle s'adressait. J'aurais voulu répliquer, mais rien ne me vient l'esprit, tant la surprise de me voir ainsi hélé paralyse ma voix. De toute façon, il est bien connu que je ne sais pas parler. Je souris intérieurement devant son audace et sa chance, l'imaginant s'étonner de voir qu'il s'avère que par hasard, il se trouve que j'ai du feu sur moi. Je suis le feu, mon gars. Ou au moins son fils, tu vois ? Pyroman, c'était mon père avant d'être moi, et un jour, ce nom, il vous en bouchera un coin. Je ne sais pas encore ce que je cramerai pour vous prouver que ce n'est pas un nom à oublier, mais je promets que vous vous en rappellerez. Parce que j'embraserai vos émotions, pour que la peur s'allie à votre ferveur. J'enflammerai vos vies, pour un merci.

    Je claque des doigts sans un mot, fait apparaitre une flamme, parce que je n'en ai rien à foutre, d'être incognito. Allez quoi, mets ta clope à ta bouche, que l'on brûle ta vie par les deux bouts. La mort ne doit pas être pire que cet enfer, de toute façon.

    Je me consume déjà.
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MessageSujet: Re: Life as we know it ─ Warren & Jimmy   Lun 11 Avr - 14:07


Ses yeux accrochent les miens et me renvoient à un second regard, bien plus grand encore que celui-là. Ses pas écorchent ma vue, et m'inspire un profond sentiment de déjà vu.
Bon sang Timmy, je jure que mon regard me trompe, et m'impose la vue de Cam à chaque souffle qu'il lâche. Je retrouve en lui toute l'envergure de cet homme qui emmerda la générique avec une grâce hallucinante pour s'imposer à moi que le second père que je n'ai jamais eu, et ce, sans même le vouloir, sans même le savoir.

Il claque ses doigts, et électrise mon être tout entier. Là, venue de nul par et flottant dans le vide, une flamme danse dans les airs, captive. Cameron contrôlait le feu, aussi surement qu'il était en mesure de contrôler l'univers dans son entièreté, pour le faire valser et l'emmerder d'une intensité jamais effleuré par quiconque d'autre avant lui.
Cette vérité était aussi incontestable qu'incontesté : C'est Cam qui signe de sa flamme la dernière étape de notre immortalité.



    « Putain... »


Un peu paumé, je tire sur ma clope pour la voir s'embraser. La fumée s'insinue jusqu'au plus profond de mes poumons qui suffoquent de se voir ainsi soumis à un incendie que je ne cherche en aucun cas à endiguer.
Un toux atroce me plie en deux, et mon poing frappe mon torse qui tremble de ne savoir se débarrasser de cette fumée qui semble le faire flancher.
Expire, merde !

Encore tordu d'un je-ne-sais-quoi que mon organisme refuse d'accepter, mes yeux rencontrent de nouveau le cliché maintenant immortel de notre plus beau fantasme d'adolescents. J'achève la réticence de mon corps entier d'une seconde bouffée, qui me pénètre tout entière avant d'aller percuter ce mur, désormais unique détenteur de nos sourires qui ne se répondront à présent, que dans mes pensées.


    « Sérieux Tim ? Une clope, vraiment ? Ce qu'on pouvait être con... »


Un rire secoue ma gorge encore enflammée par cette toux que je tente de canaliser. Vibrante parce qu'enfin accomplie, ma promesse ne cesse de faire marteler mon cœur qui n'en revient pas.
Timmy, ça y est, on l'a fait.


    « Warren Peace, hein ? »


Mes yeux retrouvent celui qu'ils avaient délaissé un instant plus tôt, et je tremble de savoir que je n'attends pas la moindre réponse de sa part à cette question lâchée, qui n'est, en réalité, que la plus incrédule des vérités.
Fais des calculs de probabilités Tim. Combien de chances avais-je de tomber sur lui, ici, et surtout -surout !- maintenant ? Combien, hein ?
Peu, tellement peu... Putain Cam, ton fils est devant moi !

    « Merci. »

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MessageSujet: Re: Life as we know it ─ Warren & Jimmy   Mar 12 Avr - 19:45

    J’étire légèrement lèvres pour faire place à un sourire cynique quand je trouve l’effet que je recherchais dans son regard. Une incrédulité s’imprime sur ces traits, et un « Putain ! » choqué s’échappe de ses lèvres, pas assez effrayé cependant pour le paralyser. Je trouve presque dommage ce petit détail qui laisse une légère pointe d’amertume dans la saveur de ce moment. Sans vouloir d’une frayeur édulcoré, j’aurais voulu trouver du piment là où je n’en ai pas cherché. La prochaine fois, c’est ma main entière, que j’enflammerai. Et peut-être une mèche de mes cheveux, pour l’inquiéter. Pourquoi ne pas devenir un fou qui s’immole quand il me demande du feu, juste pour le faire chier de ne pas avoir su mieux choisir à qui quémander ? Oui, je m’en fous que ce soit con, j’aurais bien rigolé, devant ses yeux hallucinés.

    Je fronce les sourcils en le voyant s’étouffer, me disant qu’il faut être vraiment con pour commencer à fumer quand on a plus de vingt ans. N’es-tu pas censé être déjà vieux et sage, à ton âge ? Ou est-ce seulement moi qui vis dans l’utopie en espérant que je serai un homme, d’ici-là ? Pourquoi, t’es plus con que moi, toi ? Je soupire devant son éclat de rire, décontenancé par cette joie de vivre et de mourir. Je n’ai pas compris ce qu’il y a de drôle, et je me trouve encore plus con que lui, finalement. Parce que j’ai 17 ans et que je suis sûr, qu’au fond, ce qui vient de se passer devrait m’amuser. Mais je ne comprends pas le reste du monde, et son fonctionnement. Je me suis coupé de leurs conneries bien trop tôt, il faut croire. J’ai oublié d’être jeune, dans l’équation. Je n’aurais jamais gaspillé des paroles pour parler à quelqu’un qui n’est pas là, comme il l’a fait. Même à mon père, je ne lui ai jamais rien hurlé en espérant qu’il entende. Tous mes messages, c’était mon cœur, qui lui transmettait.


« Warren Peace, hein ? »

    Ca devrait m’étonner, non ? Mais tout le monde me fait le coup, mon gars, tu es loin d’être le premier. J’ai envie de cracher sur cette célébrité qui m’a vu grandir. Parce que je suis fils de criminel, et que putain, mon père n’a rien fait. J’ai envie de lui faire bouffer sa clope pour qu’il vomisse sa tranquille assurance. Mieux vaut t’étouffer que m’énerver, je te promets. Je lui lance un regard noir, mais ne lui réponds pas. Et pout lui dire quoi, de toute façon ? Il me connait, et j’y peux quoi ? Le mieux est de l’ignorer. Ou lui promettre avec ironie un autographe signé sur sa peau, à l’encre de mon feu. Juste pour qu’il puisse raconter à ses copains qu’il a rencontré Warren Peace, et que, putain, il est exactement comme les journaux l’ont dit. Et pour peu qu’il soit à Sky High, il n’aurait fait courir qu’une rumeur supplémentaire sur moi. Vérifiée, pour une fois. Mais j’en ai plus rien à foutre, de vos conneries, car mon père, on me l’a rendu, maintenant, tu vois, mon gars ?

    J’aurais tourné les talons si ça n’avait été pour son dernier mot :


« Merci. »

    C’est fou, quand on y pense, de se dire que les deux seules personnes au monde qui me l’ont dit sont des gars qui n’attendaient de moi qu’une chose : que je les laisse se sentir mal. Le blond, là, dans le gymnase, tout ce qu’il voulait, c’était que je le regarde perdre pied. Et maintenant lui, que j’ai permis de s’étouffer. Et comme les autres, ils me connaissaient. Et je ne sais pas, je ne les comprends pas. Ni l’un ni l’autre, ni personne. Mais tout ce que je sais, c’est que je me sens réellement touché quand on me remercie. Pas en bien, ni en mal. Juste comme si on faisait vibrer une corde sensible. Juste parce que merci est un mot que l’on m’a rarement dit. Un mot que Personne ne m’avait dit, en fait.

    Ma colère ainsi calmée, je regarde le jeune homme dans les yeux, pour comprendre ce que j’ai bien pu faire. Encore un truc caché, sérieux, je ne vois pas, en quoi je peux bien les aider. Tu vois, vous n’êtes pas comme Keira. Elle j’ai vraiment eu l’impression d’avoir été là au moins pour l’empêcher de couler. Je ne l’ai pas remontée à la surface, pour l’instant, et je ne le ferai peut-être jamais, car je ne sais pas si la volonté de le faire suffira à y parvenir, mais je n’étais pas juste là simplement pour être là. Enfin… Bref, je ne sais pas comme l’expliquer.


- Pourquoi ? Tu t’es étouffé. Que je lui fais remarquer, à juste titre, pour comprendre à quoi j’ai bien pu encore servir.

    Peut-être que vous avez rejetés mon père parce que tout ce que vous voulez est un héros qui vous laisse mourir…

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MessageSujet: Re: Life as we know it ─ Warren & Jimmy   Dim 17 Avr - 21:02


Et Warren Peace dépeint de son regard trop vif un monde aux couleurs de celui de son père. Il me renvoie à une image ternie, parce que passée, d'un homme d'une grandeur sans égal, enfermé derrière les barreaux d'une cage. Il doit savoir, comme je l'ai remarqué, que son père est un monstre d'une droiture ahurissante, un héros bafoué, d'avoir trop longtemps, voulu vous sauver.
Cam restera, pour toujours, le plus grand héros de cette terre, et qu'importe que celle-ci ne soit pas en mesure de le remarquer.


    « Pourquoi ? Tu t’es étouffé. »


Je tire à nouveau sur ma clope, et écorche un peu plus mes poumons qui hurlent en silence face à la violence de cette saloperie que je leurs inflige.
Mais ce n'est pas ça, qu'il faut retenir de cette scène, maintenant. J'ai fauché mon meilleur ami l'année dernière, l'ai rendu immortel grâce à toi, aujourd'hui. Et lui comme moi savons, que c'était à toi d'allumer cette flamme, de parfaire le tableau que l'on avait mis des jours à dépeindre, face à un ciel brillant d'étoiles.
Alors merci. Merci pour ça.


    « Vrai. »


Mais qu'importe, après tout. Hein Tim, on s'en fout de tout ça, de ces quelques souffles perdus.
Je t'ai arraché le tien pour toujours, après tout. Perdre le mien un instant, pour toi, ne représente rien. Crois-tu qu'il puisse raviver la flamme de ta mère comme il a illuminer nos rêves ?

Il ne sait pas Timmy, n'est-ce pas ? Il n'a aucune conscience, de ce qu'il vient d'accomplir. Il t'a insufflé un feu nouveau, qui ne s'éteindra jamais, et chacune de ses flammes perdues fera danser devant une mer d'yeux ébahis, le souvenir de ton sourire. Il a allumé de ses doigts un feu qui fera briller ton image jusqu'à la fin de ce monde, et bien après ça, encore.
Il a finalisé, glorifié notre rêve de gosses, devenu vrai. Une preuve éprouvante de vérité que même la mort ne peut vaincre ce que nous étions.
Tant que je resterai celui que j'étais Tim, nous resterons réunis.
C'est une promesse, que j'accroche aux fossettes de ton sourire, à cette image de toi qui ne cessera de briller, à jamais.


    « Mais tout ça, c'est symbolique, tu vois ? Et il fallait que ce soit un Peace qui l'allume, cette clope là. »


Il fallait que ce soit ton père, même à travers toi.

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