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 La vie, le feu ... [Warren - Ellen ]

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MessageSujet: La vie, le feu ... [Warren - Ellen ]   Ven 8 Avr - 11:42

J'ai suivis mes pieds, sans y penser, je les ais juste suivis parce que je me le devais.
Lorsqu'un pied décide de marcher, on ne peut plus l'arrêter. Alors imaginez quand le deuxième se met à suivre le premier.
On ne s'en sort jamais, avec ces choses là, on est toujours condamné à les suivre, comme ça. Parce qu'ils avancent vite, ceux là.
Si on se met à ne plus vouloir les suivre, on fait comment après ? On lutte contre ses propres pieds ?
Mais à la vérité, j'aime bien les miens, de pieds, ils sont jolis, les petits, toujours prêts à m'aider à marcher. Ouais, mes pieds à moi, ce sont plus les cool, je crois.

Et puis, maintenant qu'ils se sont arrêter de marcher, mes pieds de taille 38,5, je me retrouve assise sur un muret. Pas plus grand qu'un tabouret.
Je souris, parce que seule et pourtant bien accompagnée. On est jamais mieux qu'avec soi-même. Surtout lorsqu'on possède ce genre de pensée.
Je m'apaise de mots que je suis l'unique à posséder, à en connaitre les lettres, les signification. Chaque signe, en forme de papillon.

Ma solitude s'efface, entre face à moi Warren Peace, le fameux Pyroman. Je souris toujours, parce que je l'accueille pas vrai, mon compagnon de lycée.
Je respire, même pas lentement, non parce que je ne suis pas de celles qui sont effrayées, surtout pas par lui, parce que je sais que je pourrai le stopper.
Il est bon mon pouvoir, mine de foire.

Et c'est sans me contrôler que je fonce vers lui, me précipite sur lui, tout en tendant les bras vers ses cheveux. Comme une furie, la vie.

- Dis tu me ferais les mêmes ? Parce que, bon, c'est bien beau d'être blonde, mais j'ai envie de changer. Pas que blonde ça me dérange, j'aime bien plaider que blondeur ne veut pas dire débile. Mais tu vois, avec des mèches rouges, ça ferait peut être un peu plus sérieux. Joli, aussi. Fin, tu me dis quoi.


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MessageSujet: Re: La vie, le feu ... [Warren - Ellen ]   Mer 13 Avr - 13:02

    Je marche vers la cours extérieure, parce que je ne sais pas réellement où aller. Encore une fois, ce que je cherche, c’est la tranquillité. Je ne sais pas si les autres son surexcité, ou si c’est moi qui ai encore plus de mal à les supporter qu’à l’accoutumée. Je sais que je les déteste davantage depuis que mes flammes ont retrouvés celui qui les a inventées. Mais est-ce seulement moi, ou leur quotidien est encore plus insipide ? Comme s’ils étaient devenus encore plus con… Comme si j’avais pris vingt ans d’intransigeance dans la gueule, et qu’ils avaient rajeunis. Je dois être sacrément aigri, j’imagine. A ce point-là.

    Toujours est-il que j’étouffe, j’ai besoin d’oxygène, respirer, m’évader. J’ai besoin de brûler jusqu’au soleil, la flamme de jeunesse en moi meurt petit à petit. J’arrête de vivre pour haïr. Et je les hais d’autant plus fort que j’aime mon père à en crever. Où est Keira, aujourd’hui ? Elle calmerait mes angoisses, m’empêcherait de suffoquer. Mais j’ai peur de la retrouver, car je crains la violence de mes espoirs, en ce moment. Je rêve de flammes protectrices, de forteresse brulante. Je rêve d’une montagne de feu qui nous mettrait hors de portée. Je rêve de meurtre, si l’on venait encore à me l’enlever. C’est tellement fort, tout ça, que je ne peux pas lui imposer ça. Et pourtant, sans elle, je ne me calmerais pas. Alors je sors pour ne pas la chercher. J’ai juste besoin des couleurs du soleil, j’ai l’impression d’être enfermé dans un monde en noir et rouge.

    Je crois que je suis trop heureux, pour mon propre bien.


- Dis tu me ferais les mêmes ? Parce que, bon, c'est bien beau d'être blonde, mais j'ai envie de changer. Pas que blonde ça me dérange, j'aime bien plaider que blondeur ne veut pas dire débile. Mais tu vois, avec des mèches rouges, ça ferait peut être un peu plus sérieux. Joli, aussi. Fin, tu me dis quoi.


    Wow, c’est quoi, ça ? J’exécute un mouvement de recul en mettant mes bras entre nous, en signe de protection. Mon espace vital a été bafoué avant même que je ne comprenne que la limite allait être franchie. Non, dégage, pas heureux à ce point-là ! Putain touche pas mes cheveux, ou promis, t’as plus de mains. Non mais sérieux…. Hein ?!

    J’écarquille les yeux devant la tornade blonde qui vient de me débiter un discours dont je n’ai compris que la teneur principale. Elle parle de mes mèches, c’est ça ? Elle veut les mêmes… Et bien qu’elle aille se les faire, qu’attend-t-elle de moi ? Que je prenne ses cheveux et y étale la crème ? Je ne suis pas coiffeuse, moi, oublie-moi.

    Je baisse les bras en espérant qu’elle n’essaiera plus d’outrepasser mes limites. Je n’arrive vraiment pas à me faire à la vie qui coule des autres. Ils dégoulinent de trucs que je ne comprends pas. Je ne sais même pas comment on nomme ça. Je ne veux pas que l’on s’approche de moi, en quoi cette vérité est-elle si difficile à comprendre ?


- Ce n’est pas mon problème.

    J’articule de mes yeux ahuris, qui au fond, n'en ont rien à foutre qu’elle soit blonde, brune ou rousse. Je me rappelle l’avoir croisée dans les couloirs. Et à chaque fois, elle riait. Je ne connaissais même pas sa couleur de cheveux, qu’à l’époque, j’enviais la vie qu’elle semblait absorbé. Et je me demandais quel effet ça faisait, de ne pas compter que sur soit, d’être jeune et joyeux. Qu’est-ce que la vie, quand on n’a pas grandi plus vite que ses os ? Puis je me disais qu’elle devait sûrement être naïve, ne rien avoir compris. Qu’elle devait croire que tout tombait tout cuit. Un sourire et tout va mieux.


- J’y connais rien en cheveux.

    Pourquoi suis-je si jaloux des gens qui rient ?

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MessageSujet: Re: La vie, le feu ... [Warren - Ellen ]   Ven 15 Avr - 10:51

    Je l'observe faire un recul, mettre ses bras entre nous, comme s'il croyait que je comptais le kidnapper. Non, non, ce n'est pas du tout ça.
    Je souris face à son expression qui ne comprend pas. On dirait un petit enfant aujourd'hui Warren, comme ça.
    C'est peut être pour des raisons comme celles là que les garçons me perturbent tant. J'ai une expression d'enfant moi ?
    Je dicte à mes traits de l'imiter, juste parce que c'est joli, se petit nez qui se retrousse. Le mien aussi, il sait le faire pas vrai ? Ouais, il sait.
    Warren on joue, dis, toi et moi ? Tu tresses mes cheveux avant de les colorer ? Si tu le fais je promets que ta vie le sera aussi, pleine de couleur. Pour toujours, et peut être à jamais.

    - Ce n’est pas mon problème.


    J'écarquille les yeux, choquée. Non, mais bien sur que si que c'est ton problème coco ! Tu crois quoi, ce sont tes pieds qui t'ont guidé jusqu'à moi. T'as qu'a subir les conséquences maintenant.
    Non, mais. C'est ton problème parce que c'est toi qui doit me colorer tout ça. A moins que ... Mes yeux se ferment, mes sourcils se froncent et je le soupçonne de je ne sais quoi, mais c'est cool de soupçonner comme ça.

    - J’y connais rien en cheveux.


    Aaah, d'accord c'est ça. C'est pour ça alors qu'il semble triste tout le temps ? Mais c'est pas grave, mon joli, moi je vais t'aider avec ta tignasse promis.
    C'est pas si grave de ne pas s'y connaitre en cheveux, je crois que moi non plus je n'y connais pas vraiment quelque chose. Mais les miens, ils ne sont pas si mal, hein ? Non, elles sont même belles mes boucles blondes.

    Alors j'incline le visage, voudrai pouvoir attraper ses cheveux histoire de mieux les regarder, les observer pour mieux les figer dans mon esprit.
    Le temps n'a pas d'importance tu sais ? On est trop jeune pour s'ennuyer, souris à la vie, s'il te plait. Souris moi, Warren Peace.
    Je pose une de mes mains sur mon menton, pour réfléchir à je-ne-sais-quoi, mais j'aime bien réfléchir comme ça, comme ferait les stars de télé.
    Parce que les stars de la télé, elles semblent toujours heureuse, avec un rire parfait qui les fait paraitre plus belle que jamais.
    J'ai cet air sur le visage moi, lorsque je ris ?

    - C'est dommage, je suis sure qu'on aurait pu se faire une soirée à se tripoter les cheveux. je finis par dire avec un sourire franc.
    On aurait tripoté que nos cheveux, hein, promis. Je ne suis pas une fille de ce genre là, moi ...
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MessageSujet: Re: La vie, le feu ... [Warren - Ellen ]   Jeu 28 Mar - 12:36

    J'ai dans la tête des millions d'incompréhensions que la vie ne m'a pas apprises. Trop jeune, trop vieux, trop con pour ces conneries, je ne sais encore pourquoi elles me fuient. Pourquoi les ténèbres vivent-elles dans la lumière, mais que le soleil se tait durant la nuit ? Pourquoi la joie sait-elle se teinter des chimères qui la font disparaitre, mais que la peine nous enfoncent jusqu'à la colère ? Rien n'a l'air de pouvoir me sauver, même quand mon coeur s'éveille après s'être consumé. Je suis heureux, mais mon âme pleure, comme si le bonheur lui faisait peur. La haine seule est mon alliée, pourtant, je jure que j'aimerais pouvoir crever cette vérité. La brûler pour vivre avant d'exploser.

    La blonde semble réfléchir, je ne suis pourtant pas une énigme, tout le monde me connait. Tout le monde sait que je ne sais pas parler, que je ne veux pas être accompagné. Je ne suis pas adapté aux communautés, Forrest ne m'as pas appris à me fondre dans la masse, allez savoir pourquoi. Il fallait bien un incompris pour affectionner un isolé. Je suis l'erreur qui brûle de se voir aimer, mais qui n'attend rien des gens. Ils sont inconséquents, intransigeants, inexistants, inconstants. Au fond de moi j'ai peur d'eux comme ils ont peur de moi, mais je ne l'avouerai pas. Ils vont me détruire si j'essaie de leur appartenir, je les détruirai avant qu'ils ne m'aient acceptés. Ils savent que je ne suis que moi, mais trop transparent, j'en deviens effrayant. Elle réfléchit, et l'ombre d'un sourire qu'elle n'a même pas conscience d'esquisser nait sur son visage. J'aimerais que mes pensées sachent me divertir, mais elles sont inspirées par trop de mauvaise volonté. Pourtant, mon père est retrouvé.



- C'est dommage, je suis sure qu'on aurait pu se faire une soirée à se tripoter les cheveux.

    Elle sourit pour de vrai, quand mes sourcils se froncent un peu plus. Qu'est-ce qu'ils ont tous avec mes cheveux ?

    Je lève par réflexe mon regard pour les voir, mais je ne comprends pas. L'irlandais aussi fait une fixation sur eux. Ils ne sont pourtant qu'une part de moi. Aussi noirs que mon âme, aussi rouge que ma haine. Ils sont comme ils sont, car je suis qui je suis. Je crois que je les ai hérité de ma mère, d'ailleurs. Je ferme les yeux. Ma mère, putain...

    Je les rouvre alors, fait face à la tornade de vie qui essaie d'emporter mes couleurs délavées. Je t'offrirais volontiers mes mèches, si je savais d'où elles venaient. Du moins, c'est ce que je me force à penser, n'ayant jamais rien offert à personne de toute mon existence, je ne saurais pas par où commencer.


- Je ne préfère pas, non.

    J'aime autant passer mes soirées avec mon père, si ça ne t'ennuie pas.


- Tu n'as personne d'autre à embêter ?

    Va retrouver tes semblables, ceux qui savent rire et aimer le commun des mortels. Va t'abreuver de faux-semblants, jouer les héroïnes pour un monde qui te rejettera, si tu ne lui conviens pas. Va éclairer de tes lumières ceux qui se croient trop bons pour les ténèbres, trop jeunes pour se ne pas s'illusionner devant tes prouesses. Va les éblouir, dans un rire que tu leur auras confié, qu'ils voudront voir et aspirer. Ne perds pas de temps avec ceux qui n'ont pas besoin d'être sauvé, ceux qui ont eu ce qu'ils voulaient mais qui n'arrivent pas encore à s'en satisfaire, faute d'avoir pu toucher leurs rêves par le passé. Va voir tes copains, ceux qui t'aiment même sans te connaitre, simplement parce que tu fais partie de leur bande et que tu t'es intégrée à une élite qui t'embrasse, car tu n'as pas de péchés. La morale vous unit dans une guerre qu'ils brûlent de faire, à laquelle vous êtes tous destinés à prendre place. Va combattre le mal, pendant que je combats seul mes maux. Je ne veux pas prendre part au reste du monde. Mes idéaux sont simples, je n'en ai que très peu. Et ils s'épellent P-A-P-A et M-A-M-A-N.

    Va rire avec eux, tant que je ne suis pas assez mort à l'intérieur pour encore me demander comment tu fais.
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MessageSujet: Re: La vie, le feu ... [Warren - Ellen ]   Mer 15 Mai - 22:18

Je pince mes lèvres que d'un côté, j'aimerais bien être de ceux qui savent lire dans les pensées.
Pas tout le temps, mais juste un peu quoi, pour voir ce que ça fait. Je me demande donc ce qu'il se passe dans sa tête et s'il va se décider à me faire partager.
Je hoche la tête pour l'inviter à parler, vas y, vas y, il parait que je sais bien écouter. J'aimerais lui dire que quand on choisit de sourire tout semble plus simple à accepter.
Mais je ne sais pas par où commencer. Les gens me voient qu'une droguée, une droguée à la vie, à la joie. Et il me semble que parfois ça joue un peu contre moi.
C'est dommage, tu sais, mais c'est la vie, c'est vrai.

    - Je ne préfère pas, non.


Il dit ça avec un certain dégout dans la voix, j'ai peut être les mains sales, je ne sais pas.
Il a surement peur que je lui abîme son brushing non calculé, qui sait. En tout cas, je suis vexée.
Je l'aimais tellement bien cette idée. J'ai envie de taper du pied ! On aurait pu bien s'amuser !
J'aurais même réussi à te tirer un rire du nez, comme on en tire les vers, tu sais ?

    - Tu n'as personne d'autre à embêter ?


Je me gratte la tête, une autre façon de lui montrer que je suis en train de faire semblant de réfléchir, en vérité.

    - Bah euh ...


Ouais voilà tout ce que je trouve à dire quoi.
Ce que ça peut être compliqué et affreusement difficile de tenter de démontrer que dans la vie, il peut y avoir des bons côtés.
Je devrais m'allier à quelqu'un, je ne sais pas encore qui, mais on serait comme ces gens, ce qui se battent pour une cause que bon sang, ils en sont contents.
Mais pour l'instant je me contente de regarder Warren Peace en ayant envie de lui parler de mes pieds, ces mêmes pieds qui m'ont conduit jusqu'à lui aujourd'hui, persuadé que c'était le destin. Un truc qu'on reporte pas à demain.
Ce n'est pas souvent que je me retrouve sans voix, sans joie, ne sachant pas quoi faire de moi.
Je connais son histoire parce qu'on en a beaucoup parlé, mais je ne sais pas, je pensais qu'avec le temps son cœur se serait un peu apaisé.

    - Non, en fait. Mais c'était pas voulu, hein, je me suis contentée de suivre mes pieds. J'sais jamais où ils vont me mener.


Je dis en haussant les épaules, tentant à moitié de me faire pardonner. Ça justifie tout, n'est ce pas ? Et puis, oses me dire que ça ne t'arrives jamais à toi ? C'est un défi, voilà.

    - De là je suis arrivée jusqu'à toi et puis tu connais la suite quoi.
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MessageSujet: Re: La vie, le feu ... [Warren - Ellen ]   

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