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 Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]

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MessageSujet: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Sam 19 Mar - 21:55

    Ici et là, je regarde la vie qui se déroule autours de moi, je pèse le pour et le contre d'ouvrir enfin les yeux du monde.
    De lui montrer que je suis un danseur né. De lui prouver que je ne sais pas, je suis tout simplement fait pour ça.
    Je me demande même si j'attaque maintenant. Je pose mon regard, sur une femme, puis un homme, et un enfant.
    Et c'est dans un sourire que je me dis, que le petit, jamais je ne l'attaquerai. Question de sureté, plutôt que d'avouer que c'est question de bonté.
    Je ferme les yeux, prends le temps de respirer, de me demander encore une fois si c'est bien la bonne journée pour ça.
    Après tout, le seul problème viendrait du fait que cette journée, là, elle est bientôt achevée. Et que le monde ne verra pas, s'il s'en va, le danseur déchainé.
    Et je m'avoue vaincu avant d'avoir commencé. Ma danse ne sera pas célébrée ce jour, peut être demain qui sait. Ou bien après.

    Je soupire de n'avoir pas le temps de pouvoir montrer aux gens.
    M'amuse déjà de nouveau, pourtant, en actionne mes mains, trouer un peu plus mes poches. Juste comme ça, parce qu'au final, j'ai le temps.
    Le temps de tout comme de rien, plus de rien, évidemment, mais j'aime bien. C'est pas mal des fois, de prendre le temps.

    [ . . . ]

    C'est chiant des fois, de prendre le temps.
    Je regarde autours de moi, vois la place se vider, me retrouve idiot, moi et mes pensées.
    J'accuse un souffle, un indice qui me dira qu'on attend que moi. Et non rien, juste rien quoi. Je soupire de m'ennuyer.
    Me dis qu'au final rentrer à l'école serait la solution, après tout, un élève se doit de ne pas trainer dehors, pas vrai.
    Je regarde, déçu, les dernières personnes qui restent encore ici, irréductibles gaulois qu'ils sont. Et moi seul con ?

    Je me retourne, fini par me résigner, me faire une raison, que la seule bonne chose à faire maintenant c'est rentrer à la maison.
    Et puis je rencontre son visage, et le mien s'illumine presque automatiquement. Je souris, et cette fois ci, je sais que j'ai l'air d'un couillon.
    Je ne rentre pas maintenant, la vérité est là, je fais parti des irréductibles gaulois. Devant Lucky Girl, quoi.

    - Ne serais-ce pas celle qui me hais ? je demande d'un air amusé.

    Le Wild Dancer fera une dernière danse avant de rentrer.


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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Dim 20 Mar - 3:16


J'ai brisé un homme, ce matin.
Dans un élan de retard que je ne me connais habituellement pas, j'ai rendu les contours de la connaissance du fléau en mon sein flous, faussés par l'adrénaline de mes pensées.
J'ai couru, juste assez vite pour ne pas me faire remarquer, pour ne pas réveiller la monstruosité.
J'ai couru au ralenti, je le promets.
Juste assez pour ne pas pouvoir l'éviter, cet homme que j'ai percuté.
Juste assez pour ne pas entendre les os de son bras se briser, dans une vaine tentative pour le rattraper.
Offrez-moi un monde hermétique à tout danger.

Alors je marche. Je suis mon ombre qui décline, et dont le souffle s'épuise alors que le soleil se meurt dans un ciel aux tons pastels.
Je la laisse se mouvoir, épouser le vide autour de moi, épouser le béton qui ne rencontre sur lui, rien d'autre que mon empreinte à moi.
J'ai brisé un homme, ce matin.


- Ne serais-ce pas celle qui me hais ?



Le sursaut atteint mon ombre entière, puisqu'elle même en épouse une autre bien plus grande qu'elle.
Elle se noie dans cette ombre que je redoute tant la voix qui l'accompagne embrase ma haine.
Mes yeux croise un regard plus noir encore que l'ébène et mon âme de sent oppressée avec une telle intensité que je suffit pas suffoquer.
J'ai brisé un homme, ce matin, tu sais ?


-Dis-moi, hormis danser et chercher constamment le meilleur moyen de me torturer, que fais-tu donc de tes journées ?


J'ai des flashs d'une violence inouïe de ces instants volés où il a su sacrifier ma raison et la faire valser.
Il a su me faire danser, me torturer jusqu'à ce que mon esprit tout entier implore le pardon céleste d'être ce que je suis.
La vérité se cache là où le soleil s'est couché, son ombre m'a d'ors et déjà dévoré.
Et sa Lucky Girl adorée, dans tout ça, que fait-elle ? Elle continue de ne pas exister.

J'ai brisé un homme, ce matin.
Et ce soir, le ciel me fait payer, en m'envoyant son danseur le plus zélé.


- Et si on courrait jusqu'à l'horizon ? Le dernier arrivé disparaît.



Ainsi, sûrs de ne jamais y parvenir, je disparaitrai, et le vent t'emportera avec lui, loin de moi.
J'ai brisé un homme, ce matin.
Ne me punis pas d'avantage, s'il te plait.
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Dim 20 Mar - 15:39

    Je souris, toujours et attends, je me plais à regarder son visage se décomposer, ou tout du moins, je me plais à penser qu'il le fait.
    Je soupire déjà, parce qu'elle semble aussi perdue que la dernière fois que je l'ai vu. Leçon numéro un, encore une fois ?
    Je fronce les sourcils, maintenant, et me dis que je suis d'une rapidité à lui couper le souffle, n'est ce pas ?
    J'ai réussi à sourire, souffler, et froncer les sourcils en même pas dix secondes je crois. Et à penser, avec ça. Je suis trop bon, tu vois ?

    -Dis-moi, hormis danser et chercher constamment le meilleur moyen de me torturer, que fais-tu donc de tes journées ?

    J'arque un sourcils, à l'évidence, non, elle ne voit pas. J'ai envie de souffler, réellement cette fois, exaspérer. Putain, je ne la torture pas, moi.
    Je m'amuse un peu, j'essaie de donner un sens à sa vie, voilà. Un vrai, même si ce sens se résume à me détester.
    A défaut de souffler, je me contente de hausser les épaules. Pour toutes réponses à sa phrase d'ailleurs. Parce que je me dis qu'elle n'en attend pas, une après tout.
    Elle doit le savoir, au fond d'elle, que je ne la torture pas, j'en suis persuadé. Ouais, ouais, tu le sais, Lucky, au fond, bien au fond. En cherchant un peu, tu verras.
    Ou peut être pas, après tout, je me dis qu'avec les filles, en général déjà on ne comprend jamais rien, nous les garçons. Alors avec une fille comme Satine ...
    je n'essaie même pas, je veux dire, essayer. Essayer de comprendre et de voir pourquoi elle n'accepte tout simplement pas ce qu'elle est.

    - Et si on courrait jusqu'à l'horizon ? Le dernier arrivé disparaît.

    J'accuse un sourire, cette fois. Me dis qu'en fait, depuis notre dernière -première- rencontre elle a apprit quelque chose. L'hu-mour.
    Ou l'ironie, oui oui. Alors je souris, parce que je fier de moi, évidemment, c'est grâce à moi, si elle arrive à faire ça.
    A moins que ... J'incline mon visage sur le côté, espérant qu'elle note que je fais un effort avec mes expressions spécialement faites pour elle. Encore une fois.
    Donc oui, je disais, j'incline le visage, d'un mouvement parfait, et peut être même trop bien exécuté. Satine, tu notes que je fais semblant, là, pour toi ?
    Enfin, tout ça pour dire, que c'est le visage incliné, que je me dis que peut être la pensée était vraie. La course, quoi ?

    Non mais Satine, là, tu me proposes quelque chose qui n'est pas réglo. Déjà le lac, ça ne l'était pas. Mais là, c'est fichu.
    Je suis fichu, si on part dans ce challenge là. J'ai envie de lui dire, que non, je n'approuve pas. N'en veux plus de ses répliques sans humour.
    Et bourré d'envies de me voir disparaitre. Mince quoi, j'étais ici avant elle il me semble. A prévoir mon grand déballement. Meme si ce mot n'existe pas, je le prévoyais quoi.
    C'est en pinçant ma bouche que je me décide à lui répondre.

    - Non, j'ai pas envie de courir. Je passe mon tours. Mais merci d'avoir proposé.

    Elle est peut être chanceuse, leur poupée, mais qu'est ce qu'elle est coincée.


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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Dim 20 Mar - 19:40


J'avais oublié son regard, et l'impact qu'il a sur moi.
Il sourit comme j'enrage, sourit parce que j'enrage, sourit pour que j'enrage.
Où se cache donc la vérité dans ses pas ?
J'ai simplement préféré sacrifier ma mémoire, ne plus me souvenir que j'avais failli, face à lui.
J'aurais pu le briser, si facilement, comme je l'ai déjà fait, comme je suis condamnée à ne pouvoir m'en défaire.
Je suis un monstre. Aujourd'hui, demain, et à jamais.

Je lâche ses yeux, et pris pour m'envoler. Mais les espoirs sont fait pour être brisés, aussi, je me contente de vouloir courir assez vite pour m'oublier.
Courons. Courons, jusqu'au Nord de l'Eden, jusqu'aux limites du monde, et jusqu'à pouvoir se fuir soi-même.
Cours vers l'Orient, j'irai vers l'Occident, là où les sorcières étaient soumises aux flammes qu'elles engendraient.
Tu saisiras le soleil avant le monde entier, et tu pourras danser.
Je bénirai mon bucher, et pourrai y brûler, sereine à jamais.


- Non, j'ai pas envie de courir. Je passe mon tours. Mais merci d'avoir proposé.



Je trahis mon souffle et le laisse s'échapper, inconsciente de l'avoir ainsi retenu captif.
J'ai peur, à nouveau, et plus que jamais, des nouveaux tours qu'il pourrait inventer.
La crainte vicieuse s'infiltre jusque dans mes pensées, et je pris le sol de ne pas laisser mes pieds m'en aller. Je ne sais pas valser, et mon tango est rouillé.
A quelle nouvelle danse va-t-il falloir se plier ?

Je lâche un soupire qui trouve écho dans le vide, entre lui et moi, et comprends que je n'ai pas à subir tout ça.
Je ne le mérite pas, n'est-ce pas ? Pitié, dites-moi que je ne le mérite pas.
Alors que j'amorce un pas pour le dépasser et effacer sa présence de mes pensées, je finis par m'arrêter, pour retrouver ses yeux, qui me font trembler.


-Pourquoi tout ça?



Dis-moi que c'est ma mort que tu as juré, je te croirai.

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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Dim 20 Mar - 23:20

    Je me disais bien tout à l'heure, que c'était chiant de prendre le temps. Et je me dis maintenant que Satine l'est peut être ...
    Juste un peu, hein, même pas de la moitié, mais avec toutes ses pensées. Pas que je les entends, non, non, loin de là.
    C'est juste qu'on les voit, ses songes là. On devine si bien sur son visage qu'elle n'aime pas ce qu'elle. Mais, merde, Lucky you, quoi.
    Je fronce les sourcils, énervé. J'aimerai qu'elle réagisse, même comme la dernière fois. Juste un n'importe quoi.
    Allez, Frappe-moi. Un peu, sur la joue, le ventre, le flan, le nez, l'œil, et peut être même l'oreille si tu le sens.
    Mais je souhaite le réveil de la fureur que j'ai vu en elle la dernière fois. Parce qu'elle était parfaite dans ce rôle là.
    Et puis, comme elle le sait, ou peut être pas, je ne ressens rien moi. Nada. Alors si elle le voyait, je serai son meilleur jouer.
    Et si je demandais qu'elle joue avec moi ? Non, non, pas encore, pas maintenant. Pas jamais, un jour qui sait, dans une autre réalité.

      -Pourquoi tout ça?


    Mais pour rien, pour rien. Juste parce que c'était écrit. Si je réponds ça, dis moi, tu me répondras "A la craie." s'il te plait.
    C'était écrit comme ça s'efface, comme tu trépasses de ne pas pouvoir exister. C'est triste de voir et comprendre avant toi, que la seule personne qui te torture c'est toi.
    Ouais, c'est triste ça. Mais promis, je ne pleurerai pas, pas pour toi. Après tout, je ne pleure pas pour les gens chanceux. Aussi tristes qu'ils paraissent.
    Non, mais c'est l'hopital qui se fout de la charité, là, on arrête de pleurnicher. Je veux te voir danser. Dans un grand rythme, plus rapide que mes pensées.
    Trois, deux, un, trois, deux, un, pas de deux s'il vous plait ?

    Qu'est ce qu'on se disait, déjà ? Ah oui, pourquoi tout ça ? C'est la vie, ma foi. Celle qu'on a choisit. Ou celle qu'on nous a choisit.
    J'en sais rien, moi pourquoi. Et puis, je n'ai pas envie de réfléchir, ni même de choisir ce jour pour grandir.
    Ce n'est pas aujourd'hui qu'on montrera au monde notre folie. Ni toi, ni moi. On est foutu, tu crois ?
    Mais non, mais non, le mélodrame n'est pas pour ici, et même il n'a pas lieux d'être un jour. Pourquoi ? Pour s'amuser, Satine, pourquoi d'autre ?
    On est trop jeunes pour se détester. On est pas encore assez adulte peut être pour essayer de comprendre pourquoi. Pour-quoi. C'est juste ça.
    Et si pour une fois, tu essayais de ne pas calculer tes gestes ? Essayer de vivre, comme tu le sens, sans te cacher ni même appréhende ce que pourraient faire tes jolis bras ?
    Ouais, pour une fois, ce serait trop demander, et je le sais. De la connerie, cette peur qu'elle a de s'élever. Pure et dure.

      - Par-ce-que, pardi ! Et puis avoue que maintenant que tu me connais, sans moi, tu t'ennuierais.


    C'est le rapport de cause à effet, ce qu'il fallait démontrer.


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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Lun 21 Mar - 9:20


J'aimerais percer sa tête.
Enfoncer mon doigt dans ta tempe, creuser ses pensées du bout des ongles, pour aller chercher les réponses là où elles sont cachées.
J'aimerais comprendre pourquoi cet homme se plait-il tant à me torturer.
Est-il fou, ou seulement légèrement dérangé ?


-Par-ce-que, pardi ! Et puis avoue que maintenant que tu me connais, sans moi, tu t'ennuierais.



J'échappe un rire rauque et sans vie, qui écorche ma gorge comme il écorche le vide que trop peu dense entre nous deux.
Il me veut morte, folle ou aliénée, qu'importe, je le sais capable d'y arriver.
Deux-trois pas bien cadencés, et le tour est jouée.
Pendu, le monstre. Perdue, la chance.


-Évidemment !



Je ponctue l'exclamation d'un geste d'une théâtralité qui me trouble tant elle ne m'appartient pas.
De ma paume, je frappe mon front. Un geste idiot, putain, tellement idiot, qu'il sonne faux.
Je chéris mon calme et le supplie de ne pas me laisser.
J'ai déjà brisé un homme aujourd'hui, un deuxième, ça me tuerait.


-Je ne vis que pour ces quelques moments où je jurerai que tu cherches à avoir ma peau.



Dieu seul sait ce qu'il veut.
Ma peau, mon âme, ma raison ou ma destruction.
Prends le tout, broie-moi, et surtout, tache de ne rien laisser en état.

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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Lun 21 Mar - 23:51

    Je m'arme de patience, encore une fois. Me dis qu'a chaque fois que je la rencontre je dois le faire, et bon sang j'avoue que je n'aime pas ça.
    Même si je m'ennuie, ou quoi, mince justement si je m'ennuie, je ne patiente pas. Satine, anime-toi.
    Et je souris, non, pas pour l'énerver cette fois, juste parce que ma pensée m'a fait penser à Sésame ouvre-toi. Et du coup, je me dis, Satine ouvre-toi ? Non, Morgan, c'est trop vulgaire, ça. Allez, allez, on réagit, avoue qu'au plus profond de toi tu rêves de moi tous les soirs, juste comme ça.

    -Évidemment !

    Et bien oui, tu vois ? Quoi d'autre après tout. Ça ne pouvait venir que de là tout ça. Alors en réalité, le fautif n'est pas le Wild Dancer, mais bel et bien la Lucky Girl.
    Je soupire, soulagé d'avoir trouvé la solution du problème numéro un avant elle. Si problème il y avait, en réalité.
    Bon, évidemment, d'accord, et maintenant quoi ? On recommence à se cogner ? Enfin, tu recommences à me mettre au tapis ?
    Pas que ça me dérange, hein, non, loin de là, mais bon, si on fait ça à chaque fois qu'on se rencontre, ça risquerait de nous saouler, à la fin, hein ?

    -Je ne vis que pour ces quelques moments où je jurerai que tu cherches à avoir ma peau.

    J'ai envie de lui murmurer tranquillement un < Je sais. > des plus prétentieux mais je n'ose pas. Parce qu'en réalité, je ne suis pas sur qu'on est bien seul, elle et moi.
    Comprenons bien que je ne veux pas me ridiculiser devant des yeux inconnus. Susceptibles de me voir danser un jour, et m'adorer.
    M'aduler ? Oui, c'est ça le bon mot, le vrai. Donc mon je sais, je le garderai pour plus tard, quelques minutes encore et elle y a droit.
    Et puis, non, pourquoi attendre, je me retourne, assez rapidement. Ou tout du moins dans la rapidité que je peux, contrairement à celle qu'elle possède.
    M'assure que personne n'est dans le coin, et reporte mon attention sur ma super étudiante préférée. Alors, la phrase déjà c'était ?
    Ah oui, j'affiche un sourire, peut être un tout petit peu trop arrogant, et sur de lui. Et puis, je me dis que je m'en fou.
    Que dans les pires des cas elle me frappera, et que je ne ressentirai rien. En somme, dans le pire des cas, mes vêtements seront sales, quoi.
    Juste une chose, Satine, fait gaffe à ma veste, elle est précieuse, tu vois ? Pas que ce soit un cadeau ou quoi, mais j'aime bien être le seule à pouvoir l'abimé de mes mains à jamais armées.

    - Je sais !


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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Jeu 24 Mar - 18:41


« Méfiance ! » me crie ma tête, alors que la sienne scrute les environs d'un regard que je ne sais traduire.
Je me sens prise au piège d'une folie que je ne peux contrôler, rongée par des maux que je ne peux que haïr.
J'ai peur, de savoir ce qu'il me réserve, ce qui m'attend, ce dont sera fait demain.

« Danger ! » me hurle mes tripes, alors qu'il pose à nouveau son regard sur moi.
Il esquisse un sourire dont le message semble destiné à me déplaire, et son ombre même semble dévorer la mienne pour en faire ce qui lui plaira.


- Je sais !


Je craque un rire aussi sec que mon âme rendue morte par la fatalité dont elle est empreinte.
Le summum, l'apogée de son talent ne se résume qu'à cela.
Il est la parfaite caricature du mâle dominant à l'égo aussi grand que le sont ses pas, lorsque son public est là.
Je ne laisserai plus ses lettres valsantes saigner mon âme, je scelle cette promesse dans la nuit naissante.
Ses mots ne m'atteindront plus.


-Mords-moi.



Et d'un pas, je signe mon envolé vers le lointain. Tes mots ne m'auront plus.
D'un pas, je libère mon ombre de son pouvoir.
Nous ne danserons pas.
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Dim 27 Mar - 22:59

    J'attends un sourire flanqué sur mes lèvres fières d'elles. J'ai envie de l'entendre crier, hurler, qu'elle me dise qu'en réalité j'ai totalement raison. Elle ne vit que pour moi.
    Je souris encore plus de mes pensées, me demande comment je pouvais m'emmerder quelques secondes auparavant. Je me sens couillon même d'avoir pu imaginer que j'allais m'ennuyer.
    J'aurai du prévoir sa venue, l'entendre arriver. Reconnaitre ses pas. Et pour fêter son arrivée : Me mettre à danser. Je jure Satine que pour toi, j'aurai sorti mes griffes endiablées sur le son d'un rock déchainé.

    Et puis son rire me claque le visage, putain, j'adore ça. Je sais qu'il est faux, sarcastique, ironique. Qu'elle ne le pense pas. Qu'elle rit comme elle me méprise.
    J'aimerai qu'elle sorte une phrase de nulle part, se rendant compte qu'elle ne veut que moi. Que seul moi pourrait la sauver. Qu'elle se dise qu'elle en a besoin, de ce danseur là. Juste pour rigoler.
    S'amuser, rire, pleurer, frapper, jouer, grandir, vieillir, rajeunir, boire, manger, courir, marcher, baiser.

    -Mords-moi.

    Alors c'est à mon tours de vouloir rire, n'est ce pas ? Mais je n'en ai pas le temps, parce qu'elle ne me le laisse pas. Son mords-moi et suis de ses pas s'éloignant de moi.
    Je refuse cela, et même si je n'ai aucune idée d'où lui sort cette phrase là, je mentirai si je disais que je ne l'aime pas. Elle est spontanée, Satine, tu vois ?
    Tellement différente de celles que tu sors normalement, ça en devient presque effrayant.
    Alors je m'anime, parce que tout ça n'est pas fini, non, non, elle ne m'a pas encore frappé, notre échange ne peut être terminé.
    Maso, vous croyez ? J'ai envie de hurler, lui demander qu'elle partie de son corps elle veut que je dévore en premier.
    Alors un combat commence dans mon esprit, il a démarré sans même que je ne le vois arriver. Je me demande si je vais bouffer la cuisse ou le bras en premier. Je suis fou, ce n'est plus à méditer.

    D'ailleurs, j'en passe ma langue sur mes lèvres, comme pour me préparer, si seulement elle n'avait pas tourner le dos, elle aurait eu le plaisir d'assister à ça.
    A une nouvelle expression quoi, je suis pratiquement sur qu'elle ne l'a jamais vu celle là. Elle s'appelle, attention ; L'envie. L'en-vie. E.N.V.I.E.
    Je souris, et puis m'anime, sans même le voir, me laisse emporter par une musique que seule mon esprit peut entendre. Je danse déjà de mon prochain geste. De mon audace, ma grandeur, et mes jeux facétieux.
    Mords-moi ? Ce sera avec plaisir, crois-moi. Je respire lentement, et vient me placer devant elle, je ne prends même pas le temps de regarder ses prunelles.
    Je ne prends pas le temps non plus d'examiner ses gestes, rien, je reste bloqué sur ma pensée numéro une, parce qu'avec Satine si on prend le temps, on est foutu. Elle sera partie avant même que j'ai eu le temps de dire Pouf !
    Alors je pose une de mes mains sur son épaule, rapidement, me disant toujours que si elle le voulait elle me dégagerait. Tout se passe en une fraction de seconde.
    Elle est contrôlée cette fraction là, mon autre main se pose sur son visage, et je ne me pose même pas de question sur sa douceur. Pas-le-temps !
    J'avance mon visage, toujours dans ma petite fraction, bon sang, je suis trop bon, mais je ne peux pas calculer à quel point je le suis, et puis mes lèvres se collent sur les siennes.
    L'espace toujours de cette fraction là, j'essaie de ne pas calculer à quel point je pourrai aimer ce contact s'il n'était pas dédié à l'énerver. Et puis, je me décide à la fin de ma fraction, pour lui mordre la lèvre inférieure, pas fort, juste un peu, comme ça, pour obéïr à son ordre, quoi.
    Dansons, toi et moi.
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Lun 28 Mar - 0:59


Je ferme les yeux, pour mieux contrôler, pour mieux fuir cet homme qui, je le sais, aura ma mort.
Je fuis le monde comme je sais si bien le faire, faute de pouvoir me fuir moi-même, m'arracher à cette torpeur que ces pouvoirs ont su faire naitre en moi.

Un courant d'air frais souffle sur mon visage. La brise fait virevolter mes cheveux, électrise mon corps entier.
Ravivé, mais vide à la fois.
J'ai envie de courir, de courir loin, de courir aussi vite que je sais le faire. Mais avant même ma décision fixée, une main s'abat sur mon épaule, et j'aperçois un regard qui me fait flancher tant il sait m'effrayer.
Le vent tourne, et sa main rencontre ma joue tandis ce que ses lèvres se posent sur les miennes. Choquée, je ne parviens à esquisser le moindre geste, alors que ses dents mordent la lèvre, et que mes mains désespèrent d'être à ce point figées qu'elles ne peuvent le briser.

Je ressens, au plus profond de moi, que quelque chose s'est brisé, lorsque ses dents m'ont attaqué. Une barrière, une digue, un rempart s'est effondré, et je vois valser devant mes yeux écarquillés un voile qui me déconnecte de la réalité.
Mon sang bat dans mes veines, à me rendre sourde aux murmures de ma conscience qui m'intime un calme que je ne parviens à conserver.
Et, comme dans un rêve, je sens ma main se lever, et frapper son visage avec tant de force que son corps finit par s'envoler, pour aller s'écraser au loin, en dehors de mon propre champ de vision, faussé par le venin qui obscurcit mes pensées.
J'ai envie de frapper.

Les contours du monde deviennent flous, et je me sens flancher, alors que son corps semble aimanter le mien avec une force qui m'échappe tant elle pourrait m'effrayer, si ma conscience n'était pas morte et enterrée.
Ma main trouve sa nuque, et je nous projète tout deux contre le mur le plus proche. J'écorche le mur à chacun des mouvement que ma main impose à son corps, et je sais, je sens, que tu es perdu.
Foutue, la chanceuse.


- Vas-y, putain, danse, maintenant ! Je hurle dans le vent, alors que je relâche son cou pour mieux m'éloigner.


Parce que parfois, il suffit d'une seconde pour que votre vie change du tout au tout. Il suffit d'une décision pour que votre vie prenne un tournant radicale. Parfois, avant même qu'on est compris ce qu'il arrivait, on ne peut plus reculer.
Tu es gagné, j'ai sombré.
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Lun 28 Mar - 16:11

    Je sais que je vais bientôt en prendre plein la gueule, je le sais, je le sens, même jusque ses lèvres auxquelles je suis toujours collé.
    Sa main rencontre mon visage dans une vitesse que je ne peux pas calculer, si j'ai pu calculer la mienne pendant ma putain de fraction, celle là je ne la vois même pas passer. Bons sang ce que ça doit être bon d'être l'espace de dix secondes.
    Et je m'envole, j'ai envie de rire plutôt que de pleurer, quoi que je pourrai pleurer de rire là, s'il le fallait. J'ai eu mal, juste un peu, pour la forme, ne pas lui faire croire que son pouvoir n'est rien sur moi.
    On commence à danser, Satine, toi et moi, tu le sais, n'est ce pas ? Tu le sais que malgré ta force et ta rapidité, j'ai le dessus sur toutes tes pensées.

    Et alors que je pensais qu'elle m'avait escampé pour de bon, la voici de retour avec cette haine incontrôlable dans ses yeux. Cela signifie bien qu'elle a comprit, qu'on allait s'amuser encore longtemps. Promis.
    Je n'ai pas le temps de soupirer, me recoiffer, tenter d'esquisser un sourire qu'elle recommence déjà à me frapper. Je voudrai rire, lui dire que je n'ai mal qu'à moitié, et encore, si elle le savait.
    Mais non, je me délecte d'un spectacle que seule mes lèvres ont provoqué. e mur se fissure de plus en plus, les coups se répètent sur un rythme que je ne connaissais, mais j'adore ça.

    - Vas-y, putain, danse, maintenant ! Sa phrase signe donc la fin de notre cour de récrée ? Non, non, Satine, on venait juste de débuter.

    J'incline le visage sur le côté, et prends le temps. Parce que je n'ai plus le besoin d'être rapide, maintenant qu'elle s'est arrêté, que sa couleur et presque passée.
    Je passe ma main dans mes cheveux, le replace comme ils doivent l'être. Et puis je souris, tellement bien, tellement fort. Je souris de tout mon cœur.
    Pour l'agacer, pour sa phrase que j'aime sans le dire, pour ses airs énervés, et cette chanceuse qu'elle ne dit pas être. Je souris, parce que j'aime ma vie.

    J'avance vers elle, une nouvelle fois, non, non ne t'inquiète pas, je ne te referai pas le coup du baiser. La prochaine fois qu'on s'embrassera ce sera toi qui tomberas dans mes bras.
    Et j'en suis persuadé de cette phrase là. Elle semble fait pour ça, tellement vraie. Tu m'aimeras comme tu me détestes, tu verras.
    Je claque ma langue sur mon palais avant de me mettre à l'applaudir dans de grands gestes accentués, et un rire hallucinant. Je reste comme ça, pendant quelques secondes, avant de faire un nouveau pas vers elle.
    C'est avec un air dragueur sur mon visage, que je finis par lui dire d'une voix assurée.

    - Je suis sur que tu ne sais pas à quel point tu es sexy quand tu es énervée. je conclu ma phrase avec un clin d'oeil à la limite du parfait, suivi par un mime d'un bisou mouillé.
    Allez, Satine, on ne fait que s'amuser. Si on dansait ?


Dernière édition par Wild Dancer le Mer 6 Avr - 14:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Dim 3 Avr - 5:23


J'ai mal, souffre de ce sang aux couleurs de l'ombre de mes tourments qui maculent mes mains d'une teinte que seule moi perçoit.
Les frontières du monde se sont brisés, faute de n'avoir su composer avec les fissures qui lui ont été infligés. Je n'ose ni bouger, borgne, tant la peur de voir l'univers entier ravagé fait imploser mon cœur mit à mal par la force qui court dans le sillon de mes veines.
Pitié, faites que je n'ai pas tué, jamais je n'y survivrai.

Je l'ai haïs tant que j'ai souhaité le briser. Je l'ai haïs au point de ne pas me contrôler.
Rien n'étais calculé, à moins que ce ne soit lui, qui est tout prémédité. Pourquoi ?
N'aurait-il pas pu organiser sa propre mort autour d'une danse enflammé qui aurait fait s'embrasser son corps entier ? Pourquoi me condamner à la mort avec lui.
J'aurais voulu mourir pour ne pas blesser, priant pour ne pas cesser d'exister pour avoir tué.

Un vacarme monstrueux vient troubler la terreur s'infiltrant au plus profond de mon âme, et je crève un peu plus de me sentir acclamée. Mes yeux retrouvent le chemin de la réalité, pour constater que c'est lui qui m'applaudit de son son saoul, dans un rire dément à faire trembler le plus impitoyable des méchants.
Ma main trouve mes lèvres avec lesquelles flirtent encore la sensation de la morsure qu'il m'a imposé. Comme pour me rassurer, je chéris l'absence évidence de traces pour me perdre dans la possibilité que tout ceci n'est pas arrivé, que j'évolue dans un rêve imposé.
Mais mon être entier connait la vérité. J'aurais pu le tuer.

Une nouvelle hypothèse se dresse dans mes pensées, si belle qu'elle m'arrache un frisson. Et si... et si elle n'était plus si forte, cette chanceuse que je hais tant ? Et si mes coups n'étaient plus que caresses, et si mes mains n'étaient plus capables de briser ?
Et si le sort avait décidé d'arracher de moi ces pouvoirs maudits qui ne savent que blesser ?


- Je suis sur que tu ne sais pas à quel point tu es sexy quand tu es énervée.



Ses mots ne parviennent à me toucher, tant la possibilité de ne plus être un danger annihilait ma rage qui, paisible, s'est lové dans un coin de mon cœur, pour ne plus se réveiller.
Je cherche dans l'écho de sa phrase, le contour de son profil et la courbe de sa nuque la marque de ma folie, mais ne trouve pour preuve de la déchéance de mon esprit, que l'ombre des maux que je pensais pouvoir accomplir.


- Comment... ?


Ma voix se meurt, et ma main approche de son cou, pour dessiner du bout des doigts les marques imaginaires qui auraient du s'y être dessiné.
Mes dents mordent ma lèvre tremblante de tant d'émotions que je m'y perds.
Elle est morte, cette Lucky Girl tant acclamée. Elle a pourri, s'est envolé.
Adieu, chance. Adieu, fléau.


- Tu n'as rien.



Dans un battement de cil, mon regard trouve le sien.
Il cessera de me torturer, maintenant la chanceuse éreintée, vidée de toute force et rapidité.
Elle est morte, cette chanceuse là.
Qu'aurait dit le chapelier fou, à ce sujet ?
Lucky me.

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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Mer 6 Avr - 15:01

    J'attends sa réponse, sa réaction, son envie de moi, peut être, hein, Satine, dis le que moi aussi je suis sexy là, devant toi, à attendre patiemment comme un grand.
    Je souris toujours, sans vouloir faiblir devant elle. Et puis, tout se passe, elle me regarde, surement comme elle ne m'a jamais regardé.
    Je reste là, moi, en attendant, je veux sa phrase, celle qui avoue que j'ai raison, que je ne suis pas si couillon.

    - Comment... ?

    Quoi ? Juste ça ? Non, Satine, bon sang, tu peux faire mieux que ça. Je suis déçu, la, tu vois ? C'est cette expression que tu peux lire sur mon visage, à présent.
    Sa main se rapproche de mon cou, et j'ai envie de lui hurler que j'ai plus envie de me faire étrangler. Ca va, j'exige de la nouveauté.
    Puis non, rien, j'appréhendais pour rien, parce que ses doigts se contentent d'effleurer ma peau. Han, c'est maintenant qu'elle se décide à m'embrasser ?
    Ca y est, hein, Satine, tu es folle de moi, tu le sais, moi aussi, on y va ? Embrasse moi !

    Au lieu de ça elle mord sa lèvre, c'était pas mon boulot, ça ?
    Je soupire, déçu, encore une fois, peut être. J'aimerai bien qu'elle s'anime un peu plus. Qu'on danse, quoi. Maintenant, allez, suis mes pas.
    Un, deux, trois, un, deux, trois ... On y va. A gauche, à droite, toi, puis moi, un, deux, trois, un, deux, trois.

    - Tu n'as rien.

    J'écarquille les yeux, et ne sais pas vraiment quoi répondre, parce qu'en réalité, je ne m'attendais pas à cette réaction là.
    Je voulais autre chose, tango, valse, rock, autre chose quoi ! Passé le moment de surprise, je fronce mes sourcils, et ne bouge presque lus, sans m'en rendre compte.
    Je pince mes lèvres, regarde son visage. Me dis que je devrai lui montrer ce qu'il fait que je ne ressens pas ce lorsqu'elle frappe sur moi.

    Je secoue mon visage, alors, me semble fou, d'avoir pensé cela. Il n'y a pas assez de monde pour me dévoiler, comme ça. Je suis pas pudique moi.
    Quand je me montrerai, il y aura du monde autours de moi, beaucoup, beaucoup. Vraiment.

    - Bah, non, pourquoi ?

    Je demande dans un autre sourire qui ne va bien qu'à moi. Satine, si on ne danse pas dans quelques minutes, je fous le camp moi.
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Ven 15 Avr - 21:11



Et la parodie d'un monde au couleurs retrouvées se joue devant mes yeux époustouflés de ne trouver nulle origine à cette libération tant espérée.
Les sciences les plus cartésiennes, les prémonitions les plus obscurantistes ne sauraient semblent en mesure d'expliquer ce phénomène d'une telle ampleur que je pourrais en pleurer. Aucune raison, aucun fait, aucune hypothèse ne parvient à naitre dans mon cerveau choqué par cette nouvelle réalité.
Je ne plus plus un danger.


- Bah, non, pourquoi ?


Je mords ma lèvre où se déploie un sourire que je me refuse à tuer. La mélodie d'un bonheur qui semblait à jamais condamné à ne pas exister résonne dans mon cœur et affole mes battements qui se savent enfin libérés.
Quelque chose se réveille en moi, comme un fantasme tue qui logeait dans mon ventre, faute de pouvoir exister. Il fait danser devant mes yeux encore paumés des flashs de couleurs où ma main se retrouverait brisait, si elle frappait contre une plaque d'acier. Le bruit des phalanges fracturées remplie ma tête qui ressent une joie fulgurante à la simple idée d'imaginer que mes muscles se soient atrophiés. Je pourrais me tuer, en cognant ma tête contre un mur de pierre.
Jamais, je le jure, la vulnérabilité n'a semblait si belle.

Et le danseur sauvage, dans tout ça ? Il en perd ses pas. Fini de jouer, désormais. Vas trouver un nouveau monstre à torturer.
J'ai brisé un homme, ce matin. Le dernier.


-Tu n'es pas blessé...


L'allégresse du moment est si vive qu'elle semble embaumer l'air qui nous entoure, caresser le soleil couchant, et peindre en lettres d'or dans le ciel la mort de cette fausse chanceuse qui n'aurait jamais, jamais, du exister. Mes pensées déraillent tant la beauté de l'instant semble trop irréelle pour durer.
Et si je rêve, ne me réveillez pas. Par pitié pour mon âme, qui goutte enfin à cette paix qui lui semblait jusqu'alors hors de portée.


-J'en suis débarrassée... Débarrassée. Un éclat de rire couvre ma déclaration, qui flirte encore avec son corps. Je ne blesserai personne. Plus jamais.
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Sam 16 Avr - 10:37

    Je fronce à nouveaux les sourcils devant son expression heureuse que je ne comprends pas. Mais réellement pas.
    Ce n'est pas parce que je ne sens pratiquement rien qu'elle va avoir le droit de me torturer. Quand bien même, ça ne change strictement rien, on va continuer à jouer, parce que je l'ai décidé.
    J'attends sa réaction, mon sourire toujours flanqué sur mes lèvres, figé. Comme si cette drôle d'expression de joie sur son visage me bloquait.
    Redeviens la Satine torturée.

    -Tu n'es pas blessé...

    Non, bon, ok, ça on l'avait déjà élucidé comme phrase. Alors on passe à autre chose, je n'ai pas mal lorsque tu me frappes.
    Bien, la surprise est passée, la joie peut s'en aller. On devait danser ? Je veux danser, merde, faut croire que j'ai jamais ce que je veux avec cette fille.
    C'est pas croyable quoi, je ne demande pas quelque chose de dingue. Je demande une danse, ne suis pas de ceux qui demandent une morsure n'est ce pas ma Lucky chérie ?

    -J'en suis débarrassée... Débarrassée.

    Qu'elle finit par dire avec un rire presque trop sincère. Mais je ne suis pas d'accord avec elle. Débarrassée ? Je crois qu'elle comprends carrément à l'envers, ou alors c'est moi.
    Je ne sais pas, je n'aime pas sa réaction, préférais quand je pouvais lire la haine de ses yeux jusque dans ses veines.

    -Je ne blesserai personne. Plus jamais.

    Alors je ferme les yeux, l'espace de quelque seconde. Savourant le fait qu'elle soit toujours pratiquement collée à moi. A croire que la joie la fait complétement délirer.
    T'es collée à celui que t'es censé détester.
    On se réveille Satine, retour à la réalité ! J'aimerai pouvoir la baffer assez fort pour qu'elle se reconnecte à la vraie vie.
    C'est n'importe quoi, ses phrases là, ce qu'elle lance dans le vent. Elle ne blessera plus jamais ? On peut savoir d'où vient cette conclusion ?
    Non, parce que il faut avouer que même si bien évidemment j'ai la science infuse, là, je ne vois pas d'où peux lui venir cette idée là.
    On m'explique poupée, où je suis obligé de demander ?

    [ ... ]

    D'accord, bon, elle est trop occupée à être heureuse. Va falloir que je demande, j'ai bien compris, assimiler. Comme un grand garçon.
    Tss, j'attrape ses mains, encore une fois, mais les deux à présent, ses poignets enfermés dans mes doigts bien serrés.

    - AllOooo !
    que je lui hurle presque sur son joli visage. C'est pas parce que je ne ressens rien que tout le monde est pareil. je me rends compte qu'au final, je ne demande même pas pourquoi elle est tant heureuse. Je suis unique, au cas ou tu ne l'aurais pas remarqué.

    Je suis le Danseur sauvage, je suis celui qui te vois comme tu devrais te voir, je suis ton passé, ton présent, ton futur ... J'ai envie d'exploser de rire à cette pensée. Allez, en réalité. Je suis juste le futur héros le plus apprécié.
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Mar 19 Avr - 3:42


Autour de moi, une bulle se crée, parfaite. Elle fait valser les couleurs devant mon regard brillant d'un sentiment encore inconnu à l'éventail dont jouissant jusqu'alors mon cœur. Elle colore la rue d'une teinte nouvelle, parce qu'encore inexistante dans mon univers.
Mon regard rencontre celui du danseur qui me fait face, et qui semble avoir perdu jusqu'au tempo qui rythme ses pas. Echec et mat, la partie est finie, pour moi. En vérité, je pourrais te demander dans un sourire de me faire danser, si tu ne m'avais pas apprise à te détester. Je pourrais t'embrasser, si la vague réminiscence de cette haine ancrée dans mon crâne ne me l'interdisait pas.


- AllOooo ! C'est pas parce que je ne ressens rien que tout le monde est pareil. Je suis unique, au cas ou tu ne l'aurais pas remarqué.


Ma bulle se fissure, quand la violence de sa phrase la percute. Elle se déchire, se brise, s'émiette, tandis que son esprit s'imprègne de ses mots. Je refuse, réfute, nie avec une force nouvelle, toute empreinte de cette joie fugace, la véracité de ses propos.
C'est impossible, je l'interdis. Jamais personne n'a résister, avant lui. Au diable cette soudaine hypothèse, cette théorie dressée selon laquelle il ne ressent rien. Ses os auraient été brisés, si je portais encore en moi cette malédiction que le monde entier semble admirer.


- Comment pourrais-tu... ?


Et c'est mon être entier, qui, choqué, refuse d'y croire. Mais d'eux même, mes yeux et mes pensées flirtent avec une réalité dont ma bulle ne semble plus capable de me couper. Elle explose, disloquée, et emporte avec elle un bonheur surfait, parce que faux. Et qu'importe mes espoirs éteintes et mes rêves essoufflés, ma seule volonté de parvient pas à la retenir, à lui insuffler une nouvelle part de vérité.

Je fixe à nouveau son visage, bien trop près pour que je ne puisse me sentir oppressé. C'est maintenant que tu dois rire, d'un rire grand et fort, et un peu con, aussi. Me hurler avec tout autant de force que c'était une simple plaisanterie, les derniers pas d'un danseur sauvage qui abandonne sa proie, parce que libérée de ce fléau qui rythmait ta danse.


- Tu n'as pas le droit...


Mon murmure percute le vide, si maigre, entre nous, et j'en veux à mon corps entier qui, paralysé, ne trouve pas la force de s'éloigner. Jure-moi que c'était une blague. Jure-le moi, maintenant, avant que je ne flanche et ne me brise à tes pieds.
Je ne veux plus être un blasphème, un monstre, une horreur. Je ne veux plus de ce fléau, de cette mort qui me colle à la peau. Je n'y crois pas, m'y refuse.
Tu ne peux laisser miroiter sous mes yeux la possibilité d'un futur parfait, parce que purifié de l'immondice qui grouille en moi, et m'arracher ce semblant de rêve, uniquement pour te distraire.
Tu ne peux pas...


-Tu n'as pas le droit !


Mes poings martèlent son torse, avec force, douceur, je ne sais plus. Les frontières n'existent plus, et le temps même semble figé, inexistant au delà de son torse qui n'en tremble même pas. Rien. Rien. Je ne suis plus forte, tu vois ? Rien ne se passe, derrière mes yeux embués de larmes. C'est la vérité, la vérité...
Rien de s'agite, rien de s'effondre. Je ne suis plus forte... Non, je ne le suis plus... Cris-moi que c'était une plaisanterie, maintenant... Hurle-le à la terre entière, s'il le faut ! Je ne suis pas forte, refuse de l'être.
Regarde-toi, tu ne le ressens pas... Tu ne ressens rien...


- Tu n'as pas le droit... j'étouffe dans un dernier sanglot.


Achève-moi, la mort semble si douce, comparé à toi.
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Sam 23 Avr - 21:07

    Je regarde toujours son visage, attends qu'il change. Qu'elle comprenne ce que j'ai voulu lui faire comprendre. Qu'elle voit que je suis le seul comme ça.
    Ou peut être bien que Wolverine et moi somment les deux seuls comme ça. Mais elle fera mal à tous les autres qu'elle frappera.
    Satine, reviens sur terre, tu es la putain de Lucky Girl quoi !

    - Comment pourrais-tu... ?

    C'est comme ça, je ne sais pas. Ça s'explique pas tout cela. Ca vient de nous, c'est ce qu'on t'as dis à toi ? Que ça venait de nulle part toute cette histoire ?
    Depuis des années le monde est envahit de super héros et de leurs assistants. Ils ne l'ont pas expliqué lorsque c'est arrivé ... Quoi qu'en réalité j'en sais strictement rien ! On s'en fiche de comment cela se fait.
    C'est comme ça, tout bêtement, c'est comme ça et pas autrement. Bon sang !

    - Tu n'as pas le droit...

    Je regarde son visage bien trop proche du mien. Et un sourire nait dans mes pensées, sur mon visage aussi, je le ressens. On rejoue la scène du baiser, pas vrai ? Allez viens, mes lèvres sont toutes mouillées. Mouah !
    Et puis je me re-concentre sur sa phrase, son idée de départ ou plutôt sa fin. Je n'ai pas le droit. Bah c'est nouveau ça, tient !
    J'ai le droit, je le prends, et même si je ne l'avais pas, je prendrai le gauche, parce que ça te dérangerai. J'adore que tu saches si bien me détester.
    Mais, merde quoi, on rembobine le film, je n'y comprends rien à tout ça. J'ai pas le droit, ok, mais de quoi ? J'ai rien fais moi. Bon j'ai pas fais grand chose, quoi ...

    -Tu n'as pas le droit !

    Cette fois elle n'hurle plus du tout au vent, ou même à cet espace minime que sépare nos visages. Elle hurle réellement contre moi.
    Et ses poings battent la mesure sur mon torse, j'ai l'impression qu'elle souffre et je ne sais pas pourquoi. C'est pourtant moi qui suis en train de prendre des coups, non ? Pourquoi elle souffrirait. C'est pas si grave d'avoir une chance insultante.

    - Tu n'as pas le droit...

    Putain mais quoi ? J'y peux rien moi. J'y comprends rien, et si je pouvais je me barrerai en courant tellement tout ça semble devenir un mauvais film en noir et blanc.
    Je soupire et voudrai pouvoir attraper ses mains, mais j'en peux plus de répéter mes gestes. Ca commence fortement à me déranger tout ça.
    Depuis quand une fille est aussi proche de moi et rien ne se passe ? Bon sang, je pensais avoir plus de charme que ça.
    Sa souffrance m'énerve comme elle pourrait me toucher si j'avais un tout petit de cœur, ou d'humanité.

    Je soupire et fixe ses yeux, d'un air malicieux. Je soupire parce que j'essaie de retrouver comment on en était arrivé au révélation.
    Et puis je comprends d'où vient mon air malicieux. Je comprends le pourquoi du comment. Ou tout du moins je comprends le pourquoi de mon monde à moi.
    Alors, le départ, c'était quoi, déjà ? Ah oui, c'était juste ça :

    - Mords moi !

    Putain, quoi, n'importe quoi. J'ai envie de rire là, tu vois ?
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Dim 15 Mai - 11:39


Du gravier dans la bouche, je meurs au rythme de mes coups de l'avoir déjà trop connu. J'assène de mes poings cette vérité qui me fuit tant je rêve de la graver en moi : Je ne suis plus forte. J'étouffe un sanglot, et me surprends soudain à me sentir faible. Si faible que ma vision, rendue trouble par les décombres d'un espoir fracassé, ne demande qu'à se fermer. Si faible que je peine à retrouver le fil décousu de mes pensées. Si faible, que je rêve de finir comme les espoirs éreintés, brisés à ses pieds. Un brouillard épais m'appelle à rejoindre les songes, là où seuls mes espérances savent encore exister.
Je me sens faible d'être ainsi forte face à lui, et de ne pouvoir écorcher cet homme que je hais tant il se plait à essayer de me faire danser.

Le cœur encore tremblant de rêves anéantis avant d'avoir pu les savourer, je cesse tout mouvement. Le frapper est aussi inutile que courir après le vent, dans l'espoir de pouvoir s'envoler, et de ne plus jamais reprendre pied avec la réalité.
Je souffre d'un n'importe-quoi, qui, gravé à l'encre de ses yeux dans mon âme, me renvoie à cette Lucky Girl qu'il a acclamé, la première fois. L'abjecte blasphème qui a su se fondre en moi, au point de perdre la distinction entre elle et moi.
Qu'elle pourrisse, cette immondice là.

Un élan de haine nouveau embrase mes veines, et je me surprends encore une fois à le détester presque aussi fort que je hais l'immondice en moi. J'abhorre le caractère lunatique de mes pensées lorsqu'il se plait les torturer et exècre jusqu'à son nom, lorsque son ombre se fond dans la mienne, souveraine. Je hais cette immunité qui semble coller à sa peau, et ses pas endiablés qui ne semblent faire vibrer son monde que pour jouir du spectacle du mien qui n'a de cesse de s'effondrer.

Il n'est que l'ombre d'un Dieu, qui, justicier, m'a damné aux enfers pour le fléau qui sommeil en mon sein. L'image estompée d'une malédiction éternelle, le miroir qui suit un être à la haine éperdue et lui renvoie en pleine face le visage de celle que elle ne sera jamais plus.


- Mords moi !

Je tique aux mots qui se fracassent contre ma peau.« Déjà vu » me souffle mon âme éreintée, et l'écho de cette phrase en appelle une autre, tout aussi passée qu’exécutée.
Poupée de chiffon à la résistance annihilée, je ne cherche plus à lutter. Tu as gagné, fais-moi danser.

Bousillée, ma raison ne parvient à m'arrêter lorsque j'achève d'un mouvement trop rapide pour que je sache l'apprécier, la distance qui sépare mes lèvres des siennes. Elles les effleurent, les dévorent, les violentent dans un geste brutal, indécent. Offensant.
Mes dents saisirent sa lèvre, s'enfonçant dans sa chair, la mordant, jusqu'à ce que le goût âpre de son sang pénètre ma conscience.

Exaucé, enfoiré. Et après ?
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Dim 15 Mai - 14:14

    Et on hurle quoi, maintenant, au vent ? Qu'on a fini de jouer ? Que j'ai gagné, qu'elle a perdu.
    C'est même plus drôle, je suis lassé. Merde, si on est déjà entrés dans une routine, faut ps se leurrer, notre couple va ps marcher.
    Quoi que ... Elle m'aime déjà trop pour me quitter.
    Allez Satine, mords-moi, de la même façon que moi.

    Si tôt dit, si tôt réalisé. Mon vœux sacré.
    Ses lèvres se posent sur les miennes, mais il n'y a aucune délicatesse dans tout ça.
    Oh, il est où le romantisme, là ? Putain, je sais même ps quoi dire, quoi faire. Je peux même pas réagir sans avoir peur de me faire frapper.
    Je ne suis pas un punching-ball bébé. Elle me mort comme jamais, bordel même dans la mâchoire elle a une force surhumaine ?
    Elle est née dans un plat de nouille ou quoi ? Parce que là, c'est pas son cul qui est en bordé, c'est son corps tout entier.
    Corps que je croquerai bien, d'ailleurs. Faut que j'arrête de me dire ça, je suis maso ou quoi ?
    Elle arrête enfin de me mordre et je crois que je saigne. Merde !
    Alors je le regarde méchamment, de ma main droite je touche ma lèvre, vérifie si je saigne ou pas.
    Et puis ...

    - Putain, mais t'es vraiment tarée ou quoi ?
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Lun 20 Juin - 12:39


Une étincelle danse dans ses yeux et répond à la mienne, qui s'embrase, consumant mes idéaux au passage. J'accroche au mouvement de sa main vers ses lèvres un sentiment nouveau, inconnu de mes pensées jusqu'alors. Mon trouble s'immisce jusque sous ma peau qui, brûlante, n'y comprend rien.


- Putain, mais t'es vraiment tarée ou quoi ?


Sa question me renvoie à une dizaine d'autres qui bataillent en moi. J'en suis encore là, paumée dans l'ombre de mes tares dont il me crache l'existence au visage, à me demander pourquoi. Pourquoi moi, pourquoi tout ça ? Pourquoi suis-je incapable de le blesser, pourquoi semble-t-il prendre un tel plaisir à me voir flancher ? Pourquoi j'en viens à le haïr presque autant que je me hais, moi ?
Que l'on me dise simplement... pourquoi ?

Je ploie sous un flot d'interrogations vaines et creuses, perds au passage mes rares certitudes qui s'effritent pour n'en laisser qu'une : L'assassinat de JFK, l'hypocrisie collée à la face de la Joconde, le génocide des abeilles, le monstre dans le placard, l'autre sous le lit... toutes ces conneries, c'est lui.


- Tu demandes, j'exécute...


Mon murmure tait les mots que je ne refuse de prononcer. Je capitule, abdique. Je cesse de lutter et rend les armes, contemple l'étendue des dégâts, de mes convictions volées en éclats. Je compte les cicatrices de mon âme, les plus sombres, celles que je me suis infligée, y appose de nouvelles, nées d'un jeu qu'il a lancé et dont les règles ne cessent de m'échapper.

Je ferme les yeux un moment, passe une main lasse sur mon visage qui finit sa course dans le creux de ma nuque, avant de retrouver ses yeux qui font doucement trembler les miens, tant je les hais. Il a voulu le faire frapper cette toute première fois, j'ai exécuté. Il a voulu me faire mordre aujourd'hui, je me suis pliée à sa volonté. Malgré moi. Je ne suis plus qu'une carcasse, un corps sans volonté, la marionnette d'un marionnettiste zélé, prenant un plaisir vicieux à tirer des cordes que nul autre n'a encore effleuré.


- Et après ?


S'il veut me faire danser, qu'il m'impose un tempo et m'enseigne les pas. S'il veut me faire jouer, qu'il m'apprenne les règles et les limites et les usages selon lesquels il convient de les appliquer.
Soumets-moi, brise-moi et oublie-moi.
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Mar 5 Juil - 21:26

    Elle n'est pas chanceuse je retire toutes mes pensées. De la première à la dernière.
    Du moindre petit mot que j'ai pu lui souffler, murmurer.
    De ce n'importe quoi dans lequel elle m'a trainé.
    C'est complétement idiot, sérieux, tout cela. Je ne sais même plus ce que je veux expliquer.
    C'est simple, cette fille ? Elle m'a déréglé. A cause d'elle, je ne sais plus comment fonctionner.
    Allez savoir si je sais encore marcher. Vas-y Morgan, tout commence par un pied.

    - Tu demandes, j'exécute...

    Merde ! Mais tu ne vois pas que je suis occupé ? J'essaie de redevenir quelqu'un.
    Quelqu'un qui ne t'a jamais parlé, s'il y a possibilité.
    Alors je demande le silence à l'assemblé. Donc en clair, Satine, tu te tais !
    Je ferme les yeux, parce que j'essaie de me concentrer, je me motive seul à redevenir moi.
    C'est assez difficile parce qu'être moi bon sang, parfois on se demande comment je fais.
    Cependant il faut avouer que c'est bon d'être moi. Même si je m'emmerde seul parfois, moi c'est cool, tu vois ?

    - Et après ?

    Après, tu devais voir là. Tu devais voir mes pieds s'animer.
    Mon corps redevenir le mien, et pas ton pantin. Ma vie que je reprends en mains.
    Mes griffes que je ne te prêterai plus jamais. C'est un adieu, un vrai.
    Pleures pas poupée ... Non sérieusement, je sais que je ne te manquerai pas.
    Alors pas la peine de faire semblant, mon égo va très bien, je n'ai pas besoin que tu le redores.
    Quoi ? La dame ne bouge pas, ne fait même pas semblant de renifler. Merci, merci.

    - Après ?

    Que je hurle sans pouvoir le contrôler. Je hurle contre cette fille qui en fait est une peste incontestée.
    Non mais, depuis quand on s'amuse à frapper un garçon aussi gentils que moi.
    Je rappelle que mes intentions étaient pure, au début.
    Et puis quoi ? Le baiser, le tout premier ? C''était juste pour la mordre, vous savez.

    - Tu crèves de ton coté, malchanceuse que tu es.

    C'est ce que tu voulais entendre, n'est ce pas ? Depuis le départ tu n'attends que ça.
    Et bien voilà, après tout dès le début je me suis plié à tes envies. Je me plie à celle là maintenant.
    Parce que je le choisis, parce que j'aimerai qu'elle te fasse un tout petit peu mal. Qu'elle te saigne petit à petit comme mes griffes auraient pu le faire.
    Et je conclu cette histoire avec une phrase digne de moi, celle que j'aurai voulu entendre la première fois dans la bouche de cette jolie fille que je ne reconnais déjà plus.

    - Et je continu à vivre pour briller, meilleur danseur que je suis.

    Alors heureuse ?
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   Mer 6 Juil - 0:51



Accrochée à ses lèvres, j'attends un souffle qui viendra percuter mes sens, annoncer le rythme futur d'un déchéance déjà amorcée depuis ce jour où je l'ai rencontré et depuis bien avant ça, déjà. Une déchéance, qui finira par m'achever. Et de son nom, je signerai les derniers pas qui me conduiront autre part, vers un ailleurs tapi juste là, dans cette ombre qui s'abat doucement sur moi.

J'imagine lascivement quelques accords de Chopin ou un air de Bach. Quelque chose d'assez apaisant, pour laisser mon esprit glisser, indolent, quelque soit l'endroit où il voudra le mener. J'imagine... avant de me rappeler que je ne saurais en décider, juste bonne à me plier à sa volonté.
Je l'ai déjà affirmé. Je ne chercherai plus à lutter.


- Après ?


Son cri m'arrache un frisson, et là où j'imaginais se fendre un sourire satisfait d'avoir enfin gagner, je ne vois qu'un sentiment que je connais, pour le savoir vibrer en moi depuis des années. Un venin que je n'avais retourné contre personne d'autre que moi, avant de lui parler, pour la première fois.

J'accuse le choc d'un visage crispé, de nouveau perdue avant de n'avoir eu le temps de tenter de l'analyser. La fatigue menace de me faire flancher, aussi surement que ce trop plein de haine que je semble, désormais, incapable de supporter. D'un autre part qui me semble déjà si loin d'ici, de moi, je remarque que mes déductions se voient toutes fauchées, une par une emportées.


- Tu crèves de ton coté, malchanceuse que tu es.


Crever. Crever de n'être qu'un monstre, tornade de destruction à qui nul ne saurait résister. Nul autre que lui. Emporter mes questions muettes au plus haut d'une falaise, les accrocher à ma peau, et tout envoyer valser, profitant de l'allégresse de savoir que la force ne peut rien, contre une nuque brisée.
Crever. Crever d'avoir trop saigné, d'avoir un instant voulu croire que le fléau en moi m'avait quitté. Crever comme sont morts mes espoirs fanés à ses pieds, lorsque l'Enfer l'a recraché pour me hanter, le rendant sourd à chaque nouveau coup porté.
Crever. Crever d'avoir été maudite, damnée. A jamais.


- Et je continu à vivre pour briller, meilleur danseur que je suis.


Crever. Crever de savoir que certains savent briller. De sentir une cicatrice nouvelle s’apposer contre mon cœur, toute proches de ces sœurs. Une nouvelle, saignée de ses yeux, apparue d'une brume étrange qui m'échappe autant que ses actions savent le faire.
Crever. Crever de savoir que jamais, je ne saurais danser.


-Crever...


D'un hochement de tête, j'approuve un nouvel ordre dicté par un marionnettiste qui, tout danseur qu'il soit, semble me juger indigne du moindre de ses pas. Dans un flou si tendre qu'il enserre mon cœur, je lâche ses yeux pour embrasser un précipice nouveau, éventrant la terre pour me laisser m'y pencher, jusqu'à y tomber. Et, sans y penser, je sens mes yeux brûler, rêvant de pouvoir, en cet instant, pleurer.
Lentement, je tourne des talons, amorce une fuite rendue bancale par mes rêves d'obscurité. Je cherche du regard une ombre assez imposante pour pouvoir me fondre en elle et m'oublier.

Exécuter. Se plier à sa nouvelle volonté. Et crever de savoir que sa voix semble murmurer à mon oreille que le jeu est d'os et déjà terminé.
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MessageSujet: Re: Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]   

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Tu les aurais épaté d'un pouvoir hallucinant, s'ils étaient restés. [ Lucky Girl - Wild Dancer ]

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