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 La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]

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MessageSujet: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Ven 11 Mar - 20:02

    Aujourd'hui, je vais bien. Pas comme on pourrait le croire au mieux, mais je vais bien.
    Oui, ça arrive des fois, je crois. Aujourd'hui, tu vois, Keira, ça va. Et je souris de ça.
    Je suis habillée, comme j'aurais pu l'être si j'avais été normale, surement. Pas cachée, pas dissimulée.
    Je montre ce que je suis, ce que je sais.
    J'aspire à voir autre chose, des rêves différents, espoir muets et autres contes de fées.
    Je vais bien, et mon esprit semble lointain, moins abimé. Je n'ai pas peur, pas encore, pas dans le cœur.

    C'est une surface, lisse, pure. Quelque chose de meilleur.
    Je vais bien, parce que dans cette ruelle pour l'instant, il n'y a rien.
    Pas un seul humain, pas de vie incertaine. Rien, et bon sang, ça fait juste du bien. Voilà.
    Je soupire, souris une nouvelle fois. Me dis que pourtant, il y a quelques instants, il y avait du monde autours de moi.
    Mais c'est là que tout diffère, là, je ne suis pas Purity, ici, bien sur je suis une jolie fille. Mais si peu connue.

    Peut être même banale, qui sait ? J'ai entendu, oui, j'ai vu même, leurs gestes dans ma tête, dans mon petit esprit.
    Mais je n'ai pas fuis, j'ai juste marché, continué à fonctionner. Parce qu'il le faut, le fallait.
    Je suis normale dans cette vérité là, je suis sortie aujourd'hui, loin de l'école et des faux amis.

    Je passe une main dans mes cheveux, détachés, j'aspire à faire quelque chose de concret.
    Je ne sais pas quoi, n'importe quoi. Faire semblant, aller boire un café, pour entrer dans la réalité. La vraie.
    Et puis, sans le voir arriver, je me rends compte que mon sac vient de lâcher.
    Mes affaires se déversent sur le sol, et ma bonne humeur fout à peine le camp.
    A la vérité, je ne me suis jamais aperçu du nombre de choses que je peux transporter.

    Et même malgré cela, aujourd'hui, rien ne pourra arrêter le fait que je vais bien.
    Je ne suis pas une héroïne, juste moi, juste ça. Keira, rien que ça. Qu'on ne me blâme pas pour ça.
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Sam 12 Mar - 2:12


‘Un bus pour n’importe où’ m’a mené jusqu’ici. Une rue bondée, c’est vraiment pas ce que ma raison recherchait. Je suis fracassé, littéralement amoindri. Il me manque une part de moi et j’en pleure tandis que ma gorge saigne encore, s’atrophiant pour m’étouffer dans un refuge feint parce qu’improvisé. Je suis un fantôme, une erreur. Je suis une maladie, je suis un leurre. Le regard que me renvoie mon reflet me fait peur, j’aperçois mon visage tuméfié contre les voitures qui m’ignorent et traverser la rue s’avère être une réelle épreuve. J’ai mal partout, même mes idées s’entaillent les unes contre les autres, mon cœur n’en finit pas de s’endiabler. Il court pour sa vie, se hâte pour la mienne et s’il se lance dans un pari effréné, c’est pour éviter d’être retrouvé gisant au milieu de mon corps, aussi froid que je serai mort.
Ses battements m’assourdissent, le bruit de la ville écorche mes envies qui saignent avec mon bras dont la plaie semble grandir. C’est impossible, effrayant, ça déchaine mes démons. J’ai sur le visage de fausses couleurs que je dois à mes bleus pensés et la mort des mondes me crève encore quand leurs cendres viennent colorer mes yeux pourtant bleus. Gris ? Je sais plus, je suis foutu d’un air atroce qui me mange tout entier. Je jurerais qu’ils sont faits de sang, juste maintenant et que chacune des larmes qui m’échappe prend le temps de cramer tout ce qu’elle lèche sur son passage avant de se forcer une sortie hors de mes orbites calcinés. Ils me brulent mes yeux, c’est tout ce que je sais.

Je laisse mes pieds me guider jusqu’à la première allée qui parait calme, moins fréquentée. Un de mes bras soutient le second privé depuis longtemps de toute forme de sensation, je suis un mort-vivant qui claudique contre un temps qui se venge aujourd’hui, mécontent d’avoir été le jouet de Nobody.
Je ne suis plus sur de rien, doute de ma capacité à transformer le beau en rêvé. J’ignore même jusqu’à la raison de mes larmes qui brouillent ma vue rouge sang, je suis fait de douleurs et de sentiments. Je crois que c’est le mal qui pousse mes yeux à se déchainer, je n’avais pas pleuré depuis des années et il me semble impossible de stopper l’élan de mon cœur qui seul à le pouvoir de les encourager. J’ai mal maman, si tu savais.

Le peu de conscience qu’il me reste se demande ce qui me fait avancer, d’où vient la force de mes motivations diminuées, cramées par une autre qui aura infiltré mon âme avant d’en croquer un morceau de sa bouche rieuse, giflée. J’ai perdu des bouts de moi sur la route de chez toi, mon cœur, mon corps, mon âme. Je tutoie mon corps dont les membres entiers se disputent l’attention de ce vice qui m’adore, tant il refuse de me quitter. Et puis droit devant, l’adversité.
Je stoppe ma déambulation, me fige dans cette posture de chien blessé à qui on serait allé foutre des coups de pieds par plaisir de l’entendre hurler. Cette pensée suffit à abimer mon ventre qui n’en peut plus et refuse d’en recevoir d’avantage. Je suis au bout de mes capacités, c’est ici et maintenant que je vais tomber.

    - Besoin d’aide… je souffle avant d’être saisi par une toux ensanglantée qui ravage ma gorge et macule mes lèvres.


As-tu besoin d’aide ? est ce que j’essayais de demander. Parce que droit devant, se trouve Keira, inévitable danseuse du royaume qu'est mon lycée. Je doute du fait qu’elle m’ait entendu et j’essaie de réclamer un effort miniature à mon corps qui ne se remet pas de son calvaire. Mais il ne m’écoute pas, ne m’entendra plus. Il pleure comme je titube et décide de me laisser m’effondrer. ‘Ne me touche pas, je t’en supplie. Ça me tuerait’, je me dis, jusqu’à me le répéter et en convaincre la silhouette de Keira qui m’a repéré. Je ne deviendrai jamais. Est-ce que tu m’entends saigner, tout entier ?
Je tombe sur mes genoux, m’assoie sur mes talons dans l’exacte réplique d’une position qui m’a vu mourir au monde, à la sortie du paradis d’Allie.
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Dim 13 Mar - 11:44

    Mon sac sur le sol me donne mal au ventre, et je ne comprends même pas pourquoi.
    C'est tout ce qu'il y a de plus normal, cela, une fille juste là, dans la rue, à marcher, sourire, penser.
    Et puis, un petit bémol, un petit soucis, aussi grand et petit que ce que pourrait être une vie.
    Une vie résumée, en vérité. Quelque chose de faux, peut être, blasée.
    Je ne comprends pas pourquoi j'ai mal alors je vais bien.
    A penser que peut être, qui sait, je ne sais pas aller mieux c'est trop difficile pour moi.
    Trop habituée à être diminuée, une fausse héroïne aux airs de poupée.

    Je cherche un regard, quelqu'un, qui voudrait m'aider tout en s'empêchant de rêver.
    Je sais, je sais, qu'au plus profond de moi ce n'est pas trop demandé. Ou ça ne doit pas l'être.
    Il suffit de fermer son esprit, juste ça, le fermer, juste un peu pour eux, pour moi.

      - Besoin d’aide…


    Je relève les yeux, et me demande si j'ai bien entendu.
    Si je ne suis pas folle, comme les gens le pense de moi.
    J'incline le visage, regarde ses yeux, me semble qu'Hayden Smith se meurt aujourd'hui.
    Non, pas ça, pas maintenant, tu vois ? J'apprends à aller bien, et c'est assez difficile comme ça.
    Je soupire, parce qu'apeurée. Je leur en foutrais des future héroïne. Ratée.
    On nous ne apprend jamais à réagir face à quelqu'un qui est en train de sombrer.

    C'est lui, oui, que je dois sauver. Pas un monde bien trop abimé. Faussé.
    Tout ça n'est que connerie. Putain, la vie.
    Je m'en veux intérieurement d'être vulgaire, d'être en colère.
    Je regarde sa bouche saigner, je ne sais pas.
    J'ai peur, et me dis qu'avec moi, il ne sera pas avancé. Qu'il est tombé sur la mauvaise personne.
    Je ne suis pas qualifiée, je ne sais pas. Je ferme les yeux, me mords la langue.
    Ce n'est pas moi qui a besoin d'aide, tu vois, c'est toi.

      ‘Ne me touche pas, je t’en supplie. Ça me tuerait’

    Je n'ai pas le temps de penser. De m'interroger sur la vérité de cette pensée.
    Et je m'en veux de m'arrêter sur un détail comme celui là.
    Je pourrai le remercier, presque, de ne rêver que de ça.
    La et maintenant, il demande que je ne le touche pas.
    Je dirais merci, d'un toute petit voix, si je n'avais pas peur de le se briser.
    Je pince mes lèvres, fronce les sourcils, offre une panoplie d'expression diverses sans savoir que faire.

    J'avance mes mains vers son visage, n'ose pas, ne sais pas. Je devrai le caresser pour le rassurer ?
    Je ferme les yeux, et me contente de dessiner ses traits, de loin, de pas tout prêt.
    Je ne toucherai pas à ton visage promis.
    C'est une promesse de Purity, celle qu'ils veulent tous dans leur lit.
    Celle qui un jour partira, devenir l'héroïne qu'elle n'est pas.

      - Tu vas bien ... ?


    Je demande inquiète, presque trop maternelle, mes yeux bloqués sur son visage.
    Sur sa bouche toujours rosée. J'attrape un mouchoir, dans mon sac déchiré -j'avais presque oublié-.
    J'hésite, un instant, me dis que peut être, je pourrais l'aider pour faire ça aussi.
    J'avance ma main tenant le bout de papier vers ses lèvres, et n'ose pas ...
    C'est avec un sourire gêné, que je me contente d'attendre qu'il le prenne lui, attends qu'il s'anime, et ne bouge pas.
    Je ne te toucherai pas, je te l'ai promis. Je ne te toucherai pas, promesse de Keira.
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Dim 13 Mar - 18:07

Je me demande ce que dira ma mère quand elle peinera à reconnaître ce visage qu’elle adore, quand le trou en son cœur ne trouvera rien qu’une seconde plaie pour le combler, je me tourmente surtout à deviner quand elle me verra, si un jour elle me voit.
Tout ce que j’entends, c’est le râle lent de ma respiration atomisée, de ma poitrine endeuillée par la perte de tout ce qui lui donnait une raison de supporter un minuscule troisième battement. Ce qu’elle me parait lointaine cette douce agonie… mes spasmes, c’était dans une autre vie. Qu’est-ce que j’aurais fait si j’avais su qu’en la touchant, j’allais rendre malade chaque composant en moi qui s’alliant avec les autres formerait une parodie de Nobody ? Je l’aurais quand même touchée, et je le sais. Je mérite mes dérives et l’univers comprend.

Mes larmes rongent tout sur leur passage et les bleus qui couvent les os sous mes yeux ne s’en remettent pas tant ils me lancent, me lancent, se taisent puis me lancent encore. J’ai envie de vomir, de cracher n’importe quoi et si dans le lot il pouvait y avoir un bout de moi, ça m’arrangerait ; j’en profiterais pour découvrir enfin de quelle couleur est faite ma personnalité. Si j’en ai une Keira, tu sais. Si jamais.
"Ne me touche pas" on garde ça pour une prochaine fois si ton cœur le veut mais pour aujourd’hui, je te laisse un ticket en forme de promesse, ton paradis en gage de ma survie. Ne me tue pas… Je t’en supplie, tu sens comme tout mon être hurle à l’agonie ? C’est la mort que j’appelle et pour la première fois elle me parait belle. Je tiendrais pas longtemps dans cet état, je tremble de chaud, tous mes muscles ont froid. Je ne compte plus les frissons qui lèchent ma peau à la sensibilité exacerbée. Je sens tout, et le monde est un bourreau. La légère brise qui vient claquer contre ma nuque menace de la faire se rompre et l’odeur du temps retourne ce qu’il reste en mon ventre. Je goute le plomb, je parle plomb. Tout n’est plus que mon sang… c’est ce que j’ai toujours voulu, non ? Répandre sur votre monde l’origine de mon pouvoir pour qu’enfin il se mue en celui dont vous avez toujours rêvé, seulement j’ai beau m’étouffer dans mon propre sang, je ne constate rien de différent.

Je sens sa main caresser mon visage, de loin. Cette attention est la plus douce qu’il m’ait jamais été donné d’essuyer et je tourne toute ma raison sur la voix seule de Keira. J’écoute la vie telle qu’elle chante encore en me promettant de ne pas la laisser tomber. Les fibres de mes jambes restées intactes ne parviennent plus à supporter mon poids, j’engourdis tout ce que j’ai et même ma tête lentement se tait.

    - Tu vas bien ... ?


Je libère ce qui ressemble le plus à un rire, au pays des amours mortes. Je tousse une nouvelle tâche de sang contre mon épaule qui se demande pour combien de temps… ?
Est-ce que tu irais bien, toi, si on avait infiltré ton cœur pour s’y coucher un petit moment, si on l’apprivoisait en comptant sur tes bonnes intentions avant d’y déposer une bombe ? Ce truc-là, il s’est accroché dans le mouvement d’un des battements perdus qu’il a vu naitre et quand il a explosé, il a tout ravagé. Si tu voyais l’intérieur de moi, Keira… tu pleurerais d’y apercevoir un bout de ton paradis écorché.

Je hoche la tête faute de mieux, parce que si j’ouvre la bouche maintenant, ce qui en sortirait ne serait pas humain. J’ai envie de hurler jusqu’à écrouler les résistances de ma gorge devenue coupée à vif, épluchée, dangereuse d’impuretés qui viendraient souiller le labyrinthe de mes pensées ainsi que le peu de volonté qu’il me reste. Tout respire au rythme irrégulier de mes poumons qui entament le chant de ceux qui n’en ont plus pour très longtemps et je ne suis plus conscient que de mon ventre qui s’atrophie, se rétracte en coinçant de milliers de spasmes en son centre. J’ai perdu la clé de vos vies rêvées et je demeure dans l’ignorance la plus amère quant à mes compétences pour la retrouver et pouvoir vous y amener de nouveau. Je crois que je viens de tuer ma mère.

    - Et toi, ça va comme tu veux ? je souris avant d’être frappé par une toux violente, punissant ma légèreté.



Dernière édition par Mr Nobody le Dim 13 Mar - 19:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Dim 13 Mar - 18:54

    J'aspire à quelque chose de vrai, de concret.
    Je veux une réponse sincère, pas modelée.
    J'aimerai comprendre ce qu'il y a savoir.
    Voir si je peux aider, ou si je suis déjà une cause perdue pour toute l'humanité.
    Hayden dis moi, qu'est ce qui ne va pas ?
    Je n'ose pas demander, je n'ose pas parler.
    Bon sang, je ne suis pas douée, je ne sais pas, j'aimerai savoir.
    J'ai peur, j'ai mal au cœur, bon dieu, pourquoi ce sont toujours les meilleurs qui sont endommagé ?
    Parce que je le connais, sans le connaitre, parce que je sais ce qu'il fait sans l'avoir jamais vu. Vécu.
    Et je sais, qu'il n'y a rien à jeter. Je sais même qu'il aurait été grand, si on ne l'avait pas catégorisé chez les assistants.
    Peut être même qu'il l'aurait mieux vécu, qui sait, qu'il aurait fait autre chose que subir ...
    Subir tout et n'importe quoi. Je soupire, parce que j'imagine sans savoir.
    J'imagine alors que normalement je ne fais pas ça. J'imagine autant que je rêve, donc jamais.
    Pourquoi il faut que je fasse ça maintenant ? Que je le vois grand alors qu'il semble saigner, et qu'il doit s'en foutre de briller.
    Plus jamais, j'essaierai d'être normale, plus jamais. Et cette fois, j'arrête même de promettre des choses dans le vent.
    Pour faire plaisir aux gens, et pour moi, de toute façon, je n'y arrive pas.
    La seule promesse que je tiendrai aujourd'hui c'est de ne pas le toucher. Après motus et bouche cousue à jamais.

      - Et toi, ça va comme tu veux ?


    J'essaie d'esquisser un sourire, de me relâcher.
    D'oublier et de mettre mes côtés mon visage apeuré.
    Parce que je me dis que si j'ai peur, lui il doit être terrifié.
    Et je m'en veux d'avoir peur, de ne pas savoir quoi faire.
    Si j'avais été médecin au lieu de voir leur espoirs incertains, je n'aurai pas hésité.
    Non, pas le moins du monde, jamais.
    J'aurai de suite signé, pour des années et des années d'études compliquées.
    Je passe ma main droite sur mon visage, me rends compte que je tremble.
    Je suis désolée, désolée. J'essaie de rester calme pourtant, tellement.

    J'ai l'impression de ne plus savoir, d'avoir perdue le peu de lucidité que j'avais.
    Pourtant aujourd'hui, ça allait.
    J'en viens à me demander comment je suis passée d'un sourire léger à des mains plus tremblantes qu'un bout de papier.
    Je ferme les yeux, pour me prouver que je vais bien, qu'il faut que j'arrête de m'inquiéter.
    De materner.

      - Je euh ... Je vais bien.


    Non, ça ne va pas. Non, non, réellement pas.
    J'ai peur, et je ne sais pas. Je me répète comme une fille qui ne veux plus.
    N'y crois plus. Tu es malade de quoi, dis moi ?
    J'aimerai qu'il entende mes pensées, pour que je n'ai pas a parler.
    A me forcer à lui demander, des détails sur ce mal qui semble le ronger.
    Ça vient de ton pouvoir, de toi, une maladie, un défaut, c'est quoi ?

    J'ai peur que sa toux recommence, que le sang reprenne place là où il ne devrait pas.
    Qu'il meurt devant moi, impuissante et non qualifiée. J'ai déjà dis que je n'arrête pas de me répéter ?
    La folie semble être de plus en plus présente en moi, à mesure que je ne sais pas faire, et que je perds le peu de contrôle que j'avais.
    Je t'en supplie, ne saigne plus, ne tousse plus, ne pleure pas ... Reste avec moi.

      - Qu'est-ce-qu'il t'arrive ?


    Je murmure d'une petit voix.
    Et s'il est d'accord pour me le dire, je me tairai à jamais sur les raisons de son état.
    Et cette fois, j'évite de faire une promesse, parce que je n'en ai plus la force. Désolée.
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Mer 16 Mar - 0:04


Je viens de perdre ma mère, j’ai laissé brûler ses mains avec le reste de mes vallées anéanties par les envies d’une autre. Je ne réalise pas Keira, j’imagine à peine. Ce soir, elle me réclamera mon père. Et j’irai toucher sa joue du bout de mes doigts pour lui apporter le seul réconfort à ma portée, même s’il doit me transpercer de part en part. J’irai échanger un bout de ma vie pour lui bâtir un éternel paradis, saignerai encore pour déverser en son âme le repos qui seul motive sa survie. Je troquerai une part de ma santé, d’ici quelques heures. Le souvenir de mon père mort, contre mon propre corps.
Et ça me parait tellement juste, tu sais… que j’essaierai quitte à mourir à ses pieds. Je raviverai la scène de son éternité, pour demeurer le spectateur de ma mère et son idée du bonheur. Espérant un jour me voir apparaitre entre deux sourires d’un père qui ne mentionne plus mon nom, depuis qu’il n’est fait que d’imagination. M’adopter maman, c’est pour quand ?

Si j’en étais capable maintenant, j’éprouverais une honte certaine à l’idée d’être vu dans cet état abominable, souillé de mon propre sang, endeuillé par la brulure toujours si vive de vos rêves morts en couche. C’est perdre un peu de toi qui me met dans cet état.

    - Je euh ... Je vais bien.


Alors ma journée n’est pas perdue. Tant mieux, tu sais ? Tant mieux. Et si ma présence dégrade ne serait-ce qu’un peu de ton ‘bien’ alors je te supplie de me laisser agoniser dans un coin. Je pleure déjà tout ce qui pourrait t’abimer un jour alors je t’en prie notre Purity, ne te torture pas avec des pensées qui voleraient vers moi. On a tous l’intime conviction que je ne le mérite pas et si ça peut t’aider, vois mon état, comme je me lamente de tes espoirs passés. J’ai le manque de vos idées. Sans vos paradis, je me retrouve seul avec moi et crois-moi, c’est ce qui me tuera. Sans vous…
Je ne suis plus que le tout le monde né à mes crochets, pour toujours sans identité. Et je crois que finalement je préfère épouser le personne qui se déchire pour n’être que vous. Ce pouvoir est un monde qui calibre mes efforts afin de me faire devenir le néant, un être disloqué mais presque complet. J’ai besoin d’un rien Keira, mais surtout que tu ailles bien.

    - Qu'est-ce-qu'il t'arrive ?


Oh, par où commencer ?... Tu vois comme je souffre, quand je créer un paradis nouveau ? C’est pourtant une belle œuvre à la fin et je gage ma vie, aujourd’hui, sur cette vérité mais imagine ces sensations multipliées par cent âmes brûlées, déchiquetées, écorchées et tu obtiens un Nobody tel que tu le vois sous tes bras. C’est pas humain, pas vrai ? Je t’en supplie, dis-moi que l’homme n’a jamais prévu de me laisser boire mon sang jusqu’à me le faire vomir encore, il faut qu’il n’ait pas idée de l’horreur qui me possède. J’ai en mon corps bien des problèmes ; je crois qu’une nécessité m’approche et elle est chargée de cette haleine ordinaire dont on ne se méfie plus. J’ai besoin de l’humain Keira, de croire que ce n’est pas lui qui m’a abattu.

Alors j’écoute toujours les battements acharnés de mon cœur qui n’y comprend rien et espère encore gagner cette course infernale. Il fait se ravager mes artères qui laissent circuler un poison inconnu dans tout ce qui fait de mes membres un accès condamné à vos rêves. J’ai besoin d’un refuge et si mon âme le permet, j’aimerais qu’elle dirige toute seule mes pensées. Je me contenterai de regarder, je suis doué.

    - Oh, Allison, je chuchote sur le ton d’une conversation normale à défaut d’être affamé par mon sang.


Mais ce n’est pas vers elle que navigue mes idées. Je trouve sous mes paupières un tout nouvel univers qui, je peine à y croire, n’est pas fait des espoirs d’un autre. Les bourdonnements s’apaisent alors que m’apparait une paire de grands yeux verts et ils se trouvent dépassés quand une voix si douce qu’on la jurerait venue d’ailleurs me sourit une promesse faite pour durer. J’oublie mon bras alors que les siens caressent un chemin qui ne mène nulle part puisqu’il vient à moi. Le sang n’est plus qu’un mot, j’ai peur d’avoir à ouvrir les yeux.
Plutôt mourir que se dire adieu ?
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Ven 18 Mar - 16:14

    Si le monde devait tomber, je suis sur qu'il s'arrêterait au moment même où cette chose là,
    cette maladie, ce venin qui semble couler en lui, oui, il s'arrêterait au moment où elle aura eu raison de lui.
    Je respire lentement, me sens bête d'essayer de comprendre quelque chose que je ne vois pas.
    Mais lorsqu'il tombera le monde, c'est le paradis qui s'envolera. Et qu'est ce que ça peut être ça.

    J'ai mal au ventre de me dire qu'il y a quelques secondes je m'inquiétais pour un sac cassé.
    Je me sens bête de me dire ça, d'avoir osé penser que j'allais bien.
    Alors c'est donc ça ? Un mal pour un bien n'est ce pas ?
    Keira s'autorise l'espace de quelques secondes un répit, un moment plutôt bien dans sa vie.
    Et voilà, elle se retrouve devant quelqu'un dont l'état ... Je ne sais même pas.

      - Oh, Allison.


    Mon regard se trouble, et j'en viens à avoir envie de pleurer.
    J'ai envie de pleurer parce que je n'aime pas savoir qu'Allison puisse
    faire du mal aux personnes qui ne le méritent pas.
    Je la déteste autant que je l'envie d'être forte, Hayden, tu sais.
    J'ai mal au ventre, encore plus qu'avant. J'ai mal au ventre de savoir qu'elle puisse faire ça.
    Mais bon sang, comment, comment elle a pu provoquer ça ?
    Je la hais, en réalité, même si elle est forte, quand je le vois comme ça, perdu, saignant, je la hais.

    Folle qu'elle est, cette Royal Pain désabusée.

      - C'est elle ... C'est elle qui t'a fais ça ?


    Je demande affolée, perdue, autant que lui surement.
    Comment elle a pu faire ça ? C'est surement pour des choses comme ça que je suis révoltée.
    J'ai mal au ventre, me surprends à vouloir lui faire mal, à Allison.
    A lui hurler au visage qu'elle n'aurait pas du faire ça.
    Que la puissance n'engendre pas la folie.
    Qu'un don ne doit pas servir à tuer. Cette folle qui se prévoit un avenir de méchantes.
    Je ne comprends pas, comment un être humain peut en venir là.

    J'inspire lentement, tente de me calmer d'avoir moins peur.
    De moins trembler. De reprimer mes larmes, mes peurs, tout ce que je peux ressentir de moins grave que lui.
    Hayden dis moi, comment elle t'a fais ça ? Quels rêves a-t-elle pu briser, piétiner ?
    Lesquels a-t-elle éloignés de mes pensées, de mon esprit déjà tant torturé ?


Dernière édition par Purity le Mar 22 Mar - 20:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Mar 22 Mar - 1:57



J’ai le souffle de Keira qui pour toute la vie sera couché sur moi, je n’oublierai pas. Jamais, que tu as contribué à me sauver et ta belle âme, je la récompenserai. Je trouverai un moyen de saigner un peu pour toi quand les temps seront à nouveau chauds et qu’il me restera une force à prendre ; je t’emmènerai aussi loin que le souhaite ton cœur et tes désirs immobiliseront le mien qui scellera notre dette dans un dernier battement. Tu verras, ce sera grand.
Une incandescence ternie par le poids de mes paradis morts m’empêche de garder les yeux clos, je vois leurs fins et je continuerai à les charrier sur mon dos. Le parfum de l’aurore revient à moi et je sais son nom, ses douleurs et toutes les merveilles cintrés sur l’univers jumeau qui vient de partir en poussière ; je regrette la perte d’une moitié d’elle et je trainerai à jamais les cendres de leur paradis avec moi. Jusqu’à la fin, Sephora.

    - C'est elle ... C'est elle qui t'a fait ça ?


Allison, hein ? Oh… C’est elle, c’est moi. Surtout, surtout moi. J’aurais du mieux protéger les clés de vos jardins, je suis puni pour n’avoir pas su être un autre que ce gamin fait des vies rêvées. Trop vieux pour nous, j’ai assez vécu pour des décennies... qu’est-ce que t’en dit ? J’suis fatigué Keira si tu savais. Presque autant que toi.
Et plus que tout, que cette vie en moi, j’ai mal d’avoir perdu leur paradis. Elles me détesteraient si elles apprenaient que personne n’est assez fort pour défendre l’unique raison de son existence. Je suis né pour faire rêver, que deviendra ma dépouille quand elle sera vidée, foutue de ne pas avoir su espérer ? C’est pas comme ça que je meurs, je le sais.

    - Je pense que je l’ai mérité.


J’arrive à ne plus vomir, c’est magnifique pour ma journée, tu ne trouves pas ? Et si tu lis mon âme comme tu peux le faire Keira, tu verras que je le pense comme je te l’avoue. Je mérite la peine, les douleurs, tout. Je doute de pouvoir un jour revoir Sephie parce que l’utopie de sa moitié a brulé. Comment la regarder encore si ses souvenirs rêvés sont morts ? C’est mon chemin jusqu’à elle qui saigne sur nos peines.
Et si je pense l’avoir mérité, c’est surtout parce que j’ai cherché à la laisser profiter de son utopie, glissant mes jetons au tapis sur cette pensée qui voulait, si fort, qu’elle soit saine d’esprit et réalise enfin l’horreur de ses desseins. J’aurais du la laisser se ruiner, pleurer d’avoir perdue le monde de ses illusions et se briser enfin de ne pas avoir su me résister à moi, petit pantin… mais je sais que la marionnette a préféré danser et la voilà amputée de ses membres qui brulent et brulent encore

    - On a vu son Paradis et c’était…


J’enrage plusieurs mots qui s’évaluent dans ma gorge. Affeux ? Inhumain, c’était rempli de tous les vices du monde et j’accuse en ce jour les sévices de ma vertu mise à mal, entièrement entachée par son amour de la mort. Comment aimer l’engeance du mal et ses aléas faits de mon sang, quand il me noie ? C’était pas moi, c’était loin de tout et je prie ton âme pour que jamais elle ne voit ce que la mienne a éprouvé en abimant les deux moitiés d'un de mes cœurs préférés.
Je l’ai rencontrée au bout milieu d’un rêve, prisonnier de deux battements que mon cœur malade a rendu au monde. Et c’est entre la vie et son ennemie que j’aurais à jamais perdu mes droits, jusqu’à Sephora.
Et mon cœur ? J'aime autant qu’il craque, tant qu’il bat.
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Mar 22 Mar - 21:00

    Je me sens comme la plus inutile des supers-étudiantes au monde.
    J'en veux à mon esprit, et à mon don d'être si petit.
    De ne pas savoir faire, de ne pas pouvoir guérir, panser, aider.
    Non, il se contente de voir ce que jamais ils n'auront.
    Des rêves idiots, perdus, qui ne servent à rien d'autre qu'a les faire espère.
    Bon sang, dieu, pardonnez-moi, mais comme je la hais.

    D'une haine que je ne jamais ressentie, envers n'importe qui.
    J'aimerai pouvoir pleurer et hurler de voir qu'elle peut me rendre comme ça.
    Qu'elle ait pu lui faire ça. Je voudrai me calmer, redevenir la Keira que je connais.
    Hayden, dis-moi que tu n'as pas mal, s'il te plait ?
    Prouve-moi que même si je ne sers à rien, ce n'est pas grave parce que tu vas bien.

    - Je pense que je l’ai mérité.

    Alors je sens mon cœur comme choqué. Tout comme mon âme, je crois.
    C'est donc moi qui me suis trompée ? Je m'énerve contre la mauvaise personne ?
    Je n'y crois pas, ne veux pas y croire en réalité.
    Je le sais grand, bon, simple et pur, comment il pourrait mériter cela ?
    Tu étais son pantin, je ne vois que ça. Rien d'autre ne peut justifier cette phrase qu'il a prononcé.
    Et quand bien même, personne ne mérite d'être dans cet état là, même s'il a défié Allison Serena.

    - On a vu son Paradis et c’était…

    Digne d'Allison, celle que je <connais> celle qui a réussi à me faire craquer.
    Faible que je suis, à côté de lui. Parce que je sens, je ne sais pas comment, qu'il a su tout arrêter.
    Parce que je le vois, je crois, juste comme ça, qu'il est meilleur que moi.
    Qu'il est grand, tout simplement. Assistant, quoi, déjà ? N'importe quoi.

    Je porte ma main à ma bouche, pour tenter de stopper ma stupeur.
    J'ai mal au ventre de me demander ce qu'il a pu voir, ou ressentir.
    J'ai mal, oui, de ne pas savoir ce que peut faire ou démolir un paradis nouveau.
    Comment ce la se déroule, les gens y parlent dedans, ou ils ne font que voir, observe le résultat de leur imagination ?
    Est ce que tu as vu le paradis d'Allie, aussi bien que moi j'ai vu ses envies de tuer ?
    Et sans le voir, je marque ma peur de toutes ces questions, donne un nom à ma curiosité.
    < L'angoisse de ce qui a pu se passer. > Dans cet endroit paradisiaque que pour elle.

    J'imagine des milliers de souffrances qu'elle aurait pu lui infliger, dans cette vie imaginée. Espérée.
    J'aimerai être grande, Hayden, tu sais, je jure que si je l'étais je te défendrai.
    Je serais déjà partie à l'encontre de celle qui a abimé ta vie.
    D'un mouvement ralenti par toutes les pensées qui envahissent mon esprit, j'essuie mon visage.
    Essaie de faire fuir toutes les images du paradis d'Allie que je pourrai imaginer.
    Je ne veux plus voir le monde exploser, les gens devenir fous parce qu'on s'infiltre dans leur esprit.

    - Je ne comprends pas ...

    Je murmure d'une voix perdue, venue de mon intérieur.
    Je ne comprends pas parce que je n'ai pas saigné, je n'ai pas toussé.
    J'ai juste pleurer, victime esseulée. Je ne comprends réellement pas.
    Et je m'en veux tu sais, Hayden, je m'en veux vraiment de devoir te poser ces questions.
    De ne pas pouvoir te prendre dans mes bras, te rassurer.
    Parce que c'est ce que j'aurai aimer qu'on me fasse, lorsque j'ai croisé son regard.

    - J'essaie, tu sais, je recommence en fronçant les sourcils,
    à deux doigts de pleurer, je m'en veux d'être cette inutile poupée affaiblie par la vie,
    mais lorsqu'elle ma torturé j'arrivais encore à marcher ...

    Comment a-t-elle pu provoquer ce qui fait que tu ne peux plus tousser sans saigner ?
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Sam 9 Avr - 0:49



Son sifflement m'adopte déjà et je m'imagine vivre cent années de poussière à l'écouter dérailler et saigner encore. J'ai mes pertes sur la langue et je sais, je sais que les larmes de douleur ne demandent qu'à venir ravager mes yeux déjà perdus d'être un renvoi minable à ma vie, agonisante sur le béton. J'ai l'impression que des serpents dorment en mon ventre qui grouille d'une misère sans nom et revendique son droit de mourir aussi. Priorité à mon cœur, il est presque l'heure.

J'aperçois Keira porter une main à sa bouche, je sais. Ne dis rien, j'ai conscience de l'image répugnante que je renvoie et j'en suis désolé, j'aimerais être la moitié plus forte d'un être qu'on aurait coupé en deux afin de le rendre amoureux de tout, mais surtout des occasions qu'il aurait de vieillir. Moi, je n'aime pas mes chances et je sais à te voir que mes ambitions dorment déjà six pieds sous terre. J'ai abandonné, rien qu'un peu, le temps d'une seconde qui aura suffit à m'enfermer dans un temps sans elle et maintenant, tout se meurt. Ma vie, le vent, l'amour et l'heure ; tu me crois si je te dis que j'ai pas besoin d'un docteur ?

    - Je ne comprends pas ...


Ne t'en fais pas, il faudrait avoir la même peau que moi pour le pouvoir et je ne te souhaite pas ce calvaire. Je suis certain que ton Paradis est une merveille, un jardin digne d'Eden et t'en priver sous peine de me soulager est d'un ridicule soutenu. Je m'en veux comme elle me tue.
Sephora, Sephora. Je suspends mon sort entier à ces yeux que j'ai fait pleurer, à la colère que j'ai fait s'animer sur son visage parfait. Je navigue entre sa peine et la mienne, renvoyée à l'écho d'une Allison qui me le rendra. Rien ne va plus quand on sait que tout a toujours été foutu. Je m'imagine mourir maintenant quand toute ma vie n'a jamais été qu'une prison dont les fenêtres portaient sur vos âmes. Je pleure les chances qu'il me reste et le monde se marre comme il a cessé depuis longtemps de pleuvoir, de m'avoir accueilli dépouillé de tout, et de fortune en particuliers. Ma part au chien, je suis né sans rien.

    - J'essaie, tu sais, mais lorsqu'elle ma torturé j'arrivais encore à marcher ...


Un rire secoue tout mon univers qui s'ébranle et je tousse une connerie au creux de mon poignet alors rougit. C'est ce qui fait la différence entre toi et moi Keira. Même si j'ai, il parait, choisi d'être des assistants le creux qui sépare mon tempérament du tien demeurera pour toujours saisissant. Vertigineux l'abime qui nous oppose, bouffante la vérité qui ment des songes perdus d'avoir été écrasés par d'autres rêves plus grands. J'essaie de réunir mes raisons de rester en vie afin de recueillir mes forces qui, jumelées, pourraient ne serait-ce que m'aider à me redresser. Je sais comme j'ai toujours su que toi, tu te serais déjà relevée.

    - Pathétique, n'est-ce pas ?


Ma mère, parce que sans moi elle mourra j'en suis sur, d'avoir à perdre le jeune visage de mon père encore une fois. Pour la façon dont elle me regarde parfois au sortir de ses rêves qui l'emmènent dans un sommeil nouveau mais jamais réparateur. Pour cette envie de la voir sourire qui gonfle ma poitrine chaque fois que je pose un pied chez nous, me disant que cette fois, elle répondra à ma voix, qu'elle recommencera à manger sans que j'ai à lui inventer un chantage immonde parce que paradisiaque. Pour ma mère et les possibilités qu'a son âme de guérir.
Mon père, et la seule façon dont je l'approcherai jamais. Pour l'idée de lui qu'en a son épouse et la façon dont il lui sourit toujours, tout le temps avant de caresser son menton du bout de son pouce. Pour l'unique modèle qu'il représente et le fait que j'aurai le même âge que lui si je réussis à survivre au présent qui me ronge et se régale encore de ma chair brulée.
Sephora, que je reverrai si j'allais pleurer sur son perron, m'écroulant dans son jardin, lui jurant qu'elle avait raison. Pour lui dire qu'elle est la voix de mon âme et combien mon corps apprécie qu'elle veuille le protéger. Pour lui sourire une dernière fois avant de m'écrouler, vivre parce qu'elle n'est pas là pour me voir sombrer.
Allison, à qui je refuse d'offrir ma mort. Pour qu'elle ne puisse pas m'ajouter à son CV et se glorifier de m'avoir tué quand les autres continueront à crouler sous la misère qu'elle invente à leurs têtes. Pour la croiser à nouveau dans un couloir qui ne sera pas ma ligne verte.
Keira, qui ne mérite pas de voir mon monde s'éteindre sous ses doigts.

    - Elle a brûlé une centaine d'âmes, juste comme ça. A travers moi.


Ça n'excuse rien, mais je m'en veux si fort d'avoir ouvert des fenêtres sur vos âmes qui lui furent toutes exposées... Je ne souris plus quand s'évanouissent mes mots toujours choqués par l'incohérence de cette vérité. Et pourtant, elle les a tuées.
Je regrette aussi les mots qui germent dans mon esprit et souhaiterais ne pas avoir à les prononcer mais pense à Sephie qui elle, me dirait de penser à laisser mon cœur battre, tant qu'il ne rompt pas.

    -Je vais essayer de me lever. Si je m'écroule, tu promets que tu ne me rattraperas pas ?


S'il te plait. Je préfère éclater mon visage au sol plutôt que te montrer une vision calcinée du bonheur. C'est ma façon de penser à moi, depuis Sephora.



Dernière édition par Mr Nobody le Sam 13 Aoû - 14:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Sam 9 Avr - 21:46

    - Pathétique, n'est-ce pas ?

    Oh, non, non, je ne voulais pas qu'il pense cela.
    Je voulais juste comprendre pour l'aider mieux.
    Je ne voulais pas le rabaisser, surtout pas.
    J'ai mal au ventre de tout ça, je voulais essayer de faire ce que je peux.
    Mon inutilité me trouble autant que mon incompétence.
    Si seulement je pouvais l'empêcher de saigner, de souffrir.
    De mourir ?

    Je refuse tout ça, je refuse qu'Allie ait su lui infliger cela.
    J'attends toujours de comprendre comment elle a pu faire cela.
    Comment elle a provoqué cette chose, cette maladie.
    Tout ce que je veux c'est que ça ne vienne pas de lui.
    Que ça ne soit pas en lui. C'est déjà assez difficile la vie.
    Autant ne pas rajouter autre chose avec du sang qui l'empêcherait de respirer.
    Sans savoir pourquoi, ni comment ...
    Je veux le sauver.

    Je veux le sauver comme ils aimeraient que je sache prendre soin du monde entier.
    Et cette évidence brûle une partie de mon corps, si ce n'est tout entier.
    Je ne veux pas devenir l'héroïne qu'ils ont pensé.
    Pas maintenant, pas jamais, je veux savoir être une amie,
    sans me dire que je deviens celle que l'on veut que je sois.

    - Elle a brûlé une centaine d'âmes, juste comme ça. A travers moi.

    Ma mère se replaque son ma bouche, alors que je comprends.
    Tout ça vient de lui autant que cela vient d'elle.
    Il n'est pas le fautif, non, loin de là. Je ne l'accuserai jamais.
    J'ai mal au ventre, et je m'en veux de me plaindre.
    Il l'a emmené dans un de ses paradis ... Dans le paridis d'Allison.
    Je me sens idiote de ne pas avoir compris avant,
    je voudrai pouvoir remonter le temps, lui dire que c'est une mauvaise idée,
    de faire plaisir à une fille comme elle.

    -Je vais essayer de me lever. Si je m'écroule, tu promets que tu ne me rattraperas pas ?

    Je lache un soupir, pas de surprise, pas de peur ...
    Je lache un soupire d'appréhension, je crois.
    Parce que je sens au plus profond de moi que je ne saurai pas tenir une promesse telle que celle la.
    J'essaie de mordre ma langue, si fort que je pourrai la forcer à répondre un < Je te promets >.
    Mais j'ai déjà envie de pleurer à l'idée de le revoir tomber face à moi.
    Je ne veux pas. Une amie ne doit pas vouloir ça.
    Et ça je saurai le jurer, maintenant. Qu'il est mon ami.
    Comme une folle, une furie, j'imagine des amis.

    Je voudrai pouvoir présenter mes excuses de faire cela.
    De m'inventer une vie tellement la mienne est d'un calme plat.
    Ravagée cependant par les rêves des autres, mais j'ai besoin de personnes autours de moi, je crois.
    J'en ai besoin autant que je dis que je n'en veux pas.
    Mais je fais ce qu'il y a de mieux pour moi, je refuse les gens, ne les veux pas..

    - Je ... Je ne pourrai pas te promettre une chose du genre.

    La vérité semble si petite, si surjouée. J'aimerai avoir le force de le laisser tomber.
    C'est là, où je ne suis plus l'héroïne rêvée.
    Je suis de celles qui sont de contre-façon, une simple imitation.

    - Hayden, ce n'est pas à cause d'elle que tu saignes ... C'est à cause de toi ?

    Ma phrase me frappe, me saigne de l"intérieur.
    Comment est-ce que l'on peut permettre cela ? Créer cela ... ?
    Dieu ne nous entendra jamais, je crois.

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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Sam 13 Aoû - 17:09



J’ai coloré ma requête de ce sang qui pour toujours plombera ma langue. Ça se sent Keira, tu l’entends ? Je te réclame la mort, l’enfer pour un courage facile qui froisserait tes ailes et je m’en veux, si tu savais… De te proposer un peu de ta douleur en échange de la mienne, de t’offrir une prison pour réconfort et du sang pour tout mérite. Je m’amenderai de cette torpeur qu’un instant je prends pour reine et jurerai loyauté à tes envies qui devenues uniques me gouverneront. J’aurai ton bonheur pour tout patron.

Le sérieux en mon âme teintée de pourpre me ronge quand je réalise qu’il n’est pas tout à fait mien, que je l’emprunte au monde et ses déclins, aux monstres en moi qui partis du corps des autres viennent bouffer mes entrailles devenues l’autel de leurs rixes, de mes peines.

    - Je ... Je ne pourrai pas te promettre une chose du genre.


Je m’en doutais et crois bien que je suis admiratif de l’honneur partout imprimé sur ta peau, dans ses pores. C’est ce qui fait de toi la grandeur d’un monde dont l’aube parait déjà pale, quand comparée à la lueur de tes rêves, de ta force et ses valeurs éternelles. La beauté de ton cœur souffle quelques uns des battements du mien, c’est d’une magie pure et défaite de nos souvenirs mutilés que je sens, que je sais. Tu prends de ta splendeur quelques uns des malheurs qui me rongent et s’en y penser me rend un contraire qui me soigne comme l’on s’aime, m’éblouit comme je saigne.

Cette médecine nouvelle me procure des sensations également grandes, coupées d’un monde qui ne comprend pas l’étendu des dégâts qui entre eux s’évaluent à l’intérieur de moi. La douleur présente lentement étouffe le son d’une âme qui vomit encore ses derniers rêves avant de s’en aller valser contre un mur, loin de mes frontières calcinées, rongées par la solitude de ne plus être capable de ne rien faire, même demeurer moi.

    - Hayden, ce n'est pas à cause d'elle que tu saignes ... C'est à cause de toi ?


Je me perds une seconde dans la contemplation de ses lèvres d’où s’échappe cette vérité. Je crois que j’ai multiplié le pouvoir de celle qui gouverne les damnés en l’autorisant à faire de mes tripes un tapis idéal pour la scène sur laquelle sont venues s’écraser les cendres de vos espoirs alors morts. J’ai laissé faire, en cédant à l’obligeance de ses rêves à elle, jurant qu’un paradis n’en valait pas un autre, que chaque mer claque contre l’horizon de la précédente devenue rageuse, comme le temps qui chaque fois me rattrape durement.
J’aimerais dire que je ne sais pas Keira, que je doute de tout quand ma vie s’endort mais pourtant. Je n’en fais rien quand toutes les vérités me susurrent contre les reins que je sais, parce que je l’ai mérité, que je suis à l’origine de cette douleur que d’autres afficheraient comme un trophée, une ultime preuve qu’il faut saigner pour sauver, mourir pour aider.

Une soif révolutionnaire hurle mon prénom et celui de Keira pour la peine, quand je songe à profiter d’une seconde d’inattention pour me relever et prendre de court ma douleur et le sang maculant chacune de mes intentions devenues lourdes. Je m’imagine redevenu l’enfant d’une autre vie qui buvait un nectar doré lui ôtant le plomb des ailes afin qu’il puisse mieux tomber et chuter d’une tour plus haute parce qu’infiniment mieux bâtie. Je songe à ce gamin et sa faim, à son prénom qui disait… qu’il existait et qu’en cette vie se trouvait la promesse d’un autre paradis.

    -Oui, à cause de moi. Mais ça n’aura plus l’air si important d’ici quelques temps.


J’aurai guéri les apparentes fissures qui longent ma peau tandis que ce monde en ignorera les profondeurs qui pour toujours creuseront mon cœur, mon cœur et mon âme. Mon visage ne laissera rien paraître de la nature d’un être qui pourtant se fane, flétrit malgré son jeune âge menteur et maquillé d’une rage plus vieille que lui, plus dure que ses ancêtres. Je suis presque sur que je fais moins peur à voir qu’il y a deux minutes, que sur mes joues ont séché les larmes pleurant une autre langue, dépassant ma propre peine.
Tout ira bien, et je souhaite ardemment ne plus être rien, quitte à vous quitter, ton monde et le mien. Je souhaite mourir pour votre bonheur et je suis désolé que tu le sentes, Keira. S’il me fallait décider, peut-être même recommencerais-je.

    - Et puis, la nuit guérira mes plaies. Tu pourras toujours m'assommer si tout ça devient urgent, je lui souris en espérant détourner l’attention de la fragilité couchée sur mes traits, ma faute et mes regrets.


Prenant appuis contre un des murs aux souvenirs, j’impose ma promesse ratée au regard de Keira, lui réclamant pitié, discorde et désamour tandis que j’espère avoir la force de supporter mon propre poids. Miracle se faisant, j’emprunte ses habitudes à un vieillard qui aurait tout aussi bien pu m’apprendre à me mouvoir de la sorte. J’accuse la lenteur de mes gestes dans un souffle qui suinte toutes les choses qui me pèsent encore et iront bientôt dormir avec moi.

    -Et voilà.


Je lui souris un français radieux parce que fier, un peu de souvenir d’une autre vie sur terre. Debout pour la première fois depuis des années lumière, j’exulte d’un sentiment encore nouveau, réalisant qu’ à défaut de trouver son paradis, j’aurai pu apercevoir l’enfer de Nobody.

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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Dim 14 Aoû - 13:35

    Je voudrai masquer mon inquiétude. Ne pas lui montrer que je voudrai brûler Allie pour lui.
    Ne pas me dire que je ne sais pas faire correctement. Que je ne sais pas consoler.
    Que je ne veux pas qu'il pense qu'il est juste une petite chose fragile.
    Je ne sais pas, je me perds en même temps qu'il semble sombrer. Je voudrai lui donner le peu de force que j'ai en moi.
    Celle qu'ils ne m'ont pas encore volé. Si tu savais, Hayden, je te la donnerai à toi, celle là. Juste pour que plus jamais tu ne ressente cela.
    J'aimerai pouvoir pactiser avec les dieux, leur dire que je garderai mon pouvoir à jamais, ne me plaindrai plus, ne pleurerai plus, s'ils acceptent d'enlever celui de mon tout petit Nobody.

    Je voudrai que mon corps arrête de trembler, que mon âme ne se laisse pas mutiler par toutes ses pensées qui sont en train de l'attaquer.
    Je voudrai qu'il aille bien, parce qu'il le mérite plus que quiconque, plus que jamais.
    Aujourd'hui je me bats pour lui. S'il vous plait qu'on le sauve de cette chose qui vit en lui.
    Je retiens des sanglot qui semble s'être coincés dans ma gorge. Je ne sers strictement à rien.
    Je veux pouvoir avoir la force, mais je ne m'en sens pas capable. Je suis seule au milieu de ces gens à qui je tiens sans le voir.

      -Oui, à cause de moi. Mais ça n’aura plus l’air si important d’ici quelques temps.


    Et quand ça recommencera, dis moi, ça sera comment, tout ça, hein ?
    Je sais qu'il ne veut pas m’inquiéter, qu'il veut juste me calmer, mais je ne sais pas.
    Je ne veux pas revoir tout cela, je ne veux pas me dire que demain quand je penserai que tout va bien il sera quelque part à se saigner pour un de leur maudit paradis.
    Ma vie contre tout ça, qu'on me saigne moi.

    Je le regarde s'appuyer contre le mur, mes sanglots toujours là, bien bloqué dans ma pauvre gorge qui n'arrive plus à faire sortir quoi que ce soit.
    Respire Keira.
    J'ai mal au ventre Hayden, pour toi. J'ai mal partout, à l'intérieur ...

      - Et puis, la nuit guérira mes plaies. Tu pourras toujours m'assommer si tout ça devient urgent,
    j'essaie d'esquisser un sourire, à peine égal au sien, enfin tellement loin. Je voudrai pouvoir le toucher, lui caresser son visage pour de vrai. Pour lui faire cette promesse muette que jamais je ne le frapperai, comme jamais je ne pourrai le toucher.

    Je ne cherche aucun paradis, ne veux rien d'illusoire, je sais ce qu'est ma vie.
    Alors non, pas de contact avec Hayden, jamais, et surtout pas maintenant que je sais qu'il en souffrirait.
    Face à lui, je m'appuie contre le mur aussi, incapable de dire un mot, ou quelque chose d'autre. Incapable même de faire véritablement semblant.
    J'aimerai ... Ô dieu, je ne sais plus quoi. Qu'on le délivre lui, plutôt que moi.
    A quoi bon tout ça ? Parce que cette vie, ce n'est pas une vie croyez moi.
    Je souffre pour lui, avec lui. Et j'aimerai qu'il voit dans mon regard que même loin de lui, je serai là.
    Pour faire quoi ? Je ne sais pas, mais je serai là, perdu dans son cœur où je n'ai surement pas ma place. Mais je serai là, pour moi, et surtout pour lui, je crois.

      -Et voilà.


    Je pose ma tête complétement contre le mur, et souris presque réellement devant cette langue nouvelle, que je ne connais presque pas.
    J'avale difficilement ma salive, essaie aussi de ravaler mes sanglots en même temps.
    De ne pas montrer à quel point je suis tétanisée, complétement terrifié.
    La prochaine fois, peut être qu'il tombera sur quelqu'un beaucoup moins attentionné que moi.
    Bon sang, pourquoi cette école qui nous abime ne nous protège-t-elle pas ?
    Au moins Hayden, juste pour moi. C'est n'importe quoi, n'est ce pas ? Je ne comprends plus, ne comprends pas.

    Devant son air nonchalant, mes sens semblent lâcher petits à petits. Mes tremblements ne se calment pas.
    Mon ventre semble ne plus exister. Mon esprit s'enfuit, mon ame s’effile petit à petit.
    Pourtant, maintenant c'est passé, tout cela ? Tu n'as plus mal Hayden, dis moi ?
    Je soupire, sans le voir, et c'est maintenant que tout se fout le camp.
    C'est maintenant que je ne comprends plus, mes nerfs laissent tout couler.
    Et la première larme voit le jour alors que je me maudis moi-même :

      - Jamais je n'aurai la force de te sauver.


    L'héroïne est complétement faussée. Même la vie de son ami elle va devoir se contenter de la regarder effilocher.
    Mes larmes brûlent mes yeux, mes joues, mon visage tout entier, je n'ai jamais été aussi désolée que maintenant devant les yeux de cet Hayden brisé.
    Je souhaite de tout mon cœur ne pas être pardonnée.
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Mer 8 Fév - 22:32



Mes côtes dont les mouvements lents craquent des faux-semblants paraissent lasses. Mes yeux se perdent entre deux carrières qui leur ventent les couleurs de toutes les saisons devenues belles, unies sous une unique bannière qui porte un prénom. Mes jambes, mes bras, mes instincts n’existent plus. Je me demande si mon souffle aurait le pouvoir de faire rougir la neige d’un baiser qui irait poser sur elle un peu de mes bonnes intentions ensanglantées. Il me semble que la douleur a réinventé les traits de mon visage qui redevenu calme se défait, faisant retomber les espoirs de la mort et de mon enfer qui en toussant se fracassent l’un contre l’autre des promesses qui les réchauffent.
Sous mes yeux danse le sourire de Keira qu’il me semble voir pour la première fois. Je saurais le lui rendre si la vie me laissait faire. Je pourrais lui tendre la clé d’un cœur sur ses mystères et regarder, tandis qu’elle lèverait le voile sur les secrets qui veulent, en bons mages, garder jalousement la potion d’un sourire éternel qui ne sied pas aux mortels. Ses sourires sont ceux d’un ange et il ne m’a jamais paru moins étrange de les savoir rares, parce que précieux. Ils sont taillés pour n’aller qu’aux merveilles qu’inspirent ses yeux et sa voix. Pour toujours cachés dans un miracle que saurait lui rendre mes doigts. Un jour, Keira. On ira rendre visite aux sonates qu’ont composées pour toi tous les génies depuis que le monde vit. On s’étourdira de les entendre t’appeler leur muse et l’on témoignera des douceurs colorant leurs désirs lorsqu’à nouveau, ils apercevront ton sourire.

Je pense pouvoir survivre à un paradis guidé par son cœur. Je suis convaincu qu’il est assez grand pour loger le mien et son immense absence de battements. Elle saurait gérer le vide et le manque qui dans un premier temps paraitrait étrange et puis, me prêtant un peu de ses propres battements, nous laisserait filer à travers les vies, les rêves, le temps. Je suis un bon parieur dont le paradis muet invoque la beauté d’un être tel que toi, tel que Sephora pour rattraper les erreurs produites par mes différents âges faisant de moi ma mort, mauvais rêveur.
Une larme, filtrée par ses paupières pleines d’étoiles, fait se taire toutes mes pensées qui vers elles convergent alors, seules et décimées par des maux récents qui la blesse plus que moi, bien plus que le temps lui-même qui en reprenant sa course a oublié de me rendre les paradis qu’il a brûlé. Oh, Keira, personne ne mérite de te faire pleurer.

    - Jamais je n'aurai la force de te sauver.


Mes envies me mentent et en s’en prenant au reste du monde me disent des choses insinuées par des tentations venues d’ailleurs. Je n’ai jamais eu la sensation d’avoir besoin d’être sauvé, pourtant conscient d’inspirer la pitié. Je jure que tant que des enfants rêvent, je suis en sécurité. Tant qu’une fillette s’endort et retrouve entre deux fées le souvenir d’un être qui manque à son essence, je survivrai. Tant que des amoureux espèrent se retrouver, s’aimer et mourir enlacés alors que les vents des cieux épellent leurs noms de centaines de nuages vaporeux, je serai là. Tant qu’il y aura des anges, comme toi. Je n’ai pas besoin d’être sauvé parce que les paradis ne sont pas un danger, trop beau pour être vrais. Et la vérité jamais ne meurt.
Je crois que la mort n’est qu’une illusion, mirage d’un passé qui se répétant toujours nous attend un peu plus loin, nous souriant du haut de ces quelques années. Je pense que la douleur me rend vivant, m’enracine dans un présent de plus en plus abstrait où la haine me frôle de près, maculant ma bouche, fêlant mes côtes, brisant mes jambes, creusant mon ventre… Et je prie pour qu’on la laisse faire, pour que la haine poursuive son œuvre en ne pensant qu’à abimer ma chair que vos rêves protègent. J’espère perdre mon corps s’il détourne l’attention alors que vos paradis s’évaporeront pour vous retrouver. Je me demande souvent si je ne les retiendrais pas prisonnier. En mourant, est-ce que je vous les rendrais ?... Personne ne devrait me sauver.

    - Oh, Keira. Ne pleure pas, j'irai bien tu verras. J'aimerais bien dire « Je promets » mais je l'ai déjà fait. Je suis amoureux, tu sais. Rien ne m'arrivera tant que je n'aurais pas revu Sephora.


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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   Mer 15 Fév - 11:40

Je me hais tellement en ce moment que je n'arrive pas à me calmer.
J'imagine milles et un souhaits qui pourraient l'aider, je voudrai ... Je voudrai ...
Je voudrai réinventer le monde, le sien, que les paradis ne l'abime pas, que plus personne ne lui fasse mal.
J'ai peur, un peu aussi, et je me sens si inutile que je voudrai pouvoir le prendre dans mes bras.
Maternelle malgré moi. Je veux le protéger de ce monde qui lui fait trop mal.
Je veux l'aimer de cette amitié sincère que je me savais capable de lui donner. Je veux qu'il aille bien,
et mon coeur ne dément rien pour une fois, en parfait accord avec moi.

Et j'en envie d'hurler au ciel, à ses dieux qui font de nous n'importe quoi, qu'une personne comme Hayden
ne devrait pas mérité ça. Et je le supplie même, ce ciel là, de me donner tout son mal.
Et que son sourire soit juste là, poser sur son visage pour ne plus jamais s'effacer.
Je jure solennellement que je me battrai, pas pour sauver le monde, mais pour sauver mon ami.
Je refuse que le monde se résume tout simplement à cela, que notre vie soit comme ça.
J'ai peur, Hayden, crois moi, mais je veux bien essayer. Je veux y croire, parce que tu le mérites.
Tu le mérites tellement que ça brûle mes yeux, mon être, moi, mon corps et tout ce que ça comprends.
Je ne suis pas vraiment quelqu'un d'imposant, je suis pas non plus la meilleure des héroïne, je suis
presque la seule bonne à jeter. Mais j'aime à penser que tu peux compter sur moi.

Parce qu'aujourd'hui je décide de ne jamais te laisser tomber. Je ne veux plus avoir peur,
et je veux y arriver, pour toi, et surtout pour ton coeur ... On a pas le droit, tu sais, de souffrir
comme ça. Et ces dieux que je citais avant ? De quel droit ils font cela ? Ils se décident à poser
un ange sur Terre pour après le laisser tomber, le laisser souffrir, puis mourir en paix ?
Je le refuse, vraiment, et mes larmes ne veulent s'arrêter, aujourd'hui, je ne pleure pas pour moi,
je pleure pour cet ange qui ne mérite pas ça. Je pleure pour Hayden, mon ami.

    - Oh, Keira. Ne pleure pas, j'irai bien tu verras. J'aimerais bien dire « Je promets » mais je l'ai déjà fait.
    Je suis amoureux, tu sais. Rien ne m'arrivera tant que je n'aurais pas revu Sephora.


D'un mouvement brusque je sèche les larmes de mon visage, me maudis d'être dans cet état.
Je voulais être forte pour lui, je ne sais pas comment on fait cela. J'inspire lentement,
réfléchis où j'ai déjà entendu le prénom Sephora, dans la bouche de Lilith, c'est cela ?
Je secoue mon visage devant ma naïveté, il y a une chanson sur dix mille que cette Sephora soit la même.
J'esquisse un sourire, encore une fois. J'essaie du mieux que je peux de le croire, de lui dire en
un geste que je le crois. Mais j'ai l'impression que mon but est vain, je ne sais pas contrôler mes émotions.
Allie me la montré, à moi aussi. J'ai toujours mal au ventre, et j'aimerai retrouver cette
étrange légèreté que je ressentais avant de le voir. La retrouver pour prouver que je crois en cette
Sephora comme lui, il y croit. Et l'amour qu'il peut ressentir si simplement me fait flancher le cœur.

Je l'envie, un peu je crois, alors je ferme les yeux, imagine un monde où son pouvoir ne lui fera plus mal,
où ça Sephora sera tous les jours avec lui. Et où moi je n'aurai plus jamais peur de voir les rêves des gens.
Où il pourrait être touché, où je l'embrasserai sur la joue pour lui montrer à quel point il me touche comme
jamais il ne pourrai le comprendre. Comme il y verrait de la pitié. Je soupire, tend ma main vers lui, pour le caresser, et puis, je me rends compte que mon mouvement est vain. Je souris, pour montrer que je suis
désolée. Je pince mes lèvres et m'en veux un peu. J'incline le visage, et me veux normale, cache mon
inquiètude, lui montre ce qu'il veut voir, je crois, je ne sais pas.

    - Elle doit être merveilleuse alors ... Cette Sephora.
    La prochaine fois que tu la verras, tu lui diras que je la remercie de prendre soin de toi, d'accord ?


L'évidence s'ouvre au monde, à moi, dans un sourire que je ne connais pas, je réalise que je n'ai
pas la force de sauver les anges, c'est comme ça. J'ai mal un peu, et puis ... Et puis Sephora.
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MessageSujet: Re: La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]   

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La vie, si c'était maintenant ? [ Mr. Nobody - Purity ]

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